AAH (Allocation Adulte Handicapé)
Estimez le montant de votre AAH (Allocation Adulte Handicapé) en 2026 selon vos ressources et votre situation familiale.
Salaires, indemnités journalières, pension d'invalidité… Net imposable de l'année N-1. Un abattement de 80 % sera appliqué automatiquement sur les revenus d'activité.
Chaque enfant à charge augmente le plafond de ressources de 50 % (≈ 6 096 €/an supplémentaires).
Estimation indicative
AAH mensuelle estimée
1 016 €
AAH à taux plein
Compléments possibles : majoration pour la vie autonome (104,77 €/mois) sous conditions de logement indépendant, complément de ressources supprimé en 2019. Cumulable avec APL/ALS, PCH et complémentaire santé solidaire.
Voir le détail du calcul
- Revenus annuels du bénéficiaire
- 0,00 €
- Abattement professionnel
- − 0,00 €
- Ressources retenues
- 0,00 €
- Plafond annuel du foyer
- 12 192,60 €
- AAH mensuelle
- 1 016,05 €
- AAH annuelle
- 12 192,60 €
Estimation indicative. Le calcul officiel de la CAF intègre les ressources trimestrielles, des règles particulières de neutralisation, et la majoration pour la vie autonome. La reconnaissance du taux d'incapacité (et, entre 50 et 79 %, de la RSDAE) reste à l'appréciation de la CDAPH. Pour un calcul précis, faites le simulateur officiel sur caf.fr ou adressez-vous à votre MDPH.
Comment est calculé ce résultat ?
L'Allocation aux adultes handicapés (AAH) est un minimum social versé par la CAF (ou la MSA pour les régimes agricoles) aux personnes en situation de handicap dont les ressources sont modestes. Son cadre légal est fixé par les articles L821-1 et suivants du Code de la sécurité sociale. En 2026, son montant maximum est de 1 016,05 €/mois.
L'éligibilité dépend de trois conditions cumulatives :
- Un taux d'incapacité reconnu par la CDAPH (Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées). Avec un taux d'au moins 80 %, l'AAH est accordée sans autre condition particulière. Entre 50 et 79 %, il faut en plus une restriction substantielle et durable d'accès à l'emploi (RSDAE) — c'est-à-dire que le handicap rend l'accès à un emploi particulièrement difficile pour au moins un an.
- Des ressources personnelles sous plafond — 12 192,60 €/an pour une personne seule en 2026, soit mécaniquement 12 fois l'AAH pleine. Le plafond est majoré de 50 % par enfant à charge.
- L'âge et la résidence — 20 ans minimum (16 ans dans certains cas), résidence stable et régulière en France.
Depuis le 1er octobre 2023, les revenus du conjoint, concubin ou partenaire de PACS ne sont plus pris en compte (réforme dite de la déconjugalisation, Loi n° 2022-1158 du 16 août 2022). Seuls comptent les revenus personnels du bénéficiaire. Le simulateur conserve un champ « revenus du conjoint » à titre purement informatif, mais ces montants ne sont pas retenus dans le calcul.
Pour ne pas pénaliser ceux qui travaillent, la CAF applique un abattement de 80 % sur les revenus d'activitédans la limite de 12 SMIC mensuels bruts (≈ 21 600 €/an), puis 40 % au-delà. Conséquence : un salaire annuel modeste réduit très peu l'AAH, et la reprise d'une activité reste financièrement favorable.
Formule simplifiée :
- plafond = 12 192,60 € + n_enfants × 6 096,30 €
- ressources = revenus_bénéficiaire − abattement_80%
- différentiel = (plafond − ressources) / 12
- AAH = min(1 016,05 € ; max(0 ; différentiel))
À noter : ce simulateur est indicatif. Le calcul officiel intègre les ressources trimestrielles, des règles de neutralisation particulières, la majoration pour la vie autonome (104,77 €/mois sous conditions) et l'éventuel cumul avec une pension d'invalidité ou de retraite. Pour une demande, adressez-vous à la MDPH de votre département.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'AAH et qui peut en bénéficier en 2026 ?
L'Allocation aux adultes handicapés (AAH) est un minimum social versé par la CAF (ou la MSA en régime agricole) aux personnes en situation de handicap qui ne peuvent pas, ou plus, occuper un emploi à temps plein du fait de leur état. Pour en bénéficier, il faut avoir au moins 20 ans (16 ans dans certains cas), résider en France de façon stable et régulière, et obtenir une décision favorable de la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) reconnaissant un taux d'incapacité d'au moins 50 %. Le montant maximum est de 1 016,05 €/mois en 2026.
Quelle différence entre un taux d'incapacité de 80 % et de 50 à 79 % ?
Avec un taux d'incapacité d'au moins 80 %, l'AAH est accordée sans autre condition que le respect du plafond de ressources. Avec un taux entre 50 et 79 %, il faut en plus que la CDAPH reconnaisse une restriction substantielle et durable d'accès à l'emploi (RSDAE) — c'est-à-dire que le handicap rend l'accès à un emploi particulièrement difficile pour au moins un an. Sans cette RSDAE, vous ne pouvez pas prétendre à l'AAH même si votre taux d'incapacité est de 79 %. C'est la condition la plus souvent refusée à ce niveau.
Qu'est-ce que la déconjugalisation et comment a-t-elle changé le calcul ?
Depuis le 1er octobre 2023, les revenus du conjoint, concubin ou partenaire de PACS du bénéficiaire de l'AAH ne sont plus pris en compte pour le calcul de l'allocation (Loi du 16 août 2022). Seuls les revenus personnels du bénéficiaire de l'AAH sont retenus. C'est une réforme majeure qui a permis à de nombreuses personnes en couple — auparavant exclues car leur conjoint gagnait au-dessus du plafond — de retrouver l'AAH à taux plein. Notre simulateur applique cette règle, d'où l'absence de prise en compte du revenu conjoint dans le calcul.
Comment fonctionne l'abattement de 80 % sur les revenus d'activité ?
Pour ne pas pénaliser le bénéficiaire qui travaille, la CAF applique un abattement de 80 % sur les revenus professionnels jusqu'à 12 SMIC mensuels (≈ 21 600 €/an), puis 40 % au-delà. Concrètement, si vous percevez 6 000 € de salaire annuel, seuls 1 200 € (20 %) sont retenus comme ressources dans le calcul du plafond. Ce mécanisme rend très favorable la reprise d'une activité, même partielle, et permet souvent de cumuler salaire et AAH partielle.
Peut-on cumuler l'AAH avec d'autres aides ?
Oui, plusieurs cumuls sont possibles : avec l'APL ou l'ALS (aides au logement), la prime d'activité (sous conditions), la prestation de compensation du handicap (PCH), la complémentaire santé solidaire (C2S). En revanche, l'AAH ne se cumule pas avec le RSA (le bénéficiaire de l'AAH ne peut pas percevoir le RSA) ni intégralement avec une pension d'invalidité ou de retraite — l'AAH vient alors en complément différentiel jusqu'au montant maximum. Le complément de ressources a été supprimé en 2019, remplacé par la majoration pour la vie autonome (104,77 €/mois) sous conditions.
Quand et comment faire la demande d'AAH ?
La demande se fait auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du département de résidence, via le formulaire Cerfa n° 15692. Le dossier comprend le formulaire de demande, un certificat médical (Cerfa n° 15695, daté de moins de 6 mois) et les justificatifs d'identité et de ressources. Le traitement par la MDPH puis la CDAPH dure en moyenne 4 à 6 mois. L'AAH est accordée pour 1 à 10 ans selon l'évolutivité du handicap, voire à vie si le handicap est définitif et le taux ≥ 80 %.
Sources et références
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