Barème 2026Mis à jour le
Frais de notaire
Estimez vos frais de notaire pour un achat immobilier neuf ou ancien — droits de mutation, émoluments dégressifs et débours.
Combien coûtent les frais de notaire en 2026 ?
Les frais de notaire représentent ~7-8 % du prix du bien dans l'ancien et seulement 2-3 % dans le neuf (VEFA). Pour un bien à 250 000 € dans l'ancien : ~19 250 €. Dans le neuf : ~6 500 €. Ces frais regroupent les droits de mutation (DMTO ~5,8 %), les émoluments du notaire (~1,3 %) et les débours.
Prix net vendeur, hors mobilier
Estimation indicative
Total des frais de notaire
18 624 €
Soit 7,45 % du prix du bien
Voir le détail des composantes
- Droits de mutation (5,80 %)
- 14 500,00 €
- Émoluments du notaire
- 2 394,75 €
- TVA sur émoluments (20 %)
- 478,95 €
- Frais et débours
- 1 000,00 €
- Contribution de sécurité immobilière (0,10 %)
- 250,00 €
- Total frais de notaire
- + 18 623,70 €
- Coût total de l'acquisition
- 268 623,70 €
Calcul indicatif basé sur le taux DMTO majoré standard (5,80 % dans l'ancien). Quelques départements appliquent encore 5,09 % (Indre, Isère, Mayotte, Morbihan) — l'écart représente environ 1 800 € sur un bien de 250 000 €. Ne couvre pas une éventuelle réduction d'émoluments négociée avec le notaire.
Comment est calculé ce résultat ?
Le terme « frais de notaire » est trompeur : seule une petite partie (environ 1 % du prix du bien) revient effectivement au notaire — ses émoluments. L'essentiel, environ 80 % du total, est constitué de taxes versées à l'État et aux collectivités (les droits de mutation à titre onéreux, ou DMTO).
Le calcul se décompose en cinq composantes :
- Droits de mutation (DMTO) — 5,80 % du prix dans l'ancien (taux majoré appliqué dans presque tous les départements au 1er janvier 2026), 0,71 % dans le neuf VEFA. C'est la plus grosse part.
- Émoluments du notaire — barème dégressif fixé par le décret n°78-262 : 3,870 % jusqu'à 6 500 €, puis 1,596 %, 1,064 % et enfin 0,799 % au-delà de 60 000 €.
- TVA 20 % sur les émoluments du notaire.
- Frais et débours — un forfait d'environ 1 000 € pour les frais de publicité foncière, états hypothécaires et autres formalités.
- Contribution de sécurité immobilière — 0,10 % du prix du bien, versée à l'administration fiscale.
Au total, on arrive à environ 7 à 8 % du prix du bien dans l'ancien et 2 à 3 % dans le neuf. C'est la somme que vous devez prévoir en plus du prix de vente, payée le jour de la signature de l'acte authentique chez le notaire.
À noter : les frais de notaire ne sont généralement pas financés par le prêt immobilier — ils sont à votre charge sur votre apport personnel. Vous pouvez réduire la note en déduisant la valeur du mobilier du prix de vente (jusqu'à 5 % du prix, justificatifs requis), ou en négociant une remise sur les émoluments pour la portion du prix supérieure à 100 000 €.
Questions fréquentes
Quels sont les frais de notaire en 2026 ?
En 2026, les frais de notaire représentent environ 7 à 8 % du prix dans l'ancien (taux DMTO de 5,80 % dans presque tous les départements) et 2 à 3 % dans le neuf VEFA (DMTO réduit à 0,71 %). Sur un bien à 250 000 €, comptez environ 18 600 € de frais dans l'ancien et 5 900 € dans le neuf. Ces montants suivent le décret n°78-262 modifié, applicable au 1ᵉʳ janvier 2026.
Que recouvrent réellement les « frais de notaire » ?
Le terme est trompeur : seule une petite partie (environ 1 % du prix) revient effectivement au notaire (ses émoluments). L'essentiel — environ 80 % du total — est constitué de taxes versées à l'État et aux collectivités locales : les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), aussi appelés « droits d'enregistrement ». S'y ajoutent la TVA sur les émoluments, des frais de débours forfaitaires (publicité foncière, états hypothécaires) et la contribution de sécurité immobilière (0,10 %).
Pourquoi les frais sont-ils si différents entre le neuf et l'ancien ?
Dans l'ancien, les droits de mutation atteignent environ 5,80 % du prix du bien (taux départemental majoré appliqué dans la quasi-totalité des départements). Dans le neuf (VEFA — Vente en l'État Futur d'Achèvement), il n'y a que la taxe communale de 0,71 %, car la TVA immobilière 20 % est déjà incluse dans le prix de vente. Au total, les frais représentent environ 7-8 % dans l'ancien et 2-3 % dans le neuf.
Comment calculer ses frais de notaire pour un achat à 200 000 € ?
Pour un bien ancien à 200 000 €, le calcul donne : DMTO 5,80 % = 11 600 €, émoluments du notaire ≈ 2 000 € (barème dégressif), TVA 20 % sur émoluments = 400 €, débours forfaitaires ≈ 1 000 €, contribution sécurité immobilière 0,10 % = 200 €. Total ≈ 15 200 €, soit 7,60 % du prix. Pour un bien neuf VEFA au même prix, comptez environ 4 800 €, soit 2,40 %.
Comment sont calculés les émoluments du notaire ?
Les émoluments sont fixés par le décret n°78-262 modifié, avec un barème dégressif par tranche : 3,870 % jusqu'à 6 500 €, 1,596 % de 6 500 à 17 000 €, 1,064 % de 17 000 à 60 000 €, et 0,799 % au-delà. Plus le bien est cher, plus le taux moyen est faible. Depuis 2021, le notaire peut consentir une remise pouvant aller jusqu'à 20 % sur la portion du prix supérieure à 100 000 € — à négocier.
Peut-on réduire les frais de notaire ?
Quelques leviers existent : (1) déduire la valeur du mobilier du prix de vente (jusqu'à 5 % du prix du bien, justificatifs requis), (2) négocier une remise sur les émoluments du notaire pour les biens supérieurs à 100 000 €, (3) acheter dans un département à DMTO réduit (par exemple le Morbihan applique encore 5,09 % au lieu de 5,80 %), (4) acheter en VEFA / neuf pour bénéficier des frais réduits, (5) primo-accédants : vérifier les abattements départementaux.
Les frais de notaire sont-ils payés en plus du prix ou inclus ?
Ils sont payés en plus du prix de vente, le jour de la signature de l'acte authentique chez le notaire. Vous devez donc disposer de l'apport correspondant — c'est cet apport qui n'est généralement pas financé par le prêt immobilier. Le notaire reverse ensuite chaque composante à son destinataire (État, département, commune…) et conserve uniquement ses émoluments.
Le prêt immobilier finance-t-il les frais de notaire ?
En règle générale non. Les banques exigent que les frais de notaire soient couverts par votre apport personnel — c'est même un critère majeur d'acceptation du dossier (recommandation HCSF). Pour un achat à 250 000 € dans l'ancien, prévoyez environ 18 000 à 20 000 € d'apport rien que pour ces frais, en plus d'un éventuel apport sur le prix du bien lui-même.
Quand paie-t-on les frais de notaire ?
Les frais sont payés à la signature de l'acte authentique, soit environ 3 mois après le compromis de vente. Le notaire vous appelle les fonds quelques jours avant, sous forme de provision (légèrement supérieure à l'estimation). Si la provision excède les frais réels, le trop-perçu vous est restitué dans les 1 à 3 mois suivant la signature.
Le simulateur prend-il en compte mon département ?
Le calcul utilise le taux de droits de mutation standard appliqué dans la grande majorité des départements (5,80 % dans l'ancien). Quatre départements ont conservé le taux historique de 5,09 % (Indre, Isère, Mayotte, Morbihan). L'écart représente environ 1 800 € sur un bien de 250 000 €. Pour un calcul au centime près incluant les particularités locales, consultez votre notaire ou la grille du Conseil supérieur du notariat sur notaires.fr.
Y a-t-il des frais de notaire pour un terrain à bâtir ?
Oui, l'achat d'un terrain constructible déclenche des frais de notaire d'environ 7 à 8 % du prix, comme dans l'ancien. Si le terrain est issu d'une division parcellaire, certaines opérations relèvent toujours du droit ancien (5,09 %) selon la jurisprudence et la configuration. La TVA peut s'appliquer si le vendeur est un professionnel (lotisseur). Voir notre simulateur frais de notaire terrain.
Quelle est la différence entre droits d'enregistrement et DMTO ?
Les deux termes désignent la même chose : ce sont les taxes versées au département, à la commune et à l'État lors de la mutation à titre onéreux d'un bien immobilier. « Droits d'enregistrement » est l'appellation historique ; « DMTO » (droits de mutation à titre onéreux) est l'appellation administrative moderne. Le BOFIP-ENR (bulletin officiel des finances publiques) utilise le terme DMTO.
Les primo-accédants paient-ils des frais de notaire réduits ?
Au niveau national, il n'existe pas de réduction automatique pour les primo-accédants. Mais plusieurs départements votent chaque année des abattements ciblés (exonération partielle de la part départementale jusqu'à 50 000 € de base d'imposition). Voir notre simulateur dédié frais de notaire primo-accédant pour la liste 2026 des départements concernés.
Peut-on déduire les frais de notaire de ses impôts ?
Pour un achat en résidence principale, les frais de notaire ne sont pas déductibles. En revanche, ils s'ajoutent au prix d'acquisition pour le calcul d'une éventuelle plus-value lors de la revente (réduisant ainsi la plus-value imposable). Pour un investissement locatif, les frais d'acquisition peuvent être amortis (LMNP au réel) ou intégrés au prix de revient pour calculer la plus-value future.
Sources et références
- Décret n°78-262 du 8 mars 1978 modifié — Tarif des notaires
- BOFIP-ENR — Droits de mutation à titre onéreux
- Service-Public.fr — Frais d'achat d'un bien immobilier
- Conseil supérieur du notariat — Outil officiel d'estimation
- ANIL — Frais d'acquisition d'un logement (ancien et neuf)
- Arrêté du 27 février 2016 modifié — fixant les tarifs réglementés des notaires
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Pour aller plus loin
Comment fonctionnent les frais de notaire en 2026
Quand vous achetez un bien immobilier, le prix payé chez le notaire ne se limite pas au prix de vente. Vous devez régler en plus ce que l'on appelle communément les frais de notaire, ou plus exactement les frais d'acquisition. Le terme officiel est « frais, droits et émoluments d'acte ». Selon le Conseil supérieur du notariat, ces frais se répartissent en trois grandes catégories :
- Les droits et taxes (environ 80 %) — ce sont les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) versés au département (4,50 %), à la commune (1,20 %) et à l'État (frais d'assiette de 2,37 % du DMTO départemental), auxquels s'ajoute la contribution de sécurité immobilière (0,10 %).
- Les émoluments du notaire (environ 10 %) — la rémunération du notaire, réglementée par l'arrêté du 27 février 2016 modifié et le décret n°78-262. Elle suit un barème dégressif par tranche.
- Les débours (environ 10 %) — les frais avancés par le notaire pour le compte du client : extraits cadastraux, documents d'urbanisme, géomètre, état hypothécaire, publicité foncière, etc.
Notre simulateur applique automatiquement le barème en vigueur au 1er janvier 2026 et reproduit, à quelques euros près, la méthode utilisée par l'outil officiel notaires.fr. Pour un calcul au centime près incluant les particularités locales, sollicitez votre notaire — la consultation est gratuite avant la signature.
Frais de notaire dans l'ancien : 7 à 8 % du prix
Dans l'ancien, c'est-à-dire pour tout bien déjà revendu au moins une fois ou achevé depuis plus de 5 ans, le taux global des frais de notaire représente environ 7 à 8 % du prix net vendeur. La composante principale est le DMTO de 5,80 %(taux majoré appliqué dans la quasi-totalité des départements français depuis la dernière revalorisation). Sur un bien à 250 000 €, cela représente 14 500 € de droits de mutation reversés aux collectivités locales, contre seulement 2 400 € environ d'émoluments du notaire.
Pour aller plus loin : la fiscalité immobilière dans l'ancien est la plus élevée d'Europe. C'est le résultat d'une construction historique : héritage des droits d'enregistrement napoléoniens, transferts successifs aux départements en 1984 et 2014. Quelques départements ont gardé le taux historique de 5,09 % (l'Indre, l'Isère, Mayotte et le Morbihan) — l'écart représente environ 1 800 € sur un bien à 250 000 €.
Vous trouverez le calcul détaillé sur notre page dédiée simulateur frais de notaire dans l'ancien.
Frais de notaire dans le neuf VEFA : 2 à 3 % du prix
Dans le neuf, lorsque l'achat se fait en VEFA (Vente en l'État Futur d'Achèvement), les frais de notaire sont fortement réduits. La raison : la TVA immobilière de 20 % est déjà incluse dans le prix payé au promoteur. L'État ne réapplique donc qu'une taxe communale de 0,71 %au lieu des 5,80 % standards. Conséquence directe : le total des frais d'acquisition tombe à environ 2 à 3 % du prix.
Sur un appartement neuf à 280 000 €, vous prévoirez environ 6 600 € de frais de notaire, soit 12 000 € de moins que pour un bien ancien au même prix. Cet avantage compense partiellement le prix au mètre carré, souvent supérieur de 15 à 25 % dans le neuf. Voyez notre page dédiée simulateur frais de notaire VEFA pour les spécificités du neuf, ou simulateur frais de notaire neuf.
Exemples chiffrés détaillés
Voici cinq cas pratiques calculés avec notre simulateur, basés sur le barème officiel applicable au 1er janvier 2026.
| Profil | Prix du bien | Frais estimés | % du prix |
|---|---|---|---|
| Appartement Paris (ancien) | 350 000 € | 25 470 € | 7,28 % |
| Maison province (ancien) | 220 000 € | 16 480 € | 7,49 % |
| Appartement VEFA neuf | 280 000 € | 6 600 € | 2,36 % |
| Terrain à bâtir (constructible) | 90 000 € | 7 850 € | 8,72 % |
| Primo-accédant studio (ancien) | 130 000 € | 10 350 € | 7,96 % |
Hypothèses : DMTO 5,80 % dans l'ancien (taux majoré standard), 0,71 % en VEFA, débours forfaitaires 1 000 €, sans déduction de mobilier ni remise négociée.
Tableau comparatif : ancien vs neuf
| Composante | Ancien | Neuf VEFA |
|---|---|---|
| Droits de mutation (DMTO) | 14 500 € (5,80 %) | 1 775 € (0,71 %) |
| Émoluments du notaire | 2 395 € | 2 395 € |
| TVA sur émoluments | 479 € | 479 € |
| Débours forfaitaires | 1 000 € | 1 000 € |
| Contribution sécurité immobilière | 250 € | 250 € |
| TOTAL | 18 624 € (7,45 %) | 5 899 € (2,36 %) |
Sur un même prix de vente, l'écart entre neuf et ancien atteint 12 725 €, soit l'équivalent d'une cuisine entièrement équipée. Cet écart s'explique presque exclusivement par le DMTO ; les autres composantes sont identiques.
Comment réduire ses frais de notaire en 2026
Plusieurs leviers existent pour faire baisser la facture, certains peu connus. Voici les principaux, classés par efficacité moyenne sur un achat à 250 000 €.
- Déduire la valeur du mobilierdu prix de vente (jusqu'à 5 % du prix, justificatifs requis comme une cuisine équipée, électroménager, climatisation). Économie typique : 800 à 1 000 € sur un bien à 250 000 €.
- Négocier une remise d'émoluments.Depuis le décret du 28 février 2020, le notaire peut consentir une remise jusqu'à 20 % sur la portion du prix supérieure à 100 000 €. À demander explicitement, idéalement après mise en concurrence. Économie possible : 200 à 400 €.
- Acheter dans un département à DMTO réduit (Indre, Isère, Mayotte, Morbihan). Économie de 1 800 € par rapport au taux majoré 5,80 %.
- Acheter en VEFA / neuf. Frais divisés par trois environ. Économie de 10 000 à 13 000 € à prix équivalent.
- Primo-accédantdans certains départements (exemple : Charente-Maritime, Maine-et-Loire, Sarthe selon délibérations 2025-2026) : abattement possible sur la base d'imposition jusqu'à 50 000 €. Économie jusqu'à 2 900 €. Voir simulateur frais notaire primo-accédant.
- Montages patrimoniaux (démembrement, SCI à l'IS). Sur des biens à forte valeur, le démembrement de propriété peut réduire l'assiette des DMTO. Consultez un notaire spécialisé.
Calendrier de paiement et provisions
Les frais de notaire sont payables à la signature de l'acte authentique, en une seule fois, par chèque de banque ou virement. Le notaire vous appelle ces fonds quelques jours avant la signature, sous forme de provision sur frais calculée légèrement au-dessus du montant estimé. Si la provision dépasse les frais réels, le notaire vous restitue le trop-perçu sous quelques semaines après la signature (généralement 1 à 3 mois).
Entre le compromis et la signature de l'acte authentique (généralement 3 mois), vous devez donc mobiliser cette somme sur votre apport personnel. Les banques l'exigent comme critère d'acceptation du dossier de prêt : un apport au moins égal aux frais de notaire est la norme minimale demandée en 2026 (cf. recommandations HCSF). Pour vérifier votre capacité, voyez notre simulateur de capacité d'emprunt.
Comparaison par département : taux DMTO 2026
Les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) sont fixés par chaque conseil départemental. Le taux majoré standard de 5,80 % (4,50 % département + 1,20 % commune + 0,10 % frais d'assiette) s'applique dans la quasi-totalité des départements depuis la dernière revalorisation autorisée par la loi de finances 2024. Quelques territoires conservent un taux historique plus bas, et l'outre-mer obéit à des règles spécifiques.
| Département | Taux DMTO | Bien à 250 000 € | Particularité |
|---|---|---|---|
| Paris (75) | 5,09 % | 12 725 € | Taux historique non revalorisé |
| Indre (36), Isère (38), Morbihan (56) | 5,09 % | 12 725 € | Délibération maintenue à 3,80 % |
| Mayotte (976) | 5,09 % | 12 725 € | Régime DOM spécifique |
| Standard (presque tous les autres) | 5,80 % | 14 500 € | Taux majoré 4,50 % département |
| La Réunion (974) | 6,40 % | 16 000 € | Surtaxe régionale appliquée |
| Guyane (973), Martinique (972) | 6,40 % | 16 000 € | Régime DOM, octroi de mer applicable |
Sources : article 1594 D du CGI, délibérations départementales 2025-2026 consolidées par la DGCL. À vérifier avec votre notaire pour le calcul définitif. Liste non exhaustive — l'écart entre le taux le plus bas (5,09 %) et le plus haut (6,40 %) atteint près de 3 300 € sur un bien à 250 000 €.
Erreurs fréquentes à éviter
Voici les pièges les plus courants identifiés par les notaires et les médiateurs immobiliers sur les dossiers d'acquisition. Les éviter peut représenter plusieurs milliers d'euros d'économie ou de mauvaises surprises évitées.
- Confondre « frais de notaire » et émoluments du notaire. Les émoluments ne représentent qu'environ 10 % du total ; 80 % sont des taxes versées à l'État et aux collectivités. Négocier uniquement les émoluments ne réduit donc que marginalement la facture.
- Oublier la déduction du mobilier sur le prix de vente. Une cuisine équipée, une climatisation ou de l'électroménager justifiable sur factures peut être retiré du prix taxable jusqu'à 5 % du bien. Économie typique : 800 à 1 000 € sur 250 000 €.
- Sous-estimer les frais d'agence immobilière. Selon que le mandat soit signé par le vendeur ou l'acquéreur, les frais d'agence (5 à 7 % en général) entrent ou non dans l'assiette des DMTO. Mieux vaut un mandat « à la charge de l'acquéreur » pour réduire la base taxable.
- Croire que les frais de notaire sont financés par le prêt. Les banques exigent en règle générale un apport au moins égal aux frais d'acquisition. Sans cet apport, le dossier est refusé même avec un bon taux d'endettement.
- Ne pas vérifier le taux DMTO de son département avant de signer un compromis. L'écart Paris/Réunion atteint 1,31 % du prix — soit plus de 3 000 € sur un bien à 250 000 €.
- Penser que la VEFA n'a pas de frais. Le neuf reste soumis à environ 2 à 3 % de frais (émoluments, débours, DMTO réduit à 0,71 %, contribution de sécurité immobilière). Sur 280 000 €, cela représente quand même 6 600 € à provisionner.
- Oublier de demander la remise sur les émoluments. Depuis le décret du 28 février 2020, le notaire peut consentir une remise jusqu'à 20 % sur la portion du prix supérieure à 100 000 €. Cette remise se demande explicitement avant la signature.
L'avis du calculateur
Notre conseil pratique : provisionnez systématiquement 8 % du prix net vendeur dans l'ancien et 3 % dans le neuf, même si nos calculs ressortent à 7,3 % ou 2,4 %. Cette marge de sécurité de 0,5 à 1 point couvre les frais imprévus (état hypothécaire ancien, copropriété complexe, hypothèque purgée à lever) que le simulateur ne peut pas anticiper. Conservez aussi 1 à 2 mois de mensualité supplémentaire au-delà des frais, car les banques apprécient un apport « confortable » au-delà du strict minimum réglementaire. Enfin, si vous achetez à plusieurs ou via SCI, consultez le notaire avant le compromis : la qualification juridique de l'achat conditionne directement le calcul des droits et il est trop tard pour optimiser après signature.
Sources officielles utilisées par notre simulateur : décret n°78-262 modifié (tarif des notaires) sur Legifrance, BOFIP-ENR (droits de mutation), Service-Public.fr, outil officiel du Conseil supérieur du notariat, et ANIL pour les barèmes locaux.