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Calcul de l'allocation chômage (ARE)
L'allocation chômage 2026 (ARE) s'estime à partir du salaire brut antérieur et de l'âge : montant journalier et durée d'indemnisation.
Moyenne brute incluant primes et 13e mois, hors indemnités de rupture
Au moins 6 mois requis pour ouvrir des droits (période portée à 36 mois à partir de 55 ans). La durée d'indemnisation est égale aux jours calendaires d'affiliation × 0,75.
Détermine la durée maximale : 548 jours (18 mois) avant 55 ans, 685 jours (22,5 mois) à 55-56 ans, 822 jours (27 mois) à partir de 57 ans, et la dégressivité (moins de 55 ans)
ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres
Vous percevrez chaque mois (brut)
1 405 €
Soit 46,85 € / jour brut · 548 jours (18,3 mois)
Voir le détail du calcul
- Salaire journalier de référence (SJR)
- 82,19 €
- Formule retenue
- Plancher 57 % du SJR (formule la plus avantageuse)
- ARE journalière brute
- 46,85 €
- Retraite complémentaire (3 % du SJR)
- − 2,47 €
- CSG + CRDS (6,7 % sur 98,25 %)
- 0,00 €
- ARE journalière nette (avant impôt)
- 44,38 €
- ARE mensuelle brute (base 30 jours)
- 1 405,48 €
- ARE mensuelle nette (avant impôt)
- 1 331,51 €
- Durée d'indemnisation (730 jours d'affiliation × 0,75, plafond 548 jours)
- 548 jours (18,3 mois)
Estimation indicative selon le règlement d'assurance chômage du 15 novembre 2024 (montants du 1er juillet 2025, maintenus au 1er juillet 2026). Le net retire la retraite complémentaire (3 % du SJR) et, si l'allocation atteint le SMIC journalier de 61,55 €, la CSG et la CRDS au taux plein. Le simulateur n'intègre pas le différé d'indemnisation (congés payés non pris, indemnités supra-légales), le délai d'attente de 7 jours, les jours non travaillés de la période de référence, ni les règles spécifiques aux intermittents et travailleurs frontaliers.
- Barème officiel 2026
- Sources citées
- Calcul dans votre navigateur
- Sans inscription
Mis à jour le Méthode et sources
Combien touche-t-on au chômage en 2026 ?
L'ARE représente 57 % du salaire brut pour un ancien salaire supérieur à 2 415 € par mois, un peu plus en dessous (40,4 % du salaire journalier + 13,18 € par jour), dans la limite de 75 % du brut. Pour 2 500 € brut, l'allocation est de 46,85 € brut par jour, soit 1 405 € brut et 1 332 € net par mois de 30 jours. Durée maximale : 548 jours (18 mois) avant 55 ans, 685 jours de 55 à 56 ans, 822 jours à partir de 57 ans, à condition d'avoir travaillé 6 mois sur les 24 derniers.
Chiffres clés de l'allocation chômage
Règlement d'assurance chômage annexé à la convention du 15 novembre 2024, fins de contrat à compter du 1er avril 2025 ; montants du 1er juillet 2025, maintenus au 1er juillet 2026 par le conseil d'administration de l'Unédic.
- 57 %part du salaire journalier de référence que l'allocation d'aide au retour à l'emploi atteint dès que l'ancien salaire brut dépasse 2 415 € par mois (règlement d'assurance chômage, art. 14).
- 13,18 €partie fixe journalière ajoutée à 40,4 % du salaire journalier de référence dans la première des deux formules de l'ARE (service-public.gouv.fr, fiche F38881).
- 32,13 €allocation chômage journalière minimale, sous laquelle l'ARE d'un ancien temps plein ne peut pas descendre (Unédic, montants du 1er juillet 2025 maintenus au 1er juillet 2026).
- 92,57 €allocation journalière au-delà de laquelle l'ARE d'un allocataire de moins de 55 ans est réduite de 30 % à partir du 183e jour d'indemnisation, sans pouvoir descendre sous ce même seuil (règlement d'assurance chômage, art. 17 bis).
- 1 405 €ARE mensuelle brute d'un salarié dont le salaire brut moyen atteignait 2 500 € par mois, sur un mois de 30 jours.
- 1 332 €ARE mensuelle nette, retraite complémentaire de 3 % du salaire journalier de référence déduite, d'un salarié dont le salaire brut moyen atteignait 2 500 € par mois.
- 548 joursdurée maximale d'indemnisation d'un allocataire de moins de 55 ans à la fin de son contrat, coefficient de contracyclicité de 0,75 appliqué (Unédic, fiche « Allocation d'aide au retour à l'emploi »).
- 822 joursdurée maximale d'indemnisation d'un allocataire de 57 ans et plus à la fin de son contrat, la période de référence étant alors de 36 mois (Unédic, fiche « Allocation d'aide au retour à l'emploi »).
Conditions pour toucher l'allocation chômage en 2026
- Affiliation : 6 mois de travail (130 jours ou 910 heures) au cours des 24 mois précédant la fin du contrat, 36 mois à partir de 55 ans. Depuis le 1er avril 2026, 5 mois suffisent pour une première ouverture de droits. Tous les contrats comptent (CDD, intérim, temps partiel, plusieurs employeurs).
- Perte involontaire d'emploi : licenciement (quel que soit le motif, faute grave comprise), fin de CDD ou de mission, rupture conventionnelle, démission légitime (suivi de conjoint, violences, non-paiement des salaires…) ou projet de reconversion validé après 5 ans d'activité continue. Une démission ordinaire n'ouvre aucun droit ; un réexamen est possible après 121 jours de chômage.
- Inscription à France Travail dans les 12 mois suivant la fin du contrat, résidence en France, aptitude physique, recherche active d'emploi et absence de pension de retraite à taux plein.
Montant de l'ARE selon l'ancien salaire : tableau 2026
La formule change de régime avec le niveau de salaire. Sous 1 303 € brut par mois, l'allocation est plafonnée à 75 % du SJR (temps partiels) ; de 1 303 € à 1 427 €, c'est l'allocation minimale de 32,13 € par jour qui s'applique ; de 1 427 € à 2 415 €, la formule « 40,4 % + partie fixe » ; au-delà, 57 % du SJR. Les montants ci-dessous sont ceux du simulateur (partie fixe 13,18 €, prélèvements réels).
| Ancien brut mensuel | SJR | ARE / jour brut | Formule | ARE / mois brut | ARE / mois net ≈ |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 867,02 € (SMIC) | 61,38 € | 37,98 € | 40,4 % + fixe | 1 139 € | 1 084 € |
| 2 000 € | 65,75 € | 39,74 € | 40,4 % + fixe | 1 192 € | 1 133 € |
| 2 500 € | 82,19 € | 46,85 € | 57 % du SJR | 1 405 € | 1 332 € |
| 3 000 € | 98,63 € | 56,22 € | 57 % du SJR | 1 687 € | 1 598 € |
| 3 500 € | 115,07 € | 65,59 € | 57 % du SJR | 1 968 € | 1 847 € |
| 4 000 € | 131,51 € | 74,96 € | 57 % du SJR | 2 249 € | 1 982 € |
| 5 000 € | 164,38 € | 93,70 € | 57 % (92,57 € dès le 7e mois) | 2 811 € | 2 478 € |
| 6 000 € | 197,26 € | 112,44 € | 57 % (92,57 € dès le 7e mois) | 3 373 € | 2 974 € |
Lecture : pour 2 500 € brut, SJR = 2 500 × 12 / 365 = 82,19 € ; formule 1 = 0,404 × 82,19 + 13,18 = 46,39 € ; formule 2 = 0,57 × 82,19 = 46,85 €, retenue. Jusqu'à 3 000 € brut, l'allocation est inférieure à 61,55 € par jour : aucune CSG-CRDS n'est prélevée, seule la retraite complémentaire (3 % du SJR, soit 1,84 € par jour au SMIC et 2,47 € à 2 500 €). À 3 500 €, la CSG-CRDS est limitée à 0,59 € par jour pour ne pas ramener le net sous 61,55 €. À partir de 5 000 € brut et avant 55 ans, l'allocation est ramenée à 92,57 € par jour (2 777 € par mois) à partir du 7e mois.
Rapportée à l'ancien salaire net, l'ARE brute remplace environ 71 % du revenu pour un salaire de 2 500 € brut (1 405 € contre 1 979 € net) et jusqu'à 77 % au SMIC (1 139 € contre 1 478 € net). Pour connaître votre ancien net exact, utilisez le simulateur salaire brut en net.
Durée d'indemnisation : 548, 685 ou 822 jours
La durée des droits est égale au nombre de jours calendaires couverts par un contrat de travail sur la période de référence (jours non travaillés compris, dans la limite de 70 % des jours travaillés), multiplié par 0,75, avec un minimum de 182 jours et un plafond selon l'âge atteint à la fin du contrat. Ce coefficient de réduction de 25 % s'applique tant que le taux de chômage national reste inférieur à 9 % (règle dite de contracyclicité) : 24 mois d'emploi continu donnent 730 × 0,75 = 548 jours, 12 mois en donnent 274. Si le chômage dépassait ce seuil, un complément de fin de droits rétablirait les durées de 730, 913 et 1 095 jours.
| Âge à la fin du contrat | Période de référence | Durée maximale | Avant le 1er avril 2025 |
|---|---|---|---|
| Moins de 55 ans | 24 mois | 548 jours (18 mois) | Moins de 53 ans |
| 55 et 56 ans | 36 mois | 685 jours (22,5 mois) | 53 et 54 ans |
| 57 ans et plus | 36 mois | 822 jours (27 mois) | 55 ans et plus |
Depuis le 1er avril 2025, l'allocation est versée sur 30 jours par mois quel que soit le mois (février compris) : le capital de jours ne change pas, mais il est consommé plus régulièrement. Les allocataires qui atteignent l'âge légal de départ en retraite en cours d'indemnisation peuvent conserver l'ARE jusqu'à la retraite à taux plein (maintien des droits), sous conditions d'affiliation.
Dégressivité de 30 % pour les salaires supérieurs à 4 858 € brut
Pour les allocataires de moins de 55 ans dont le SJR dépasse 159,68 € (soit environ 4 858 € brut par mois), l'allocation est réduite de 30 % à partir du 183e jour d'indemnisation (7e mois), sans descendre sous un plancher de 92,57 € brut par jour (2 777 € pour 30 jours). Un ancien cadre à 6 000 € brut perçoit ainsi 112,44 € par jour pendant 6 mois, puis 92,57 € (le calcul 112,44 × 0,7 = 78,71 € est rattrapé par le plancher). Le compteur est suspendu pendant une formation, et la dégressivité ne s'applique pas à partir de 55 ans.
Du brut au net : prélèvements sur l'ARE
| Retenue | Taux | Condition |
|---|---|---|
| Retraite complémentaire | 3 % du SJR | Toujours, sauf si elle ramène l'ARE sous 32,13 € |
| CSG | 6,2 % (3,8 % ou 0 % selon le RFR) | Sur 98,25 % de l'ARE, si l'ARE reste ≥ 61,55 €/jour après prélèvement |
| CRDS | 0,5 % | Même condition que la CSG |
| Impôt sur le revenu | Taux du foyer | Prélèvement à la source par France Travail, ARE imposable comme un salaire |
En dessous de 61,55 € d'allocation journalière (ancien salaire d'environ 3 280 € brut), seule la retraite complémentaire est retenue : pour 2 500 € brut (SJR 82,19 €, ARE 46,85 €), la retenue est de 2,47 € par jour, soit 44,38 € net et 1 332 € par mois. Au-dessus, les trois prélèvements s'appliquent : pour 4 000 € brut (SJR 131,51 €, ARE 74,96 €), retraite complémentaire 3,95 €, CSG 4,57 € et CRDS 0,37 €, soit 66,08 € net par jour et 1 982 € par mois avant impôt. Le taux réel de prélèvement varie donc de 3 % à 12 % selon le niveau d'allocation ; c'est ce calcul que le simulateur applique.
Délai d'attente et différés : quand tombe le premier versement
- Délai d'attente de 7 jours, appliqué une fois par période de 12 mois.
- Différé congés payés = indemnité compensatrice de congés payés brute / SJR. Exemple : 2 500 € d'ICCP avec un SJR de 82,19 € → 30 jours.
- Différé spécifique = part des indemnités de rupture supérieure au minimum légal / 111,8 (diviseur au 1er janvier 2026, indexé sur le plafond de la Sécurité sociale), arrondi à l'entier inférieur et plafonné à 150 jours (75 jours après un licenciement économique). Une rupture conventionnelle négociée avec 8 000 € au-delà de l'indemnité légale décale le premier versement de 71 jours (8 000 / 111,8 = 71,55). Le montant de l'indemnité légale se calcule sur le simulateur d'indemnité de licenciement ou celui de rupture conventionnelle.
Les trois délais se cumulent : après une rupture conventionnelle avec congés non pris et indemnité supra-légale, le premier versement peut intervenir 3 à 5 mois après la fin du contrat. Les droits ne sont pas perdus, seulement décalés.
Cumul avec un salaire, création d'entreprise, seniors
- Reprise d'un emploi moins payé : l'ARE mensuelle est diminuée de 70 % du nouveau salaire brut, tant que le total reste inférieur à l'ancien salaire. Un allocataire à 1 405 € d'ARE qui reprend un mi-temps à 1 000 € brut conserve 1 405 − 700 = 705 € d'ARE, soit 1 705 € brut au total, et n'épuise que 15 jours de droits dans le mois.
- Création ou reprise d'entreprise : maintien de l'ARE avec les mêmes règles de cumul, ou ARCE (60 % des droits restants versés en deux fois). Les cotisations du nouveau statut se simulent sur le simulateur auto-entrepreneur.
- Fin de droits : l'allocation de solidarité spécifique (ASS) peut prendre le relais sous conditions de ressources et de 5 ans d'activité dans les 10 ans précédents. À défaut, le RSA et la prime d'activité en cas de reprise partielle. Les autres prestations sous conditions de ressources (APL, AAH, complémentaire santé solidaire) sont réunies dans la catégorie Aides sociales.
- Activité partielle : le salarié dont l'entreprise réduit l'horaire n'est pas au chômage et ne touche pas l'ARE ; il perçoit de son employeur une indemnité de 60 % du brut, dont le calcul est détaillé dans l'article sur le chômage partiel en 2026.
- Arrêt maladie pendant le chômage : l'ARE est suspendue et remplacée par des indemnités journalières calculées sur les anciens salaires (voir le simulateur d'indemnités journalières).
Les erreurs fréquentes
- Raisonner en salaire net : le SJR se calcule sur le brut, primes et 13e mois compris, indemnités de rupture et de congés payés exclues.
- Démissionner pour un nouveau poste sans attendre la fin de la période d'essai : si le nouvel employeur rompt l'essai avant 88 jours travaillés (4 mois ou 610 heures, seuil applicable aux démissions depuis le 1er avril 2025 ; 65 jours auparavant), aucun droit n'est ouvert au titre de la démission (fiche F89).
- Confondre 18 mois et 548 jours : avec la mensualisation à 30 jours, 548 jours représentent 18 mois et 8 jours de versement.
- Oublier l'impôt : l'ARE nette est encore soumise au prélèvement à la source, au taux transmis par l'administration fiscale, comme un salaire.
Allocation chômage (ARE) : partie fixe et allocation minimale : Partie fixe 13,18 € par jour, allocation minimale 32,13 € par jour, maintenues sans revalorisation au 1er juillet 2026, en vigueur depuis le 1er juillet 2025. Prochaine échéance attendue : 1er juillet 2027 (échéance suivie sur le calendrier des mises à jour) ; la page sera mise à jour à cette date.
Comment est calculé ce résultat ?
L'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) est égale à 57 % du salaire journalier de référence dès que l'ancien salaire brut dépasse 2 415 € par mois, et à 40,4 % de ce salaire journalier augmentés d'une partie fixe de 13,18 € en dessous, sans pouvoir dépasser 75 % du salaire journalier de référence ni descendre sous 32,13 € par jour (règlement d'assurance chômage annexé à la convention du 15 novembre 2024, art. 14).
Le simulateur reproduit en trois étapes le calcul du règlement d'assurance chômage (convention du 15 novembre 2024, applicable aux fins de contrat depuis le 1er avril 2025).
1. Salaire journalier de référence (SJR). France Travail additionne les salaires bruts soumis à contributions chômage des 24 derniers mois (36 mois à partir de 55 ans) et divise par le nombre de jours calendaires de la période, jours non travaillés compris dans la limite de 70 % des jours travaillés. Pour un emploi continu à temps plein, cela revient à :
SJR = salaire brut mensuel moyen × 12 / 365
2. ARE journalière brute. Le montant le plus élevé des deux formules est retenu, puis encadré :
- 40,4 % × SJR + partie fixe (13,18 € depuis le 1er juillet 2025, maintenue au 1er juillet 2026) ;
- 57 % × SJR, formule gagnante dès que le brut mensuel dépasse 2 415 € ;
- plafond de 75 % du SJR et allocation minimale de 32,13 € par jour.
3. Montant mensuel et durée. L'allocation est versée sur une base de 30 jours par mois (mensualisation en vigueur depuis le 1er avril 2025). La durée d'indemnisation est égale aux jours calendaires couverts par un contrat sur la période de référence, multipliés par 0,75 (coefficient de contracyclicité), avec un minimum de 182 jours et dans la limite de 548 jours avant 55 ans, 685 jours de 55 à 56 ans et 822 jours à partir de 57 ans. Le net affiché retire la retraite complémentaire (3 % du SJR) et, lorsque l'allocation atteint le SMIC journalier de 61,55 €, la CSG et la CRDS au taux plein (6,7 % sur 98,25 % de l'allocation). Pour les moins de 55 ans dont l'allocation dépasse 92,57 € par jour, le simulateur affiche aussi le montant réduit de 30 % applicable à partir du 7e mois, plancher 92,57 €.
Ce que le simulateur ne prend pas en compte : les différés d'indemnisation et le délai d'attente de 7 jours, les jours non travaillés de la période de référence (qui abaissent le SJR et la durée), le taux réduit ou l'exonération de CSG selon le revenu fiscal de référence, le cumul avec une activité reprise, le complément de fin de droits en cas de conjoncture défavorable et les régimes particuliers (intermittents, frontaliers, agents publics). Il ne s'applique pas non plus à l'activité partielle, où le salarié reste dans l'entreprise et reçoit une indemnité de son employeur, calculée dans l'article sur le chômage partiel en 2026. Les montants sont ceux du 1er juillet 2025, maintenus au 1er juillet 2026 par le conseil d'administration de l'Unédic.
Où lire chaque valeur
Trois saisies suffisent ; elles se lisent sur les bulletins de paie et sur les documents remis à la fin du contrat, puis se recoupent avec la notification de France Travail.
- Salaire mensuel brut moyen (12 derniers mois)
- Bulletin de paie, ligne « Salaire brut » (ou « Total brut ») de chacun des 12 derniers mois, primes et 13e mois compris ; l'attestation employeur destinée à France Travail, remise à la fin du contrat, récapitule ces salaires mois par mois.À exclure : les indemnités de rupture (licenciement, rupture conventionnelle, congés payés non pris), qui figurent sur le dernier bulletin et le solde de tout compte.
- Mois cotisés sur les 24 derniers mois
- Dates de début et de fin de chaque contrat sur les attestations employeur et les certificats de travail des 24 derniers mois (36 à partir de 55 ans) ; tous les contrats comptent, y compris courts.
- Âge à la fin du contrat
- Date de fin de contrat sur le certificat de travail ou l'attestation employeur : c'est cet âge qui fixe la durée maximale d'indemnisation.
- Salaire journalier de référence retenu
- Notification de droits (décision d'admission) envoyée par France Travail après l'inscription : elle indique le salaire journalier de référence, l'allocation journalière brute et la durée des droits.Le simulateur suppose un emploi continu ; les jours non travaillés de la période abaissent le SJR calculé par France Travail.
- Différés et délai d'attente
- Même notification de droits : date de début de l'indemnisation, différé congés payés, différé spécifique et délai d'attente de 7 jours (non calculés ici).
- Montant à comparer au résultat
- Avis de paiement mensuel dans votre espace personnel France Travail : nombre de jours indemnisés × allocation journalière, avant et après CSG, CRDS et retraite complémentaire.
Sources et références
Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.
- Service-Public.fr : ARE d'un salarié du privé dont le contrat prend fin à compter du 1er avril 2025 (fiche F38881)
- Unédic : Fiche thématique « Allocation d'aide au retour à l'emploi » (règlement d'assurance chômage 2025)
- Unédic : Montants au 1er juillet 2026 : partie fixe 13,18 €, allocation minimale 32,13 €, seuil de dégressivité 92,57 € (communiqué du 30 juin 2026)
- Service-Public.fr : ARE pour les fins de contrat antérieures au 1er avril 2025 (fiche F14860)
- Convention du 15 novembre 2024 relative à l'assurance chômage et règlement annexé (arrêté d'agrément du 19 décembre 2024) ; Code du travail art. L5421-1 et suivants, textes cités sans lien
Questions fréquentes
Combien touche-t-on au chômage avec un salaire de 2 000 € brut ?
Avec 2 000 € brut par mois sur les 24 derniers mois, le salaire journalier de référence est de 65,75 € et l'ARE journalière brute de 39,74 € (40,4 % du SJR + partie fixe de 13,18 €), soit 1 192 € brut et 1 133 € net par mois de 30 jours. À ce niveau, aucune CSG-CRDS n'est prélevée (allocation inférieure à 61,55 € par jour), seule la retraite complémentaire (3 % du SJR) est retenue.
Combien touche-t-on au chômage avec 2 500 € ou 3 000 € brut ?
Pour 2 500 € brut mensuel, l'ARE est de 46,85 € brut par jour (57 % d'un SJR de 82,19 €), soit 1 405 € brut et 1 332 € net par mois (seule la retraite complémentaire est retenue sous 61,55 € par jour). Pour 3 000 € brut, 56,22 € par jour, 1 687 € brut et 1 598 € net par mois. Au-delà de 2 415 € brut par mois, c'est toujours la formule 57 % du SJR qui s'applique : l'allocation représente alors 57 % du brut, soit environ 71 % de l'ancien salaire net.
Quelle est la durée d'indemnisation chômage en 2026 ?
La durée est égale aux jours calendaires couverts par un contrat sur la période de référence multipliés par 0,75 (réduction de 25 % appliquée tant que le taux de chômage reste sous 9 %), dans la limite de 548 jours (18 mois) avant 55 ans, 685 jours (22,5 mois) de 55 à 56 ans et 822 jours (27 mois) à partir de 57 ans, pour les fins de contrat intervenues depuis le 1er avril 2025 : 24 mois d'emploi continu ouvrent 548 jours, 12 mois en ouvrent 274. La durée minimale est de 182 jours. L'allocation est versée sur 30 jours par mois, quel que soit le mois.
Quelles conditions pour toucher le chômage en 2026 ?
Il faut avoir travaillé au moins 6 mois (130 jours ou 910 heures) au cours des 24 derniers mois (36 mois à partir de 55 ans), avoir perdu son emploi involontairement (licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle, démission légitime), être inscrit à France Travail dans les 12 mois, résider en France et rechercher activement un emploi. Depuis le 1er avril 2026, une première ouverture de droits est possible avec 5 mois d'affiliation.
L'allocation chômage baisse-t-elle après 6 mois ?
Seulement pour les hauts salaires : si le salaire journalier de référence dépasse 159,68 € (environ 4 858 € brut par mois) et que vous avez moins de 55 ans à la fin du contrat, l'allocation est réduite de 30 % à partir du 7e mois d'indemnisation, sans pouvoir descendre sous 92,57 € brut par jour (2 777 € pour 30 jours). Un ancien salarié à 6 000 € brut passe ainsi de 112,44 € à 92,57 € par jour au 183e jour.
Quels prélèvements sur l'allocation chômage ?
Trois retenues : une participation à la retraite complémentaire de 3 % du salaire journalier de référence, la CSG (6,2 %) et la CRDS (0,5 %) calculées sur 98,25 % de l'allocation. CSG et CRDS ne sont pas prélevées si elles ramènent l'allocation sous 61,55 € brut par jour (SMIC brut journalier) et peuvent être réduites selon le revenu fiscal de référence. Le net représente en pratique 88 à 97 % du brut ; le simulateur applique ces trois retenues au taux plein (pour 4 000 € brut : 74,96 € brut, 66,08 € net par jour). L'ARE est ensuite imposable et soumise au prélèvement à la source.
Quand commence le versement de l'ARE après la fin du contrat ?
Après un délai d'attente de 7 jours, auquel s'ajoutent deux différés éventuels : le différé congés payés (indemnité compensatrice de congés payés divisée par le SJR, en jours) et le différé spécifique pour les indemnités de rupture dépassant le minimum légal (montant supra-légal divisé par 111,8, valeur au 1er janvier 2026, nombre entier de jours plafonné à 150, ou 75 jours après un licenciement économique). Avec 2 500 € d'indemnité de congés payés et un SJR de 82,19 €, le différé congés payés est de 30 jours.
Peut-on cumuler l'ARE avec un salaire ?
Oui. En cas de reprise d'activité, France Travail déduit 70 % du salaire brut mensuel repris de l'allocation mensuelle ; le cumul salaire + ARE ne peut dépasser l'ancien salaire brut de référence. Les jours non indemnisés ne sont pas perdus mais reportés, ce qui allonge la durée des droits. Le créateur d'entreprise peut aussi opter pour l'ARCE : 60 % du reliquat de droits versés en capital en deux fois.