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Barème 2026Mis à jour le

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Calcul des indemnités journalières d'un arrêt maladie

Les indemnités journalières d'arrêt maladie 2026 se calculent à partir du salaire des trois derniers mois, avec le plafond et les jours de carence.

Type d'activité

Salarié mensualisé : la base est le total des 3 derniers mois civils, divisé par 91,25. Activité saisonnière ou discontinue : total des 12 derniers mois civils, divisé par 365 (CSS Art. R323-4).

Vos 3 derniers salaires

Salaire brut avant cotisations, primes incluses, tel qu'il figure sur vos bulletins de paie.

En jours calendaires, week-ends et jours fériés compris. Les 3 premiers jours ne sont pas indemnisés (délai de carence).

Au premier jour de l'arrêt. Le complément employeur légal demande au moins 1 an d'ancienneté (Code du travail, art. L1226-1).

Votre employeur pratique-t-il la subrogation ?

La subrogation ne change ni les IJ ni le complément employeur, seulement le circuit de paiement : la CPAM verse les IJ à votre employeur, qui vous règle l'ensemble sur votre bulletin de paie.

ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres

Indemnité journalière brute

36,17 €

Soit 434 € brut sur 12 jours indemnisés · 405 € net estimé

Voir le détail du calcul
Total brut (3 mois)
6 600,00 €
Plafond mensuel (1,4 SMIC)
2 613,83 €
Plafonnement appliqué
Non
Salaire journalier de base (÷ 91,25)
72,33 €
IJ brute (50 % du SJB)
36,17 €
IJ nette de CSG/CRDS (6,7 %)
33,75 €
Durée de l'arrêt
15 jours
Carence (non indemnisée)
− 3 jours
Jours indemnisés
12
Total brut
434,04 €
CSG 6,2 % + CRDS 0,5 %
− 29,08 €
Total net estimé
404,96 €

Votre revenu sur 15 jours d'arrêt (brut)

IJSS (Sécurité sociale)12 jours après 3 jours de carence
434,04 €
Complément employeur légal8 jours à 90 %, à partir du 8e jour
238,64 €
Total perçu
672,68 €
Salaire habituel sur la même durée2 200,00 € par mois ÷ 30 × 15 jours
1 100,00 €
Écart avec le salaireVous percevez 61,2 % de votre salaire brut
− 427,32 €
  • À 90 % : 2 200,00 € ÷ 30 × 90 % × 8 jours = 528,00 €, moins 8 jours × 36,17 € d'IJSS = 238,64 €

Minimum légal (Code du travail, art. L1226-1 et D1226-1 à D1226-8) : avec 1 an d'ancienneté, rien les 7 premiers jours, puis 90 % du salaire brut pendant 30 à 90 jours et les 2/3 pendant 30 à 90 jours selon l'ancienneté, IJSS brutes déduites. Avec votre ancienneté : 30 jours à 90 % puis 30 jours aux 2/3. Votre convention collective peut prévoir mieux (maintien à 100 %, carence réduite ou supprimée) : elle n'est pas prise en compte, pas plus qu'un arrêt déjà indemnisé par l'employeur au cours des 12 derniers mois. Montants bruts, avant cotisations sur le complément et CSG-CRDS sur les IJSS.

Estimation indicative. Le calcul suppose vos droits ouverts et porte sur un arrêt maladie simple. Il ne couvre pas les affections de longue durée (ALD), les accidents du travail et maladies professionnelles (sans carence, barème distinct), ni la maternité. La majoration pour 3 enfants à charge n'est plus appliquée : elle est supprimée depuis le 1er juillet 2020. Le net indiqué ne tient pas compte du prélèvement à la source. Seule votre CPAM fait foi.

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  • Sources citées
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  • Sans inscription

Mis à jour le Méthode et sources

Combien touche-t-on en arrêt maladie en 2026 ?

L'indemnité journalière de la Sécurité sociale est égale à 50 % du salaire journalier de base (salaires bruts des 3 derniers mois ÷ 91,25), chaque mois étant plafonné à 1,4 SMIC (2 613,83 €) : au maximum 42,97 € brut par jour (40,09 € net) pour les arrêts débutant à compter du 1er juillet 2026. Pour 2 000 € brut par mois, l'IJ est de 32,88 € brut. Les 3 premiers jours ne sont pas indemnisés ; l'employeur complète à 90 % du brut à partir du 8e jour si vous avez 1 an d'ancienneté.

Indemnités journalières selon le salaire : exemples 2026

Les montants ci-dessous sont calculés par le simulateur pour un salarié mensualisé dont les 3 derniers salaires sont identiques, avec un arrêt de 15 jours (12 jours indemnisés après la carence). Au-delà de 2 613,83 € brut par mois, l'indemnité ne progresse plus : un cadre à 4 000 € perçoit la même IJ qu'un salarié à 2 614 €.

IJSS maladie 2026, plafond 1,4 SMIC, CSG-CRDS 6,7 %
Salaire brut mensuelSalaire journalier de baseIJ brute / jourIJ nette / jourArrêt de 15 jours (net)
1 867,02 € (SMIC)61,38 €30,69 €28,63 €343,61 €
2 000 €65,75 €32,88 €30,68 €368,12 €
2 500 €82,19 €41,10 €38,35 €460,16 €
2 613,83 € (1,4 SMIC)85,93 €42,97 €40,09 €481,09 €
3 000 € ou 4 000 €85,93 € (plafonné)42,97 €40,09 €481,09 €

Sur un mois complet d'arrêt (30 jours, 27 indemnisés), le salarié à 2 000 € brut perçoit 887,76 € brut et 828,28 € net d'IJSS, soit 52 % de son salaire net habituel (1 583,19 €, voir le simulateur brut en net). Le reste dépend du maintien de salaire de l'employeur et de la prévoyance.

Le complément employeur : 90 % puis 66,66 % du salaire

Indépendamment des IJSS, le Code du travail (art. L1226-1 et D1226-1 à D1226-8) oblige l'employeur à maintenir une partie du salaire du salarié ayant 1 an d'ancienneté, dès lors que l'arrêt est transmis sous 48 heures, pris en charge par la Sécurité sociale et que les soins ont lieu en France ou dans l'Union européenne. Les salariés travaillant à domicile, saisonniers, intermittents et temporaires en sont exclus, et le maintien n'est pas dû en cas de fraude avérée du salarié pour obtenir les indemnités journalières, lorsque l'employeur en a été informé (exclusion ajoutée par la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026).

Maintien légal de salaire en cas de maladie (IJSS incluses), après 7 jours de carence
Ancienneté90 % du brut pendantpuis 66,66 % du brut pendant
1 à 5 ans30 jours30 jours
6 à 10 ans40 jours40 jours
11 à 15 ans50 jours50 jours
16 à 20 ans60 jours60 jours
21 à 25 ans70 jours70 jours
26 à 30 ans80 jours80 jours
31 ans et plus90 jours90 jours

Les durées s'apprécient sur 12 mois glissants, tous arrêts confondus. Pour le salarié à 2 000 € brut, la garantie porte sur les jours 8 à 30 de l'arrêt : 90 % du brut de ces 23 jours représente 1 380 €, dont l'employeur déduit les IJSS de la même période (23 × 32,88 = 756,24 €), soit 623,76 € brut de complément sur un mois complet. Le simulateur fait ce calcul à partir de votre ancienneté : il affiche les IJSS, le complément employeur légal, le total perçu et l'écart avec votre salaire habituel, en brut, en supposant qu'aucun arrêt n'a déjà été indemnisé par l'employeur au cours des 12 derniers mois. La plupart des conventions collectives font mieux (100 % du net dès le premier jour, pas de carence, durées plus longues), et une prévoyance d'entreprise prend souvent le relais au-delà de 90 jours. Qui verse quoi, à quel moment, et ce que change la subrogation : voir la section suivante.

Maintien de salaire et subrogation : qui verse quoi, et quand

Sans subrogation, deux payeurs interviennent séparément. La CPAM verse les IJSS au salarié tous les 14 jours, avec un relevé, sur la base de l'attestation de salaire que l'employeur transmet dès le début de l'arrêt (signalement dans la DSN, ou attestation sur net-entreprises.fr) : tant qu'elle n'est pas parvenue, rien n'est payé. L'employeur, lui, ne verse que le complément, à partir du 8e jour dans le cadre légal.

Avec la subrogation, l'employeur demande dans ce même signalement à percevoir les IJSS à la place du salarié, et lui verse l'ensemble sur le bulletin de paie : le salarié reçoit une paie proche de la normale, à la date habituelle, sans attendre les versements de la CPAM. L'Assurance Maladie pose deux conditions : le salaire doit être maintenu en totalité ou en partie pendant l'arrêt, et le salaire maintenu doit être au moins égal aux IJ de la même période. L'employeur déclare une période de subrogation qui correspond à la durée maximale du maintien prévue par la loi ou la convention collective, et non à la date de fin de l'arrêt ; au-delà, la CPAM reprend le paiement direct au salarié. Sur le bulletin, l'absence apparaît en retenue, puis deux lignes s'ajoutent : « IJSS subrogées » (sans cotisations, la CSG et la CRDS ayant déjà été précomptées par la CPAM) et « complément employeur » ou « maintien de salaire » (soumis à cotisations). Les IJ restent imposables et entrent dans le net imposable du bulletin.

Exemple complet sur 30 jours : 3 000 € brut par mois sur les 3 mois de référence, 3 ans d'ancienneté, maintien légal seul (IJSS et complément employeur calculés par le simulateur, montants bruts : IJ de 42,97 €, plafond atteint).

Arrêt de 30 jours, 3 000 € brut, maintien légal (90 % dès le 8e jour)
PériodeSécurité sociale (brut)Employeur (brut)Total
Jours 1 à 3 (carence CPAM et employeur)0 €0 €0 €
Jours 4 à 7 (carence employeur seule)4 × 42,97 = 171,88 €0 €171,88 €
Jours 8 à 30 (90 % garantis)23 × 42,97 = 988,31 €2 070 − 988,31 = 1 081,69 €2 070,00 €
Mois complet1 160,19 € (1 082,46 € net)1 081,69 €2 241,88 € (− 25 %)

La garantie de 90 % se calcule sur le brut des jours couverts (3 000 × 23/30 × 90 % = 2 070 €), l'employeur ne versant que la différence avec les IJSS brutes de ces jours. Le salarié perd 758 € brut sur le mois : 300 € pour les 3 jours de carence, 228 € sur les jours 4 à 7 (400 € de salaire contre 171,88 € d'IJ), 230 € seulement sur les 23 jours suivants. Avec la subrogation, les 2 241,88 € lui parviennent en une fois sur sa paie ; sans elle, 1 081,69 € de l'employeur à la date de paie et 1 160,19 € bruts de la CPAM par quatorzaines. Sur un arrêt de 60 jours avec la même ancienneté, les jours 38 à 60 passent à 66,66 % : 4 405 € brut sur deux mois au lieu de 6 000 €. À 2 000 € brut (IJ non plafonnée de 32,88 €), le mois d'arrêt donne 887,76 € d'IJSS et 623,76 € de complément, soit 1 511,52 €.

Conditions d'ouverture des droits et durée maximale

  • Arrêt de moins de 6 mois : avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois civils (ou 90 jours) précédant l'arrêt, ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le SMIC horaire (12 494,65 €) au cours des 6 mois précédents (CSS art. R313-3).
  • Arrêt de plus de 6 mois : 12 mois d'affiliation et 600 heures travaillées (ou 2 030 SMIC horaire de cotisations) sur les 12 mois précédents.
  • Durée : 360 IJ au maximum sur 3 ans consécutifs (maladie ordinaire) ; 3 ans par affection de longue durée. Le simulateur signale le dépassement sans le plafonner.
  • Demandeurs d'emploi : les IJ sont calculées sur les salaires précédant la perte d'emploi et remplacent l'ARE pendant l'arrêt (voir le simulateur allocation chômage).
  • Indépendants : 1/730e du revenu annuel moyen des 3 dernières années, plafonné au PASS (48 060 €), soit 65,84 € par jour au maximum, après 1 an d'affiliation et avec la même carence de 3 jours. Les fonctionnaires ne perçoivent pas d'IJSS : leur administration maintient le traitement selon des règles propres, avec un jour de carence.

Cas particuliers : ALD, accident du travail, temps partiel thérapeutique

  • Affection de longue durée (ALD) : même calcul, mais une seule carence de 3 jours par période de 3 ans, IJ exonérées d'impôt sur le revenu, et versement possible pendant 3 ans.
  • Accident du travail ou maladie professionnelle : pas de carence (l'employeur paie le jour de l'accident), IJ égale à 60 % du salaire journalier de base pendant 28 jours puis 80 %, plafonnée à 240,49 € puis 320,66 € par jour en 2026, exonérée d'impôt à hauteur de 50 %. Détail sur la page indemnisation d'un accident du travail.
  • Temps partiel thérapeutique : les IJ sont maintenues en complément du salaire à temps partiel, sans que le total ne puisse dépasser le salaire antérieur, sans condition d'arrêt préalable à temps complet depuis 2019.
  • Maternité : IJ égale à 100 % du salaire journalier de base net (après 21 % de cotisations forfaitaires), plafonnée à 104,02 € par jour en 2026, sans carence.
  • Invalidité : au-delà de 3 ans d'arrêt ou en cas d'incapacité réduisant d'au moins deux tiers la capacité de gain, le médecin-conseil peut proposer une pension d'invalidité (30 % ou 50 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années).

Deux de ces situations ont leur propre page : l' indemnisation d'un accident du travail (indemnités journalières, rente et taux d'incapacité) et le mi-temps thérapeutique (conditions, articulation du salaire et des indemnités).

Les erreurs fréquentes

  • Compter sur 1,8 SMIC : le plafond est de 1,4 SMIC depuis le 1er avril 2025. Les IJ maximales ont baissé de 53,31 € à 41,47 € à cette date ; elles valent 42,97 € pour les arrêts débutant à compter du 1er juillet 2026.
  • Diviser le salaire mensuel par 30 : la CPAM divise le total de 3 mois par 91,25 (soit 30,42 jours par mois), ce qui donne un SJB légèrement inférieur.
  • Oublier les primes : un 13e mois ou une prime versée dans les 3 mois de référence augmente le SJB, dans la limite du plafond mensuel.
  • Confondre carence Sécurité sociale et carence employeur : 3 jours pour la CPAM, 7 jours pour le maintien légal de salaire, souvent 0 jour par convention collective.
  • Oublier l'impôt : les IJ maladie sont imposables et préremplies dans la déclaration de revenus, avec un prélèvement à la source appliqué par la CPAM.

Comment est calculé ce résultat ?

Les indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS) compensent une partie de votre perte de salaire pendant un arrêt de travail pour maladie. Elles sont versées par votre CPAM, sous réserve que vos droits soient ouverts, et calculées à partir de vos derniers salaires bruts (Code de la sécurité sociale, art. R323-4 et R323-5).

Le calcul se déroule en trois étapes :

  • Le salaire journalier de base (SJB) : total des salaires bruts des 3 derniers mois civils précédant l'arrêt, divisé par 91,25. Pour une activité saisonnière ou discontinue, la base porte sur les 12 derniers mois civils, divisée par 365.
  • Le plafonnement : chaque mois retenu est écrêté à 1,4 fois le SMIC mensuel brut, soit 2 613,83 € pour les arrêts débutant à compter du 1er juillet 2026 (1,4 × 1 867,02 €, SMIC revalorisé au 1er juin 2026 et pris en compte le mois suivant).
  • Le taux : l'indemnité journalière est égale à 50 % du SJB, sans majoration possible.

Formule simplifiée :

  • salaire_retenu(mois) = min(salaire_brut, 2 613,83)
  • SJB = somme(salaire_retenu sur 3 mois) ÷ 91,25
  • IJ_brute = SJB × 50 %
  • jours_indemnisés = max(0, durée_arrêt − 3)
  • total_brut = IJ_brute × jours_indemnisés
  • total_net = total_brut × (1 − 6,2 % − 0,5 %)
  • complément_employeur = (salaire ÷ 30 × 90 % − IJ_brute) × jours_à_90 % + (salaire ÷ 30 × 2/3 − IJ_brute) × jours_aux_2/3, à partir du 8e jour d'arrêt
  • jours_à_90 % = jours_aux_2/3 = 30 + 10 par tranche entière de 5 ans d'ancienneté au-delà de la 1re année (90 au plus)

Un délai de carence de 3 jours s'applique à chaque arrêt : l'indemnisation démarre au 4e jour (art. R323-1). Un arrêt de 3 jours ou moins n'ouvre donc droit à aucune indemnité. La carence est levée en cas de reprise de 48 heures ou moins entre deux arrêts, et pour les arrêts successifs liés à une affection de longue durée. Dans la fonction publique, la règle est différente : un seul jour de carence pour les agents publics, avec ses exceptions.

Le montant maximal de l'indemnité est donc de 42,97 € bruts par jour pour les arrêts débutant à compter du 1er juillet 2026. Ce plafond a fortement baissé : le décret n° 2025-160 du 20 février 2025 a ramené le coefficient de 1,8 à 1,4 SMIC pour tous les arrêts débutant à compter du 1er avril 2025, faisant passer l'IJ maximale de 53,31 € à 41,47 €, puis 41,95 € en février 2026 et 42,97 € en juillet 2026 au fil des revalorisations du SMIC.

La majoration pour 3 enfants à charge, qui portait l'indemnité aux deux tiers du SJB à partir du 31e jour d'arrêt, est supprimée depuis le 1er juillet 2020 (article 85 de la loi n° 2019-1446 du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020). Le nombre d'enfants à charge n'entre donc plus dans le calcul, contrairement à ce qu'indiquent encore de nombreux sites.

Estimation indicative : ce calcul suppose vos droits ouverts (150 heures travaillées sur les 3 mois précédents, ou cotisations sur 1 015 SMIC horaire sur 6 mois) et porte sur un arrêt maladie simple. Il ne couvre ni les affections de longue durée, ni les accidents du travail et maladies professionnelles (sans carence, barème distinct), ni la maternité. Le montant net affiché tient compte de la CSG (6,2 %) et de la CRDS (0,5 %), mais pas du prélèvement à la source. Le complément employeur est chiffré au minimum légal du Code du travail : un maintien plus favorable prévu par votre convention collective et la prévoyance ne sont pas pris en compte. Seul le décompte de votre CPAM fait foi.

Sources et références

Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.

Questions fréquentes

Quel est le montant maximum des indemnités journalières maladie en 2026 ?

Pour les arrêts de travail débutant à compter du 1er juillet 2026, l'indemnité journalière maladie ne peut pas dépasser 42,97 € bruts par jour, soit environ 40,09 € nets après CSG et CRDS. Ce plafond découle du salaire mensuel pris en compte, limité à 1,4 fois le SMIC mensuel brut, soit 2 613,83 € (1,4 × 1 867,02 € depuis la revalorisation du SMIC au 1er juin 2026). Le calcul : 2 613,83 × 3 ÷ 91,25 = 85,93 € de salaire journalier de base, puis 50 % = 42,97 €. Les valeurs antérieures étaient de 41,47 € (avril 2025 à janvier 2026) puis 41,95 € (février à juin 2026).

Comment est calculé le salaire journalier de base (SJB) ?

Pour un salarié mensualisé, le salaire journalier de base est égal au total des salaires bruts des 3 derniers mois civils précédant l'arrêt, divisé par 91,25 (Code de la sécurité sociale, art. R323-4). Ce diviseur correspond à 3 mois de 30,42 jours. Exemple : avec 2 200 € bruts par mois, le SJB s'élève à 6 600 ÷ 91,25 = 72,33 €, et l'indemnité journalière à 36,17 €. Les primes soumises à cotisations sont incluses dans les salaires bruts retenus. Pour une activité saisonnière ou discontinue, la base est le total des 12 derniers mois civils divisé par 365.

Pourquoi mes indemnités sont-elles plafonnées à 1,4 SMIC ?

Le décret n° 2025-160 du 20 février 2025 a abaissé le plafond du revenu d'activité servant de base au calcul des IJ maladie de 1,8 à 1,4 fois le SMIC mensuel brut, pour tous les arrêts débutant à compter du 1er avril 2025. Le montant maximal de l'IJ est ainsi passé de 53,31 € à 41,47 € par jour, soit une baisse d'environ 22 %. Concrètement, chaque mois de référence est écrêté à 2 613,83 € en 2026 : au-delà de ce salaire, votre indemnité n'augmente plus. Un salarié rémunéré 3 500 € ou 6 000 € bruts par mois perçoit donc la même indemnité de 42,97 € par jour.

La majoration pour 3 enfants à charge existe-t-elle encore en 2026 ?

Non. La majoration qui portait l'indemnité journalière aux deux tiers (66,66 %) du salaire journalier de base à partir du 31e jour d'arrêt, pour les assurés ayant au moins 3 enfants à charge, a été supprimée par l'article 85 de la loi n° 2019-1446 du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020. Elle ne s'applique plus aux arrêts prescrits depuis le 1er juillet 2020. L'indemnité reste donc à 50 % du salaire journalier de base pendant toute la durée de l'arrêt, quelle que soit la composition de votre foyer. De nombreux sites diffusent encore l'ancien montant majoré de 71,08 € : il n'est plus applicable.

Comment fonctionne le délai de carence de 3 jours ?

Les indemnités journalières ne sont versées qu'à partir du 4e jour d'arrêt : les 3 premiers jours ne sont pas indemnisés par l'Assurance Maladie (Code de la sécurité sociale, art. R323-1). Pour un arrêt débutant le 1er juillet, le versement commence le 4 juillet. Un arrêt de 3 jours ou moins n'ouvre donc droit à aucune indemnité. La carence s'applique à chaque nouvel arrêt, avec des exceptions : pas de carence en cas de reprise du travail de 48 heures ou moins entre deux arrêts, ni pour les arrêts successifs liés à une affection de longue durée (ALD), ni pour un accident du travail ou une maladie professionnelle. Votre convention collective peut prévoir un maintien de salaire couvrant cette carence.

Quelles cotisations sont prélevées sur les indemnités ?

Les indemnités journalières sont soumises à la CSG au taux de 6,2 % et à la CRDS au taux de 0,5 %, soit 6,7 % au total, précomptées directement par la CPAM. Contrairement aux salaires et aux allocations chômage, aucun abattement pour frais professionnels de 1,75 % ne s'applique : les contributions portent sur le montant brut intégral. Une indemnité de 42,97 € bruts donne donc environ 40,09 € nets. Les IJ sont par ailleurs imposables à l'impôt sur le revenu et soumises au prélèvement à la source, sauf lorsqu'elles sont versées au titre d'une affection de longue durée, auquel cas elles sont exonérées d'impôt.

Combien touche-t-on en arrêt maladie avec un salaire de 2 000 € brut ?

Avec 2 000 € brut par mois sur les 3 mois précédant l'arrêt, le salaire journalier de base est de 6 000 ÷ 91,25 = 65,75 € et l'indemnité journalière de 32,88 € brut (30,68 € net). Un arrêt de 30 jours donne 27 jours indemnisés après la carence, soit 887,76 € brut et 828,28 € net, contre 1 583 € de salaire net habituel. Si votre employeur applique le maintien légal (1 an d'ancienneté), il complète à 90 % du brut à partir du 8e jour d'arrêt. Au SMIC (1 867,02 €), l'indemnité est de 30,69 € brut par jour.

L'employeur complète-t-il les indemnités journalières ?

Oui, si vous avez au moins 1 an d'ancienneté et que l'arrêt est justifié sous 48 heures (Code du travail, art. L1226-1 et D1226-1) : après 7 jours de carence, l'employeur maintient 90 % du salaire brut pendant 30 jours puis 66,66 % pendant 30 jours, IJSS comprises. Ces durées augmentent de 10 jours par tranche de 5 ans d'ancienneté au-delà de la première, jusqu'à 90 jours chacune. La plupart des conventions collectives sont plus favorables (100 % dès le 1er jour, sans carence), et une prévoyance peut prendre le relais au-delà. Le simulateur chiffre ce complément légal selon votre ancienneté, sans les dispositions conventionnelles.

Pendant combien de temps peut-on percevoir des indemnités journalières ?

360 indemnités journalières au maximum sur une période de 3 ans consécutifs pour les arrêts maladie ordinaires (Code de la sécurité sociale, art. R323-1). Pour une affection de longue durée, les IJ peuvent être versées pendant 3 ans par affection, sans plafond de nombre. Au-delà de 6 mois d'arrêt, les conditions d'ouverture des droits sont plus strictes : 600 heures travaillées (ou un revenu de 2 030 SMIC horaire) sur les 12 mois précédents et 12 mois d'affiliation. En cas d'incapacité durable, une pension d'invalidité peut prendre le relais.

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