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Barème 2026Mis à jour le

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Calcul de l'indemnité de rupture conventionnelle selon l'ancienneté

Selon l'ancienneté, l'indemnité minimale de rupture conventionnelle 2026 est donnée avec un tableau chiffré par année et une comparaison avec les conventions collectives.

Moyenne des 12 derniers mois OU des 3 derniers (le plus avantageux)

Années et fractions d'année (ex. 7,5 pour 7 ans et 6 mois). Aucune ancienneté minimale : en dessous de 8 mois, l'indemnité est calculée au prorata des mois de présence.

ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres

Indemnité spécifique

6 250 €

Plancher pour 10 ans à 2 500 € brut

Marge de négociation : en pratique, beaucoup d'employeurs acceptent de monter à 1 mois par année d'ancienneté (soit 25 000 €).

Voir le détail par tranche d'ancienneté
Jusqu'à 10 ans d'ancienneté (1/4 mois par année)
6 250,00 €
Minimum légal
6 250,00 €

Plancher légal (art. L1237-13 du Code du travail) : 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 de mois au-delà, au prorata des mois pour une année incomplète. Le montant final est librement négociable et inscrit dans la convention signée. Si votre convention collective prévoit une indemnité de licenciement supérieure, c'est elle qui sert de plancher.

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Mis à jour le Méthode et sources

Comment l'ancienneté joue sur l'indemnité de rupture conventionnelle ?

L'indemnité de rupture conventionnelle ne peut être inférieure à l'indemnité légale de licenciement (article L1237-13 du Code du travail), soit 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans et 1/3 au-delà. Soit 1,25 mois pour 5 ans, 2,5 mois pour 10 ans, 4,17 mois pour 15 ans, 5,83 mois pour 20 ans, 9,17 mois pour 30 ans, sur la moyenne des 12 derniers mois (ou des 3 derniers si plus favorable). Le surplus se négocie.

Chiffres clés de l'indemnité selon l'ancienneté

Minimum légal de l'article L1237-13 du Code du travail, barème 2026. Les montants sont calculés par la formule du simulateur.

  • 1/4 de moisfraction du salaire de référence due par année d'ancienneté pour les dix premières années (article L1234-9 du Code du travail).
  • 1/3 de moisfraction due par année d'ancienneté au-delà de dix ans, qui s'ajoute au quart des dix premières années.
  • Aucuneancienneté minimale exigée pour l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle, due au prorata des mois de présence (service-public.gouv.fr, fiche F19030).
  • 625 €indemnité minimale pour un an d'ancienneté, sur un salaire de référence de 2 500 € brut par mois.
  • 6 250 €indemnité minimale pour dix ans d'ancienneté, sur le même salaire de référence de 2 500 € brut.
  • 14 583 €indemnité minimale pour vingt ans d'ancienneté, sur le même salaire de référence de 2 500 € brut.
  • 288 360 €plafond d'exonération d'impôt sur le revenu de l'indemnité, soit six fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (article 80 duodecies du Code général des impôts).
  • 96 120 €plafond d'exonération de cotisations sociales, soit deux fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (article L242-1 du Code de la sécurité sociale).

La formule officielle 2026

Depuis sa création en 2008, l'indemnité de rupture conventionnelle ne peut être inférieure à l'indemnité légale de licenciement (article L1237-13 du Code du travail, loi n° 2008-596 du 25 juin 2008). Le barème de cette indemnité légale est fixé par l'article R1234-2, dans sa rédaction issue du décret n° 2017-1398 du 25 septembre 2017 ; il se décompose en deux tranches d'ancienneté distinctes :

  • De 0 à 10 ans d'ancienneté : 1/4 de mois de salaire par année (soit 0,25 mois × années).
  • Au-delà de 10 ans : 1/3 de mois par année supplémentaire (soit 0,333 mois × années au-dessus de 10).

Le salaire de référence est le plus avantageux entre deux moyennes : (A) la moyenne mensuelle des 12 derniers mois précédant la signature (primes incluses), et (B) la moyenne des 3 derniers mois : les primes annuelles ou exceptionnelles versées sur cette période n'étant comptées qu'au prorata (3/12). Pour un salarié ayant touché un bonus important en fin d'année, la moyenne sur 12 mois est souvent plus favorable. Pour un salarié récemment augmenté ou ayant changé d'échelon, la moyenne sur 3 mois peut l'être davantage.

La règle est continue : pour 12 ans d'ancienneté, on additionne 10 × 1/4 + 2 × 1/3 = 2,5 + 0,67 = 3,17 mois de salaire. Pour 25 ans : 10 × 1/4 + 15 × 1/3 = 7,5 mois. Les fractions d'année (mois supplémentaires) sont prises en compte au prorata.

Tableau complet selon ancienneté pour un salaire de 2 500 € brut

Voici l'indemnité légale minimum 2026 pour un salaire mensuel brut de référence de 2 500 € (salaire pris comme repère sur toutes les pages de licenciement du site, environ 1,34 SMIC) selon les principales tranches d'ancienneté observées en pratique :

Indemnité minimum légale 2026, salaire de référence 2 500 € brut
AnciennetéCoefficientIndemnité légale
1 an0,25 mois625 €
2 ans0,50 mois1 250 €
3 ans0,75 mois1 875 €
5 ans1,25 mois3 125 €
8 ans2,00 mois5 000 €
10 ans2,50 mois6 250 €
12 ans3,17 mois7 917 €
15 ans4,17 mois10 417 €
18 ans5,17 mois12 917 €
20 ans5,83 mois14 583 €
25 ans7,50 mois18 750 €
30 ans9,17 mois22 917 €

Indemnités plancher légal. Le montant final peut être négocié au-delà de ce plancher (fiche F19030).

Tableau multi-salaires × ancienneté

Pour visualiser l'effet conjoint du salaire et de l'ancienneté sur l'indemnité légale, voici une matrice de référence pour 5 niveaux de salaire brut mensuel et 5 paliers d'ancienneté :

Indemnité légale 2026, matrice salaire × ancienneté
Salaire brut5 ans10 ans15 ans20 ans25 ans
1 500 €1 875 €3 750 €6 250 €8 750 €11 250 €
2 000 €2 500 €5 000 €8 333 €11 667 €15 000 €
2 500 €3 125 €6 250 €10 417 €14 583 €18 750 €
3 500 €4 375 €8 750 €14 583 €20 417 €26 250 €
5 000 €6 250 €12 500 €20 833 €29 167 €37 500 €

Salaire mensuel brut de référence. Si votre convention collective prévoit une indemnité de licenciement plus favorable, c'est elle qui sert de plancher (section suivante).

Ancienneté inférieure à 1 an : vos droits en 2026

La condition de 8 mois d'ancienneté de l'article L1234-9 du Code du travail ne s'applique qu'à l'indemnité légale de licenciement. L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle est due quelle que soit l'ancienneté (service-public, fiche F19030) et se calcule au prorata des mois entiers de présence, y compris en dessous de 8 mois (circulaire DGT n° 2009-04 du 17 mars 2009) : 1/4 × (mois d'ancienneté / 12) × salaire de référence.

  • 6 mois : 1/4 × 6/12 × 2 500 = 0,125 mois × 2 500 = 313 € (312,50 €).
  • 8 mois : 1/4 × 8/12 × 2 500 = 0,167 mois × 2 500 = 417 €.
  • 10 mois : 1/4 × 10/12 × 2 500 = 0,208 mois × 2 500 = 521 €.
  • 11 mois : 1/4 × 11/12 × 2 500 = 0,229 mois × 2 500 = 573 €.
  • 1 an pile : 1/4 × 1 × 2 500 = 625 €.

Même avec une indemnité modeste, la rupture conventionnelle peut ouvrir droit à l'ARE (allocation chômage), ce que la démission ne permet en principe pas, à condition d'avoir travaillé au moins 6 mois (130 jours ou 910 heures) au cours des 24 derniers mois, tous employeurs confondus (36 mois à partir de 55 ans). La durée d'indemnisation est égale au nombre de jours couverts par un contrat de travail sur cette période, multiplié par 0,75, sans descendre sous 182 jours : 10 mois travaillés à 2 500 € brut donnent 228 jours d'allocation, à environ 1 332 € par mois nets de prélèvements sociaux (calcul du simulateur d'allocation chômage).

Conventions collectives plus favorables que le légal

L'article L1237-13 impose de retenir l'indemnité conventionnelle de licenciement si elle est plus favorable que le légal. Quatre conventions fréquentes chez les cadres, avec l'article qui fixe le barème (les montants dépendent du salaire de référence propre à chaque texte) :

Barèmes conventionnels par secteur, comparaison au légal
ConventionBarème (texte de la convention)Plafond
Syntec (IDCC 1486), cadres1/4 mois/année avant 2 ans d'ancienneté, 1/3 mois/année à partir de 2 ans (art. 4.5, depuis le 1er mai 2023)Aucun dans le texte en vigueur (l'ancien article 19 plafonnait à 12 mois, atteints à 36 ans)
Métallurgie (IDCC 3248), groupes d'emplois F à I (cadres)1/4 mois/année sous 8 ans d'ancienneté ; à partir de 8 ans, 1/5 mois/année pour les 7 premières années puis 3/5 mois/année au-delà (art. 75.3.1.2) ; majoration de 20 % de 50 à 55 ans et de 30 % de 55 à 60 ans avec 5 ans d'ancienneté (art. 75.3.3)18 mois de salaire de référence (art. 75.3.3)
Banque (IDCC 2120)Dès 1 an d'ancienneté, 1/5 de mensualité (1/13 du salaire annuel de base) par semestre complet d'ancienneté acquis depuis le 1er janvier 2002 (art. 26)15 mensualités pour les salariés embauchés depuis 2000 (24 × 13/14,5 mensualités pour les cadres embauchés avant)
Cadres du bâtiment (IDCC 2420)3/10 mois/année de 2 à 10 ans d'ancienneté, 6/10 mois/année au-delà de 10 ans, majoration de 10 % après 55 ans (art. 7.5, texte non étendu : il ne s'impose qu'aux employeurs adhérents d'une organisation signataire)15 mois (art. 7.5)

Exemple chiffré Syntec, 15 ans à 4 500 € brut : conventionnel = 15 × 1/3 × 4 500 = 22 500 €. Légal = 4,17 × 4 500 = 18 750 €. Le conventionnel est 3 750 € plus favorable. Vérifiez impérativement votre IDCC sur le bulletin de paie avant toute négociation.

Fiscalité 2026 : ce qui change avec le montant négocié

Trois plafonds distincts encadrent l'indemnité (article 80 duodecies du CGI, article L242-1 du Code de la sécurité sociale) : exonération d'impôt sur le revenu dans la limite de 6 PASS (288 360 € en 2026), de cotisations sociales dans la limite de 2 PASS (96 120 €), et de CSG-CRDS à hauteur du seul minimum légal ou conventionnel. Le détail des trois plafonds et de la contribution patronale de 40 % figure sur la page rupture conventionnelle.

Exemple, 10 ans à 3 500 € brut, indemnité négociée à 1 mois par année (35 000 €) : minimum légal = 8 750 €. Les 35 000 € sont exonérés d'impôt et de cotisations (sous 2 PASS). La CSG-CRDS (9,7 %) s'applique aux 26 250 € qui dépassent le minimum légal, soit 2 546 € de prélèvement : net perçu d'environ 32 454 €.

7 erreurs courantes liées à l'ancienneté

  1. Calculer en mois civils stricts au lieu du prorata : l'ancienneté se compte en mois entiers continus depuis le premier jour en CDI. Une période d'essai CDD précédant le CDI s'ajoute si elle a basculé en CDI sans interruption.
  2. Oublier d'inclure les primes dans le salaire de référence : 13e mois, prime d'objectifs, bonus annuel, prime d'ancienneté : toutes ces sommes doivent être intégrées à la moyenne 12 mois.
  3. Ne pas tester les 3 derniers mois si avantageux : si vous avez touché un gros bonus en N-1, les 3 derniers mois peuvent être plus favorables que la moyenne 12 mois. Faites les deux calculs systématiquement.
  4. Dépasser 2 PASS sans le savoir : au-delà de 96 120 € (PASS 2026 × 2), la fraction excédentaire supporte les cotisations sociales et la CSG-CRDS ; au-delà de 10 PASS (480 600 €), l'indemnité y est soumise dès le premier euro. Pour les cadres dirigeants avec une longue ancienneté, vigilance.
  5. Négliger la convention collective plus favorable : Syntec, métallurgie, banque ou cadres du bâtiment prévoient un barème supérieur au légal (tableau ci-dessus). Lisez l'article 4.5 (Syntec, ancien article 19) ou l'équivalent de votre IDCC.
  6. Ignorer le différé spécifique ARE : la part de l'indemnité qui dépasse l'indemnité légale de licenciement (part supra-légale, fraction conventionnelle comprise) retarde le versement des allocations chômage d'un jour par tranche de 111,8 € en 2026, dans la limite de 150 jours (Unédic, différé spécifique). Calculez votre cash-flow net après ce délai.
  7. Signer avant le délai d'homologation de 15 jours : la convention n'est effective qu'après homologation DREETS (15 jours ouvrables, tacite si silence). Votre contrat ne prend fin qu'à la date fixée APRÈS validation, pas à la signature.

Comment est calculé ce résultat ?

L'indemnité de rupture conventionnelle ne peut être inférieure à l'indemnité légale de licenciement (ou à l'indemnité conventionnelle si elle est plus favorable), plancher fixé par l'article L1237-13 du Code du travail et calculé à partir de deux paramètres seulement : votre ancienneté et votre salaire de référence.

La formule officielle 2026 est progressive :

  • 1/4 mois de salaire par année pour les 10 premières années d'ancienneté.
  • 1/3 mois de salaire par année au-delà de 10 ans.
  • Aucune ancienneté minimale : l'indemnité est due quelle que soit l'ancienneté (fiche F19030), au prorata des mois de présence pour une année incomplète.

Exemple type 10 ans à 2 500 € brut : 10 × 1/4 × 2 500 = 6 250 € de minimum légal. Pour 20 ans, l'indemnité passe à 14 583 € (10 × 1/4 + 10 × 1/3 = 5,83 mois × 2 500 €). C'est un plancher : un montant supérieur peut être négocié (service-public.gouv.fr, fiche F19030).

Sources et références

Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.

Questions fréquentes

Quelle est la formule officielle de l'indemnité de rupture conventionnelle en 2026 ?

Le minimum légal correspond à l'indemnité légale de licenciement (article L1237-13 renvoyant à L1234-9 du Code du travail). Soit : 1/4 de mois de salaire de référence par année d'ancienneté pour les 10 premières années, puis 1/3 de mois par année au-delà de 10 ans. Pour 15 ans à 2 500 € brut : (10 × 1/4 + 5 × 1/3) × 2 500 = 4,17 × 2 500 = 10 417 €. Le montant est librement négociable au-delà de ce plancher.

Quel salaire de référence retenir : 12 derniers mois ou 3 meilleurs mois ?

L'article R1234-4 du Code du travail impose de retenir la formule la plus avantageuse entre : (1) la moyenne mensuelle des 12 derniers mois précédant la signature de la convention (primes annuelles comprises), ou (2) la moyenne des 3 derniers mois (les primes annuelles ou exceptionnelles versées sur cette période ne sont prises en compte qu'au prorata, soit 3/12). Si vous avez touché un bonus exceptionnel récent, le calcul sur 3 mois peut être plus favorable.

Comment gérer les années incomplètes (ancienneté avec mois en plus) ?

L'indemnité est calculée au prorata des mois entiers (article R1234-1). Pour 7 ans et 6 mois d'ancienneté à 2 500 € brut : 7,5 × 1/4 × 2 500 = 4 688 €. Pour 12 ans et 3 mois : (10 × 1/4 + 2,25 × 1/3) × 2 500 = 3,25 × 2 500 = 8 125 €. Le calcul est continu : pas d'arrondi vers le bas pour les fractions d'année. Les jours isolés sont ignorés, on retient les mois complets.

Ai-je droit à une indemnité avec moins d'1 an d'ancienneté en 2026 ?

Oui. L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle est due quelle que soit l'ancienneté (service-public.gouv.fr, fiche F19030) : la condition de 8 mois de l'article L1234-9 du Code du travail ne concerne que l'indemnité légale de licenciement. Le calcul se fait au prorata des mois de présence, y compris en dessous de 8 mois (circulaire DGT n° 2009-04 du 17 mars 2009) : 1/4 × (mois/12) × salaire de référence. Exemple : 10 mois à 2 500 € → 1/4 × 10/12 × 2 500 = 521 € ; 6 mois → 312,50 €.

Mon indemnité conventionnelle est-elle plus favorable que le légal ?

Souvent oui. L'article L1237-13 prévoit que l'indemnité de rupture conventionnelle ne peut être inférieure à l'indemnité conventionnelle de licenciement si elle est plus favorable que le légal. Pour Syntec (IDCC 1486), c'est 1/4 de mois par année avant 2 ans d'ancienneté et 1/3 de mois par année à partir de 2 ans (article 4.5 de la convention, avenant n° 46 en vigueur depuis le 1er mai 2023), soit un tiers de plus que le légal jusqu'à 10 ans d'ancienneté. Métallurgie (IDCC 3248, cadres des groupes F à I) : 1/4 de mois par année sous 8 ans d'ancienneté, puis 1/5 de mois par année pour les 7 premières années et 3/5 au-delà, dans la limite de 18 mois (article 75.3). Vérifiez votre convention collective sur votre bulletin de paie.

Quelle exonération fiscale pour mon indemnité de rupture conventionnelle ?

L'indemnité est exonérée d'impôt sur le revenu dans la limite la plus élevée entre : (1) le minimum légal ou conventionnel, (2) 2 fois la rémunération annuelle brute de l'année précédente, (3) 50 % de l'indemnité totale, ces deux derniers montants étant plafonnés à 6 PASS, soit 288 360 € en 2026 (article 80 duodecies du CGI, BOFiP BOI-RSA-CHAMP-20-40-10-30 § 170). Au-delà, l'excédent est imposable comme un salaire. Pour la plupart des salariés, l'indemnité reste intégralement exonérée d'impôt sur le revenu.

Et l'exonération sociale (cotisations URSSAF, CSG/CRDS) en 2026 ?

Cotisations sociales : exonération de la fraction exonérée d'impôt, dans la limite de 2 PASS (96 120 € en 2026) ; au-delà de 10 PASS (480 600 €), l'indemnité est soumise dès le premier euro. CSG/CRDS (9,7 %) : exonération limitée au montant légal ou conventionnel de licenciement. Concrètement, dès que vous négociez au-delà du plancher légal, la fraction excédentaire supporte la CSG/CRDS, sans déductibilité. L'employeur verse en outre une contribution patronale spécifique de 40 % sur la part exonérée de cotisations (30 % en 2025).

Faible ancienneté : la rupture conventionnelle reste-t-elle intéressante ?

Oui, principalement pour l'accès aux allocations chômage (ARE), que la démission n'ouvre en principe pas. Même avec 1 à 2 ans d'ancienneté et une indemnité légale modeste (625 € à 1 250 € pour un salaire de 2 500 €), l'ARE brute est comprise entre 57 % et 75 % du salaire journalier de référence, et sa durée est égale au nombre de jours couverts par un contrat de travail sur les 24 derniers mois multiplié par 0,75 : 274 jours pour 12 mois travaillés, 548 jours pour 24 mois (plafond avant 55 ans). Le montant de l'indemnité reste négociable au-delà du minimum légal ou conventionnel (service-public.gouv.fr, fiche F19030).

Aller plus loin

Ce calcul dans d'autres situations

Le simulateur général et les autres cas particuliers de la même famille.