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Indemnité de congés payés
Comparez les deux méthodes légales de calcul de l'indemnité de congés payés — la règle du 1/10e et le maintien de salaire — sachant que l'employeur doit retenir la plus favorable au salarié.
Total brut perçu sur les 12 mois de la période de référence (1er juin → 31 mai), primes liées au travail et heures supplémentaires incluses.
Entrent dans l'assiette : salaire de base, heures supplémentaires et leurs majorations, primes liées au travail (ancienneté, assiduité, astreinte, commissions) et l'indemnité de congés payés de l'année précédente. En sont exclus : primes exceptionnelles, primes versées pour l'année entière congés compris, remboursements de frais, participation et intéressement.
Sur la période de référence. Une année complète ouvre 30 jours ouvrables, soit 25 jours ouvrés (Code du travail, Art. L3141-3).
Nombre de jours ouvrables de congés que vous prenez (ou que l'on vous solde).
Salaire brut du mois précédant le congé. Sert au calcul du maintien de salaire (Art. L3141-24, II).
La moyenne mensuelle conventionnelle est de 26 jours ouvrables (52 × 6 ÷ 12) ou 21,67jours ouvrés (52 × 5 ÷ 12). Le décompte réel varie selon le mois : saisissez-le pour un résultat exact.
Estimation indicative
Indemnité de congés payés
3 000 €
Règle du 1/10e · 30 jours ouvrables
La méthode « Règle du 1/10e » est la plus favorable : elle vous rapporte 692,31 € de plus. Votre employeur est tenu de retenir ce montant.
Voir le détail du calcul
- Méthode 1 — règle du 1/10e
- 3 000,00 €
- 1/10e de 30 000,00 €
- 3 000,00 €
- Valeur d'une journée (30 j acquis)
- 100,00 €
- × 30 jours pris
- 3 000,00 €
- Méthode 2 — maintien de salaire
- 2 307,69 €
- Salaire mensuel brut
- 2 000,00 €
- Valeur d'une journée (26 j / mois)
- 76,92 €
- × 30 jours pris
- 2 307,69 €
- Écart entre les deux méthodes
- 692,31 € (30 %)
- Méthode retenue
- Règle du 1/10e
- Indemnité brute due
- 3 000,00 €
Estimation indicative.Montant brut, avant cotisations sociales et prélèvement à la source. Le maintien de salaire est calculé sur une moyenne mensuelle de jours ; votre employeur peut retenir le décompte réel du mois ou l'horaire réel de l'établissement (Art. L3141-24, II). Votre convention peut prévoir des règles plus favorables, qui priment alors sur le calcul légal.
Comment est calculé ce résultat ?
L'indemnité de congés payés (ICCP) est la somme qui remplace votre salaire pendant vos congés. Le Code du travail (Art. L3141-24) impose de la calculer selon deux méthodes, puis de retenir la plus favorable au salarié. Ce n'est pas un choix laissé à l'employeur : le maintien de salaire constitue un plancher légal.
- Règle du 1/10e(Art. L3141-24, I) : le congé annuel ouvre droit à une indemnité égale au dixième de la rémunération brute totaleperçue au cours de la période de référence (1er juin → 31 mai). Ce dixième couvre la totalité des jours acquis ; il est donc ramené au prorata des jours réellement pris.
- Maintien de salaire(Art. L3141-24, II) : l'indemnité ne peut être inférieure à la rémunération qui aurait été perçue si le salarié avait continué à travailler pendant son congé.
Formule simplifiée :
- méthode_1 = (rémunération_brute_période × 1/10) × (jours_pris / jours_acquis)
- méthode_2 = (salaire_mensuel_brut / jours_du_mois) × jours_pris
- indemnité = max(méthode_1, méthode_2)
L'assiette du 1/10eest décisive. Y entrent : le salaire de base, les heures supplémentaires et leurs majorations, les primes liées au travail (ancienneté, assiduité mensuelle, astreinte, commissions sur ventes) et l'indemnité de congés payés de l'année précédente (Art. L3141-24, I, 1°). En sont exclus : les primes exceptionnelles, les primes versées pour l'année entière congés compris (prime de fin d'année), les remboursements de frais professionnels, ainsi que la participation et l'intéressement.
En pratique, le 1/10e l'emporte lorsque des éléments variables ont gonflé la rémunération de la période de référence (heures supplémentaires, primes, commissions). Le maintien de salaire l'emporte après une augmentation ou une hausse du temps de travail en cours de période, le 1/10e restant alors calculé sur une rémunération passée plus faible.
La base de décompte suit celle de votre employeur. Le Code du travail (Art. L3141-3) raisonne en jours ouvrables : 2,5 par mois de travail effectif, plafonnés à 30 par an (5 semaines). De nombreuses entreprises décomptent en jours ouvrés, soit 25 jours par an (30 × 5/6). Pour combien de jours vous avez acquis, utilisez notre simulateur de jours de congés payés, complémentaire de celui-ci.
Estimation indicative :le montant affiché est brut, avant cotisations sociales et prélèvement à la source. Le maintien de salaire est calculé sur une moyenne mensuelle de jours (26 jours ouvrables ou 21,67 jours ouvrés) ; votre employeur peut retenir le décompte réel du mois ou l'horaire réel de l'établissement (Art. L3141-24, II, 2°), ce que l'option « décompte réel » permet de reproduire. Votre convention collective ou un usage d'entreprise peut prévoir des règles plus favorables, qui priment alors sur le calcul légal.
Questions fréquentes
Règle du 1/10e ou maintien de salaire : laquelle s'applique ?
Les deux. L'article L3141-24 du Code du travail impose de calculer l'indemnité selon la règle du 1/10e (I), puis précise que cette indemnité « ne peut être inférieure au montant de la rémunération qui aurait été perçue pendant la période de congé si le salarié avait continué à travailler » (II). Le maintien de salaire est donc un plancher : l'employeur doit comparer les deux résultats et verser le plus élevé, c'est-à-dire le plus favorable au salarié. Ce n'est pas une option : un employeur qui applique systématiquement une seule méthode s'expose à un rappel de salaire si l'autre était plus avantageuse.
Qu'est-ce qui entre dans l'assiette du 1/10e ?
Sont inclus dans la rémunération brute de la période de référence : le salaire de base, les heures supplémentaires et leurs majorations, les majorations pour travail de nuit ou du dimanche, les primes liées au travail (ancienneté, assiduité mensuelle, astreinte, commissions sur ventes, objectifs), l'indemnité de congés payés de l'année précédente (Art. L3141-24, I, 1°) et les indemnités de contrepartie obligatoire en repos (I, 2°). Sont exclus : les primes exceptionnelles, les primes couvrant l'année entière congés compris (prime de fin d'année versée indépendamment des périodes travaillées), les remboursements de frais professionnels, la participation et l'intéressement.
Dans quels cas le 1/10e est-il plus avantageux ?
Le 1/10e l'emporte lorsque la rémunération de la période de référence dépasse 12 fois le salaire mensuel actuel, autrement dit quand des éléments variables sont venus gonfler l'assiette : heures supplémentaires, primes liées au travail, commissions. Exemple : un salarié payé 2 000 € brut par mois qui a perçu 30 000 € sur la période de référence (6 000 € de primes et d'heures sup) obtient 3 000 € au 1/10e pour 30 jours ouvrables, contre 2 307,69 € au maintien de salaire (2 000 ÷ 26 × 30) — soit 692,31 € de plus, environ 30 %.
Dans quels cas le maintien de salaire est-il plus avantageux ?
Le maintien de salaire l'emporte principalement après une augmentation ou un passage à un temps de travail supérieur en cours de période, car le 1/10e reste calculé sur une rémunération passée plus faible. Exemple : un salarié ayant perçu 24 000 € sur la période de référence mais désormais payé 2 600 € brut par mois obtient 2 400 € au 1/10e contre 3 000 € au maintien (2 600 ÷ 26 × 30) — soit 600 € de plus, 25 %. Le maintien protège aussi les salariés dont la rémunération ne comporte aucun élément variable : les deux méthodes donnent alors des montants proches.
Jours ouvrables ou jours ouvrés : quelle différence sur l'indemnité ?
Aucune sur le montant total, à condition d'être cohérent. Le Code du travail (Art. L3141-3) raisonne en jours ouvrables : 2,5 par mois de travail effectif, plafonnés à 30 par an (5 semaines). De nombreuses entreprises décomptent en jours ouvrés, soit 25 jours par an (30 × 5/6). Une semaine de congé consomme 6 jours ouvrables ou 5 jours ouvrés : la valeur d'une journée diffère, mais le total pour une même durée réelle d'absence reste identique. Le décompte en jours ouvrés ne doit jamais aboutir à moins de 5 semaines de congés.
L'indemnité de congés payés est-elle soumise à cotisations et à l'impôt ?
Oui. L'indemnité de congés payés est un élément de salaire à part entière : elle supporte les mêmes cotisations sociales salariales et patronales que la rémunération habituelle, ainsi que la CSG-CRDS, et elle est soumise au prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu. Le simulateur affiche un montant brut. Elle doit figurer distinctement sur le bulletin de paie, avec les dates de congé correspondantes. Elle entre également dans l'assiette du 1/10e de la période de référence suivante (Art. L3141-24, I, 1°).
Sources et références
- Code du travail — Article L3141-24 (règle du 1/10e et plancher du maintien de salaire)
- Code du travail — Section 4 : Indemnité de congés (Articles L3141-24 à L3141-31)
- Service-Public.fr — Comment est calculée l'indemnité de congés payés du salarié ?
- Code du travail — Article L3141-3 (2,5 jours ouvrables par mois, plafond de 30 jours)
- Travail-emploi.gouv.fr — Les congés payés
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