Les cinq montants d'un bulletin, de haut en bas
Un bulletin de paie 2026 se lit comme une cascade : chaque montant est le précédent moins une couche de prélèvements. Sur le bulletin type de cet article (2 500 € brut, non-cadre, célibataire sans enfant, entreprise de moins de 11 salariés, mutuelle obligatoire à 30,00 € de part salariale), calculé avec les formules des simulateurs du site :
| Montant | Ce qu'il contient | Bulletin type |
|---|---|---|
| Coût total employeur | Brut + cotisations patronales − réduction générale | 3 128,15 € |
| Salaire brut | Salaire de base + heures sup + primes + avantages en nature | 2 500,00 € |
| Net imposable | Brut − cotisations déductibles (CSG non déductible et CRDS restent dedans) | 2 050,22 € |
| Montant net social | Brut − toutes les cotisations légales − part salariale de mutuelle et prévoyance obligatoires | 1 948,99 € |
| Net à payer avant impôt | Brut − cotisations salariales − mutuelle (+ remboursements de frais éventuels) | 1 948,99 € |
| Net payé | Net à payer − prélèvement à la source (taux personnalisé 3,2 % ici) | 1 883,38 € |
Sur 3 128,15 € dépensés par l'entreprise, hors sa propre part de mutuelle (elle en finance au moins la moitié, soit 30 € ou plus ici), 62 % arrivent sur le compte du salarié avant impôt. Le reste finance la retraite, l'assurance maladie, le chômage, les allocations familiales, la formation et la dette sociale. Le simulateur brut-net reproduit ce calcul pour votre propre salaire, cadre ou non-cadre. Pour situer ce bulletin, le salaire net moyen du privé est de 2 733 € par mois en équivalent temps plein et la médiane de 2 190 € (Insee, données 2024).
Les cotisations salariales 2026, ligne par ligne
Les taux ci-dessous sont ceux du régime général en 2026, hors Alsace-Moselle. Les assiettes se lisent par rapport au plafond mensuel de la Sécurité sociale, fixé à 4 005 € pour 2026 (arrêté du 22 décembre 2025) : la tranche 1 va de 0 à 1 plafond, la tranche 2 de 1 à 8 plafonds.
| Ligne du bulletin | Assiette | Taux salarié | Déductible de l'impôt | Sur 2 500 € |
|---|---|---|---|---|
| Vieillesse plafonnée | Jusqu'à 1 plafond | 6,90 % | Oui | 172,50 € |
| Vieillesse déplafonnée | Totalité du brut | 0,40 % | Oui | 10,00 € |
| Agirc-Arrco tranche 1 | Jusqu'à 1 plafond | 3,15 % | Oui | 78,75 € |
| CEG tranche 1 | Jusqu'à 1 plafond | 0,86 % | Oui | 21,50 € |
| CSG déductible | 98,25 % du brut | 6,80 % | Oui | 167,03 € |
| CSG non déductible | 98,25 % du brut | 2,40 % | Non | 58,95 € |
| CRDS | 98,25 % du brut | 0,50 % | Non | 12,28 € |
| Total des cotisations salariales | 521,01 € | |||
Deux absences frappent sur un bulletin 2026 : aucune cotisation salariale maladie hors Alsace-Moselle, et aucune cotisation salariale chômage, supprimée en totalité depuis le 1er octobre 2018. Ce qui pèse le plus, c'est la retraite : vieillesse de base (6,90 % + 0,40 %) et complémentaire Agirc-Arrco avec sa contribution d'équilibre général (3,15 % + 0,86 % en tranche 1), soit 11,31 % du brut sous le plafond. La CSG (9,20 %, dont 2,40 % non déductibles de l'impôt) et la CRDS (0,50 %) sont calculées sur 98,25 % du brut : cet abattement de 1,75 % ne s'applique que jusqu'à 4 plafonds annuels (192 240 € de salaire en 2026) et, au-delà, elles portent sur la totalité du salaire. La contribution d'équilibre technique (CET, 0,14 %) n'est due que si le brut dépasse le plafond, mais elle porte alors sur tout le salaire, dans la limite de 8 plafonds. En Alsace-Moselle, une ligne s'ajoute : la cotisation maladie du régime local, 1,30 % de la totalité du brut, que le simulateur de salaire net en Alsace-Moselle applique sur sa propre ligne.
Les cotisations patronales : la partie que vous ne voyez pas
Le bulletin doit indiquer le montant et l'assiette des cotisations à la charge de l'employeur, regroupées en cinq rubriques (santé, accidents du travail et maladies professionnelles, retraite, famille, chômage), le total des exonérations et le « total versé par l'employeur ». Seuls les taux des cotisations salariales sont exigés. Depuis le 1er janvier 2026, les taux réduits de maladie (7 %) et d'allocations familiales (3,45 %) ont disparu, sauf pour quelques régimes particuliers (outre-mer, travailleurs occasionnels agricoles, zones aidées). L'allègement passe par la réduction générale dégressive unique : maximale au niveau du Smic, elle décroît puis s'annule à 3 Smic. Pour toute l'année 2026, ce seuil reste calculé sur le Smic du 1er janvier (1 823,03 € brut par mois), soit 5 469,09 € brut par mois, alors que le Smic est passé à 1 867,02 € le 1er juin 2026 (le détail poste par poste, AT/MP et versement mobilité compris, figure dans l'article sur les cotisations patronales 2026). Sur le bulletin type :
| Cotisation patronale | Taux | Par mois sur 2 500 € |
|---|---|---|
| Maladie-maternité-invalidité-décès | 13,00 % | 325,00 € |
| Allocations familiales | 5,25 % | 131,25 € |
| Vieillesse plafonnée | 8,55 % | 213,75 € |
| Vieillesse déplafonnée | 2,11 % | 52,75 € |
| Accidents du travail / MP | 1,50 % | 37,50 € |
| Contribution solidarité autonomie (CSA) | 0,30 % | 7,50 € |
| FNAL (logement) | 0,10 % | 2,50 € |
| Assurance chômage | 4,00 % | 100,00 € |
| AGS (garantie des salaires) | 0,25 % | 6,25 € |
| Agirc-Arrco tranche 1 | 4,72 % | 118,00 € |
| CEG tranche 1 | 1,29 % | 32,25 € |
| Contribution dialogue social | 0,016 % | 0,40 € |
| Taxe d'apprentissage | 0,68 % | 17,00 € |
| Contribution à la formation professionnelle (CFP) | 0,55 % | 13,75 € |
| Réduction générale dégressive (coefficient 0,1719) | - | − 429,75 € |
| Coût total mensuel pour l'employeur | 3 128,15 € | |
Les taux patronaux sont ceux du barème de l'Urssaf pour le secteur privé, tels qu'ils sont intégrés aux formules du site (dernière vérification des formules le 14 septembre 2026). Le taux d'accidents du travail et de maladies professionnelles (1,50 % ici) est une hypothèse : le taux réel dépend du secteur d'activité et, à partir de 20 salariés, des accidents survenus dans l'entreprise elle-même ; il lui est notifié par la caisse régionale. À partir de 11 salariés, la contribution à la formation passe de 0,55 % à 1 % et le versement mobilité s'ajoute dans les agglomérations qui l'ont instauré. Le détail complet, y compris pour un cadre ou une entreprise de plus de 50 salariés, est dans le simulateur de coût d'un salarié.
Net imposable, montant net social, net à payer : trois nets différents
Le net imposable est la base du prélèvement à la source et le montant prérempli dans la déclaration de revenus. Il est plus élevé que ce qui reste après cotisations, parce que la CSG non déductible (2,40 %) et la CRDS (0,50 %) sont prélevées sur votre salaire mais ne réduisent pas votre revenu imposable : sur le bulletin type, 2 050,22 € contre 1 978,99 €, soit 71,23 € d'écart. La mutuelle joue dans les deux sens : la part payée par l'employeur pour les frais de santé s'ajoute au net imposable, la part salariale d'un contrat collectif obligatoire s'en déduit. Le bulletin type suppose que l'employeur paie la même somme que le salarié (30 €, le minimum légal étant la moitié de la cotisation) : les deux effets se compensent. Limite du calcul : la part de mutuelle payée par l'employeur est elle-même soumise à la CSG et à la CRDS à la charge du salarié, soit 9,70 % de 30 €, environ 2,91 € par mois, que le bulletin type ne compte pas. Les trois nets réels seraient inférieurs d'autant. Avec le net à payer avant impôt (1 948,99 €), l'écart total est de 101,23 €.
Le montant net social, obligatoire sur tous les bulletins depuis juillet 2023, est la somme à déclarer à la CAF pour la prime d'activité et le RSA. Il retire du brut toutes les cotisations légales et la part salariale des complémentaires santé et prévoyance obligatoires, mais n'inclut ni les remboursements de frais professionnels ni les titres-restaurant. Sur le bulletin type, il vaut 1 948,99 €. Notre article sur net social, net à payer et net imposable détaille les cas où les trois s'écartent (indemnités journalières, avantages en nature, épargne salariale).
Le net à payer avant impôt est ce que vous toucheriez sans prélèvement à la source ; le net payé est le virement réel. Entre les deux, une seule ligne : l'impôt sur le revenu.
Le prélèvement à la source : quel taux et sur quelle base
L'employeur applique au net imposable le taux transmis par l'administration fiscale, qu'il ne peut ni calculer ni modifier. Trois taux existent :
| Taux | Qui l'a | Bulletin type | Prélèvement mensuel |
|---|---|---|---|
| Personnalisé | Taux du foyer, calculé d'après la dernière déclaration : personnes seules, ou couples qui optent pour lui | 3,2 % | 65,61 € |
| Individualisé | Couples mariés ou pacsés : chacun est prélevé selon ses propres revenus. C'est le taux appliqué par défaut depuis le 1er septembre 2025, sauf option pour le taux du foyer | Sans objet (célibataire) | - |
| Non personnalisé (dit « neutre ») | Aucun taux transmis à l'employeur (début d'activité, par exemple), ou option du salarié qui ne souhaite pas communiquer son taux ; si le prélèvement est alors inférieur à celui de son taux personnel, il verse lui-même le complément chaque mois | 2,9 % | 59,46 € |
Le taux non personnalisé est lu dans une grille (celle applicable depuis le 1er mai 2026) qui ne dépend que du montant du salaire du mois, sans tenir compte de la situation de famille ni des autres revenus du foyer : 2,9 % sur le bulletin type, contre 3,2 % pour le taux personnalisé calculé par le site. Dans tous les cas, l'écart entre les sommes prélevées et l'impôt réellement dû est soldé après la déclaration de revenus. Vous pouvez faire modifier votre taux en cours d'année sur impots.gouv.fr en cas de hausse de revenus, ou de baisse sous certaines conditions ; le nouveau taux s'applique au plus tard le troisième mois qui suit la demande. La procédure est dans notre article sur la modification du taux de prélèvement à la source.
Le bulletin type complet : 2 500 € brut, non-cadre
| Ligne | Base | Taux | Montant |
|---|---|---|---|
| Salaire brut (151,67 h) | - | - | 2 500,00 € |
| Vieillesse plafonnée | 2 500,00 € | 6,90 % | − 172,50 € |
| Vieillesse déplafonnée | 2 500,00 € | 0,40 % | − 10,00 € |
| Agirc-Arrco tranche 1 | 2 500,00 € | 3,15 % | − 78,75 € |
| CEG tranche 1 | 2 500,00 € | 0,86 % | − 21,50 € |
| CSG déductible | 2 456,25 € | 6,80 % | − 167,03 € |
| CSG non déductible | 2 456,25 € | 2,40 % | − 58,95 € |
| CRDS | 2 456,25 € | 0,50 % | − 12,28 € |
| Mutuelle obligatoire (part salariale) | - | - | − 30,00 € |
| Net imposable | Brut − cotisations déductibles | 2 050,22 € | |
| Montant net social | Brut − cotisations légales − mutuelle | 1 948,99 € | |
| Net à payer avant impôt | Brut − toutes cotisations − mutuelle | 1 948,99 € | |
| Prélèvement à la source | 2 050,22 € | 3,2 % | − 65,61 € |
| Net payé | Net à payer avant impôt − prélèvement à la source | 1 883,38 € | |
Le taux personnalisé de 3,2 % correspond à un célibataire sans enfant dont ce salaire est le seul revenu, calculé avec le barème 2026 de l'impôt sur le revenu du site : un salarié avec des enfants ou un conjoint sans revenu aura un taux plus bas. Pour un cadre au même brut, la seule différence légale est la cotisation APEC de 0,024 %, soit 0,60 € de plus par mois ; l'écart de net visible sur les bulletins de cadres vient des cotisations salariales de prévoyance et de mutuelle prévues par les accords de l'entreprise, qui s'ajoutent à la cotisation de prévoyance que l'employeur doit verser pour ses cadres (au moins 1,50 % du salaire sous le plafond, à sa charge exclusive).
Second bulletin : 5 000 € brut, cadre, au-dessus du plafond
Au-delà de 4 005 € de brut mensuel, trois choses changent : la vieillesse plafonnée et la tranche 1 de retraite complémentaire s'arrêtent au plafond ; la tranche 2 (8,64 % + 1,08 %) prend le relais sur la part du salaire qui le dépasse ; la CET (0,14 %) s'applique à tout le salaire. Bulletin d'un cadre célibataire à 5 000 € brut, calculé avec la même formule, hors mutuelle et prévoyance (leurs cotisations salariales, et la CSG-CRDS due sur les parts payées par l'employeur, réduiraient d'autant le net) :
| Ligne | Base | Taux | Montant |
|---|---|---|---|
| Salaire brut | - | - | 5 000,00 € |
| Vieillesse plafonnée | 4 005,00 € | 6,90 % | − 276,35 € |
| Vieillesse déplafonnée | 5 000,00 € | 0,40 % | − 20,00 € |
| Agirc-Arrco tranche 1 | 4 005,00 € | 3,15 % | − 126,16 € |
| Agirc-Arrco tranche 2 | 995,00 € | 8,64 % | − 85,97 € |
| CEG tranche 1 | 4 005,00 € | 0,86 % | − 34,44 € |
| CEG tranche 2 | 995,00 € | 1,08 % | − 10,75 € |
| CET | 5 000,00 € | 0,14 % | − 7,00 € |
| APEC (cadre) | 5 000,00 € | 0,024 % | − 1,20 € |
| CSG déductible | 4 912,50 € | 6,80 % | − 334,05 € |
| CSG non déductible | 4 912,50 € | 2,40 % | − 117,90 € |
| CRDS | 4 912,50 € | 0,50 % | − 24,56 € |
| Total des cotisations salariales | 1 038,38 € | ||
| Net imposable | 4 104,08 € | ||
| Net à payer avant impôt | 3 961,62 € | ||
| Prélèvement à la source (taux personnalisé de 13 %, célibataire sans autre revenu) | − 533,53 € | ||
| Net payé | 3 428,09 € | ||
Les cotisations salariales représentent 20,77 % du brut sur ce bulletin, contre 20,84 % sur le bulletin à 2 500 € : le passage du plafond ne change presque rien au rapport entre le net et le brut. Ce qui fait baisser le net payé, c'est l'impôt : le taux de prélèvement à la source passe de 3,2 % à 13 %.
Les lignes qui changent d'un bulletin à l'autre
- Alsace-Moselle : une cotisation maladie salariale supplémentaire, de 1,30 % de la totalité du brut, finance le régime local, qui rembourse mieux les soins. Le net est donc légèrement plus bas pour un même brut, voir le simulateur brut-net Alsace-Moselle.
- Heures supplémentaires : à défaut d'accord collectif, elles sont majorées de 25 % pour les huit premières heures de la semaine puis de 50 % (un accord peut fixer un autre taux, 10 % au minimum). Elles ouvrent droit à une réduction des cotisations salariales de retraite, dans la limite de 11,31 %, et à une exonération d'impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 € de rémunération nette imposable par an (revenus 2025 et 2026). Elles apparaissent sur une ligne distincte et sortent du net imposable jusqu'à ce plafond. Calcul dans le simulateur d'heures supplémentaires.
- Titres-restaurant, remboursement de transport : la part employeur d'un titre-restaurant est exonérée si elle représente 50 à 60 % de sa valeur et ne dépasse pas 7,32 € par titre en 2026 ; l'employeur prend aussi en charge 50 % de l'abonnement de transport en commun, et cette somme figure sur le bulletin. Dans ces limites, la part employeur des titres n'entre ni dans le brut ni dans le net social ; la part salariale des titres est retenue sur le net à payer.
- Avantages en nature (voiture, logement, repas) : ajoutés au brut pour le calcul des cotisations et de l'impôt, puis retirés du net à payer puisqu'ils ne sont pas versés en argent. Un bulletin avec véhicule de fonction affiche donc un brut supérieur au salaire contractuel.
- Apprentis : pour un contrat ayant débuté depuis le 1er mars 2025, les cotisations salariales ne sont dues que sur la part du salaire qui dépasse 50 % du Smic (933,51 € par mois depuis le 1er juin 2026), CSG et CRDS comprises ; pour un contrat ayant débuté au plus tard le 28 février 2025, la limite reste de 79 % du Smic et le salaire est exonéré de CSG et de CRDS. Le salaire de l'apprenti est exonéré d'impôt sur le revenu dans la limite du montant annuel du Smic.
- Arrêt maladie : les indemnités journalières de la Sécurité sociale apparaissent en « IJSS » quand l'employeur qui maintient le salaire les perçoit à la place du salarié (subrogation), avec une retenue pour absence et un complément employeur, voir maintien de salaire et subrogation.
Vérifier son bulletin et contester une erreur
Quatre contrôles suffisent chaque mois : le brut correspond au contrat (heures, taux horaire, primes prévues) ; le nombre d'heures supplémentaires et leur majoration ; le taux de prélèvement à la source est bien celui affiché dans votre espace impots.gouv.fr ; le net payé est égal au virement. Les compteurs de congés payés et de RTT en bas du bulletin méritent aussi un coup d'œil, car une erreur d'acquisition se cumule pendant des années.
Signalez d'abord l'erreur par écrit à votre employeur ou au service de paie, qui la régularise sur un bulletin suivant. Vous pouvez contester le montant ou l'exactitude d'une fiche de paie pendant trois ans à compter de sa remise ; faute de régularisation, le litige relève du conseil de prud'hommes. L'employeur qui ne remet pas de bulletin encourt une amende pouvant atteindre 450 € par fiche non remise, et des dommages et intérêts. Il conserve un double pendant cinq ans, puis doit en garantir la disponibilité pendant 50 ans ou jusqu'à 6 ans après votre départ à la retraite ; aucun texte ne l'oblige en revanche à vous délivrer le duplicata d'un bulletin perdu. Conservez donc les vôtres sans limitation de durée, comme le bulletin lui-même vous y invite : ils permettent de faire valoir vos droits à la retraite. Depuis 2017, la remise électronique est le principe, sauf si vous vous y opposez.
Questions fréquentes
Pourquoi le net imposable est-il plus élevé que le net à payer ?
Parce que la CSG non déductible (2,40 %) et la CRDS (0,50 %) sont retirées de votre salaire mais restent comprises dans votre revenu imposable, tout comme la part de mutuelle payée par l'employeur. Sur 2 500 € brut, ces deux contributions représentent 71,23 € par mois ; avec 30 € de mutuelle, l'écart entre le net imposable et le net à payer atteint 101,23 €.
Quel montant déclarer à la CAF : net à payer ou net social ?
Le montant net social, présent sur tous les bulletins depuis juillet 2023. Il est en général très proche du net à payer avant impôt, mais il exclut les remboursements de frais et inclut certains éléments non versés (avantages en nature).
Combien de cotisations un salarié paie-t-il en 2026 ?
Environ 21 % du brut sous le plafond de la Sécurité sociale pour un non-cadre (521,01 € sur 2 500 €) : 7,30 % de retraite de base, 4,01 % de retraite complémentaire et 9,70 % de CSG-CRDS sur 98,25 % du brut. Au-delà du plafond, la proportion reste voisine : 20,77 % sur un bulletin de cadre à 5 000 € brut.
Mon employeur peut-il changer mon taux de prélèvement à la source ?
Non. Il applique le taux transmis par la DGFiP, ou le taux neutre s'il n'en reçoit aucun. Seul vous pouvez le modifier, depuis votre espace impots.gouv.fr ; le nouveau taux s'applique au plus tard le troisième mois qui suit votre demande.
Que signifie la ligne « réduction générale » sur mon bulletin ?
C'est l'allègement de cotisations patronales sur les salaires inférieurs à 3 fois le Smic du 1er janvier 2026 (5 469,09 € brut par mois), calculé chaque mois par l'employeur (429,75 € sur le bulletin type). Il n'a aucun effet sur votre net : il réduit le coût du poste pour l'entreprise.
Combien de temps garder ses bulletins de paie ?
Toute la vie. Le bulletin lui-même le mentionne. Une carrière se reconstitue à partir des bulletins quand un employeur a disparu ou mal déclaré, et l'employeur n'est pas tenu de vous fournir un duplicata.
Cadre ou non-cadre : le net est-il vraiment différent ?
Pour un même brut, presque pas : la seule cotisation propre aux cadres est l'APEC (0,024 %). L'écart vient des cotisations salariales de prévoyance et de mutuelle fixées par les accords de chaque entreprise ; la cotisation de prévoyance obligatoire des cadres (au moins 1,50 % du salaire sous le plafond) est, elle, à la charge exclusive de l'employeur.
Sources officielles
- URSSAF : Taux de cotisations du secteur privé 2026
- service-public.gouv.fr : Fiche de paie : mentions obligatoires, remise, conservation, contestation
- BOSS : Montant net social : définition et éléments inclus
- service-public.gouv.fr : Prélèvement à la source : taux personnalisé, individualisé, neutre
- Code du travail, art. R3243-1 (mentions du bulletin), R3243-5 (conservation sans limitation de durée), L3243-2 (remise électronique), L3243-4 (double conservé cinq ans) et L3245-1 (prescription de trois ans) ; Code de la sécurité sociale, art. L241-13, et décret n° 2026-509 du 12 juin 2026 (réduction générale dégressive unique) ; accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 (prévoyance des cadres).
- Fiches et actualités officielles consultées le 9 octobre 2026 : cotisations salariales (F2302), plafond de la Sécurité sociale 2026, réduction générale dégressive unique (F24542) et sa présentation par le ministère de l'Économie (décret du 12 juin 2026), protection sociale complémentaire (F33754), fin des taux réduits maladie et famille, heures supplémentaires (F2391), contrat d'apprentissage (F2918), titres-restaurant 2026, Insee Première n° 2079, salaires du secteur privé en 2024, mutuelle d'entreprise (F20739), contribution à la formation professionnelle (F22570), taux d'accidents du travail (F33665), BOFiP, option pour le taux non personnalisé, Régime local d'assurance maladie d'Alsace-Moselle (cotisation de 1,30 %).