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Barème 2026Mis à jour le

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Calcul des congés payés acquis

Les jours de congés payés acquis en 2026 dépendent de la date d'entrée et se comptent en jours ouvrables ou ouvrés, les mois d'arrêt maladie étant pris en compte.

Sur la période de référence (1er juin → 31 mai), temps plein ou temps partiel : le nombre de jours acquis est le même (art. L3141-3). Comptez aussi les congés payés, congés de maternité, arrêts pour accident du travail et formations.

Maladie ou accident de la vie privée : 2 jours ouvrables par mois, 24 au maximum (loi du 22 avril 2024, art. L3141-5-1). Laissez 0 si aucun arrêt.

ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres

Jours ouvrables acquis

30

Soit 25 jours ouvrés (semaine de 5 jours)

Voir le détail du calcul
Travail effectif (12 mois × 2,5)
30 j
Jours ouvrables (plafond 30)
30 j
Arrondi légal (entier supérieur)
30 j
Jours ouvrés (semaine de 5 jours)
25 j

Calcul légal du Code du travail (art. L3141-3, L3141-5-1 et L3141-7). Votre convention collective peut prévoir des jours supplémentaires (ancienneté, fractionnement, enfants à charge) qui ne sont pas comptés ici.

  • Barème officiel 2026
  • Sources citées
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Mis à jour le Méthode et sources

Combien de jours de congés payés a-t-on acquis ?

2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif (Code du travail, art. L3141-3), soit 30 jours ouvrables ou 25 jours ouvrés pour une année complète du 1er juin au 31 mai, temps plein comme temps partiel. Un salarié entré le 1er septembre a acquis 22,5 jours au 31 mai, arrondis à 23. En arrêt maladie non professionnel, l'acquisition est de 2 jours par mois (24 par an maximum) depuis la loi du 22 avril 2024.

Jours acquis selon la date d'entrée (période du 1er juin au 31 mai)

Congés acquis au 31 mai, calculés avec le simulateur puis arrondis selon l'article L3141-7
Entrée dans l'entrepriseMois travaillésJours ouvrablesArrondi légalJours ouvrés
1er mai12,532,08
1er mars37,586,25
1er janvier512,51310,42
1er décembre6151512,5
1er octobre8202016,67
1er août10252520,83
1er juin ou avant12303025

Un salarié entré en cours de mois acquiert ses premiers 2,5 jours après 4 semaines de travail, pas au mois civil suivant. Les jours acquis peuvent être posés dès l'embauche, sans période d'attente (art. L3141-12) ; l'employeur fixe toutefois les dates après consultation et peut différer une demande. Pour la valeur en euros de chaque jour (règle du 1/10e ou maintien de salaire), utilisez le simulateur d'indemnité de congés payés.

Arrêt maladie : 2 jours par mois depuis la loi du 22 avril 2024

Pour se conformer au droit européen, la loi n° 2024-364 a modifié l'article L3141-5 : les périodes d'arrêt de travail pour maladie ou accident non professionnel ouvrent droit à 2 jours ouvrables par mois, dans la limite de 24 jours ouvrables par période de référence. Les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle donnent 2,5 jours par mois sans plus aucune limite de durée. La règle s'applique rétroactivement aux périodes courant depuis le 1er décembre 2009, avec un délai de deux ans pour réclamer, expiré le 24 avril 2026 pour les salariés toujours en poste.

Période de référence avec un arrêt maladie non professionnel
Situation sur l'annéeCalculJours ouvrables acquis
9 mois travaillés + 3 mois d'arrêt9 × 2,5 + 3 × 228,5 → 29
6 mois travaillés + 6 mois d'arrêt6 × 2,5 + 6 × 227
12 mois d'arrêt12 × 2, plafonné à 2424
12 mois d'arrêt après accident du travail12 × 2,530

Les congés qui n'ont pas pu être pris à cause de l'arrêt sont reportables pendant 15 mois. Le délai court à partir du moment où l'employeur, dans le mois suivant la reprise, informe le salarié du nombre de jours dont il dispose et de la date limite pour les prendre ; sans cette information, le délai ne démarre pas. Pour un arrêt couvrant toute la période de référence, le délai part de la fin de cette période.

Prise des congés, fractionnement, report : les règles utiles

  • Congé principal : 12 jours ouvrables consécutifs au minimum, 24 au maximum, à prendre entre le 1er mai et le 31 octobre ; la cinquième semaine se prend à part.
  • Jours de fractionnement (art. L3141-23) : si une partie du congé principal est prise en dehors de la période légale, 1 jour supplémentaire pour 3 à 5 jours, 2 jours pour 6 jours et plus, sauf renonciation écrite ou accord collectif différent.
  • Congés supplémentaires : 2 jours ouvrables par enfant à charge de moins de 15 ans (art. L3141-8), le total ne pouvant dépasser 30 jours pour les salariés d'au moins 21 ans au 30 avril précédent ; la plupart des conventions ajoutent des jours d'ancienneté ou d'âge.
  • Ordre des départs : fixé par l'employeur au moins un mois avant, en tenant compte de la situation familiale et de l'ancienneté ; les conjoints d'une même entreprise ont droit à des congés simultanés.
  • Report : par accord entre les parties, ou de droit après maternité, accident du travail ou maladie (15 mois). Les jours non pris et non reportés sont perdus, sauf si l'employeur a empêché leur prise.
  • Rupture du contrat : les jours acquis et non pris sont payés (indemnité compensatrice), y compris en cas de démission ou de faute lourde. Voir le simulateur d'indemnité de licenciement pour les autres sommes dues.

Erreurs fréquentes de décompte

  • Compter le samedi : en jours ouvrables, une semaine du lundi au vendredi coûte 6 jours, le samedi étant décompté ; en revanche, un congé qui commence un lundi ne fait pas décompter le samedi précédent.
  • Jour férié : un jour férié chômé tombant pendant le congé n'est pas décompté ; s'il tombe un samedi habituellement décompté, il ne l'est pas non plus.
  • Temps partiel : même nombre de jours qu'un temps plein, mais chaque semaine posée coûte 6 jours ouvrables, jours non travaillés compris. Ne réduisez pas les jours acquis au prorata de l'horaire.
  • Année civile : si un accord fixe la période de référence au 1er janvier, les compteurs du bulletin de paie (« N-1 » et « N ») ne suivent pas le calendrier juin-mai décrit ici.
  • CDD et intérim : mêmes droits, mais les jours non pris sont systématiquement payés en fin de contrat (10 % de la rémunération brute), voir le simulateur de fin de CDD.

Comment est calculé ce résultat ?

Tout salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés par mois de travail effectif chez le même employeur, dans la limite de 30 jours par période de référence (art. L3141-3). La période de référence court du 1er juin au 31 mai, sauf accord collectif fixant une autre période (souvent l'année civile). Le simulateur applique :

  • jours ouvrables = min(mois travaillés × 2,5 + min(mois d'arrêt maladie × 2 ; 24) ; 30)
  • jours affichés = arrondi à l'entier supérieur (art. L3141-7)
  • jours ouvrés = jours ouvrables × 5 ÷ 6
  • Mois de travail effectif : mois civil complet, ou période de 4 semaines / 24 jours ouvrables. Les congés payés, congés de maternité et de paternité, arrêts pour accident du travail, formations et repos compensateurs comptent comme du travail effectif (art. L3141-5).
  • Arrondi : lorsque le nombre de jours acquis n'est pas entier, il est porté à l'entier supérieur (art. L3141-7) : 12,5 jours donnent 13 jours. Le simulateur affiche le nombre arrondi et, dans le détail, la valeur exacte avant arrondi.
  • Temps partiel : le nombre de jours acquis est identique à celui d'un temps plein, quel que soit l'horaire (art. L3141-3) ; seule l'indemnité de congés est proportionnelle au salaire. Le simulateur ne demande donc pas votre quotité.
  • Arrêt maladie non professionnel : 2 jours ouvrables par mois d'arrêt, 24 au maximum par période de référence (art. L3141-5-1, loi du 22 avril 2024), en plus des 2,5 jours par mois travaillé, le tout plafonné à 30.
  • Jours ouvrables ou ouvrés : le Code du travail compte en jours ouvrables (lundi à samedi) ; si votre entreprise décompte en jours ouvrés (lundi à vendredi), 30 jours ouvrables deviennent 25 jours ouvrés.

Ce que le simulateur ne prend pas en compte : les jours de fractionnement (art. L3141-23), les congés supplémentaires pour enfants à charge (art. L3141-8) et les jours conventionnels (ancienneté, âge), ainsi que les périodes de référence différentes du 1er juin au 31 mai fixées par accord collectif. Les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle comptent comme du travail effectif : saisissez-les dans les mois travaillés.

Sources et références

Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.

Questions fréquentes

Combien de jours de congés payés acquiert-on par mois de travail ?

2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif chez le même employeur (Code du travail, art. L3141-3), soit 30 jours ouvrables, ou 25 jours ouvrés, pour une période de référence complète du 1er juin au 31 mai. Un salarié entré le 1er janvier a acquis 12,5 jours au 31 mai, arrondis à 13 jours ouvrables ; après 8 mois, 20 jours ; après 3 mois, 7,5 jours arrondis à 8. Le décompte se fait par mois de travail effectif ou période de 4 semaines (24 jours ouvrables), et les congés peuvent être pris dès leur acquisition, sans attendre la fin de la période.

Jours ouvrables ou jours ouvrés : combien de jours de congés ?

Le Code du travail raisonne en jours ouvrables (du lundi au samedi, 6 par semaine, jours fériés chômés exclus) : 30 jours par an. Beaucoup d'entreprises décomptent en jours ouvrés (jours effectivement travaillés, en général du lundi au vendredi) : 25 jours par an, soit 2,08 par mois. Les deux décomptes sont équivalents à condition de ne jamais désavantager le salarié : une semaine de congé coûte 6 jours ouvrables ou 5 jours ouvrés, et un pont du vendredi coûte 2 jours ouvrables (vendredi et samedi) mais un seul jour ouvré.

Acquiert-on des congés payés pendant un arrêt maladie ?

Oui, depuis la loi n° 2024-364 du 22 avril 2024, applicable rétroactivement au 1er décembre 2009. En arrêt pour maladie ou accident non professionnel, le salarié acquiert 2 jours ouvrables par mois, dans la limite de 24 jours ouvrables par période de référence (soit 4 semaines au lieu de 5). En arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle, il acquiert 2,5 jours par mois sans limitation de durée, l'ancienne limite d'un an ayant été supprimée. Les congés non pris du fait de l'arrêt peuvent être reportés pendant 15 mois à compter de l'information donnée par l'employeur à la reprise.

Un salarié à temps partiel a-t-il moins de congés payés ?

Non : il acquiert les mêmes 2,5 jours ouvrables par mois, soit 30 jours par an, quel que soit son horaire (art. L3141-3), et le décompte des jours pris se fait en jours ouvrables comme pour un temps plein, y compris les jours non travaillés compris dans la période de congé. Seule l'indemnité de congés payés est proportionnelle au salaire réduit. Un salarié à 80 % qui travaille du lundi au jeudi et pose une semaine entière consomme 6 jours ouvrables, comme son collègue à temps plein.

Quelles périodes d'absence comptent comme du travail effectif ?

Les congés payés eux-mêmes, les congés de maternité, de paternité et d'adoption, les arrêts pour accident du travail et maladie professionnelle, les périodes de formation professionnelle, les repos compensateurs, la journée d'appel de préparation à la défense et, depuis 2024, les arrêts maladie non professionnels (2 jours par mois). Le congé parental d'éducation, le congé sabbatique, le congé sans solde et la grève ne génèrent pas de congés, sauf disposition conventionnelle plus favorable.

Qu'est-ce que les jours de fractionnement et comment les obtenir ?

Le congé principal (12 à 24 jours ouvrables) doit être pris entre le 1er mai et le 31 octobre. Si, à la demande de l'employeur ou avec son accord, une partie de ces 24 jours est prise en dehors de cette période, le salarié gagne 1 jour ouvrable supplémentaire pour 3 à 5 jours pris hors période et 2 jours pour 6 jours et plus (art. L3141-23). La cinquième semaine n'ouvre pas droit au fractionnement. Un accord collectif peut aménager ou supprimer ces jours, et l'employeur peut demander au salarié d'y renoncer par écrit.

Que deviennent les congés non pris à la fin de la période ?

En principe ils sont perdus au 31 mai (ou au terme fixé par l'accord collectif), sauf si l'employeur n'a pas mis le salarié en mesure de les prendre, auquel cas il doit les reporter ou les indemniser. Le report est possible par accord entre employeur et salarié, obligatoire pendant 15 mois après un arrêt maladie, et automatique en cas de congé maternité ou d'accident du travail. Les jours peuvent aussi alimenter un compte épargne-temps. À la rupture du contrat, tous les jours acquis et non pris sont payés sous forme d'indemnité compensatrice, y compris en cas de faute lourde.

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