Aller au contenu principal

Barème 2026Mis à jour le

Corrections de cette page

Calcul de l'indemnité de licenciement

L'indemnité légale de licenciement 2026 se calcule à partir du salaire de référence et de l'ancienneté ; le résultat est comparé au minimum prévu par la convention collective.

Moyenne des 12 derniers mois OU des 3 derniers (le plus avantageux)

Minimum 8 mois (0,67 an) pour ouvrir le droit à indemnité

Motif du licenciement

ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres

Indemnité de licenciement

5 000 €

Pour 8 ans d'ancienneté à 2 500 € brut

Voir le détail par tranche d'ancienneté
Jusqu'à 10 ans d'ancienneté (1/4 mois par année)
5 000,00 €
Total indemnité légale
5 000,00 €
Préavis légal (2 mois, art. L1234-1)
5 000,00 €

Minimum légal calculé selon l'article R1234-2 du Code du travail. Votre convention collective peut prévoir une indemnité plus favorable. Ne couvre pas l'indemnité de congés payés non pris, qui s'ajoute au solde de tout compte quel que soit le motif.

  • Barème officiel 2026
  • Sources citées
  • Calcul dans votre navigateur
  • Sans inscription

Mis à jour le Méthode et sources

Combien touche-t-on d'indemnité de licenciement en 2026 ?

Au minimum 1/4 de mois de salaire brut par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois par année au-delà (Code du travail, art. R1234-2), dès 8 mois d'ancienneté et hors faute grave ou lourde. Pour 2 500 € brut et 8 ans, l'indemnité légale est de 5 000 € ; pour 2 500 € et 15 ans, de 10 416,67 €. Elle est exonérée d'impôt et, jusqu'à 96 120 €, de cotisations sociales.

Barème légal 2026 : montants selon l'ancienneté et le salaire

Indemnité légale minimale (art. R1234-2), calculée avec le simulateur, salaire de référence brut mensuel
AnciennetéMois de salaireSMIC (1 867,02 €)2 500 €3 000 €4 000 €
1 an0,25466,76 €625,00 €750,00 €1 000,00 €
3 ans0,751 400,27 €1 875,00 €2 250,00 €3 000,00 €
5 ans1,252 333,78 €3 125,00 €3 750,00 €5 000,00 €
10 ans2,54 667,55 €6 250,00 €7 500,00 €10 000,00 €
15 ans4,177 779,25 €10 416,67 €12 500,00 €16 666,67 €
20 ans5,8310 890,95 €14 583,33 €17 500,00 €23 333,33 €
30 ans9,1717 114,35 €22 916,67 €27 500,00 €36 666,67 €

Le barème n'est pas plafonné et la part à 1/3 de mois pèse vite après 10 ans : entre 10 et 20 ans, l'indemnité passe de 2,5 à 5,83 mois de salaire. Les montants sont bruts au sens du calcul, mais ils sont versés sans cotisations ni impôt dans les limites décrites plus bas : pour la quasi-totalité des salariés, le chiffre du tableau est ce qui arrive sur le compte.

Ancienneté et mois incomplets : deux exemples officiels recalculés

  • 3 ans et 6 mois, salaire de référence 1 500 € : (1 500 × ¼ × 3) + (1 500 × ¼ × 6/12) = 1 125 + 187,50 = 1 312,50 €.
  • 12 ans et 9 mois, salaire de référence 1 500 € : (1 500 × ¼ × 10) + (1 500 × ⅓ × 2) + (1 500 × ⅓ × 9/12) = 3 750 + 1 000 + 375 = 5 125 €.
  • 7 mois d'ancienneté : en dessous de 8 mois, le simulateur affiche 0 €. Mais si le préavis de 1 mois n'est pas exécuté, l'ancienneté à la rupture atteint 8 mois et l'indemnité est due : 8/12 × ¼ × 2 000 € = 333,33 €.

Cas fréquents : les CDD suivis immédiatement d'un CDI comptent dans l'ancienneté (art. L1243-11), tout comme les missions d'intérim précédant l'embauche par l'entreprise utilisatrice (art. L1251-38), dans la limite de 3 mois pour ces dernières. Un temps partiel pendant une partie de la carrière se calcule au prorata de chaque période : 3 ans à temps plein à 2 000 € puis 2 ans à mi-temps à 1 000 € donnent (2 000 × ¼ × 3) + (1 000 × ¼ × 2) = 2 000 €. Le congé parental à temps partiel fait exception : le salaire à temps plein est retenu.

Impôt, cotisations et CSG : ce qui est réellement prélevé

Régime de l'indemnité de licenciement hors PSE en 2026 (PASS : 48 060 €)
PrélèvementPart exonéréeTexte
Impôt sur le revenuMontant légal ou conventionnel en totalité ; au-delà, le plus élevé de 2 × la rémunération brute de l'année précédente ou 50 % de l'indemnité, dans la limite de 6 PASS (288 360 €)CGI art. 80 duodecies
Cotisations socialesLa part exonérée d'impôt, dans la limite de 2 PASS (96 120 €) ; si l'indemnité dépasse 10 PASS (480 600 €), cotisations dès le premier euroCSS art. L242-1
CSG-CRDS (9,7 %)Le plus faible du montant légal ou conventionnel et de la part exonérée de cotisations ; la fraction supra-légale y est soumise sans abattementCSS art. L136-1-1
Forfait socialNon dûUrssaf
Mandataires sociauxExonération fiscale limitée à 3 PASS (144 180 €) ; assujettissement total au-delà de 5 PASS (240 300 €)CGI art. 80 duodecies, 2

Exemple : une indemnité de 40 000 € dont 15 000 € d'indemnité légale et 25 000 € négociés est exonérée d'impôt en totalité si la rémunération de l'année précédente atteint au moins 20 000 € (2 × 20 000 = 40 000) et de cotisations en totalité (sous 96 120 €), mais la CSG-CRDS s'applique aux 25 000 € supra-légaux, soit 2 425 €. Les indemnités versées dans un plan de sauvegarde de l'emploi sont, elles, exonérées d'impôt sans limite. Le versement intervient avec le solde de tout compte, à la fin du préavis.

Motifs particuliers : économique, inaptitude, faute grave, nullité

Motifs particuliers : économique, inaptitude, faute grave, nullité
MotifIndemnité de licenciementÀ savoir
Motif économiqueBarème légal identiqueContrat de sécurisation professionnelle (entreprises de moins de 1 000 salariés) ou congé de reclassement, PSE à partir de 10 licenciements dans une entreprise d'au moins 50 salariés. Détails et calculs sur le simulateur de licenciement économique.
Inaptitude non professionnelleBarème légalPas de préavis ni d'indemnité de préavis, mais sa durée s'ajoute à l'ancienneté. Voir notre guide sur l'inaptitude au travail.
Inaptitude après accident du travail ou maladie professionnelleIndemnité spéciale ≥ 2 × le barème légal, sans condition d'ancienneté+ une indemnité égale à l'indemnité de préavis (art. L1226-14). 22 ans à 3 200 € : 41 600 € au lieu de 20 800 €.
Faute grave ou lourdeAucune, ni préavisL'indemnité compensatrice de congés payés reste due. Voir le simulateur faute grave.
Cadre avec convention collectiveSouvent supérieure au légalSyntec, métallurgie, banque : barèmes comparés sur le simulateur cadre.
Licenciement nulBarème légal+ dommages-intérêts d'au moins 6 mois de salaire, sans plafond (art. L1235-3-1) : discrimination, harcèlement, grossesse, lanceur d'alerte.

Ce qui s'ajoute sur le solde de tout compte

L'indemnité de licenciement n'est qu'une ligne du dernier bulletin. S'y ajoutent l'indemnité compensatrice de préavis si l'employeur vous en dispense (1 à 3 mois selon l'ancienneté et le statut, détaillés dans notre article sur le préavis de licenciement), l'indemnité compensatrice de congés payés pour les jours acquis et non pris (calcul sur le simulateur d'indemnité de congés payés), le salaire du mois en cours et, le cas échéant, la contrepartie de la clause de non-concurrence. Ces sommes, contrairement à l'indemnité de licenciement, sont soumises à cotisations et à l'impôt comme un salaire.

Exemple pour un salarié à 2 500 € brut, 8 ans d'ancienneté, dispensé de 2 mois de préavis avec 10 jours ouvrables de congés restants : 5 000 € d'indemnité de licenciement (nets) + 5 000 € de préavis (bruts) + environ 962 € de congés payés (bruts, au maintien de salaire) + le salaire du mois. Le licenciement ouvre ensuite droit à l'allocation chômage, sans différé pour l'indemnité légale mais avec un différé spécifique pour la part supra-légale (jusqu'à 150 jours) : estimez-la avec le simulateur d'allocation chômage.

Contester : le barème Macron en chiffres

Si le conseil de prud'hommes juge le licenciement sans cause réelle et sérieuse, il alloue des dommages-intérêts encadrés par l'article L1235-3, qui s'ajoutent à l'indemnité de licenciement. Dans une entreprise d'au moins 11 salariés : 1 mois maximum sous 1 an d'ancienneté, de 1 à 2 mois à 1 an, de 3 à 3,5 mois à 2 ans, de 3 à 6 mois à 5 ans, de 3 à 10 mois à 10 ans, de 3 à 15,5 mois à 20 ans et de 3 à 20 mois à partir de 29 ans. Le plancher est réduit (0,5 à 2,5 mois) dans les entreprises de moins de 11 salariés. Le délai pour saisir est de 12 mois à compter de la notification du licenciement. Le détail par année figure dans notre article sur le barème Macron 2026. Avant tout contentieux, comparez aussi avec une rupture conventionnelle, dont l'indemnité ne peut être inférieure à l'indemnité légale de licenciement (tableau année par année sur la page rupture conventionnelle selon l'ancienneté).

La place de cette indemnité dans l'ensemble de la fin de contrat (préavis, solde de tout compte, ouverture des droits au chômage) est décrite dans le guide du salarié 2026 ; les autres simulateurs de rupture et de paie sont réunis dans la catégorie Salaire et emploi.

Comment est calculé ce résultat ?

L'indemnité légale de licenciement est due à tout salarié en CDI licencié pour un motif personnel, économique ou pour inaptitude, à l'exclusion de la faute grave et de la faute lourde, dès 8 mois d'ancienneté ininterrompus chez le même employeur (art. L1234-9). Le simulateur applique le barème de l'article R1234-2 :

Indemnité = salaire de référence × (¼ × années jusqu'à 10 + ⅓ × années au-delà de 10)

  • Salaire de référence (art. R1234-4) : la moyenne brute la plus favorable entre les 12 derniers mois et les 3 derniers mois, primes annuelles retenues au prorata dans le second cas. Toujours le brut, jamais le net.
  • Ancienneté : décomptée jusqu'à la fin du préavis, exécuté ou non ; les mois complets d'une année incomplète comptent au prorata (saisissez 7 ans et 6 mois comme 7,5).
  • Minimum, pas maximum : une convention collective, un accord d'entreprise ou le contrat de travail peuvent prévoir davantage ; le simulateur affiche le plancher légal.

Limites : le simulateur ne double pas l'indemnité en cas d'inaptitude d'origine professionnelle, n'intègre pas les barèmes conventionnels et ne calcule ni l'indemnité de préavis, ni celle de congés payés, ni les dommages-intérêts prud'homaux, tous décrits ci-dessous.

Sources et références

Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.

Questions fréquentes

Comment calculer son indemnité de licenciement en 2026 ?

L'indemnité légale vaut 1/4 de mois de salaire de référence par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois par année au-delà (Code du travail, art. R1234-2). Le salaire de référence est la moyenne la plus favorable entre les 12 derniers mois et les 3 derniers mois bruts, primes comprises. Exemple : 2 500 € brut et 8 ans d'ancienneté donnent 8 × 0,25 × 2 500 = 5 000 € ; avec 15 ans, 10 × 0,25 × 2 500 + 5 × (1/3) × 2 500 = 6 250 + 4 166,67 = 10 416,67 €. Une convention collective peut prévoir davantage, jamais moins.

Quelle ancienneté minimale pour avoir droit à l'indemnité de licenciement ?

8 mois d'ancienneté ininterrompus chez le même employeur, en CDI (art. L1234-9). En dessous, aucune indemnité légale n'est due, sauf disposition conventionnelle. L'ancienneté se calcule jusqu'à la fin du préavis, même s'il n'est pas exécuté : un salarié licencié après 7 mois avec 2 mois de préavis atteint 9 mois et ouvre droit à l'indemnité. Les CDD et les périodes d'intérim qui ont précédé immédiatement le CDI comptent dans l'ancienneté.

Comment sont comptés les mois incomplets d'ancienneté ?

Au prorata des mois complets (art. R1234-1). Pour 12 ans et 9 mois avec un salaire de référence de 1 500 €, l'indemnité est de (1 500 × 1/4 × 10) + (1 500 × 1/3 × 2) + (1 500 × 1/3 × 9/12) = 3 750 + 1 000 + 375 = 5 125 €, exactement le chiffre publié par service-public.fr. Les jours qui n'atteignent pas un mois complet ne comptent pas. Le simulateur accepte une ancienneté décimale : 12 ans et 9 mois se saisissent 12,75.

Quel salaire de référence prendre : brut ou net, avec ou sans primes ?

Le salaire brut, jamais le net, selon la formule la plus avantageuse (art. R1234-4) : soit la moyenne des 12 derniers mois précédant la notification, soit la moyenne des 3 derniers mois. Dans ce second cas, une prime annuelle ou exceptionnelle n'est retenue qu'au prorata (1/12 par mois, soit 3/12 pour un 13e mois). Pour un salarié à 2 800 € avec un bonus annuel de 4 000 €, les deux méthodes donnent 3 133,33 € ; elles divergent quand des heures supplémentaires ou des commissions ont été concentrées sur les derniers mois, ou après une augmentation récente, la moyenne sur 3 mois l'emportant alors. En cas d'arrêt maladie ou de temps partiel thérapeutique, on retient les mois précédant l'arrêt.

L'indemnité de licenciement est-elle imposable et soumise à cotisations ?

L'indemnité légale ou conventionnelle est totalement exonérée d'impôt sur le revenu. Une indemnité supérieure reste exonérée dans la limite du plus élevé de deux fois la rémunération brute de l'année précédente ou de 50 % de l'indemnité, sans dépasser 6 PASS, soit 288 360 € en 2026 (CGI art. 80 duodecies). La part exonérée d'impôt est aussi exonérée de cotisations sociales dans la limite de 2 PASS (96 120 €), et de CSG-CRDS dans la limite du montant légal ou conventionnel. Au-delà de 10 PASS (480 600 €), tout est soumis à cotisations et à CSG-CRDS dès le premier euro. Le forfait social n'est pas dû.

Le licenciement pour inaptitude donne-t-il droit à l'indemnité ?

Oui. Pour une inaptitude d'origine non professionnelle, c'est l'indemnité légale ordinaire, sans préavis ni indemnité de préavis, mais la durée du préavis non exécuté s'ajoute à l'ancienneté (8 ans et 3 mois + 2 mois de préavis = 8 ans et 5 mois, soit 5 891,67 € à 2 800 €). Pour une inaptitude consécutive à un accident du travail ou une maladie professionnelle, l'indemnité spéciale est au moins égale au double de l'indemnité légale, sans condition d'ancienneté, plus une indemnité égale à l'indemnité de préavis (art. L1226-14) : 22 ans à 3 200 € donnent 41 600 € au lieu de 20 800 € (6,5 mois de salaire, doublés).

Que peut obtenir un salarié aux prud'hommes en plus de l'indemnité ?

Si le licenciement est jugé sans cause réelle et sérieuse, des dommages-intérêts encadrés par le barème de l'article L1235-3 : dans une entreprise d'au moins 11 salariés, au minimum 3 mois de salaire brut dès 2 ans d'ancienneté et au maximum 3,5 mois à 2 ans, 6 mois à 5 ans, 10 mois à 10 ans, 15,5 mois à 20 ans et 20 mois à partir de 29 ans. Ces sommes s'ajoutent à l'indemnité de licenciement, qui reste due. Le délai de saisine est de 12 mois à compter de la notification (art. L1471-1). En cas de nullité (discrimination, harcèlement, lanceur d'alerte), le plancher est de 6 mois sans plafond.

Indemnité légale ou conventionnelle : laquelle s'applique ?

La plus favorable au salarié, sans cumul. Le simulateur calcule le minimum légal ; si votre convention collective (numéro IDCC sur le bulletin de paie) prévoit un barème supérieur, par exemple 1/3 de mois par année de présence pour les ingénieurs et cadres Syntec à partir de 2 ans d'ancienneté (1/4 de mois par année avant 2 ans, sans plafond : article 4.5 en vigueur depuis le 1er mai 2023), c'est lui qui s'impose à l'employeur. Une indemnité contractuelle ou une transaction peuvent encore la dépasser. Vérifiez le texte sur Legifrance ou avec le simulateur officiel du Code du travail numérique, qui intègre une partie des conventions.

Aller plus loin

Ce calcul dans d'autres situations

Versions de ce simulateur adaptées à une situation précise (défauts et explications spécifiques).