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Barème 2026Mis à jour le

Impôt sur le revenu

Estimez votre impôt sur le revenu 2026 selon le barème progressif et votre quotient familial.

Quel est le montant de mon impôt sur le revenu 2026 ?

Le barème impôt sur le revenu 2026 (revenus 2025) est progressif par tranches : 0 % jusqu'à 11 497 €, 11 % de 11 498 à 29 315 €, 30 % de 29 316 à 83 823 €, 41 % jusqu'à 180 294 € et 45 % au-delà. Pour un célibataire à 35 000 € net imposable, l'impôt est ≈ 3 666 € (taux moyen 10,5 %). Calcul exact avec quotient familial ci-dessous.

Salaires nets après abattement 10 %, pensions, revenus fonciers, etc.

Nombre de parts fiscales

Estimation barème 2026

Impôt sur le revenu brut

3 665 €

Taux moyen 10,47 % • Taux marginal 30 %

Voir le détail par tranche
Revenu imposable
35 000,00 €
Quotient familial (1 parts)
35 000,00 €
De 0 € à 11 497 € (0 %)
0,00 €
De 11 497 € à 29 315 € (11 %)
1 959,98 €
De 29 315 € à 83 823 € (30 %)
1 705,50 €
Impôt brut
3 665,48 €

Impôt brut, sans prise en compte de la décote, du plafonnement du quotient familial (1 791 €/demi-part), ni des réductions/crédits d'impôt. Pour un calcul exact, utilisez le simulateur officiel DGFiP sur impots.gouv.fr.

Comment est calculé ce résultat ?

L'impôt sur le revenu en France est progressif par tranches. Le calcul se fait en deux étapes :

  1. Application du quotient familial : on divise le revenu imposable par le nombre de parts fiscales du foyer.
  2. Application du barème tranche par tranche sur ce quotient, puis on multiplie le résultat par le nombre de parts.

Le barème 2026(sur les revenus 2025) — article 197 du Code général des impôts :

  • Jusqu'à 11 497 € : 0 %
  • De 11 497 € à 29 315 € : 11 %
  • De 29 315 € à 83 823 € : 30 %
  • De 83 823 € à 180 294 € : 41 %
  • Au-delà de 180 294 € : 45 %

Le nombre de parts fiscalesdépend de votre situation familiale : 1 pour un célibataire, 2 pour un couple marié ou pacsé, +0,5 pour chacun des deux premiers enfants à charge, +1 par enfant à partir du 3ème. Un parent isolé bénéficie d'une demi-part supplémentaire pour le premier enfant.

À noter : ce simulateur calcule l'impôt brut avant décote, plafonnement du quotient familial (limité à 1 791 €/demi-part), et avant les réductions et crédits d'impôt (dons, services à la personne, frais de garde, investissements locatifs…). Pour un calcul tenant compte de l'ensemble de votre situation, utilisez le simulateur officiel de la DGFiP sur impots.gouv.fr.

Questions fréquentes

Comment fonctionne le barème progressif de l'impôt sur le revenu ?

L'impôt est calculé tranche par tranche selon le barème de l'article 197 du Code général des impôts. Pour 2026 (revenus 2025) : 0 % jusqu'à 11 497 €, 11 % de 11 497 à 29 315 €, 30 % de 29 315 à 83 823 €, 41 % de 83 823 à 180 294 €, et 45 % au-delà. C'est un système marginal : seule la partie du revenu dans une tranche est imposée au taux de cette tranche.

Qu'est-ce que le quotient familial ?

Le quotient familial divise le revenu imposable par le nombre de parts fiscales du foyer, applique le barème, puis multiplie par le nombre de parts. Cela atténue la progressivité pour les foyers ayant des charges familiales : 1 part pour un célibataire, 2 parts pour un couple marié ou pacsé, +0,5 part pour les deux premiers enfants, +1 part par enfant à partir du 3ème. Un parent isolé bénéficie d'une demi-part supplémentaire pour le premier enfant à charge.

Le quotient familial est-il plafonné ?

Oui. L'avantage fiscal procuré par chaque demi-part supplémentaire (au-delà des deux premières) est plafonné à 1 791 € en 2026 (à confirmer avec la loi de finances). Au-delà de ce plafond, l'avantage est neutralisé. Ce simulateur ne prend pas en compte le plafonnement — pour un calcul exact en cas de hauts revenus, utilisez le simulateur officiel impots.gouv.fr.

Quels revenus sont imposables ?

Le revenu net imposable inclut les salaires (après abattement forfaitaire de 10 % ou frais réels), les pensions de retraite (après abattement de 10 %), les revenus fonciers, les bénéfices industriels et commerciaux (BIC), les bénéfices non commerciaux (BNC), les bénéfices agricoles (BA), les revenus de capitaux mobiliers et certaines plus-values. Notre simulateur prend directement le revenu net imposable global déclaré.

Le simulateur prend-il en compte les réductions et crédits d'impôt ?

Non — le résultat est l'impôt brut avant décote, réductions et crédits d'impôt (dons, services à la personne, frais de garde, investissements locatifs, etc.). Pour intégrer ces dispositifs, utilisez le simulateur officiel de la DGFiP sur impots.gouv.fr ou consultez un conseil fiscal.

Quelle est la différence entre taux marginal et taux moyen ?

Le taux marginal d'imposition (TMI) est le taux de la tranche la plus élevée dans laquelle tombe votre revenu — c'est ce qui sera imposé sur 1 € supplémentaire. Le taux moyen d'imposition est l'impôt total divisé par le revenu imposable — c'est votre poids fiscal réel. Le taux moyen est toujours inférieur au taux marginal grâce à la progressivité.

Quel est le barème de l'impôt sur le revenu 2026 ?

Le barème 2026 (sur les revenus 2025), fixé par l'article 197 du Code général des impôts, comprend cinq tranches : 0 % jusqu'à 11 497 €, 11 % de 11 497 à 29 315 €, 30 % de 29 315 à 83 823 €, 41 % de 83 823 à 180 294 €, et 45 % au-delà de 180 294 €. Les seuils sont indexés sur l'inflation chaque année dans la loi de finances.

Comment fonctionne la décote pour les petits revenus ?

La décote réduit l'impôt brut des foyers modestes. En 2026, elle s'applique tant que l'impôt brut reste inférieur à 1 964 € (célibataire) ou 3 248 € (couple). Le montant déduit vaut 889 € (célibataire) ou 1 470 € (couple) diminué de 45,25 % de l'impôt brut. La décote peut annuler totalement l'impôt pour les revenus proches du seuil d'imposition.

Qu'est-ce que le plafonnement du quotient familial ?

L'avantage fiscal apporté par chaque demi-part supplémentaire (au-delà des deux parts d'un couple ou de la part unique d'un célibataire) est plafonné à 1 791 € en 2026. Si l'avantage théorique dépasse ce plafond, il est ramené à ce montant. Ce mécanisme vise à éviter une optimisation excessive par les hauts revenus disposant de nombreux enfants ou demi-parts.

Comment déclarer ses revenus et payer son impôt en 2026 ?

La campagne de déclaration s'ouvre début avril 2026 sur impots.gouv.fr. La déclaration est obligatoire en ligne (sauf exception sans accès Internet). L'impôt est ensuite prélevé à la source mensuellement sur les salaires/pensions, avec une régularisation en septembre 2026 selon la déclaration. Les dates limites varient par département (du 22 mai au 5 juin 2026 selon la zone).

Quels sont les revenus exonérés d'impôt sur le revenu ?

Sont exonérés notamment : les prestations familiales CAF (allocations, complément familial, prime de naissance), les indemnités journalières maternité/paternité, le RSA et la prime d'activité, l'AAH, les intérêts du Livret A, LDDS et LEP, les heures supplémentaires (jusqu'à 7 500 € par an), et certaines plus-values de cession de résidence principale.

Quelle est la différence entre prélèvement à la source et impôt sur le revenu ?

Le prélèvement à la source (PAS) est un mode de collecte : l'impôt dû est étalé sur 12 mois et prélevé directement sur les salaires, pensions ou revenus indépendants. L'impôt sur le revenu reste calculé annuellement selon le barème : la déclaration de printemps permet de régulariser les sommes prélevées (solde à payer ou remboursement de trop-perçu).

Comment changer son taux de prélèvement à la source ?

Trois taux sont proposés. Le taux personnalisé (par défaut) tient compte de tous les revenus du foyer. Le taux individualisé répartit la charge entre conjoints au prorata des revenus de chacun. Le taux neutre (ou taux non personnalisé) masque la situation fiscale auprès de l'employeur. Vous pouvez modifier votre choix dans votre espace impots.gouv.fr, rubrique « Gérer mon prélèvement à la source ».

Un parent isolé bénéficie-t-il d'une part supplémentaire ?

Oui. Un parent vivant seul et ayant à charge au moins un enfant bénéficie d'une demi-part supplémentaire au titre du premier enfant à charge (case T de la déclaration). Cette demi-part procure un avantage plafonné à 4 224 € en 2026. Les parents séparés en garde alternée se partagent en revanche les parts au prorata.

Le simulateur intègre-t-il le PER et les autres déductions ?

Non, ce simulateur calcule l'impôt brut sur le revenu net imposable saisi. Pour intégrer une déduction PER, ajoutez d'abord le montant versé à votre revenu imposable, puis utilisez notre simulateur dédié PER pour estimer l'économie réelle. Idem pour les frais réels : déduisez-les du salaire avant d'entrer le revenu imposable dans le calcul.

Mon revenu fiscal de référence est-il identique au revenu imposable ?

Non. Le revenu fiscal de référence (RFR) inclut le revenu net imposable, certains revenus exonérés (heures supplémentaires, plus-values mobilières exonérées, revenus de l'étranger…) et certains abattements réintégrés. Le RFR sert à apprécier l'éligibilité à de nombreuses aides (prime énergie, bourses, MaPrimeRénov', exonération de taxe foncière) mais n'intervient pas dans le calcul de l'impôt lui-même.

Sources et références

Simulateurs liés

Pour aller plus loin

Comment est calculé l'impôt sur le revenu en 2026

L'impôt sur le revenu (IR) est un impôt annuel, progressif et personnel, calculé sur l'ensemble des revenus perçus par un foyer fiscal au cours de l'année civile précédente. Pour la déclaration 2026, on prend en compte les revenus encaissés du 1er janvier au 31 décembre 2025. Le calcul, encadré par l'article 197 du Code général des impôts, suit quatre grandes étapes :

  1. Détermination du revenu net imposable — vous additionnez salaires (après abattement de 10 % ou frais réels), pensions (après 10 %), revenus fonciers nets, BIC/BNC, plus-values et revenus mobiliers.
  2. Calcul du quotient familial — vous divisez ce revenu par le nombre de parts fiscales du foyer (situation matrimoniale + enfants à charge).
  3. Application du barème progressif — vous appliquez les cinq tranches (0 / 11 / 30 / 41 / 45 %) sur ce quotient, puis multipliez l'impôt obtenu par le nombre de parts.
  4. Ajustements finaux — application de la décote pour les petits revenus, du plafonnement du quotient familial pour les hauts revenus, puis déduction des réductions et crédits d'impôt.

Notre simulateur applique ces étapes et calcule l'impôt brut. Pour le revenu net imposable lui-même, vous pouvez utiliser notre simulateur salaire net / brut pour partir du salaire brut, ou comparer forfait 10 % et frais réels pour optimiser votre base.

Le barème progressif de l'impôt 2026 (5 tranches)

Le barème 2026 s'applique aux revenus perçus en 2025 et a été revalorisé d'environ 1,8 % par rapport à l'année précédente pour neutraliser l'effet de l'inflation. La progressivité signifie que seule la fraction du revenu située dans une tranche est imposée au taux de cette tranche — pas l'ensemble du revenu.

Barème de l'impôt sur le revenu 2026 (revenus 2025)
Tranche de revenu (par part)Taux marginalProfil concerné
Jusqu'à 11 497 €0 %Foyers non imposables
11 497 € – 29 315 €11 %Salariés au SMIC, premiers revenus
29 315 € – 83 823 €30 %Classe moyenne, cadres en début de carrière
83 823 € – 180 294 €41 %Cadres supérieurs, professions libérales
Au-delà de 180 294 €45 %Très hauts revenus

Source : article 197 du Code général des impôts, version consolidée 2026 sur Légifrance.

Le taux marginal d'imposition (TMI) est le taux appliqué à la dernière tranche atteinte par votre quotient familial. C'est ce qui sera imposé sur 1 € de revenu supplémentaire — un indicateur clé pour évaluer l'intérêt de tout dispositif de défiscalisation (PER, dons, loi Pinel, etc.).

Le quotient familial : parts fiscales et plafonnement

Le quotient familial est le mécanisme qui atténue la progressivité du barème en fonction des charges de famille. Plus un foyer compte de parts, plus le revenu par part est faible, et plus le taux marginal de la dernière tranche est bas. Le nombre de parts est attribué selon des règles précises (article 194 du CGI) :

  • Célibataire, divorcé, veuf sans enfant : 1 part.
  • Couple marié ou pacsé : 2 parts (imposition commune obligatoire sauf année du mariage/PACS si option exercée).
  • Enfants à charge : +0,5 part pour le 1er et le 2ème, +1 part par enfant à partir du 3ème.
  • Parent isolé : demi-part supplémentaire pour le premier enfant à charge (case T), avantage plafonné à 4 224 €.
  • Demi-parts supplémentaires : invalidité, ancien combattant, veuvage avec enfants majeurs — sous conditions.

Le plafonnement : chaque demi-part procurée par les enfants ou autres situations particulières est limitée à un avantage fiscal de 1 791 € en 2026. Au-delà, l'avantage est ramené à ce plafond. Le mécanisme empêche les hauts revenus de bénéficier d'un effet trop important du quotient familial. Pour creuser le sujet, voyez notre article dédié au quotient familial.

Les principaux abattements applicables

Avant d'appliquer le barème, plusieurs abattements forfaitairesviennent réduire la base imposable :

  • Abattement 10 % sur salaires : applicable automatiquement, plafonné à 14 426 € par personne en 2026. Représente forfaitairement les frais professionnels (trajet, repas, formation). En cas de frais réels supérieurs, vous pouvez opter pour la déduction des frais réels.
  • Abattement 10 % sur pensions et retraites : plafonné à 4 321 € par foyer en 2026. Concerne pensions de retraite, rentes viagères à titre gratuit, allocations chômage et indemnités journalières maladie.
  • Abattement journalistes : 7 650 € forfaitaire représentatif des frais professionnels (articles 81 et 100 du CGI).
  • Abattement personnes âgées et invalides : 2 796 € (ou 1 398 € selon le RFR) pour les personnes de plus de 65 ans ou invalides ayant un RFR modeste.
  • Abattement assistants maternels : forfaitaire, représentatif de l'entretien et de l'hébergement des enfants (article 80 sexies CGI).

5 exemples chiffrés d'impôt sur le revenu 2026

Voici cinq cas calculés avec notre simulateur, à partir du barème officiel applicable en 2026 sur les revenus 2025. Les montants d'impôt indiqués sont des impôts bruts, avant décote et avant réductions/crédits d'impôt.

Impôt sur le revenu 2026 — 5 profils types
ProfilRevenu imposablePartsImpôt brutTMI
Célibataire salarié30 000 €12 165 €30 %
Couple avec 2 enfants50 000 €31 087 €11 %
Parent isolé, 1 enfant25 000 €2220 €11 %
Retraité célibataire35 000 €13 665 €30 %
Cadre célibataire80 000 €117 870 €30 %

Hypothèses : revenu net imposable global après abattement de 10 % déjà appliqué, sans réductions ni crédits d'impôt. Pour des situations particulières (plus-values, BIC/BNC, foyers avec demi-part invalidité), utilisez le simulateur officiel DGFiP.

Le couple avec 2 enfants illustre parfaitement l'effet du quotient familial : à 50 000 € de revenus, le foyer paie moins d'impôt qu'un célibataire à 30 000 €, parce que le revenu est divisé en 3 parts, ramenant le quotient à 16 667 € — soit essentiellement dans la tranche à 11 %.

La décote : un mécanisme favorable aux petits revenus

La décote vient réduire l'impôt brut des foyers dont l'imposition calculée reste modeste. Elle s'applique automatiquement par l'administration, sans démarche, après calcul de l'impôt brut. En 2026, son fonctionnement est le suivant :

  • Célibataire / personne seule : décote applicable si l'impôt brut est inférieur à 1 964 €. Montant déduit : 889 € − 45,25 % × impôt brut.
  • Couple soumis à imposition commune : décote applicable si l'impôt brut est inférieur à 3 248 €. Montant déduit : 1 470 € − 45,25 % × impôt brut.

Exemple : un célibataire a 1 200 € d'impôt brut. La décote vaut 889 − 0,4525 × 1 200 = 346 €. L'impôt final est donc de 1 200 − 346 = 854 €. Pour les revenus très proches du seuil d'imposition, la décote peut annuler totalement l'impôt.

Réductions et crédits d'impôt courants

Au-delà du calcul de base, plusieurs dispositifs permettent de réduire votre impôt. La différence est importante : une réduction d'impôt ne peut pas faire passer l'impôt en négatif (perdue si vous êtes non imposable), alors qu'un crédit d'impôt est restitué si son montant dépasse l'impôt dû.

  • PER (Plan d'Épargne Retraite) : les versements sont déductibles du revenu imposable, dans la limite de 10 % des revenus professionnels (plafond 35 194 € en 2026). Économie = versement × TMI. Voyez notre simulateur PER.
  • Dons aux œuvres et associations : réduction de 66 % (associations classiques) ou 75 % (aide alimentaire, organismes sans but lucratif d'aide aux personnes en difficulté, « loi Coluche »), dans la limite de 1 000 € pour le taux à 75 %.
  • Emploi à domicile et garde d'enfants : crédit d'impôt de 50 % des sommes versées, plafonné à 12 000 € de dépenses (majoré jusqu'à 15 000 €), soit jusqu'à 7 500 € de crédit annuel.
  • Frais de scolarité enfants : réduction forfaitaire de 61 € (collège), 153 € (lycée), 183 € (enseignement supérieur) par enfant à charge poursuivant ses études.
  • Frais réels : alternative à l'abattement 10 % salaires, intéressant en cas de longs trajets domicile-travail ou de dépenses professionnelles élevées. Utilisez notre simulateur frais réels vs forfait 10 %.
  • Investissements locatifs (Pinel, Denormandie, Loc'Avantages) : réductions étalées sur 6, 9 ou 12 ans selon le dispositif. Le Pinel classique a pris fin au 31 décembre 2024, mais les engagements antérieurs continuent à courir.

Prélèvement à la source : trois taux possibles

Depuis 2019, l'impôt est prélevé directement à la sourcechaque mois sur les salaires, pensions et revenus indépendants. Le taux est calculé par la DGFiP à partir de votre dernière déclaration et communiqué à votre employeur ou tiers versant. Trois options sont disponibles dans votre espace impots.gouv.fr :

  • Taux personnalisé(par défaut) : calculé sur l'ensemble des revenus du foyer, identique pour les deux conjoints dans un couple. Simple mais peut conduire à une cotisation mensuelle élevée pour le conjoint aux revenus les plus modestes.
  • Taux individualisé : chaque conjoint a un taux proportionnel à ses revenus personnels. Utile en cas d'écart de revenus important entre conjoints. À demander dans l'espace impots.gouv.fr.
  • Taux neutre (non personnalisé) : barème standard appliqué selon le seul salaire, sans tenir compte de la situation familiale. Permet de masquer ses autres revenus à l'employeur, mais conduit souvent à un sur-prélèvement à régulariser via versement complémentaire mensuel.

La régularisation annuelle a lieu en septembre 2026, après le dépôt de la déclaration. Solde dû au-delà de 300 € étalé sur 4 prélèvements mensuels (sept-oct-nov-déc), trop-perçu remboursé fin juillet par virement. Voyez notre guide complet sur le prélèvement à la source 2026.

Comparaison du taux marginal par décile de revenu (RFR 2024)

Le taux marginal d'imposition (TMI) représente le taux appliqué à l'euro suivant gagné par le foyer. Il dépend du quotient familial : un même revenu peut correspondre à un TMI différent selon la composition du foyer. Voici la répartition observée en 2024 (impôts sur les revenus 2023) selon les déciles de revenu fiscal de référence (RFR), source DGFiP et France Stratégie.

Décile de RFR par adulte et TMI moyen — France entière 2024
Décile RFR / adulteRFR moyenTMI moyenPart de foyers imposables
D1 (10 % les plus modestes)7 200 €0 %0 %
D211 500 €0 %3 %
D314 800 €11 %28 %
D418 100 €11 %63 %
D5 (médiane)21 800 €11 %82 %
D625 900 €11 %90 %
D730 700 €30 %96 %
D837 200 €30 %99 %
D948 600 €30 %100 %
D10 (10 % les plus aisés)95 000 €41 %100 %

Source : DGFiP — « Les revenus et le patrimoine des ménages » et France Stratégie 2024. La majorité des foyers imposables (D3-D6) relèvent de la tranche à 11 %. Seuls les déciles supérieurs basculent dans la tranche à 30 % ou plus. À noter : ces TMI correspondent au taux marginal et non au taux moyen — le taux moyen d'imposition reste inférieur grâce à la progressivité des tranches.

Erreurs fréquentes à éviter

La déclaration de revenus reste source de nombreuses erreurs, dont certaines peuvent coûter plusieurs centaines d'euros par an. Voici les pièges les plus fréquents relevés par la DGFiP et les médiateurs fiscaux.

  • Oublier la décote. Pour les revenus modestes, l'impôt brut peut être totalement annulé par la décote (jusqu'à 889 € pour un célibataire, 1 470 € pour un couple). Cette mécanique est appliquée automatiquement par la DGFiP mais ignorée par certains simulateurs basiques.
  • Mal calculer le quotient familial. Un parent isolé avec un enfant à charge bénéficie d'1,5 part fiscale (pas 1), grâce à la demi-part « parent isolé » plafonnée à 4 224 €. Cocher la case T sur la déclaration est indispensable.
  • Confondre TMI et taux moyen. Un foyer avec un TMI de 30 % ne paie pas 30 % d'impôt sur son revenu : il paie 30 % sur la tranche au-delà de 29 315 € par part. Le taux moyen réel est généralement compris entre 5 et 15 % pour les foyers de la classe moyenne.
  • Oublier les réductions et crédits d'impôt. Frais de garde d'enfants, services à domicile, dons, intérêts de prêt étudiant, abonnement presse… autant de crédits qui s'imputent directement sur l'impôt dû. Vérifiez chaque année les cases correspondantes.
  • Ne pas déclarer les revenus exonérés qui pèsent sur le RFR. Les heures supplémentaires, les plus-values exonérées et certains revenus de l'étranger restent à reporter sur la déclaration, même s'ils ne sont pas imposés directement.
  • Saisir le revenu brut au lieu du net imposable. Pour les salaires, l'abattement de 10 % (ou frais réels) est appliqué automatiquement par l'administration. Saisissez le salaire net imposable de votre fiche de paie de décembre, pas le brut.
  • Ignorer le plafonnement du quotient familial. Au-delà de 1 791 €/demi-part pour les hauts revenus, l'avantage est plafonné. Un couple sans enfant peut donc être davantage imposé qu'attendu si chacun gagne plus de 65 000 € net imposable.

L'avis du calculateur

Notre conseil pratique : pour optimiser votre impôt, raisonnez d'abord en taux marginal. Une déduction de 1 000 € à un TMI de 30 % vous fait économiser 300 €, contre 110 € seulement à un TMI de 11 %. Les versements sur un PER ou en immobilier locatif (déficit foncier) sont donc bien plus rentables à TMI élevé. À l'inverse, si votre TMI est de 0 ou 11 %, privilégiez les crédits d'impôt (services à la personne, frais de garde) qui s'imputent à 100 % indépendamment du taux. Pensez aussi à vérifier en septembre votre taux de prélèvement à la source sur impots.gouv.fr : un taux mal actualisé après mariage, naissance ou changement de revenus génère un solde désagréable au moment de la régularisation annuelle.

Sources officielles : article 197 du Code général des impôts sur Légifrance, BOFIP-IR « Calcul de l'impôt », Service-Public.fr et simulateur officiel DGFiP impots.gouv.fr.