Aller au contenu principal

Barème 2026Mis à jour le

Corrections de cette page

Calcul d'un prêt immobilier sans apport

Emprunter sans apport signifie financer aussi les frais de notaire et de garantie : le capital emprunté dépasse le prix du bien, la mensualité et les revenus exigés par la règle du taux d'effort augmentent d'autant. Les banques l'accordent à des profils précis, et le PTZ ou le prêt Action Logement remplacent souvent l'apport manquant.

ex : 200 000 €

Taux moyen 2026 : ~3 à 4 % selon la durée

Maximum HCSF : 25 ans (hors différé)

Optionnel, saisissez 0 pour ne pas inclure

Optionnel. VEFA, construction ou travaux ≥ 10 % du coût : le HCSF admet 27 ans de maturité totale, différé compris (24 mois + 25 ans, ou 36 mois + 24 ans). Pendant le différé, vous payez les intérêts et l'assurance, sans rembourser de capital.

ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres

Vous rembourserez chaque mois

1 429 €

Soit 428 680 € remboursés sur 25 ans, dont 155 260 € de coût du crédit

Ce que vous remboursez au total
  • Capital emprunté273 420 € (64 %)
  • Intérêts130 652 € (30 %)
  • Assurance24 608 € (6 %)
Voir le détail du montant remboursé
Capital emprunté
273 420,00 €
Mensualité hors assurance
1 346,91 €
Prime d'assurance mensuelle
+ 82,03 €
Total des intérêts
+ 130 652,37 €
Total de l'assurance
+ 24 607,80 €
Coût total du crédit (intérêts + assurance)
155 260,17 €
Montant total remboursé (capital, intérêts et assurance)
428 680,17 €

Calcul à taux fixe, annuité constante, hors frais de dossier, de garantie et de notaire. Méthode, hypothèses et notes détaillées sur le simulateur principal : simulateur de prêt immobilier.

Et si le taux ou la durée changeait ?

Mensualité assurance comprise (prime de 82 € par mois, la même dans chaque cellule), comme sur la carte de résultat, puis coût total du crédit (intérêts et assurance), selon la durée d'amortissement et le taux, pour 273 420 € empruntés (assurance 0,36 % du capital). La cellule en gras correspond aux valeurs saisies.

Et si le taux ou la durée changeait
Durée2,85 %3,35 %3,85 %
15 ans1 951 €coût 77 679 €2 017 €coût 89 564 €2 084 €coût 101 698 €
20 ans1 578 €coût 105 290 €1 647 €coût 121 802 €1 717 €coût 138 748 €
25 ans1 357 €coût 133 795 €1 429 €coût 155 260 €1 503 €coût 177 387 €

Sous chaque mensualité, le coût total du crédit (intérêts et assurance sur toute la durée).

Comparer avec un autre montage

A reprend les valeurs saisies, B est un second montage à votre choix, prérempli avec cinq ans de plus au taux moyen de cette durée.

Scénario B

0 pour ne pas inclure

Optionnel

A : 273 420 € à 3,35 % sur 25 ans, assurance 0,36 %, sans différé. B : non renseigné. Montants arrondis à l'euro ; l'écart est B moins A, en pourcentage de A.

Comparaison des deux montages, A et B
RésultatAvos saisiesBautre montage
Mensualitéassurance comprise1 429 €-
Mensualité hors assurance1 347 €-
Intérêts130 652 €-
Assurance24 608 €-
Coût total du créditintérêts et assurance155 260 €-
Montant total remboursécapital, intérêts et assurance428 680 €-
Durée totale25 ans-
Voir le tableau d'amortissement

Répartition de chaque échéance entre intérêts, capital et assurance, et capital restant dû après paiement, avec les valeurs saisies ci-dessus.

Tableau d'amortissement par année : 273 420 € sur 300 mois à 3,35 %, assurance 0,36 % du capital initial. Montants en euros, arrondis au centime à chaque ligne.
PériodeMensualitésIntérêtsCapitalAssuranceCapital restant
Année 117 147,28 €9 051,04 €7 111,88 €984,36 €266 308,12 €
Année 217 147,28 €8 809,08 €7 353,84 €984,36 €258 954,28 €
Année 317 147,28 €8 558,92 €7 604,00 €984,36 €251 350,28 €
Année 417 147,28 €8 300,23 €7 862,69 €984,36 €243 487,59 €
Année 517 147,28 €8 032,76 €8 130,16 €984,36 €235 357,43 €
Année 617 147,28 €7 756,17 €8 406,75 €984,36 €226 950,68 €
Année 717 147,28 €7 470,18 €8 692,74 €984,36 €218 257,94 €
Année 817 147,28 €7 174,45 €8 988,47 €984,36 €209 269,47 €
Année 917 147,28 €6 868,70 €9 294,22 €984,36 €199 975,25 €
Année 1017 147,28 €6 552,49 €9 610,43 €984,36 €190 364,82 €
Année 1117 147,28 €6 225,58 €9 937,34 €984,36 €180 427,48 €
Année 1217 147,28 €5 887,52 €10 275,40 €984,36 €170 152,08 €
Année 1317 147,28 €5 537,95 €10 624,97 €984,36 €159 527,11 €
Année 1417 147,28 €5 176,49 €10 986,43 €984,36 €148 540,68 €
Année 1517 147,28 €4 802,74 €11 360,18 €984,36 €137 180,50 €
Année 1617 147,28 €4 416,26 €11 746,66 €984,36 €125 433,84 €
Année 1717 147,28 €4 016,67 €12 146,25 €984,36 €113 287,59 €
Année 1817 147,28 €3 603,46 €12 559,46 €984,36 €100 728,13 €
Année 1917 147,28 €3 176,18 €12 986,74 €984,36 €87 741,39 €
Année 2017 147,28 €2 734,40 €13 428,52 €984,36 €74 312,87 €
Année 2117 147,28 €2 277,58 €13 885,34 €984,36 €60 427,53 €
Année 2217 147,28 €1 805,21 €14 357,71 €984,36 €46 069,82 €
Année 2317 147,28 €1 316,76 €14 846,16 €984,36 €31 223,66 €
Année 2417 147,28 €811,72 €15 351,20 €984,36 €15 872,46 €
Année 2517 146,29 €289,47 €15 872,46 €984,36 €0,00 €
Total428 681,01 €130 652,01 €273 420,00 €24 609,00 €0,00 €

Arrondi ligne à ligne : les totaux peuvent différer d'un euro de ceux de la carte de résultat.

  • Barème officiel 2026
  • Sources citées
  • Calcul dans votre navigateur
  • Sans inscription

Mis à jour le Méthode et sources

Peut-on emprunter sans apport en 2026 ?

Oui, mais rarement. Aucune règle n'impose d'apport, mais les banques exigent en général que les frais soient couverts (environ 8 % du prix dans l'ancien). Sans apport, un bien à 250 000 € oblige à emprunter 273 420 € : 1 429 €/mois sur 25 ans à 3,35 % avec assurance, contre 1 307 € avec les frais apportés, et 4 083 € de revenus nets au lieu de 3 733 €. Le PTZ et le prêt Action Logement tiennent souvent lieu d'apport.

Avec ou sans apport : la même maison, quatre plans de financement

Bien ancien à 250 000 €, frais d'acquisition de 23 420 € (notaire 19 920 €, garantie 2 500 €, dossier 1 000 €), prêt sur 25 ans à 3,35 % avec assurance à 0,36 % :

Bien à 250 000 €, effet de l'apport sur le prêt (25 ans à 3,35 %, assurance 0,36 %)
ApportCapital empruntéMensualité avec assuranceIntérêtsRevenu net minimum (35 %)
Aucun (financement à 110 %)273 420 €1 429 €130 652 €4 083 €
Les frais seuls : 23 420 €250 000 €1 307 €119 461 €3 733 €
Frais + 10 % du prix : 48 420 €225 000 €1 176 €107 515 €3 360 €
Frais + 20 % du prix : 73 420 €200 000 €1 045 €95 569 €2 986 €

Calculs effectués avec la formule d'annuité constante de ce simulateur, arrondis à l'euro. Le taux est supposé identique dans les quatre cas ; une banque applique souvent une majoration au financement à 110 %.

Les 23 420 € de frais empruntés coûtent 11 191 € d'intérêts et 2 108 € d'assurance sur 25 ans, et relèvent le revenu exigé de 350 €. C'est le « prix » du sans-apport à taux constant ; avec une majoration de taux, il augmente encore.

Qui obtient un prêt sans apport en 2026 ?

Les banques n'ont pas de grille publique. Les profils ci-dessous sont ceux pour lesquels le financement à 110 % reste courant, parce que le risque perçu est compensé par un autre élément du dossier :

Profils acceptés sans apport et contreparties attendues
ProfilPourquoi la banque accepteCe qu'elle vérifie
Jeune actif (moins de 30-35 ans) en CDI, primo-accédantRevenus appelés à progresser, client à fidéliser sur 25 ansFin de période d'essai, aucun découvert sur 3 à 6 mois de relevés, épargne même modeste
Fonctionnaire titulaireStabilité de l'emploi, cautionnement mutualiste souvent moins cherTaux d'effort ≤ 35 %, reste à vivre
Ménage à revenus élevés (au-delà de 6 000 € nets)Capacité à reconstituer une épargne rapidementJustification de l'absence d'apport (achat récent, divorce, fin d'études)
Investisseur locatif au réel ou en LMNPIntérêts déductibles, loyers pris en compte après décoteRésidence principale déjà financée ou taux d'effort global sous 35 % avec les loyers
Secundo-accédant en attente de reventeApport à venir (produit de la vente)Prêt relais plutôt que prêt à 110 % ; relais exclu du taux d'effort si ≤ 80 % de la valeur du bien vendu

À l'inverse, un dossier sans apport avec des revenus au plancher des 35 %, un CDD ou des incidents bancaires est presque toujours refusé. Les pages prêt immobilier fonctionnaire et prêt immobilier jeune actif détaillent les deux profils les plus favorisés.

Les prêts aidés qui remplacent l'apport

Prêts aidés cumulables avec un prêt bancaire principal
DispositifMontant et coûtConditions principalesEffet sur le dossier
Prêt à taux zéro (PTZ)Jusqu'à 50 % du coût dans le neuf collectif, 40 % en tranches 2-3, dans la limite d'un plafond d'opération ; 0 % d'intérêts, différé de 2 à 10 ansPrimo-accédant (pas propriétaire de sa résidence principale depuis 2 ans), plafonds de ressources par zone, résidence principaleAssimilé à des fonds propres par la plupart des banques
Prêt Accession Action LogementJusqu'à 30 000 € à 1 % sur 25 ans maximumSalarié d'une entreprise privée non agricole de 10 salariés et plus, plafonds de ressources, neuf ou ancien vendu par un bailleur socialRéduit le prêt bancaire ; mensualité de 113 € pour 30 000 €
Prêt épargne logement (PEL/CEL)Selon les droits acquis, taux fixé à l'ouverture du planDétenir un PEL ou un CELLe PEL lui-même sert d'apport
Prêts des collectivités localesVariables (prêts à 0 % ou subventions à l'accession)Selon la commune ou le département, souvent primo-accédants sous plafondsSe renseigner auprès de l'ADIL

Exemple chiffré : couple primo-accédant, zone B1, revenu fiscal 38 000 €, appartement neuf à 220 000 €. Le PTZ atteint 81 000 € (tranche 2, quotité 40 % du plafond d'opération de 202 500 €, différé 8 ans). Le prêt bancaire tombe à 139 000 €, soit 685 € par mois hors assurance sur 25 ans à 3,35 %, contre 1 084 € pour 220 000 € sans PTZ. Les frais de notaire dans le neuf (5 379 €) restent à financer, mais l'écart de mensualité (399 €) rend le dossier finançable même sans apport. Calcul détaillé : simulateur PTZ et capacité d'emprunt primo-accédant.

Préparer un dossier sans apport : ce qui fait la différence

  1. Trois à six mois de relevés sans découvert. C'est le premier filtre : sans apport, la banque juge la capacité d'épargne sur le comportement du compte.
  2. Une épargne résiduelle, même petite. Livret A ou LDDS de quelques milliers d'euros : la banque y voit une réserve pour les imprévus et un signe de gestion.
  3. Un taux d'effort nettement sous 35 %. Dans l'exemple à 273 420 €, viser 4 500 € de revenus nets plutôt que le minimum de 4 083 € laisse la marge que le banquier attend.
  4. Un motif d'absence d'apport. Fin d'études récente, séparation, achat après une expatriation : un dossier qui explique l'absence d'épargne passe mieux qu'un dossier muet. C'est aussi le type de dossier pour lequel un courtier se justifie : il sait quelles banques acceptent le financement à 110 % et ne peut percevoir ses honoraires qu'après le déblocage des fonds.
  5. L'assurance en délégation. À 0,12 % au lieu de 0,36 %, la mensualité baisse de 55 € sur 273 420 €, ce qui compense en partie la majoration de taux éventuelle. Guide : apport personnel, combien faut-il vraiment.

Comment est calculé ce résultat ?

Le simulateur est prérempli avec un financement « à 110 % » d'un bien ancien à 250 000 € : 250 000 € de prix, 19 920 € de frais de notaire (calcul du simulateur de frais de notaire), 2 500 € de garantie et 1 000 € de dossier, soit 273 420 €. La mensualité suit la formule de l'annuité constante : à 3,35 % sur 300 mois, 1 347 € hors assurance, 1 429 € avec une assurance à 0,36 % du capital initial (82 €/mois).

Le taux prérempli est le taux moyen des prêts sur 25 ans d'août 2026 (Observatoire Crédit Logement/CSA). Une banque qui accepte un dossier sans apport applique souvent une majoration, non réglementée : testez + 0,20 ou + 0,30 point dans le simulateur pour mesurer l'effet (respectivement + 29 € et + 44 € par mois).

Ce qui bloque réellement : pas la loi, mais le rapport entre le prêt et la valeur du bien. À 110 %, une revente forcée dans les cinq premières années ne rembourse pas la banque. C'est pourquoi elle demande, à défaut d'apport, des revenus nettement au-dessus du minimum de 35 % et une épargne résiduelle.

Sources et références

Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.

Questions fréquentes

Peut-on obtenir un prêt immobilier sans apport en 2026 ?

Oui, mais c'est l'exception. Aucun texte n'impose d'apport : la décision HCSF ne fixe que le taux d'effort (35 %) et la durée (25 ans). En pratique, les banques exigent que l'apport couvre au moins les frais (notaire, garantie, dossier), soit 8 à 10 % du prix dans l'ancien, parce qu'un prêt à 110 % dépasse la valeur du bien dès le premier jour. Elles font des exceptions pour les jeunes actifs à revenus en progression, les fonctionnaires, les hauts revenus et certains investisseurs locatifs.

Combien faut-il emprunter pour acheter 250 000 € sans apport ?

Environ 273 000 € : le prix (250 000 €), les frais de notaire (19 920 € dans l'ancien selon notre simulateur, droit départemental de 5 %), la garantie (de l'ordre de 2 500 €) et les frais de dossier (environ 1 000 €). Sur 25 ans à 3,35 % avec une assurance à 0,36 %, la mensualité atteint 1 429 € contre 1 307 € si l'apport couvre les frais, et le revenu net minimum passe de 3 733 € à 4 083 €.

Quel apport minimum demandent les banques ?

L'usage bancaire est de demander au minimum les frais d'acquisition, soit environ 8 % du prix dans l'ancien (19 920 € sur 250 000 €) et 2 à 3 % dans le neuf (5 911 € sur 250 000 €), plus la garantie et le dossier. L'Observatoire Crédit Logement/CSA note qu'en 2026 le niveau moyen d'apport reste élevé (+1,1 % sur les huit premiers mois) et que le resserrement de l'accès au crédit pénalise surtout les emprunteurs modestes faiblement dotés en apport.

Le PTZ compte-t-il comme un apport ?

Le prêt à taux zéro est un prêt, pas un apport, mais la plupart des banques le traitent comme des fonds propres dans le plan de financement car il ne coûte pas d'intérêts et comporte un différé de 2 à 10 ans. Pour un couple primo-accédant en zone B1 achetant 220 000 € dans le neuf collectif avec 38 000 € de revenu fiscal, le PTZ atteint 81 000 € (calculé avec le simulateur PTZ du site), ce qui ramène le prêt bancaire à 139 000 € et rend l'absence d'apport beaucoup moins pénalisante.

Quels prêts aidés remplacent l'apport ?

Trois dispositifs cumulables : le PTZ (primo-accédants sous plafonds, neuf partout et ancien avec travaux en zones B2 et C), le prêt Accession d'Action Logement (jusqu'à 30 000 € à 1 % sur 25 ans pour les salariés d'une entreprise privée non agricole d'au moins 10 salariés, sous conditions de ressources) et le prêt épargne logement adossé à un PEL. Certaines collectivités proposent en plus des prêts à taux réduit pour les primo-accédants ; renseignez-vous auprès de l'ADIL de votre département.

Le taux est-il plus élevé sans apport ?

Souvent, oui : la banque compense un risque plus élevé (prêt supérieur à la valeur du bien, absence d'épargne démontrée). L'écart n'est pas réglementé et dépend de chaque établissement ; sur 273 000 € sur 25 ans, chaque dixième de point coûte environ 15 € par mois et 4 350 € sur la durée. L'assurance en délégation et la mise en concurrence de plusieurs banques compensent en partie cette majoration.

Faut-il garder son épargne plutôt que l'apporter ?

Les banques demandent une épargne résiduelle après l'achat (quelques mois de mensualités), ce qui plaide pour ne pas tout apporter. Mais l'arbitrage est rarement favorable au prêt à 110 % : 23 420 € empruntés à 3,35 % sur 25 ans coûtent 11 191 € d'intérêts et 2 108 € d'assurance, alors que la même somme sur un livret réglementé rapporte moins. Apporter les frais et conserver 3 à 6 mois de mensualités en épargne est le compromis le plus souvent accepté.

Un investissement locatif peut-il se financer à 110 % ?

C'est le cas où les banques sont historiquement les plus ouvertes, parce que les intérêts d'emprunt sont déductibles des revenus fonciers (régime réel) ou des BIC (LMNP au réel) et que les loyers couvrent une partie de la mensualité. Le HCSF impose toutefois que les loyers soient retenus dans les revenus après décote, jamais en déduction de la mensualité. Voir la page prêt immobilier pour investissement locatif.

Aller plus loin