Barème 2026Mis à jour le
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Calcul du salaire net d'un cadre dirigeant
Le net d'un cadre dirigeant se calcule comme celui de tout cadre, avec les cotisations de tranche 2 Agirc-Arrco, la CEG et la CET sur la part du brut qui dépasse le plafond de la Sécurité sociale ; ce qui le distingue tient au statut (article L3111-2), qui exclut heures supplémentaires et durée du travail, et au cas du mandataire social, qui ne cotise ni au chômage ni à l'APEC. Le simulateur donne le net mensuel et annuel et le taux de prélèvement à partir du brut.
ex : 2 500 €
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Cas particuliers (apprentissage, Alsace-Moselle)
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Salaire net mensuel (avant impôt)
7 971 €
Net imposable : 8 256 €
- Net avant impôt7 971 € (80 %)
- Cotisations salariales2 029 € (20 %)
Voir le détail du calcul
- Salaire brut mensuel
- 10 000,00 €
- Vieillesse plafonnée
- − 276,35 €
- Vieillesse déplafonnée
- − 40,00 €
- Agirc-Arrco tranche 1
- − 126,16 €
- Agirc-Arrco tranche 2
- − 517,97 €
- CEG tranche 1
- − 34,44 €
- CEG tranche 2
- − 64,75 €
- CET
- − 14,00 €
- APEC (cadre)
- − 2,40 €
- CSG déductible
- − 668,10 €
- CSG non déductible
- − 235,80 €
- CRDS
- − 49,13 €
- Total cotisations
- − 2 029,10 €
- Net mensuel avant impôt
- 7 970,90 €
Estimation indicative. Méthode, hypothèses et notes détaillées sur le simulateur principal : salaire brut en net.
- Barème officiel 2026
- Sources citées
- Calcul dans votre navigateur
- Sans inscription
Mis à jour le Méthode et sources
Quel est le salaire net d'un cadre dirigeant à 10 000 € brut ?
7 970,90 € net avant impôt (20,29 % de prélèvements), soit 95 651 € par an. Le cadre dirigeant (article L3111-2) n'a ni heures supplémentaires ni RTT ; s'il est mandataire social, l'employeur ne verse ni assurance chômage, ni AGS, ni APEC.
Tableau : net d'un cadre dirigeant de 8 000 à 32 040 € brut
| Brut mensuel | Cotisations | Taux | Net mensuel | Net imposable | Net annuel |
|---|---|---|---|---|---|
| 8 000,00 € | 1 632,81 € | 20,41 % | 6 367,19 € | 6 595,13 € | 76 406 € |
| 10 000,00 € | 2 029,10 € | 20,29 % | 7 970,90 € | 8 255,83 € | 95 651 € |
| 12 500,00 € | 2 524,46 € | 20,20 % | 9 975,54 € | 10 331,70 € | 119 706 € |
| 15 000,00 € | 3 019,81 € | 20,13 % | 11 980,19 € | 12 407,58 € | 143 762 € |
| 20 000,00 € | 4 016,32 € | 20,08 % | 15 983,68 € | 16 555,55 € | 191 804 € |
| 32 040,00 € (8 plafonds) | 6 419,50 € | 20,04 % | 25 620,50 € | 26 541,53 € | 307 446 € |
Le taux de prélèvement reste proche de 20 % à tous les niveaux : la vieillesse plafonnée s'arrête à 4 005 €, ce que la tranche 2 compense presque exactement. Au-delà de 4 plafonds (16 020 €), la CSG et la CRDS s'appliquent sur 100 % de la fraction du brut qui dépasse ce seuil, l'abattement de 1,75 % restant acquis sur les premiers 16 020 € (CSS, art. L136-2 ; BOSS, assiette générale, § 290) : la baisse du taux moyen ralentit sans s'inverser, comme le montre le tableau (20,08 % à 20 000 €, 20,04 % à 32 040 €).
Détail des cotisations à 10 000 € brut
| Cotisation | Assiette | Taux | Montant |
|---|---|---|---|
| Vieillesse plafonnée | 4 005,00 € | 6,90 % | 276,35 € |
| Vieillesse déplafonnée | 10 000,00 € | 0,40 % | 40,00 € |
| Agirc-Arrco tranche 1 | 4 005,00 € | 3,15 % | 126,16 € |
| Agirc-Arrco tranche 2 | 5 995,00 € | 8,64 % | 517,97 € |
| CEG tranche 1 | 4 005,00 € | 0,86 % | 34,44 € |
| CEG tranche 2 | 5 995,00 € | 1,08 % | 64,75 € |
| CET | 10 000,00 € | 0,14 % | 14,00 € |
| APEC (cadre) | 10 000,00 € | 0,024 % | 2,40 € |
| CSG déductible | 9 825,00 € | 6,80 % | 668,10 € |
| CSG non déductible | 9 825,00 € | 2,40 % | 235,80 € |
| CRDS | 9 825,00 € | 0,50 % | 49,13 € |
| Total → net à payer | 20,29 % | 2 029,10 € → 7 970,90 € |
Les trois lignes propres aux salaires supérieurs au plafond représentent ici 596,72 € par mois. Côté employeur, la tranche 2 coûte 12,95 % (Agirc-Arrco) + 1,62 % (CEG) + 0,21 % (CET) : le simulateur de coût employeur donne le coût total chargé.
Cadre dirigeant : trois critères cumulatifs, pas un titre
La qualification est strictement encadrée par l'article L3111-2 et par la jurisprudence, parce qu'elle prive le salarié de toute la protection sur le temps de travail. Elle suppose :
- des responsabilités impliquant une grande indépendance dans l'organisation de l'emploi du temps ;
- une habilitation à prendre des décisions de façon largement autonome ;
- une rémunération dans les niveaux les plus élevés des systèmes de rémunération pratiqués dans l'entreprise.
La Cour de cassation ajoute que ces critères impliquent une participation à la direction de l'entreprise. Un responsable de magasin ou un chef de service payé au niveau conventionnel des cadres, même autonome, n'est pas cadre dirigeant : en cas de requalification, il peut réclamer le paiement d'heures supplémentaires sur trois ans. À l'inverse, le vrai cadre dirigeant ne peut prétendre à aucune majoration, même pour des semaines de 60 heures.
Ce que le cadre dirigeant conserve : congés payés (2,5 jours ouvrables par mois), congés pour événements familiaux, protection contre le licenciement, indemnités de rupture, droit à la formation. Ce qu'il perd : durée légale et maximales, heures supplémentaires, contingent, repos quotidien de 11 heures, repos hebdomadaire, jours fériés, forfait jours (inutile puisqu'il n'est pas soumis à la durée du travail).
Cadre dirigeant salarié ou mandataire social : ce qui change sur la paie
| Élément | Cadre dirigeant salarié | Mandataire social assimilé |
|---|---|---|
| Sécurité sociale, CSG-CRDS, Agirc-Arrco (T1 et T2) | Oui | Oui, mêmes taux |
| Assurance chômage (contribution employeur) | Oui | Non, sauf contrat de travail distinct reconnu |
| AGS (garantie des salaires, 0,25 %) | Oui | Non |
| APEC (0,024 % salarié) | Oui | Non |
| Prévoyance cadre 1,50 % (employeur) | Oui | Selon décision de la société |
| Congés payés, indemnité de licenciement | Oui (Code du travail) | Non, révocation selon les statuts |
| Indemnisation en cas de perte d'emploi | ARE France Travail | Aucune (ou assurance privée facultative) |
Le gérant majoritaire de SARL et l'entrepreneur individuel ne relèvent pas de ce tableau : ils sont travailleurs non salariés, avec des cotisations calculées sur le revenu professionnel (voir le simulateur de cotisations TNS). Le choix entre rémunération et distribution est détaillé sur la page dividendes ou salaire.
Les quatre seuils qui structurent la paie d'un haut salaire
| Seuil | Montant mensuel | Effet |
|---|---|---|
| 1 plafond | 4 005 € | Fin de la vieillesse plafonnée (6,90 %) ; début de la tranche 2 Agirc-Arrco (8,64 %) et CEG T2 (1,08 %) ; CET (0,14 %) due sur tout le brut |
| 4 plafonds | 16 020 € | Fin de l'abattement de 1,75 % sur l'assiette CSG-CRDS pour la fraction du brut au-delà du seuil (98,25 % jusqu'à 4 plafonds, 100 % au-delà) ; plafond de l'APEC ; plafond de l'assurance chômage et de l'AGS (192 240 € par an) |
| 8 plafonds | 32 040 € | Fin de la tranche 2 Agirc-Arrco, de la CEG et de la CET ; au-delà, seules la vieillesse déplafonnée (0,40 %), la CSG et la CRDS restent dues |
| Régularisation annuelle | - | Les plafonds sont appréciés en cumul sur l'année : un bonus versé un mois donné est lissé sur les plafonds des mois précédents |
Rémunération variable, BSPCE, avantages : ce qui entre ou non dans le calcul
- Bonus et primes d'objectifs : salaire à part entière, soumis à toutes les cotisations et au prélèvement à la source le mois du versement. Saisissez le brut du mois (fixe + bonus) dans le simulateur pour connaître le net de ce mois.
- Voiture de fonction, logement : avantages en nature ajoutés au brut soumis, puis retranchés du net (voir le simulateur d'avantage en nature véhicule).
- BSPCE, actions gratuites, stock-options : hors salaire. Les BSPCE relèvent du régime de l'article 163 bis G du CGI (12,8 % ou 30 % d'impôt selon l'ancienneté, plus 18,6 % de prélèvements sociaux), sans cotisation sociale ; leur attribution, leur exercice et leur cession sont détaillés dans l'article sur la fiscalité des BSPCE.
- Intéressement, participation, abondement PEE/PER : exonérés de cotisations (hors CSG-CRDS), exonérés d'impôt si placés.
- Indemnité de rupture : exonérée de cotisations dans la limite de 2 PASS (96 120 €), sauf si elle dépasse 10 PASS (5 PASS en cas de cumul avec une indemnité de fin de mandat), voir la page rupture conventionnelle cadre.
Après impôt : le poids du barème sur un haut salaire
Le net imposable d'un cadre dirigeant à 10 000 € brut est de 8 255,83 € par mois, soit 99 070 € par an avant l'abattement de 10 %. Pour un célibataire, la tranche marginale est de 41 %, et elle le reste à 15 000 € brut (148 891 € imposables) : la tranche à 45 % ne commence qu'au-delà de 181 917 € de revenu imposable par part. La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (3 % au-delà de 250 000 € de revenu fiscal de référence pour une personne seule) peut s'ajouter. Le simulateur d'impôt des cadres et le simulateur de déduction PER permettent d'estimer le net après impôt et l'effet d'un versement sur un plan d'épargne retraite.
Comment est calculé ce résultat ?
Le cadre dirigeant est défini par l'article L3111-2 du Code du travail : grande indépendance dans l'organisation de son temps, pouvoir de décision largement autonome et rémunération parmi les plus élevées de l'entreprise. Il échappe à toute la réglementation de la durée du travail : pas d'heures supplémentaires, pas de RTT, une rémunération forfaitaire.
Côté paie, son salaire se calcule comme celui de tout cadre, mais les seuils des hauts revenus jouent à plein : à 10 000 € brut, le net est de 7 970,90 € (20,29 % de prélèvements) ; à 15 000 € brut, 11 980,19 €. Au-delà du plafond de 4 005 €, la tranche 2 Agirc-Arrco (8,64 %), la CEG tranche 2 (1,08 %) et la CET (0,14 % sur tout le brut) s'appliquent.
Ce que calcule le simulateur : le net d'un cadre dirigeant salarié. Pour un mandataire social assimilé salarié (président de SAS, gérant minoritaire), le net est identique à l'APEC près (0,024 %, non due), mais l'employeur ne verse ni assurance chômage ni AGS. Non déduits : mutuelle, prévoyance salariale sur la tranche 2, prélèvement à la source.
Sources et références
Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.
- Code du travail : Article L3111-2 (définition du cadre dirigeant)
- Agirc-Arrco : Cotisations 2026 : tranches 1 et 2, CEG, CET, APEC (circulaire 2025-16)
- URSSAF : Taux de cotisations du secteur privé 2026 (chômage, AGS, CSG-CRDS)
- URSSAF : Plafonds de la Sécurité sociale 2026
- BOSS : Assiette générale, § 240 à 290 (réduction représentative de frais professionnels de 1,75 % sur la fraction du brut inférieure à 4 plafonds annuels ; CSS, art. L136-2)
- Code du travail : Article L1221-19 (période d'essai des cadres)
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un cadre dirigeant au sens du Code du travail ?
L'article L3111-2 du Code du travail réserve cette qualité aux cadres qui cumulent trois critères : des responsabilités dont l'importance implique une grande indépendance dans l'organisation de leur emploi du temps, le pouvoir de prendre des décisions de façon largement autonome, et une rémunération située dans les niveaux les plus élevés de l'entreprise. La Cour de cassation exige en plus une participation effective à la direction de l'entreprise. Un titre de « directeur » ne suffit pas : c'est la réalité des fonctions qui compte.
Un cadre dirigeant a-t-il droit aux heures supplémentaires et aux RTT ?
Non. Le cadre dirigeant est exclu des titres II et III du livre Ier de la troisième partie du Code du travail : durée légale, heures supplémentaires, durées maximales, repos quotidien et hebdomadaire, jours fériés. Il conserve en revanche les congés payés (titre IV), le compte épargne-temps et la protection de la santé au travail. Sa rémunération est forfaitaire, quelle que soit la charge de travail.
Combien de cotisations pour un cadre dirigeant à 10 000 € brut ?
2 029,10 € par mois, soit 20,29 % du brut, pour un net de 7 970,90 €. Sur les 5 995,00 € situés au-dessus du plafond de 4 005 €, l'Agirc-Arrco tranche 2 prélève 517,97 € et la CEG tranche 2 64,75 € ; la CET, due dès que le salaire dépasse le plafond, porte sur la totalité du brut (14,00 €). Le net imposable est de 8 255,83 €.
Un cadre dirigeant cotise-t-il à l'assurance chômage ?
Cela dépend de son statut juridique. Le cadre dirigeant titulaire d'un contrat de travail est un salarié : l'employeur verse la contribution d'assurance chômage et l'AGS, et il est indemnisable par France Travail. Le mandataire social (président de SAS, gérant minoritaire de SARL, directeur général de SA) est assimilé salarié pour la Sécurité sociale et la retraite Agirc-Arrco, mais exclu de l'assurance chômage, de l'AGS et de l'APEC. Un cumul mandat + contrat de travail n'ouvre le chômage que si le contrat correspond à des fonctions techniques distinctes, sous lien de subordination.
À partir de quel salaire les cotisations de tranche 2 s'appliquent-elles ?
Dès que le brut mensuel dépasse un plafond de la Sécurité sociale, soit 4 005 € en 2026. La tranche 2 court jusqu'à 8 plafonds (32 040 € par mois) : au-delà, seules la vieillesse déplafonnée, la CSG et la CRDS continuent. Deux autres seuils jouent pour les hauts salaires : à 4 plafonds (16 020 €), l'abattement de 1,75 % sur l'assiette CSG-CRDS ne s'applique plus à la fraction du brut qui dépasse ce seuil (CSS, art. L136-2) et l'APEC cesse.
Comment est calculé le net d'une prime ou d'un bonus de cadre dirigeant ?
Un bonus est un salaire : il supporte les mêmes cotisations que le fixe et le prélèvement à la source du mois de versement. Les plafonds (1, 4 et 8 fois le plafond de la Sécurité sociale) s'apprécient en cumul depuis le début de l'année : un bonus annuel versé en mars est réparti sur les plafonds de janvier à mars, si bien que le total des cotisations de l'année ne dépend pas du calendrier de versement. Le simulateur, mensuel, donne le net d'un mois isolé ; pour un mois avec bonus, le résultat annuel exact peut différer légèrement.
Les BSPCE et l'intéressement sont-ils soumis aux cotisations ?
Non pour les BSPCE : le gain réalisé n'est pas un salaire ; il relève de l'article 163 bis G du CGI (prélèvement forfaitaire de 12,8 %, porté à 30 % si le bénéficiaire exerce depuis moins de 3 ans, plus 18,6 % de prélèvements sociaux). L'intéressement et la participation sont exonérés de cotisations sociales mais soumis à CSG-CRDS, et exonérés d'impôt s'ils sont placés sur un plan d'épargne. Ces éléments n'entrent pas dans le calcul du simulateur.
Salaire ou dividendes : que choisir quand on dirige sa société ?
Le salaire coûte environ 40 à 45 % de charges patronales en plus du brut mais ouvre des droits à retraite (points Agirc-Arrco sur la tranche 2 à 17 %) et à prévoyance. Les dividendes ne supportent que la flat tax de 31,4 % en 2026 (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux, ou le barème après abattement de 40 %) sans aucun droit social, sauf pour les gérants majoritaires au-delà de 10 % du capital. Le comparatif chiffré figure sur le simulateur dividendes contre salaire.
Aller plus loin
Ce calcul dans d'autres situations
Le simulateur général et les autres cas particuliers de la même famille.