#1 Allocation aux adultes handicapés : 1 041,59 € par mois
Qui verse : la CAF, ou la MSA pour le régime agricole, après décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Condition décisive : un taux d'incapacité permanente d'au moins 80 %, ou compris entre 50 et 79 % assorti d'une restriction substantielle et durable pour l'accès à l'emploi. S'y ajoutent une condition d'âge (20 ans, ou 16 ans si vous n'êtes plus à charge pour les prestations familiales) et une condition de ressources. Montant : 1 041,59 € par mois au maximum, soit un plafond annuel de ressources de 12 499,08 € pour une personne seule sans enfant, relevé de 50 % (6 249,54 €) par enfant à charge. Démarche : un dossier unique déposé à la MDPH de votre département, en ligne ou par formulaire.
Deux règles décident souvent du montant réel. Depuis le 1er octobre 2023, l'AAH est déconjugalisée : elle est calculée sur vos seules ressources personnelles, sans tenir compte des revenus de la personne avec qui vous vivez en couple. Et si vous travaillez en milieu ordinaire, la CAF n'applique pas la totalité du salaire : elle en retient 20 % jusqu'à 560,11 € par mois, soit 30 % du SMIC brut, et 60 % au-delà. L'AAH décroît donc beaucoup plus lentement que le salaire ne monte.
Montant estimé selon vos ressources avec le simulateur AAH 2026.
#2 Majoration pour la vie autonome : 104,77 € par mois
Qui verse : la CAF ou la MSA, en même temps que l'AAH. Condition décisive : quatre conditions se cumulent, et c'est la quatrième qui écarte le plus de monde. Il faut percevoir l'AAH à taux plein ou en complément d'une pension, avoir un taux d'incapacité d'au moins 80 %, vivre dans un logement indépendant pour lequel vous percevez une aide au logement (APL, ALF ou ALS), et ne percevoir aucun revenu d'activité professionnelle. Reprendre un emploi, même à temps partiel, met fin à la majoration. Montant : 104,77 € par mois. Démarche : aucune si vous percevez l'AAH, la majoration s'ajoute automatiquement ; une demande à la MDPH est en revanche nécessaire si vous relevez de l'allocation supplémentaire d'invalidité (Asi), avec un délai de réponse de quatre mois.
La MVA suppose donc de percevoir une aide au logement : son montant se vérifie avec le simulateur APL et ses conditions dans l'article APL 2026 : conditions et calcul. À noter que l'AAH et l'AEEH protègent de la dégressivité de l'aide au logement appliquée aux loyers élevés.
#3 Complément de ressources : fermé depuis 2019, maintenu dix ans
État du droit : le complément de ressources est supprimé depuis le 1er décembre 2019 par l'article 266 de la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018. Il ne peut plus être demandé par personne, et la majoration pour la vie autonome décrite ci-dessus l'a remplacé. Qui le perçoit encore : les personnes qui le touchaient au 30 novembre 2019 le conservent pendant dix ans, c'est-à-dire au plus tard jusqu'à la fin de l'année 2029, à la condition de continuer à remplir les critères d'origine : taux d'incapacité d'au moins 80 % avec une capacité de travail inférieure à 5 %, AAH à taux plein ou en complément d'une pension, logement indépendant, aucune activité professionnelle. Montant maintenu : 179,31 € par mois, ce qui porte la garantie de ressources des personnes handicapées à 1 220,90 € par mois en l'ajoutant à l'AAH.
Si vous cherchez ce complément aujourd'hui sans l'avoir perçu avant décembre 2019, la réponse est qu'il n'existe plus pour vous : la seule majoration ouverte est la MVA, moins élevée (104,77 € contre 179,31 €) mais dont les conditions sont moins strictes, puisqu'elle n'exige pas de capacité de travail inférieure à 5 %. Perdre le bénéfice du complément maintenu, par exemple en reprenant une activité, est définitif.
#4 Pension d'invalidité : de 338,31 € à 2 002,50 € par mois
Qui verse : l'Assurance Maladie, par votre caisse primaire (CPAM), et non la CAF. C'est une prestation d'assurance liée à votre carrière, pas une aide sociale : elle ne passe pas par la MDPH. Condition décisive : une capacité de travail ou de gain réduite d'au moins deux tiers, constatée par le médecin conseil, avec une condition d'affiliation préalable au régime général. Montant : un pourcentage du salaire annuel moyen de vos dix meilleures années, chacune retenue dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale (48 060 € en 2026), avec un minimum garanti de 338,31 € par mois. Démarche : la CPAM peut vous l'attribuer d'office, sinon la demande se fait auprès d'elle.
| Catégorie | Situation | Taux appliqué | Maximum mensuel |
|---|---|---|---|
| 1re | Vous pouvez encore exercer une activité rémunérée | 30 % du salaire annuel moyen | 1 201,50 €/mois |
| 2e | Vous ne pouvez plus exercer d'activité rémunérée | 50 % du salaire annuel moyen | 2 002,50 €/mois |
| 3e | Vous ne pouvez plus travailler et avez besoin d'une tierce personne | 50 % du salaire annuel moyen, plus la MTP | 3 300,94 €/mois |
La 3e catégorie ajoute la majoration pour tierce personne, soit 1 298,44 € par mois, à une pension de 2e catégorie. Point important et souvent ignoré : à la différence de l'AAH, de la PCH et de la majoration pour tierce personne, qui sont toutes exonérées, la pension d'invalidité du régime général est imposable et se déclare, avec l'abattement de 10 % applicable aux pensions.
Montant estimé avec le simulateur de pension d'invalidité. Si votre inaptitude vient d'être constatée par le médecin du travail, la procédure et les indemnités sont décrites dans inaptitude au travail 2026, et la reprise progressive dans mi-temps thérapeutique 2026. Pour un handicap d'origine professionnelle, c'est la rente d'incapacité permanente qui s'applique, détaillée dans accident du travail : IJSS et rente IPP.
#5 Prestation de compensation du handicap : la seule aide qui paie les besoins réels
Qui verse : le conseil départemental, après décision de la CDAPH. Condition décisive : une difficulté absolue pour au moins une activité essentielle, ou grave pour au moins deux, appréciée activité par activité et non par un taux global. La demande doit en principe être déposée avant 60 ans, sauf si les conditions étaient réunies avant cet âge ou si vous exercez encore une activité professionnelle. Montant : la PCH n'a pas de montant unique ; elle rembourse des dépenses, élément par élément, avec un plafond propre à chacun (tableau ci-dessous). Le taux de prise en charge est de 100 % si vos ressources annuelles ne dépassent pas 31 162,62 €, et de 80 % au-delà. Démarche : dossier à la MDPH, avec un projet de vie et une évaluation par l'équipe pluridisciplinaire à votre domicile.
| Élément | Plafond | Prise en charge |
|---|---|---|
| Aides techniques | 13 200 € par période de 10 ans | 100 % ou 80 % selon les ressources |
| Aménagement du logement | 10 000 € par période de 10 ans | 100 % jusqu'à 1 500 €, puis 50 % |
| Déménagement, si l'aménagement est impossible | 3 000 € par période de 10 ans | 100 % ou 80 % selon les ressources |
| Aménagement du véhicule | 10 000 € par période de 10 ans | 100 % jusqu'à 1 500 €, puis 75 % |
| Surcoûts de transport en voiture particulière | 24 000 € par période de 10 ans | 0,50 € par kilomètre |
| Charges spécifiques (entretien, consommables) | 100 € par mois | 75 % |
| Charges exceptionnelles (réparation, achat ponctuel) | 6 000 € par période de 10 ans | 75 % |
| Aide animalière (chien guide ou d'assistance) | 6 000 € par période de 10 ans | 100 % ou 80 % selon les ressources |
L'élément le plus important ne figure pas dans ce tableau parce qu'il n'a pas de plafond en euros : l'aide humaine est accordée en nombre d'heures, valorisées selon un tarif qui varie si vous employez directement un salarié, si vous passez par un service prestataire ou si vous dédommagez un aidant familial. C'est en général le poste le plus élevé de la prestation.
Un volet reste largement méconnu : l'aide à la parentalité de la PCH, ouverte au parent déjà bénéficiaire de la PCH, qui verse des forfaits ponctuels d'aide technique de 1 400 € à la naissance, 1 200 € aux 3 ans de l'enfant et 1 000 € à ses 6 ans, et un forfait d'aide humaine en heures mensuelles. Ce forfait d'heures est majoré pour le parent isolé : 45 heures par mois au lieu de 30 jusqu'aux 3 ans de l'enfant, et 30 heures au lieu de 15 de 3 à 7 ans.
Les montants détaillés par élément, la procédure d'évaluation et les règles de cumul sont dans l'article PCH 2026 : montants et conditions. Si vous dédommagez ou employez un proche, le simulateur de crédit d'impôt CESU et l'article CESU et crédit d'impôt 2026 précisent ce qui reste à votre charge après déduction de la PCH. Pour un proche qui réduit son activité, voir AJPA aidant familial 2026.
#6 Allocation d'éducation de l'enfant handicapé : 153,01 € et ses compléments
Qui verse : la CAF ou la MSA, après décision de la CDAPH. Condition décisive : un enfant de moins de 20 ans avec un taux d'incapacité d'au moins 80 %, ou compris entre 50 et 79 % s'il fréquente un établissement spécialisé ou bénéficie de soins ou d'une rééducation à domicile. Il n'y a aucune condition de ressources pour l'allocation de base, ce qui la distingue de la plupart des prestations familiales. Montant : 153,01 € par mois pour l'allocation de base, à laquelle s'ajoute, si le handicap entraîne des dépenses importantes ou une réduction d'activité d'un parent, un complément classé par la CDAPH en six catégories, de 267,77 € (catégorie 1) à 1 451,45 € (catégorie 6) par mois. Démarche : dossier à la MDPH, puis transmission de la décision à la CAF.
Trois points pratiques. Le complément n'est pas choisi par la famille : la catégorie dépend du temps de travail abandonné et du montant des dépenses, ce qui explique des écarts importants entre dossiers voisins. Une majoration spécifique pour parent isolé s'ajoute au complément lorsque le parent assume seul la charge de l'enfant. Enfin, l'AEEH et la PCH ne se cumulent pas librement : à partir du complément de catégorie 2, il faut choisir entre le complément d'AEEH et la PCH, un arbitrage à chiffrer avec l'équipe de la MDPH.
Pour une interruption d'activité liée à l'état de santé de l'enfant, voir allocation journalière de présence parentale 2026, et pour le coût global d'un enfant, le simulateur du coût d'un enfant. Les bourses de collège et de lycée restent ouvertes en parallèle : bourse collège et lycée 2026.
#7 Carte mobilité inclusion : gratuite, et elle ouvre d'autres droits
Qui délivre : le président du conseil départemental décide, sur évaluation de la CDAPH, et la carte est fabriquée par l'Imprimerie nationale. Condition décisive : elle varie selon la mention demandée, et les trois mentions ne répondent pas au même critère. La mention stationnement dépend d'une capacité de déplacement à pied très limitée, quel que soit le taux d'incapacité. La mention priorité suppose un taux inférieur à 80 % rendant la station debout pénible. La mention invalidité suppose un taux d'au moins 80 % ou le classement en invalidité de 3e catégorie. Montant : la carte est gratuite, un duplicata coûte 10 €. Démarche : formulaire Cerfa n° 15692*01 ou téléservice de la MDPH. La durée de validité va de 1 à 20 ans, et elle est définitive pour la mention invalidité quand le handicap n'est pas susceptible d'évoluer favorablement. Les bénéficiaires de l'APA classés en GIR 1 ou 2 obtiennent la mention stationnement automatiquement.
La mention invalidité n'est pas qu'un titre de transport : c'est elle qui déclenche la demi-part fiscale supplémentaire décrite plus bas, et elle est demandée pour d'autres avantages, dont l'abattement applicable à certains contribuables âgés ou invalides, détaillé dans abattement personnes âgées et invalides 2026.
#8 Emploi accompagné et aides de l'Agefiph
Qui met en œuvre : une plateforme départementale d'emploi accompagné, sur décision de la CDAPH ; Cap emploi, France Travail, une mission locale ou l'employeur peuvent recommander l'orientation, mais la décision appartient à la commission. Condition décisive : être reconnu travailleur handicapé (RQTH) par la CDAPH, avoir 16 ans au moins, et être en recherche d'emploi ou en emploi avec des difficultés à le conserver. Les travailleurs en Ésat y ont accès s'ils ont un projet d'insertion en milieu ordinaire. Montant : le dispositif est gratuit pour la personne accompagnée, sans limitation de durée, et un référent dédié suit à la fois le salarié et l'employeur. Démarche : demande à la MDPH, en ligne ou par formulaire.
L'Agefiph intervient sur un autre registre : elle finance des aides ciblées au bénéficiaire de l'obligation d'emploi et à son employeur, par exemple l'adaptation de la situation de travail, le maintien dans l'emploi ou la création d'entreprise. Le montant dépend de l'aide demandée et chaque aide a sa propre fiche technique, révisée par l'Agefiph : nous ne les chiffrons donc pas toutes ici. Un exemple de référence : l'aide au parcours vers l'emploi, destinée à la personne en situation de handicap confrontée à de graves difficultés financières pendant son parcours, atteint 530 € et couvre des frais de déplacement, d'hébergement, de repas ou de vêtements professionnels. Elle n'est pas demandée par la personne elle-même : c'est le conseiller France Travail, Cap emploi ou de la mission locale qui dépose la demande.
#9 Exonérations fiscales et demi-part supplémentaire
Qui applique : la DGFiP, le plus souvent automatiquement. Condition décisive : pour la demi-part, être titulaire de la carte mobilité inclusion mention invalidité, ou d'une pension d'invalidité pour accident du travail ou militaire d'au moins 40 %. Montant : trois effets se distinguent.
- Les prestations ne sont pas imposables. L'AAH, la PCH et la majoration pour tierce personne sont exonérées d'impôt sur le revenu et ne se déclarent pas. En sens inverse, la pension d'invalidité du régime général est imposable et se déclare, avec l'abattement de 10 % des pensions : c'est l'erreur la plus fréquente dans ce domaine.
- Une demi-part supplémentaire de quotient familial (CGI art. 195) pour le titulaire de la carte mobilité inclusion mention invalidité, y compris pour une personne seule sans enfant à charge, et pour chaque personne à charge titulaire de cette carte. Comme toute demi-part supplémentaire, l'avantage qu'elle procure est plafonné à 1 807 € d'impôt pour les revenus de 2025.
- L'exonération de taxe foncière sur l'habitation principale (CGI art. 1390 et 1391) pour le titulaire de l'AAH dont le revenu fiscal de référence de l'année précédente ne dépasse pas 12 793 € pour une part, majorés de 3 416 € par demi-part supplémentaire. Le titulaire de l'allocation supplémentaire d'invalidité est exonéré sans condition de ressources. L'exonération est appliquée d'office, mais la taxe d'enlèvement des ordures ménagères reste due.
Démarche : cocher la case correspondante de la déclaration de revenus (la carte n'est pas à joindre, mais elle doit pouvoir être produite), et rien à faire pour la taxe foncière. Effet chiffré de la demi-part avec le simulateur de quotient familial et le simulateur d'impôt sur le revenu, et exonération locale avec le simulateur de taxe foncière.
#10 Adaptation du logement : MaPrimeAdapt' jusqu'à 15 400 €
Qui verse : l'Agence nationale de l'habitat (Anah). Condition décisive : un taux d'incapacité d'au moins 50 % reconnu par la CDAPH, et ce à tout âge : contrairement à ce que son nom suggère, MaPrimeAdapt' n'est pas réservée aux personnes âgées. Les ressources du foyer doivent être modestes ou très modestes. Montant : 50 % ou 70 % du montant des travaux selon la catégorie de ressources, dans la limite d'un plafond de travaux de 22 000 € hors taxes, soit une aide maximale de 15 400 € à 70 % et de 11 000 € à 50 %. Démarche : dossier accompagné obligatoire auprès d'un assistant à maîtrise d'ouvrage, à déposer avant de commencer les travaux.
Deux précisions décident de l'arbitrage. D'abord, la PCH finance elle aussi l'aménagement du logement, à hauteur de 10 000 € par période de dix ans, et les deux dispositifs n'ont ni le même guichet ni la même logique : la PCH compense un besoin évalué individuellement, MaPrimeAdapt' subventionne des travaux sur critère de ressources. Ensuite, le crédit d'impôt pour travaux d'adaptation du logement à la perte d'autonomie ou au handicap (CGI art. 200 quater A), qui remboursait 25 % des dépenses, est supprimé pour les dépenses payées à partir du 1er janvier 2026. Les dépenses devaient être réalisées et facturées avant le 31 décembre 2025. Si une entreprise ou un site vous le présente encore comme disponible pour 2026, c'est une information périmée.
Les plafonds de ressources par catégorie, la liste des travaux éligibles et le montage du dossier sont détaillés dans MaPrimeAdapt' 2026.
Ce qui s'ajoute selon votre situation
Le handicap n'ouvre pas que les prestations dédiées. Trois droits de droit commun pèsent souvent plus lourd que les aides spécifiques, et se demandent indépendamment de la MDPH.
- La complémentaire santé solidaire, qui prend en charge la part complémentaire des soins, et qui est sans participation financière pour les bénéficiaires du RSA. Estimation avec le simulateur de complémentaire santé solidaire et conditions dans CSS 2026 : demande et recours.
- La prime d'activité, si vous travaillez en milieu ordinaire ou en Ésat, qui se cumule avec l'AAH. Montant estimé avec le simulateur de prime d'activité.
- Les mesures de protection juridique, quand l'altération des facultés le justifie : la différence entre tutelle et curatelle, la procédure et son coût sont traités dans tutelle et curatelle 2026. Pour un litige avec la MDPH ou un recours, voir aide juridictionnelle 2026.
Tableau récapitulatif des 10 aides
| # | Aide | Organisme | Condition décisive | Montant de référence |
|---|---|---|---|---|
| #1 | Allocation aux adultes handicapés (AAH) | CAF ou MSA, décision CDAPH | Taux d'incapacité de 80 %, ou de 50 à 79 % avec restriction d'accès à l'emploi | 1 041,59 €/mois au maximum |
| #2 | Majoration pour la vie autonome (MVA) | CAF ou MSA | AAH à taux plein, taux de 80 %, logement indépendant, aide au logement, sans revenu d'activité | 104,77 €/mois |
| #3 | Complément de ressources | CAF ou MSA | Fermé aux nouveaux bénéficiaires depuis le 1er décembre 2019, maintien dix ans | 179,31 €/mois pour les bénéficiaires maintenus |
| #4 | Pension d'invalidité | Assurance Maladie (CPAM) | Capacité de travail ou de gain réduite d'au moins deux tiers, régime général | 338,31 € à 2 002,50 €/mois, plus la MTP en 3e catégorie |
| #5 | Prestation de compensation du handicap (PCH) | Conseil départemental, décision CDAPH | Difficulté absolue ou grave pour des activités essentielles, avant 60 ans | Par élément, de 100 €/mois à 24 000 € sur 10 ans |
| #6 | Allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) | CAF ou MSA, décision CDAPH | Enfant de moins de 20 ans, taux de 80 %, ou de 50 à 79 % avec prise en charge | 153,01 €/mois, plus 267,77 € à 1 451,45 € de complément |
| #7 | Carte mobilité inclusion (CMI) | Président du conseil départemental | Mention selon le taux d'incapacité ou la capacité de déplacement | Gratuite, 10 € pour un duplicata |
| #8 | Emploi accompagné et aides de l'Agefiph | Plateforme départementale, Agefiph | Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, 16 ans au moins | Accompagnement gratuit, aides Agefiph selon leur objet |
| #9 | Exonérations fiscales et demi-part supplémentaire | DGFiP | Carte mobilité inclusion mention invalidité, ou AAH sous plafond de revenu fiscal | Demi-part plafonnée à 1 807 €, taxe foncière exonérée |
| #10 | Adaptation du logement (MaPrimeAdapt') | Anah | Taux d'incapacité d'au moins 50 % à tout âge, ressources modestes | 50 % ou 70 % de 22 000 € HT, soit 15 400 € au plus |
Méthodologie du classement
La sélection retient les dispositifs nationaux ouverts au titre du handicap ou de l'invalidité, dont le montant, le plafond ou la règle d'attribution est publié par une source officielle. Les montants sont ceux en vigueur à la date de mise à jour indiquée en haut de page, soit pour l'essentiel le barème du 1er avril 2026 pour les prestations revalorisées à cette date. Ils viennent des fiches service-public.gouv.fr citées en fin de page et, pour l'AAH, du décret n° 2026-229 du 30 mars 2026. Le classement suit l'ordre du parcours réel, du revenu de remplacement à la compensation puis au logement, et non un ordre de montant.
Deux choix d'honnêteté méritent d'être signalés. Le complément de ressources figure dans la liste alors qu'il est fermé, parce qu'il est encore versé et très recherché : le présenter comme disponible serait faux, l'omettre laisserait la question sans réponse. Et les aides de l'Agefiph ne sont pas chiffrées une par une, parce que leurs montants sont fixés aide par aide et révisés par l'organisme : nous ne citons que celle dont nous avons pu vérifier le montant sur la source.
Ce que ce classement ne couvre pas
- Les aides des départements et des communes. Aide sociale à l'hébergement, aides extralégales des centres communaux d'action sociale, transport adapté, aides des maisons départementales : elles varient d'un territoire à l'autre, sans barème national, et nous ne les chiffrons donc pas.
- Les aides des caisses et des employeurs. Fonds d'action sociale des caisses de retraite et de retraite complémentaire, aides des mutuelles, action sociale du comité social et économique, dispositifs de branche : chacun a son propre règlement.
- Le détail des montants de l'aide humaine de la PCH. Les tarifs horaires varient selon le mode d'intervention (emploi direct, service prestataire, dédommagement d'un aidant familial) et le volume d'heures est fixé dossier par dossier : aucun montant unique ne peut être annoncé ici.
- Les montants de chaque aide de l'Agefiph. Seule l'aide au parcours vers l'emploi est chiffrée. Les autres aides (adaptation de la situation de travail, maintien dans l'emploi, création d'entreprise, apprentissage) ont des montants fixés par fiche technique, que nous n'avons pas pu vérifier sur une source lisible à la date de publication.
- Les règles de cumul fines. L'arbitrage entre complément d'AEEH et PCH, entre AAH et pension d'invalidité, entre PCH et APA, ou le passage de l'AAH à la retraite, dépendent de chaque situation et doivent être chiffrés avec la MDPH ou la caisse.
- La scolarité et la formation. Accompagnant d'élève en situation de handicap, aménagement d'examen, orientation en établissement spécialisé, aides à la formation : ces droits suivent leurs propres procédures, scolaires ou universitaires.
Les montants de cette page sont revalorisés en cours d'année, principalement au 1er avril pour les prestations de la CAF et de l'Assurance Maladie. Vérifiez la date de mise à jour en haut de page avant de vous appuyer sur un chiffre.
Sources officielles
- service-public.gouv.fr, Allocation aux adultes handicapés (AAH) (F12242), fiche vérifiée le 14 septembre 2026
- Décret n° 2026-229 du 30 mars 2026 portant revalorisation de l'allocation aux adultes handicapés, publié au Journal officiel du 31 mars 2026
- service-public.gouv.fr, Handicap : majoration pour la vie autonome (MVA) (F12903), fiche vérifiée le 22 avril 2026
- service-public.gouv.fr, Handicap : le complément de ressources existe-t-il toujours (F12911), fiche vérifiée le 1er avril 2026
- service-public.gouv.fr, Prestation de compensation du handicap (PCH) (F14202), fiche vérifiée le 1er juillet 2026
- service-public.gouv.fr, En quoi consiste l'aide à la parentalité (PCH parentalité) pour les parents en situation de handicap (F35575), fiche vérifiée le 23 avril 2026
- service-public.gouv.fr, Allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) (F14809), fiche vérifiée le 1er juin 2026
- service-public.gouv.fr, Carte mobilité inclusion (CMI) (F34049), fiche vérifiée le 28 avril 2026
- service-public.gouv.fr, Qu'est-ce que le dispositif d'emploi accompagné des travailleurs handicapés (F34063), fiche vérifiée le 12 janvier 2026
- service-public.gouv.fr, Handicap : travail en milieu ordinaire (F15926), fiche vérifiée le 1er juin 2026
- Agefiph, Aide au parcours vers l'emploi des personnes en situation de handicap
- service-public.gouv.fr, Impôt sur le revenu : déclarer les sommes liées à l'invalidité (F3169), fiche vérifiée le 15 avril 2026
- service-public.gouv.fr, Impôt sur le revenu : travaux d'adaptation du logement à la perte d'autonomie liée à l'âge ou au handicap (crédit d'impôt) (F10752), fiche vérifiée le 15 avril 2026
- service-public.gouv.fr, Pension d'invalidité (F672), et majoration pour tierce personne (F36489), barème au 1er avril 2026