Aller au contenu principal

Barème 2026Mis à jour le

Corrections de cette page

Calcul du salaire net avec une prime d'ancienneté

Une fois la prime d'ancienneté ajoutée au brut, le salaire net se calcule comme d'habitude : 2 400 € de base et 120 € de prime donnent 1 994,83 € net pour un non-cadre. La page détaille les règles vérifiées (service-public, convention de la métallurgie) : qui y a droit, comment elle se calcule, temps partiel, SMIC.

Sens du calcul

ex : 2 500 €

Où trouver ce montant ?
Sur votre bulletin de paie, ligne « Salaire brut » (total de la rémunération avant cotisations).
Période
Statut
Cas particuliers (apprentissage, Alsace-Moselle)

ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres

Salaire net mensuel (avant impôt)

1 995 €

Net imposable : 2 067 €

Ce que devient le salaire brut mensuel
  • Net avant impôt1 995 € (79 %)
  • Cotisations salariales525 € (21 %)
Voir le détail du calcul
Salaire brut mensuel
2 520,00 €
Vieillesse plafonnée
− 173,88 €
Vieillesse déplafonnée
− 10,08 €
Agirc-Arrco tranche 1
− 79,38 €
CEG tranche 1
− 21,67 €
CSG déductible
− 168,36 €
CSG non déductible
− 59,42 €
CRDS
− 12,38 €
Total cotisations
− 525,17 €
Net mensuel avant impôt
1 994,83 €

Estimation indicative. Méthode, hypothèses et notes détaillées sur le simulateur principal : salaire brut en net.

Et si le temps de travail changeait ?

Brut mensuel, net mensuel avant impôt, selon le temps de travail hebdomadaire, à partir du brut mensuel saisi pour 35 h par semaine (cotisations salariales 2026, salarié du secteur privé, non-cadre). La cellule en gras correspond aux valeurs saisies.

Et si le temps de travail changeait
Temps de travailBrutNet avant impôt
Mi-temps17 h 301 260 €997 €
80 %28 h2 016 €1 596 €
Temps plein35 h, brut saisi2 520 €1 995 €
39 h4 h sup. à 25 %2 880 €2 321 €

Méthode, hypothèses et notes détaillées sur le simulateur principal : salaire brut en net.

  • Barème officiel 2026
  • Sources citées
  • Calcul dans votre navigateur
  • Sans inscription

Mis à jour le Méthode et sources

Qui a droit à une prime d'ancienneté

Le Code du travail ne prévoit aucune prime d'ancienneté. Elle existe lorsqu'un texte l'institue : la convention collective ou un accord d'entreprise, le contrat de travail, ou un usage constant, général et fixe dans l'entreprise. Dès lors qu'elle est prévue, elle s'applique à tout le personnel qui remplit ses conditions ; l'ancienneté se décompte à partir du premier jour de travail dans l'entreprise. Elle est versée chaque mois ou en une fois en fin d'année, sur une ligne distincte du bulletin de paie (fiche service-public F718).

Le montant suit un barème progressif propre à chaque texte : montant forfaitaire, pourcentage du salaire de base, du salaire brut total ou du minimum conventionnel. Deux points reviennent dans la plupart des conventions : un délai de carence (souvent trois ans) avant la première tranche, et un plafond au-delà duquel la prime n'augmente plus. Le numéro IDCC de votre convention figure sur le bulletin de paie et son texte se lit sur legifrance.gouv.fr.

Exemple vérifié : la métallurgie depuis 2024

La convention collective nationale de la métallurgie du 7 février 2022 (IDCC 3248), applicable depuis le 1er janvier 2024, réserve la prime aux salariés des groupes d'emplois A à E après trois ans d'ancienneté (article 142). Sa formule ne repose plus sur un pourcentage du salaire :

prime = (valeur du point × taux de la classe) × 100 × années d'ancienneté (15 au plus)

La valeur du point est négociée par territoire ou secteur ; le taux dépend de la classe d'emplois (annexe 7) :

Taux par classe d'emplois (annexe 7 de la convention)
Classe12345678910
Taux1,45 %1,6 %1,75 %1,95 %2,2 %2,45 %2,6 %2,9 %3,3 %3,8 %

Exemple donné par la convention : emploi classé A1, point à 5 €, 8 ans d'ancienneté, soit 5 × 1,45 % × 100 × 8 = 58 € brut par mois pour 35 heures, c'est-à-dire 46 € net avant impôt pour un non-cadre. Le montant varie avec l'horaire de travail et supporte les majorations pour heures supplémentaires. Les salariés déjà présents fin 2023 bénéficient, le cas échéant, d'un complément transitoire (article 143) pour ne pas perdre par rapport à l'ancienne formule.

Ce que la prime laisse en net

La prime est soumise aux cotisations sociales et à la CSG-CRDS comme le salaire, puis au prélèvement à la source. Montants calculés avec ce simulateur pour un non-cadre (20,84 % de cotisations salariales sur un salaire sous le plafond de la Sécurité sociale) :

Salaire de base 2 400 € brut, prime d'ancienneté selon le taux
PrimeBrut totalNet avant impôtGain net mensuel
Aucune2 400 €1 899,84 €0 €
3 % (72 €)2 472 €1 956,83 €57 €
5 % (120 €)2 520 €1 994,83 €95 €
10 % (240 €)2 640 €2 089,82 €190 €
15 % (360 €)2 760 €2 184,80 €285 €

Le net imposable est légèrement supérieur au net versé (CSG non déductible et CRDS) ; le prélèvement à la source s'applique ensuite au taux du foyer, voir le simulateur de taux de prélèvement à la source.

Prime d'ancienneté et SMIC : deux vérifications distinctes

Pour contrôler que la rémunération atteint le SMIC (1 867,02 € brut par mois pour 35 heures en 2026), l'employeur ne retient que le salaire de base, les avantages en nature et les primes liées à la productivité : les primes d'ancienneté, d'assiduité, de conditions de travail, les remboursements de frais et les majorations d'heures supplémentaires en sont exclus (fiche service-public F2300). Un salarié à 1 800 € de base et 100 € de prime d'ancienneté doit donc voir son salaire de base relevé au SMIC, prime en sus. La même logique vaut pour le minimum conventionnel lorsque la convention exclut la prime de l'assiette de comparaison, ce qui est le cas de la métallurgie (article 142 : la prime « s'ajoute à la rémunération mensuelle »).

Temps partiel, apprentissage, changement d'employeur

  • Temps partiel : la prime est proportionnelle à la durée de travail du contrat (80 % à 80 %), mais les années d'ancienneté se comptent en entier.
  • Apprenti : mêmes droits que les autres salariés ; la prime lui est due si le contrat la prévoit et selon son temps de présence dans l'entreprise.
  • Changement d'employeur : le compteur repart à zéro, sauf reprise d'ancienneté prévue par la convention (transfert d'entreprise, mutation dans un même groupe) ou négociée dans le contrat.
  • Autres calculs : la prime, élément de salaire, entre dans le salaire de référence des indemnités de licenciement et de l' indemnité de congés payés.

Comment est calculé ce résultat ?

La prime d'ancienneté est un complément de salaire : elle se calcule en brut selon le barème de votre convention collective, puis subit les mêmes cotisations et le même prélèvement à la source que le salaire de base. Le simulateur convertit donc simplement le brut total, prime comprise, en net : il est préréglé sur 2 400 € de salaire de base plus 120 € de prime (5 %), soit 2 520 € brut et 1 994,83 € net avant impôt pour un non-cadre, contre 1 899,84 € sans la prime. Les 120 € de prime laissent 95 € net.

Saisissez votre brut avec la prime pour obtenir le net, ou le net souhaité pour retrouver le brut. Le montant de la prime elle-même dépend du texte qui la prévoit : les règles communes et un exemple de barème vérifié (métallurgie) sont détaillés sous le simulateur.

Sources et références

Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.

Questions fréquentes

La prime d'ancienneté est-elle obligatoire ?

Non. Le Code du travail n'impose aucune prime d'ancienneté. Elle n'est due que si elle est prévue par la convention collective ou un accord d'entreprise, par le contrat de travail ou par un usage constant dans l'entreprise. Lorsqu'elle existe, elle doit bénéficier à l'ensemble du personnel qui remplit les conditions et non à quelques salariés, et l'employeur qui refuse de la verser peut être poursuivi devant le conseil de prud'hommes (fiche service-public F718).

Comment est calculée la prime d'ancienneté ?

Selon le texte qui la prévoit, elle est soit un montant forfaitaire, soit un pourcentage du salaire de base, du salaire brut total ou du salaire minimum conventionnel, progressif avec les années d'ancienneté décomptées depuis le premier jour de travail dans l'entreprise. Exemple de la métallurgie (convention du 7 février 2022, en vigueur depuis 2024) : après 3 ans, la prime des groupes A à E vaut valeur du point × taux de la classe d'emplois × 100 × nombre d'années (15 au plus) ; pour une classe 1, un point à 5 € et 8 ans, 5 × 1,45 % × 100 × 8 = 58 € brut par mois (annexe 7 de la convention).

La prime d'ancienneté est-elle soumise à cotisations et à l'impôt ?

Oui, comme le salaire de base : elle supporte les cotisations salariales, la CSG-CRDS et le prélèvement à la source, et entre dans le net imposable. Pour un non-cadre, une prime de 120 € brut par mois laisse 95 € net avant impôt (20,84 % de cotisations, formule du site) ; sur 2 400 € brut portés à 2 520 € par la prime, le net passe de 1 899,84 € à 1 994,83 €.

La prime d'ancienneté compte-t-elle pour vérifier le SMIC ?

Non. Pour contrôler que la rémunération atteint le SMIC (1 867,02 € brut par mois en 2026), on ne retient que le salaire de base, les avantages en nature et les primes liées à la productivité ; les primes d'ancienneté, d'assiduité ou de conditions de travail sont exclues (fiche service-public F2300). Un salarié payé 1 800 € de base plus 100 € de prime d'ancienneté est donc en dessous du SMIC, même si le total le dépasse.

Un salarié à temps partiel a-t-il droit à la prime d'ancienneté ?

Oui, au prorata du temps de travail prévu par le contrat : à 80 %, la prime est de 80 % de celle d'un temps plein. L'ancienneté elle-même n'est pas proratisée : dix ans à mi-temps valent dix ans d'ancienneté. L'apprenti a les mêmes droits que les autres salariés de l'entreprise et perçoit la prime si son contrat et sa durée de présence le prévoient.

Où trouver le barème de ma convention collective ?

Le numéro IDCC de la convention collective figure sur le bulletin de paie. Son texte est consultable gratuitement sur legifrance.gouv.fr (rubrique conventions collectives) ; la prime d'ancienneté, quand elle existe, y est décrite avec sa base de calcul, ses paliers d'années et son plafond. Certaines conventions n'en prévoient aucune, d'autres l'ont intégrée aux minima ou réservée à certaines catégories : le seul texte qui fait foi est celui de votre convention, complété par un éventuel accord d'entreprise.

Aller plus loin