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Calcul des heures supplémentaires 2026 : majoration, net et exonérations
Le brut et le net des heures supplémentaires 2026 sont calculés avec la majoration légale, la réduction de cotisations salariales et l'exonération d'impôt sur le revenu dans la limite annuelle.
Salaire horaire brut hors majoration (visible sur votre bulletin).
De la 36e à la 43e heure hebdomadaire (8 premières HS).
À partir de la 44e heure hebdomadaire.
ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres
Net mensuel des heures supplémentaires
294 €
Soit 3 900 € brut / an (estimation sur 12 mois)
Gain de la réduction URSSAF : + 37 € / mois
Voir le détail du calcul
- Brut mensuel HS à 25 %
- 325,00 €
- Brut mensuel HS à 50 %
- 0,00 €
- Brut mensuel total
- 325,00 €
- Brut annuel total (estim. × 12)
- 3 900,00 €
- Net sans la réduction URSSAF (20,84 % de cotisations)
- 257,27 €
- Réduction de cotisations (11,31 %)
- + 36,76 €
- Net mensuel effectif
- 294,03 €
- Net imposable annuel des HS (brut − CSG déductible)
- 3 639,44 €
- Part exonérée d'IR (plafond 7 500 € nets)
- 3 639,44 €
- Part annuelle imposable
- 0,00 €
Estimation indicative selon les taux légaux 25 % / 50 % et la réduction URSSAF de 11,31 % (cotisations vieillesse et retraite complémentaire d'un salarié non cadre sous le plafond de la Sécurité sociale ; la CSG/CRDS de 9,53 % reste due). Le calcul suppose 4,33 semaines par mois (52/12) et 12 mois d'HS identiques pour l'annuel. L'exonération d'IR est plafonnée à 7 500 € nets imposables par an, soit 8 037 € bruts. Pour les heures fixées par convention collective (taux 10 %) ou le rachat de jours de RTT, adaptez les paramètres en conséquence.
- Barème officiel 2026
- Sources citées
- Calcul dans votre navigateur
- Sans inscription
Mis à jour le Méthode et sources
Combien est payée une heure supplémentaire en 2026 ?
Une heure supplémentaire est payée taux horaire × 1,25 pour les 8 premières heures de la semaine (36e à 43e) et × 1,50 à partir de la 44e (Code du travail, art. L3121-36). Au SMIC 2026 (12,31 €/h), cela fait 15,39 € brut puis 18,47 € brut. Ces heures échappent aux cotisations vieillesse et retraite (11,31 points) et à l'impôt sur le revenu jusqu'à 7 500 € nets imposables par an : 100 € brut d'heures supplémentaires donnent 90,47 € net, contre 79,16 € pour 100 € de salaire ordinaire.
Chiffres clés des heures supplémentaires
Règles applicables en 2026 à un salarié du privé, chacune établie et sourcée dans les sections ci-dessous. Les montants en euros valent pour un salarié non-cadre sous le plafond de la Sécurité sociale.
- 25 %majoration légale des 8 premières heures supplémentaires de la semaine, à défaut d'accord collectif (article L3121-36 du Code du travail).
- 50 %majoration légale à partir de la 44e heure de la semaine, à défaut d'accord collectif (article L3121-36 du Code du travail).
- 15,39 €montant brut d'une heure supplémentaire payée au SMIC 2026 avec la majoration de 25 %.
- 11,31 %réduction de cotisations salariales d'assurance vieillesse et de retraite complémentaire sur la rémunération des heures supplémentaires, en points de brut (article L241-17 du Code de la Sécurité sociale).
- 90,47 €net avant impôt perçu pour 100 € brut d'heures supplémentaires, la CSG et la CRDS restant seules dues.
- 7 500 €plafond annuel d'exonération d'impôt sur le revenu de la rémunération des heures supplémentaires, exprimé en net imposable et par salarié (article 81 quater du Code général des impôts).
- 8 037 €rémunération brute majorée correspondant à ce plafond annuel d'exonération, le net imposable d'une heure supplémentaire valant 93,32 % de son brut.
- 220 heurescontingent annuel d'heures supplémentaires par salarié, à défaut d'accord collectif (article D3121-24 du Code du travail).
Majoration des heures supplémentaires : 25 % puis 50 %
Une heure supplémentaire est une heure travaillée au-delà de la durée légale de 35 heures par semaine civile (du lundi 0 h au dimanche 24 h), à la demande de l'employeur (Code du travail, art. L3121-28). À défaut d'accord collectif, l'article L3121-36 du Code du travail fixe la majoration des heures supplémentaires à 25 % pour les 8 premières heures de la semaine, soit de la 36e à la 43e heure. À défaut d'accord collectif, la majoration des heures supplémentaires est de 50 % à partir de la 44e heure de la semaine (même article L3121-36 du Code du travail). Un accord d'entreprise ou de branche peut fixer un autre taux de majoration des heures supplémentaires, sans jamais descendre sous 10 % (article L3121-33 du Code du travail).
| Taux horaire de base | 36e à 43e h (+25 %) | 44e h et plus (+50 %) | Accord à 10 % |
|---|---|---|---|
| SMIC 12,31 € | 15,39 € | 18,47 € | 13,54 € |
| 14,00 € | 17,50 € | 21,00 € | 15,40 € |
| 16,00 € | 20,00 € | 24,00 € | 17,60 € |
| 20,00 € | 25,00 € | 30,00 € | 22,00 € |
| 25,00 € | 31,25 € | 37,50 € | 27,50 € |
Le taux horaire de base s'obtient en divisant le salaire mensuel brut par 151,67 h (35 h × 52 / 12). Un salarié payé 2 100 € brut pour 35 h a un taux horaire de 13,85 € ; s'il est mensualisé à 39 h, son bulletin distingue 151,67 h au taux normal et 17,33 h majorées de 25 %. Les majorations conventionnelles de nuit, de dimanche ou de jour férié s'ajoutent à la majoration d'heure supplémentaire, elles ne s'y substituent pas. Ces majorations conventionnelles pèsent dans certains métiers : travail de nuit du boulanger, vacations de 12 heures de l'agent de sécurité, grands déplacements du soudeur sur chantier ; chaque fiche indique ce que la grille de branche prévoit.
Réduction de cotisations salariales de 11,31 points
Depuis le 1er janvier 2019, la rémunération des heures supplémentaires et complémentaires est exonérée des cotisations salariales d'assurance vieillesse et de retraite complémentaire, dans la limite de 11,31 % du brut (CSS art. L241-17 et D241-21). Ce plafond correspond exactement aux quatre lignes concernées : vieillesse plafonnée 6,90 %, vieillesse déplafonnée 0,40 %, Agirc-Arrco tranche 1 3,15 % et CEG 0,86 %. La CSG de 9,20 % et la CRDS de 0,50 %, assises sur 98,25 % du brut, restent dues sur les heures supplémentaires, soit 9,53 % de retenues.
| Étape | Salaire ordinaire | Heures supplémentaires |
|---|---|---|
| Cotisations salariales | − 208,40 € (20,84 %) | − 95,30 € (9,53 %) |
| Net avant impôt | 791,60 € | 904,70 € |
| Impôt sur le revenu (TMI 30 %) | ≈ − 221 € | 0 € (sous 7 500 € nets/an) |
| Reste après impôt | ≈ 570 € | 904,70 € |
Impôt du salaire ordinaire estimé sur son net imposable (791,60 € + 28,50 € de CSG-CRDS non déductibles = 820,10 €), après l'abattement de 10 % pour frais professionnels : 738,09 € × 30 % = 221,43 €. Pour un foyer à TMI 30 %, 1 000 € brut d'heures supplémentaires laissent donc près de 60 % de plus en poche (905 € contre 570 €) que 1 000 € brut de salaire ordinaire.
La réduction de cotisations salariales est appliquée par l'employeur sur le bulletin de paie, sans démarche du salarié. La réduction de 11,31 points ne réduit pas les droits à la retraite : les cotisations non prélevées sont compensées par l'État et les heures supplémentaires comptent intégralement pour la retraite de base comme pour la retraite complémentaire. Côté employeur, une déduction forfaitaire de cotisations patronales de 1,50 € par heure s'applique dans les entreprises de moins de 20 salariés et de 0,50 € par heure dans celles de 20 à 249 salariés (loi n° 2022-1157 du 16 août 2022).
Exonération d'impôt sur le revenu : plafond annuel de 7 500 €
L'article 81 quater du CGI exonère d'impôt sur le revenu la rémunération des heures supplémentaires, complémentaires et des jours de repos rachetés par les salariés au forfait, dans la limite de 7 500 € nets imposables par an et par salarié (plafond de 5 000 € porté à 7 500 € par la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022, applicable depuis les revenus 2022). Le plafond de 7 500 € d'exonération des heures supplémentaires est individuel : dans un couple, chaque conjoint dispose du sien. Le plafond annuel d'exonération de 7 500 € nets imposables correspond à 8 037 € de rémunération brute majorée par an, le net imposable d'une heure supplémentaire valant 93,32 % de son brut (seule la CSG déductible de 6,68 % vient en déduction, les cotisations vieillesse étant intégralement réduites) ; c'est ce net imposable que le simulateur compare au plafond.
| Tranche marginale d'imposition | Gain fiscal maximal par an |
|---|---|
| 0 % | 0 € |
| 11 % | 825 € |
| 30 % | 2 250 € |
| 41 % | 3 075 € |
| 45 % | 3 375 € |
Deux effets de bord à connaître. D'abord, les heures exonérées sont réintégrées dans le revenu fiscal de référence (CGI art. 1417, IV) : elles peuvent faire perdre une aide soumise à un plafond de RFR (chèque énergie, bourse, exonération de taxe foncière des personnes âgées) sans être imposées. Ensuite, le prélèvement à la source ne les prend pas en compte : l'employeur les exclut de l'assiette du PAS, il n'y a donc rien à récupérer l'année suivante. Vérifiez seulement que la case 1GH (1HH pour le conjoint) de la déclaration reprend bien le montant figurant sur le bulletin de décembre. Votre tranche se lit sur le revenu imposable par part : la tranche à 30 % s'applique au-delà de 29 579 € (barème 2026 sur les revenus 2025). Les cinq seuils sont sur la page du barème de l'impôt sur le revenu 2026 et le calcul complet de votre TMI sur le simulateur d'impôt sur le revenu 2026.
Quatre exemples calculés avec le simulateur
| Profil | Brut HS / mois | Net HS / mois | Brut HS / an | Part imposable / an (net imposable) |
|---|---|---|---|---|
| SMIC (12,31 €/h), 39 h soit 4 HS à 25 % | 266,72 € | 241,30 € | 3 200,60 € | 0 € |
| 15 €/h, 41 h soit 6 HS à 25 % | 487,50 € | 441,04 € | 5 850 € | 0 € |
| 14 €/h, 45 h soit 8 HS à 25 % + 2 HS à 50 % | 788,67 € | 713,50 € | 9 464 € | 1 331,71 € |
| 25 €/h, 45 h soit 8 HS à 25 % + 2 HS à 50 % | 1 408,33 € | 1 274,12 € | 16 900 € | 8 270,91 € |
Lecture du troisième cas : 8 × 14 × 1,25 × 4,33 = 606,67 € et 2 × 14 × 1,50 × 4,33 = 182 €, soit 788,67 € brut par mois. Après 9,53 % de retenues, 713,50 € net. Sur l'année, 9 464 € brut représentent 8 831,71 € nets imposables, au-dessus du plafond : 7 500 € restent exonérés (2 250 € d'impôt évités à une TMI de 30 %) et 1 331,71 € rejoignent le salaire imposable. Ce salarié effectue 520 heures supplémentaires par an, bien au-delà du contingent de 220 h : sans accord collectif élargissant le contingent, chaque heure au-delà de la 220e lui ouvre une contrepartie en repos.
Contingent de 220 h, durées maximales et repos compensateur
Le contingent annuel d'heures supplémentaires est fixé à 220 heures par salarié à défaut d'accord collectif (article D3121-24 du Code du travail) ; une convention ou un accord d'entreprise peut retenir un autre volume, supérieur comme inférieur. Au-delà du contingent annuel, chaque heure supplémentaire ouvre droit à une contrepartie obligatoire en repos, égale à 50 % de l'heure dans les entreprises de 20 salariés au plus et à 100 % dans celles de plus de 20 salariés (article L3121-38 du Code du travail), en plus de la majoration de salaire. La durée de travail d'un salarié ne peut dépasser 10 heures par jour (article L3121-18 du Code du travail) ni 48 heures sur une même semaine (article L3121-20 du Code du travail), et la moyenne hebdomadaire est limitée à 44 heures sur 12 semaines consécutives (article L3121-22 du Code du travail).
| Règle | Valeur à défaut d'accord | Texte |
|---|---|---|
| Contingent annuel | 220 h par salarié | C. trav. art. D3121-24 |
| Contrepartie obligatoire en repos au-delà du contingent | 50 % (≤ 20 salariés) / 100 % (> 20 salariés) | C. trav. art. L3121-38 |
| Majoration minimale par accord | 10 % | C. trav. art. L3121-33 |
| Durée maximale quotidienne | 10 h | C. trav. art. L3121-18 |
| Durée maximale hebdomadaire | 48 h | C. trav. art. L3121-20 |
| Moyenne maximale sur 12 semaines | 44 h | C. trav. art. L3121-22 |
| Exonération d'impôt sur le revenu | 7 500 € nets / an | CGI art. 81 quater |
| Réduction de cotisations salariales | 11,31 points | CSS art. L241-17 |
Le repos compensateur de remplacement (art. L3121-33 et L3121-37) permet, si un accord le prévoit, de remplacer le paiement majoré par un repos équivalent : 1 h 15 pour une heure à 25 %, 1 h 30 pour une heure à 50 %. Les heures compensées intégralement en repos ne s'imputent pas sur le contingent annuel. Le repos compensateur de remplacement n'ouvre ni exonération d'impôt sur le revenu ni réduction de cotisations salariales, puisqu'il remplace le paiement de l'heure au lieu de s'y ajouter.
Cas particuliers
- Temps partiel : les heures au-delà de la durée contractuelle sont des heures complémentaires, majorées de 10 % jusqu'au dixième de cette durée et de 25 % au-delà si un accord le permet (limite du tiers), sans jamais atteindre 35 h. Mêmes avantages sociaux et fiscaux. Détail sur la page heures complémentaires à temps partiel.
- Cadres au forfait jours : pas d'heures supplémentaires, mais le rachat de jours de repos est majoré d'au moins 10 % (art. L3121-59) et bénéficie des mêmes exonérations (réduction de cotisations et 7 500 €). Voir le simulateur heures supplémentaires cadre et forfait jours.
- Salariés mensualisés à 39 h : les 17,33 h supplémentaires mensuelles sont intégrées au salaire de base et déjà exonérées sur le bulletin. Calcul complet sur la page salaire net pour 39 h.
- Annualisation ou modulation : le décompte se fait à la fin de la période de référence (jusqu'à 1 an, 3 ans par accord de branche) ; sont supplémentaires les heures au-delà de 1 607 h par an, et en cours d'année celles qui dépassent la limite haute fixée par l'accord.
- Heures non payées : le salarié peut les réclamer devant le conseil de prud'hommes pendant 3 ans (art. L3245-1). La preuve est partagée : il présente des éléments suffisamment précis (plannings, courriels, badgeage), l'employeur doit répondre avec ses propres relevés.
- Fonction publique : les indemnités horaires pour travaux supplémentaires (IHTS) et les heures supplémentaires des enseignants bénéficient de la même exonération d'impôt de 7 500 € et d'une réduction de cotisations équivalente.
Pour intégrer ces heures à votre paie complète, utilisez le simulateur salaire brut en net ; le brut majoré des heures supplémentaires entre aussi dans le salaire de référence des indemnités de licenciement et de l'allocation chômage.
Comment est calculé ce résultat ?
Le simulateur applique trois règles successives à vos heures supplémentaires : la majoration légale (25 % pour les 8 premières heures de la semaine, 50 % ensuite), la réduction de cotisations salariales de 11,31 points (Code de la Sécurité sociale, art. L241-17) et l'exonération d'impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 € nets imposables par an, soit 8 037 € bruts (CGI art. 81 quater).
Brut mensuel = HS/semaine × taux horaire × 1,25 (ou 1,50) × 52/12
Le net est obtenu en retirant les cotisations salariales d'un non-cadre sous le plafond de la Sécurité sociale, 20,84 % (vieillesse et retraite complémentaire 11,31 % + CSG-CRDS 9,53 %), diminuées de la réduction de 11,31 points : il ne reste que 9,53 % de retenues (CSG-CRDS) et 100 € brut d'heures supplémentaires deviennent 90,47 € net. Le simulateur affiche à titre de comparaison le net qu'auraient donné les mêmes heures sans la réduction (79,16 €).
Le plafond d'exonération est comparé au net imposable des heures (brut − CSG déductible de 6,68 %, soit 93,32 % du brut). Si vous indiquez votre tranche marginale d'imposition, le gain fiscal annuel est estimé sur la part exonérée : 3 120 € brut d'heures supplémentaires (2 911,55 € nets imposables) à une TMI de 11 % représentent 320,27 € d'impôt en moins. Au-delà de 7 500 € nets par an, l'excédent redevient imposable.
Ce que le simulateur ne prend pas en compte : les taux conventionnels différents de 25 % / 50 %, les majorations de nuit ou de dimanche, les mois à 5 semaines, les cotisations spécifiques des cadres (APEC, tranche 2 au-delà du plafond de la Sécurité sociale) et la déduction forfaitaire patronale.
Sources et références
Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.
- Service-Public.fr : Heures supplémentaires d'un salarié du secteur privé (fiche F2391)
- Code du travail numérique : Heures supplémentaires : majoration, contingent, repos compensateur
- Légifrance : Code général des impôts, art. 81 quater (exonération d'impôt sur le revenu des heures supplémentaires dans la limite de 7 500 € par an)
- Service-Public.fr : SMIC au 1er juin 2026 (fiche F2300)
- Code du travail art. L3121-28 à L3121-40, D3121-24 ; Code de la Sécurité sociale art. L241-17 ; loi n° 2022-1158 du 16 août 2022, textes cités sans lien
Questions fréquentes
Comment calculer une heure supplémentaire en 2026 ?
Multipliez votre taux horaire brut par 1,25 pour les 8 premières heures supplémentaires de la semaine (de la 36e à la 43e heure) et par 1,50 à partir de la 44e heure (Code du travail, art. L3121-36). Au SMIC 2026 (12,31 €/h), une heure majorée à 25 % vaut 15,39 € brut et une heure à 50 % 18,47 € brut. Une convention collective peut fixer un autre taux, jamais inférieur à 10 %.
Combien rapportent 4 heures supplémentaires par semaine (39 h) ?
Pour un salarié à 39 h payé 12 € brut de l'heure, les 4 heures supplémentaires hebdomadaires majorées à 25 % représentent 260 € brut par mois (4 × 12 × 1,25 × 4,33 semaines) et 235,22 € net après la réduction de cotisations salariales, contre 205,82 € si elles étaient cotisées comme du salaire ordinaire. Sur l'année, 3 120 € brut (2 911,55 € nets imposables) entièrement exonérés d'impôt sur le revenu. Au SMIC (12,31 €/h), le même schéma donne 266,72 € brut et 241,30 € net par mois.
Les heures supplémentaires sont-elles imposables en 2026 ?
Non, jusqu'à 7 500 € nets imposables par an et par salarié (CGI art. 81 quater, plafond porté de 5 000 à 7 500 € par la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022). Au-delà, l'excédent est imposé au barème comme un salaire. Les heures exonérées sont préremplies en case 1GH (1HH pour le conjoint) de la déclaration et comptent dans le revenu fiscal de référence.
Quelle est la réduction de cotisations sur les heures supplémentaires ?
Les heures supplémentaires et complémentaires bénéficient d'une réduction des cotisations salariales d'assurance vieillesse et de retraite complémentaire de 11,31 points au maximum (CSS art. L241-17) : vieillesse plafonnée 6,90 %, déplafonnée 0,40 %, Agirc-Arrco 3,15 % et CEG 0,86 %. La CSG (9,20 %) et la CRDS (0,50 %) restent dues. Pour 100 € brut d'heures supplémentaires, le simulateur affiche 90,47 € net (seule la CSG-CRDS de 9,53 % reste due) contre 79,16 € pour 100 € de salaire ordinaire.
Quel est le contingent annuel d'heures supplémentaires ?
220 heures par salarié et par an à défaut d'accord collectif (Code du travail, art. D3121-24) ; une convention ou un accord d'entreprise peut fixer un autre volume. Au-delà du contingent, chaque heure ouvre droit à une contrepartie obligatoire en repos de 50 % dans les entreprises de 20 salariés au plus et de 100 % au-delà (art. L3121-38), en plus de la majoration de salaire. Les durées maximales restent 10 h par jour, 48 h par semaine et 44 h en moyenne sur 12 semaines.
Que se passe-t-il au-delà de 7 500 € d'heures supplémentaires ?
Seule la part excédentaire redevient imposable. Un salarié à 14 €/h qui fait 10 heures supplémentaires par semaine (8 à 25 %, 2 à 50 %) perçoit 788,67 € brut par mois soit 9 464 € par an, 8 831,71 € nets imposables : 7 500 € sont exonérés et 1 331,71 € sont ajoutés à son salaire imposable, soit environ 400 € d'impôt en plus à une TMI de 30 %. La réduction de cotisations salariales, elle, s'applique sans plafond.
L'employeur peut-il remplacer le paiement par du repos ?
Oui, si un accord collectif le prévoit (Code du travail, art. L3121-33 et L3121-37) : le repos compensateur de remplacement doit être équivalent à l'heure majorée, soit 1 h 15 de repos pour une heure majorée à 25 % et 1 h 30 pour une heure à 50 %. Les heures ainsi compensées ne comptent pas dans le contingent annuel. Sans accord, le paiement majoré est la règle.
Quelle différence entre heures supplémentaires et heures complémentaires ?
Les heures complémentaires concernent les salariés à temps partiel qui dépassent leur durée contractuelle : majoration de 10 % dans la limite du dixième de cette durée, 25 % au-delà si un accord l'autorise (jusqu'au tiers de la durée), sans jamais atteindre 35 h sous peine de requalification en temps plein (art. L3123-8 et L3123-29). Elles ouvrent droit à la même réduction de cotisations et à la même exonération d'impôt de 7 500 € que les heures supplémentaires.
Aller plus loin
Ce calcul dans d'autres situations
Versions de ce simulateur adaptées à une situation précise (défauts et explications spécifiques).