Barème 2026Mis à jour le
Plus-value immobilière
Calculez la plus-value imposable lors de la vente d'un bien immobilier (hors résidence principale, exonérée).
Comment calculer la plus-value immobilière en 2026 ?
La plus-value immobilière = prix de vente − prix d'achat (revalorisé : +7,5 % frais notaire, +15 % travaux après 5 ans). Imposition : 19 % impôt + 17,2 % prélèvements sociaux = 36,2 % total. Exonération totale pour la résidence principale. Abattement progressif après 5 ans : exonération totale d'impôt après 22 ans, et de prélèvements sociaux après 30 ans.
Prix d'achat initial, hors frais
Entre la date d'achat et la date de vente
Estimation indicative
Impôt total sur la plus-value
20 589 €
Sur une plus-value brute de 93 750 €
Voir le détail du calcul
- Prix de vente
- 400 000,00 €
- Prix d'acquisition
- − 250 000,00 €
- Frais d'acquisition
- − 18 750,00 €
- Travaux
- − 37 500,00 €
- Plus-value brute
- 93 750,00 €
- Abattement IR (60 %)
- base 37 500,00 €
- Impôt IR (19 %)
- + 7 125,00 €
- Abattement PS (16,5 %)
- base 78 281,25 €
- Prélèvements sociaux (17,2 %)
- + 13 464,37 €
- Total impôts
- − 20 589,38 €
- Net vendeur
- 379 410,63 €
Calcul standard hors résidence principale (totalement exonérée). Ne prend pas en compte la surtaxe pour plus-values supérieures à 50 000 € (article 1609 nonies G) ni les exonérations spécifiques (1ère vente d'un logement, ventes ≤ 15 000 €, etc.).
Comment est calculé ce résultat ?
La plus-value immobilière correspond à la différence entre le prix de vente et le prix d'acquisition corrigé (acquisition + frais + travaux), diminuée des abattements pour durée de détention. Elle est imposée au taux global de 36,2 % (19 % IR + 17,2 % prélèvements sociaux).
Le calcul se fait en plusieurs étapes :
- Prix d'acquisition corrigé = prix d'achat + frais d'acquisition (réels ou forfait 7,5 %) + travaux (réels ou forfait 15 % si détention ≥ 5 ans).
- Plus-value brute = prix de vente − prix d'acquisition corrigé.
- Application des abattements pour durée de détention, différents pour l'IR et pour les prélèvements sociaux.
- Imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur les bases imposables respectives, soit 36,2 % cumulés.
- Surtaxe éventuellede 2 % à 6 % au-delà de 50 000 € de PV nette (art. 1609 nonies G du CGI).
Le tableau des abattements pour durée de détention :
- IR : 0 % de 0 à 5 ans, puis 6 % par an de la 6ème à la 21ème année, 4 % la 22ème — exonération totale dès 22 ans.
- PS : 0 % de 0 à 5 ans, 1,65 % par an de la 6ème à la 21ème, 1,60 % la 22ème, puis 9 % par an de la 23ème à la 30ème — exonération totale dès 30 ans.
À noter : la résidence principale est totalement exonérée (art. 150 U II.1° du CGI), sans condition de durée. Ce simulateur couvre les autres cas (résidence secondaire, bien locatif, terrain). Il ne prend pas en compte la surtaxe sur les plus-values élevéesni les exonérations spécifiques (première vente d'un autre logement, ventes ≤ 15 000 €, démembrement, etc.).
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la plus-value immobilière imposable en 2026 ?
C'est la différence entre le prix de vente et le prix d'acquisition corrigé (acquisition + frais + travaux), diminuée des abattements pour durée de détention. Elle concerne principalement la vente de résidences secondaires et de biens locatifs — la résidence principale en est totalement exonérée (article 150 U II.1° du Code général des impôts). Le taux global d'imposition est de 36,2 % (19 % IR + 17,2 % PS).
Quel est le taux d'imposition de la plus-value immobilière ?
L'imposition se compose de deux parts : l'impôt sur le revenu au taux forfaitaire de 19 % et les prélèvements sociaux au taux de 17,2 %, soit un total de 36,2 % sur la base imposable. Pour les plus-values supérieures à 50 000 €, une surtaxe progressive de 2 à 6 % s'ajoute (article 1609 nonies G du CGI), portant le taux marginal à 42,2 % dans les cas extrêmes.
Comment fonctionnent les abattements pour durée de détention ?
Les abattements sont différents pour l'IR et pour les prélèvements sociaux. Pour l'IR : 0 % les 5 premières années, puis 6 % par an de la 6ème à la 21ème année, et 4 % la 22ème année — soit une exonération totale après 22 ans. Pour les prélèvements sociaux : 1,65 % par an de la 6ème à la 21ème année, 1,60 % la 22ème, puis 9 % par an de la 23ème à la 30ème — soit une exonération totale après 30 ans (article 150 VC du CGI).
Que sont les forfaits de frais et travaux ?
Le code permet de majorer le prix d'acquisition par un forfait, sans avoir à fournir de justificatifs : 7,5 % pour les frais d'acquisition (notaire, droits de mutation), et 15 % pour les travaux à condition que le bien ait été détenu au moins 5 ans. Vous pouvez aussi opter pour les frais réels (justificatifs requis) si cela vous est plus favorable. Pour un appartement vendu après 8 ans de détention, le forfait travaux est presque toujours plus avantageux.
Quels biens sont exonérés en 2026 ?
Sont totalement exonérées : la résidence principale (occupée habituellement et effectivement), la première cession d'un logement autre que la résidence principale dans la limite de 150 000 € de prix (art. 150 U II.1° bis), les biens détenus depuis plus de 22 ans pour l'IR (30 ans pour les PS), les ventes inférieures à 15 000 €, certaines cessions au profit d'organismes en charge du logement social, les expropriations sous condition de remploi, et les ventes par des retraités ou invalides modestes.
Qui collecte et déclare la plus-value ?
C'est le notaire chargé de la vente qui calcule la plus-value, retient l'impôt et les prélèvements sociaux, et reverse à l'administration fiscale dans le mois suivant la vente. Vous n'avez rien à déclarer vous-même — mais vous recevez le détail du calcul avec votre acte. Conservez-le précieusement pour votre dossier (formulaire 2048-IMM). La plus-value imposable doit cependant être reportée sur votre déclaration de revenus N+1 (case 3VZ).
La résidence principale est-elle totalement exonérée ?
Oui, sans condition de durée, à condition que le bien soit votre résidence principale au jour de la vente — c'est-à-dire occupée habituellement et effectivement. Une vente intervenant dans un délai raisonnable après un déménagement (généralement 1 an, jusqu'à 2 ans dans certains cas) est admise. Les dépendances vendues simultanément (cave, garage, terrain attenant) bénéficient également de l'exonération.
Comment fonctionne la surtaxe au-delà de 50 000 € ?
Une surtaxe progressive s'applique aux plus-values nettes supérieures à 50 000 € (art. 1609 nonies G du CGI), par paliers de 2 % à 6 %. Concrètement : entre 50 et 100 k€ = 2 %, entre 100 et 150 k€ = 3 %, entre 150 et 200 k€ = 4 %, entre 200 et 250 k€ = 5 %, au-delà de 250 k€ = 6 %. Pour une PV nette de 200 000 €, la surtaxe ressort à 7 000 € en plus des 72 400 € d'IR + PS.
Quelle stratégie pour optimiser la fiscalité d'une vente ?
Trois leviers principaux : (1) conserver le bien plus longtemps pour profiter des abattements (22 ans pour exonération IR, 30 ans pour exonération PS totale) ; (2) maximiser les justificatifs de travaux d'amélioration (factures sur 10 ans) si le forfait 15 % est insuffisant ; (3) céder en démembrement (nue-propriété puis usufruit) pour étaler l'impact. Pour un investissement locatif, anticiper la cession 6 mois avant la 22ème année permet d'arbitrer entre rendement futur et exonération IR.
Que fait-on quand la plus-value est négative (moins-value) ?
Une moins-value immobilière n'est ni imposable ni déductible en règle générale (art. 150 VD du CGI). Elle ne peut pas s'imputer sur des plus-values de même nature, ni sur les revenus fonciers, ni sur le revenu global. Seule exception : la cession simultanée de plusieurs biens immobiliers dans le cadre d'une même opération économique (par exemple un lotissement vendu en plusieurs lots) permet la compensation interne.
Comment sont calculés les abattements année par année ?
Pour l'IR, après les 5 premières années à 0 %, vous accumulez 6 % par an de la 6ème à la 21ème année incluse (96 % au total), plus 4 % la 22ème année (= 100 %, exonération). Pour les PS, après les 5 premières années à 0 %, vous gagnez 1,65 % par an jusqu'à la 21ème année (26,4 %), 1,60 % la 22ème (28 %), puis 9 % par an de la 23ème à la 30ème année (= 100 %, exonération). À la 17ème année, vous avez 72 % d'abattement IR et 19,80 % d'abattement PS.
Les frais d'acquisition réels sont-ils plus avantageux ?
Le forfait 7,5 % du prix d'acquisition couvre généralement les frais réels (notaire 7-8 % + agence). Optez pour les réels uniquement si vos frais documentés excèdent 7,5 % — par exemple si vous avez payé une commission d'agence importante. Comparez : pour un bien acheté 200 000 € avec 16 000 € de frais documentés, les réels (16 000 €) battent le forfait (15 000 €) de 1 000 €, soit 362 € d'économie d'impôt au taux marginal 36,2 %.
Quand la première vente est-elle exonérée ?
L'art. 150 U II.1° bis exonère la première cession d'un logement autre que la résidence principale dans la limite de 150 000 € de prix, à trois conditions : ne pas avoir été propriétaire de sa RP dans les 4 années précédentes, remployer le prix dans l'achat ou la construction de sa résidence principale dans les 24 mois, et ne pas avoir déjà bénéficié de cette exonération. Plafond pratique : 150 000 € pour une personne seule, 300 000 € pour un couple soumis à imposition commune.
Comment déclarer une plus-value lors de la déclaration de revenus ?
Le notaire ayant déjà retenu l'impôt et les PS, vous reportez simplement la plus-value imposable sur votre déclaration 2042 (case 3VZ) en année N+1 pour information. Cette mention sert au calcul du Revenu fiscal de référence et peut influencer votre éligibilité à certaines aides ou exonérations sociales l'année suivante. Si la PV nette dépasse 50 000 €, anticipez l'impact sur le quotient familial et le taux marginal global.
Une donation suivie d'une vente change-t-elle le calcul ?
Oui. En cas de bien reçu par donation ou succession, le prix d'acquisition retenu est la valeur déclarée dans l'acte de donation ou la déclaration de succession, et la durée de détention démarre à compter de cette transmission (et non de l'acquisition initiale du donateur). Une donation avant cession peut donc « purger » la plus-value latente — montage classique en transmission patrimoniale, à étudier avec un notaire.
Sources et références
- Code général des impôts — Article 150 U (plus-values immobilières)
- Code général des impôts — Article 150 VC (abattements)
- Code général des impôts — Article 1609 nonies G (surtaxe)
- BOFIP-RFPI — Plus-values immobilières des particuliers
- Service-Public.fr — Plus-value immobilière
- impots.gouv.fr — Notice plus-values immobilières
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Pour aller plus loin
Plus-value immobilière 2026 : règles essentielles
La plus-value immobilière des particuliersest régie par les articles 150 U à 150 VH du Code général des impôts. Elle est due par toute personne physique (ou société soumise à l'IR) cédant à titre onéreux un bien immobilier ou un droit immobilier, sauf exonération expresse. Le notaire est l'unique interlocuteur fiscal de l'opération : il calcule la plus-value, retient l'impôt (IR 19 %) et les prélèvements sociaux (17,2 %), et reverse à l'administration fiscale dans le mois suivant la vente.
Quatre principes structurent le calcul 2026 :
- La résidence principale est exonérée sans condition de durée (art. 150 U II.1°), tant qu'elle est occupée habituellement et effectivement à la date de la vente.
- Les autres biens sont imposés au taux forfaitaire de 36,2 % (IR + PS), avec des abattements progressifs sur la durée de détention au-delà de la 5ème année.
- Une surtaxe progressivede 2 à 6 % s'ajoute au-delà de 50 000 € de PV nette (art. 1609 nonies G).
- Le notaire est le redevable : pas de déclaration spontanée à faire, simple report informatif sur la déclaration de revenus N+1 (case 3VZ).
La fiscalité immobilière française des plus-values est l'une des plus favorables à la détention longue en Europe. À titre comparatif : l'Allemagne exonère la plus-value après 10 ans de détention (sans abattement progressif), l'Espagne applique un taux unique de 19 à 26 % sans abattement durée. La France récompense plus fortement les détentions très longues (22 ans pour IR, 30 ans pour PS).
Calcul de la plus-value brute (prix vente − prix acquisition − frais)
La plus-value brute correspond à la différence entre deux montants correctement reconstitués. Voici la formule détaillée appliquée par notre simulateur :
PV brute = Prix de vente − (Prix acquisition + Frais d'acquisition + Travaux)
Chaque composante a ses règles précises :
- Prix de vente : prix net vendeur indiqué dans l'acte authentique, hors frais à la charge de l'acquéreur. Les commissions d'agence à la charge du vendeur sont déductibles si elles figurent clairement dans le mandat.
- Prix d'acquisition : prix payé à l'achat tel que mentionné dans l'acte d'origine. Pour un bien reçu par donation ou succession, on retient la valeur déclarée dans l'acte de transmission.
- Frais d'acquisition : au choix, soit les frais réels justifiés (notaire, droits de mutation, agence à l'achat) sur factures, soit un forfait de 7,5 % du prix d'acquisition sans justificatif (art. 150 VB II.3°).
- Travaux : au choix, soit les travaux d'amélioration réels sur factures TTC d'une entreprise (les travaux d'entretien ne comptent pas), soit un forfait de 15 % du prix d'acquisition pour les biens détenus depuis au moins 5 ans (art. 150 VB II.4°).
Exemple chiffré : un appartement acheté 200 000 € en 2014 et revendu 320 000 € en 2026. Frais forfait 7,5 % = 15 000 €. Travaux forfait 15 % (détention ≥ 5 ans) = 30 000 €. Prix d'acquisition corrigé = 245 000 €. Plus-value brute = 320 000 − 245 000 = 75 000 €.
Abattements pour durée de détention (tableau année par année)
Les abattements pour durée de détention sont calculés séparément pour l'impôt sur le revenu (IR) et les prélèvements sociaux (PS). Plus la détention est longue, plus la base imposable diminue. Voici le détail année par année selon l'article 150 VC du Code général des impôts :
| Année de détention | Abatt. IR cumulé | Abatt. PS cumulé |
|---|---|---|
| 1 à 5 ans | 0 % | 0 % |
| 6 ans | 6 % | 1,65 % |
| 10 ans | 30 % | 8,25 % |
| 15 ans | 60 % | 16,50 % |
| 17 ans | 72 % | 19,80 % |
| 20 ans | 90 % | 24,75 % |
| 21 ans | 96 % | 26,40 % |
| 22 ans | 100 % (exo) | 28 % |
| 25 ans | 100 % | 55 % |
| 28 ans | 100 % | 82 % |
| 30 ans | 100 % | 100 % (exo) |
Lecture du tableau : à 17 ans de détention, votre base imposable IR est réduite de 72 %, votre base PS de 19,80 %. Sur une plus-value brute de 75 000 €, l'impôt total ressort à environ 16 330 € — contre 27 150 € sans abattement.
Taux d'imposition (19 % IR + 17,2 % PS = 36,2 % au total + surtaxe)
Le taux d'imposition de la plus-value immobilière des particuliers se décompose en trois étages cumulables :
- Impôt sur le revenu : taux forfaitaire de 19 % (et non barème progressif), appliqué à la plus-value après abattement IR ;
- Prélèvements sociaux : taux unique de 17,2 % (CSG 9,2 % + CRDS 0,5 % + Prélèvement de solidarité 7,5 %), appliqué à la plus-value après abattement PS ;
- Surtaxe pour PV élevées: barème progressif de 2 % à 6 % au-delà de 50 000 € de plus-value nette (art. 1609 nonies G du CGI).
Détail de la surtaxe progressivepar tranche de plus-value nette imposable (après abattements IR) :
| Tranche PV nette | Taux surtaxe | Taux total |
|---|---|---|
| ≤ 50 000 € | 0 % | 36,2 % |
| 50 001 à 100 000 € | 2 % | 38,2 % |
| 100 001 à 150 000 € | 3 % | 39,2 % |
| 150 001 à 200 000 € | 4 % | 40,2 % |
| 200 001 à 250 000 € | 5 % | 41,2 % |
| > 250 000 € | 6 % | 42,2 % |
La surtaxe ne s'applique qu'aux ventes de logements et de terrains à bâtir(pas aux droits sociaux ni aux parts de SCI), et uniquement si la plus-value nette imposable IR dépasse 50 000 € après abattements. Sur une PV nette de 120 000 €, la surtaxe ressort à 2 800 € ((50 000 × 2 %) + (20 000 × 3 %)).
Exonérations totales (résidence principale et cas spéciaux)
Plusieurs cas d'exonération totale sont prévus par le CGI. Voici les principaux :
- Résidence principale (art. 150 U II.1°) — bien occupé habituellement et effectivement à la date de la vente. Une vente intervenant dans un délai raisonnable après un déménagement (typiquement 1 an) est admise.
- Première vente d'un autre logement(art. 150 U II.1° bis) — exonération dans la limite de 150 000 € de prix, sous trois conditions : ne pas avoir été propriétaire de sa RP dans les 4 années précédentes, remployer le prix dans l'achat de sa RP sous 24 mois, et ne pas avoir déjà bénéficié de cette exonération.
- Détention longue durée — exonération IR après 22 ans, exonération PS après 30 ans.
- Petites cessions(art. 150 U II.6°) — exonération totale pour les ventes inférieures à 15 000 € par cédant.
- Retraités et invalides modestes(art. 150 U III) — exonération si revenu fiscal de référence inférieur aux seuils définis (environ 11 000 € pour une personne seule en 2026) et résident en EHPAD ou foyer logement.
- Expropriation pour cause d'utilité publique (art. 150 U II.4°) — exonération sous condition de remploi de l'indemnité dans les 12 mois.
- Cession à un organisme de logement social (art. 150 U II.7°) — exonération totale jusqu'à la fin 2026 (dispositif prolongé par la LF 2025).
Cinq exemples chiffrés (RP, locatif, terrain, héritage, indivision)
Exemple 1 — Vente d'une résidence principale
Vous vendez en 2026 votre résidence principale achetée 280 000 € en 2015 pour 420 000 €. Plus-value brute apparente = 140 000 €. Impôt total = 0 € grâce à l'exonération totale de l'article 150 U II.1°. Le notaire le mentionne dans l'acte, vous gardez l'intégralité de la plus-value.
Exemple 2 — Vente d'un bien locatif détenu 15 ans
Appartement locatif acheté 180 000 € en 2011, revendu en 2026 pour 290 000 €. Frais forfait 7,5 % = 13 500 €, travaux forfait 15 % = 27 000 €. Prix d'acquisition corrigé = 220 500 €. PV brute = 69 500 €. Abattements à 15 ans : IR 60 % (base 27 800 €), PS 16,50 % (base 58 033 €). IR = 5 282 €, PS = 9 982 €, total = 15 264 € (21,96 % de la PV brute). Voir notre simulateur résidence secondaire pour les cas similaires.
Exemple 3 — Vente d'un terrain à bâtir détenu 20 ans
Terrain acheté 40 000 € en 2006, classé constructible en 2024, revendu en 2026 pour 150 000 €. Frais forfait 7,5 % = 3 000 €. Pas de travaux. Prix corrigé = 43 000 €. PV brute = 107 000 €. Abattements à 20 ans : IR 90 % (base 10 700 €), PS 24,75 % (base 80 518 €). IR = 2 033 €, PS = 13 849 €, total = 15 882 €. Voir notre simulateur plus-value terrain à bâtir pour les règles spécifiques.
Exemple 4 — Bien reçu par succession, vendu 5 ans après
Maison héritée en 2021 (valeur déclarée à la succession : 250 000 €), revendue en 2026 pour 310 000 €. La durée de détention démarre à compter de la succession (5 ans). Frais forfait 7,5 % = 18 750 €. Pas de travaux (détention < 5 ans : forfait 15 % non applicable). Prix corrigé = 268 750 €. PV brute = 41 250 €. Aucun abattement (5 ans révolus mais pas encore 6). IR = 7 838 €, PS = 7 095 €, total = 14 933 € (36,2 % plein).
Exemple 5 — Indivision familiale, quotes-parts
Trois frères héritent en parts égales d'une maison estimée 300 000 € en 2014, revendue en 2026 pour 480 000 € (12 ans de détention). Chaque indivisaire est imposé sur sa quote-part (60 000 € de PV brute après abattements forfaitaires). Abattements à 12 ans : IR 42 %, PS 11,55 %. IR = 2 204 €, PS = 3 648 €, 5 852 € par indivisaire, soit 17 556 € au total. Si l'un d'eux est retraité modeste, il peut bénéficier de l'exonération de l'art. 150 U III.
Stratégies d'optimisation et FAQ pratique
Plusieurs leviers permettent d'optimiser la fiscalité d'une vente immobilière dans le respect de la loi :
- Attendre l'année 22 ou 30 pour bénéficier des exonérations. Pour un bien acheté en 2005, vendre en 2027 plutôt qu'en 2026 peut basculer d'une PV imposée à une exonération IR totale.
- Documenter les travaux d'amélioration sur factures d'entreprises. Si vos travaux réels excèdent 15 % du prix d'acquisition, optez pour les frais réels. Plafond pratique sur 10 ans : tout est cumulable, à condition d'avoir conservé les justificatifs.
- Faire de la résidence principale avant la vente — un déménagement effectif pendant au moins 1 an peut requalifier le bien comme RP. Vérifier avec un fiscaliste, l'administration contrôle l'occupation effective.
- Démembrer puis céder l'usufruit ou la nue-propriété séparément pour étaler l'impact fiscal. Montage classique en transmission patrimoniale, à étudier avec un notaire.
- Donation avant cession pour purger la plus-value latente. Le bien donné prend pour prix d'acquisition la valeur déclarée dans la donation — utile sur des biens à très forte plus-value latente, dans le cadre d'une transmission planifiée.
- Privilégier le déficit foncier avant la vente pour réduire les revenus fonciers et optimiser la fiscalité globale. Voir notre guide complet sur le déficit foncier pour optimiser sa fiscalité immobilière.
Pièges courants à éviter : oublier de remployer le prix dans les 24 mois pour l'exonération « première cession », confondre travaux d'amélioration (déductibles) et travaux d'entretien (non déductibles), céder un bien à moins de 6 ans alors qu'une simple attente pourrait débloquer un abattement substantiel.