Barème 2026Mis à jour le
Corrections de cette page (4 entrées au journal, dernière le )
Calcul de la retraite d'un fonctionnaire
La pension civile d'un fonctionnaire titulaire ne se calcule pas comme celle d'un salarié du privé : elle part du traitement indiciaire des six derniers mois, hors primes, et dépend des trimestres de services rapportés à la durée requise de la génération, de l'âge de départ (décote, surcote), du nombre d'enfants élevés et du minimum garanti. Le simulateur applique le Code des pensions civiles et militaires à partir de l'indice majoré ou du traitement brut, de la génération et de l'âge de départ, pour la fonction publique d'État (Service des retraites de l'État) comme pour la territoriale et l'hospitalière (CNRACL).
Lu sur le bulletin de paie (« IM »). Traitement brut = IM × 4,92278 € par mois ; les primes ne comptent pas.
Âge légal et trimestres requis de la catégorie sédentaire (calendrier suspendu par la LFSS 2026). La catégorie active (police, pénitentiaire, soignants ayant conservé l'option) n'est pas modélisée.
Services de titulaire et de stagiaire (temps partiel au prorata), rachats compris. Taux maximal de 75 % pour 172 trimestres.
4 trimestres par enfant né avant 2004 (sous condition d'interruption d'activité), services hors d'Europe, etc. Portent le taux jusqu'à 80 % au plus et comptent pour la décote ; pour la surcote, seules comptent celles accordées au titre des enfants ou du handicap (art. L14 III).
Services, bonifications et trimestres acquis dans d'autres régimes (relevé de carrière info-retraite.fr). Sert à la décote et à la surcote. Vide : services + bonifications.
Âge légal de votre génération : 63 ans et 3 mois. La décote s'annule à 67 ans (catégorie sédentaire).
Majoration de 10 % de la pension à partir de 3 enfants, + 5 % par enfant au-delà.
ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres
Pension brute mensuelle
2 215,25 €
Soit 26 583,03 € brut par an, 2 013,66 € net estimé par mois
Taux de liquidation : 75 %.
Voir le détail du calcul
- Traitement indiciaire brut (IM 600)
- 2 953,67 € / mois
- Âge légal / trimestres requis
- 63 ans et 3 mois · 172 trim.
- Taux de liquidation (75 % × 172 / 172)
- 75 %
- Pension annuelle avant coefficients
- 26 583,03 €
- Pension annuelle brute
- 26 583,03 €
- Pension mensuelle brute
- 2 215,25 €
- Prélèvements sociaux (9,1 % au taux plein de CSG)
- − 201,59 €
- Pension mensuelle nette estimée
- 2 013,66 €
Pension civile des fonctionnaires titulaires de catégorie sédentaire (État, territoriale, hospitalière), selon le Code des pensions civiles et militaires : 75 % du traitement indiciaire des 6 derniers mois au prorata des trimestres, décote ou surcote de 1,25 % par trimestre, majoration pour enfants, minimum garanti. Hors RAFP (primes), catégorie active, carrière longue, invalidité et écrêtement du minimum garanti en cas de cumul de pensions. Le net applique le taux plein de CSG ; votre taux dépend du revenu fiscal de référence. Le montant officiel figure sur votre compte ENSAP (ensap.gouv.fr) ou sur info-retraite.fr.
Et si l'âge de départ changeait ?
Pension civile brute par mois et part du traitement indiciaire selon l'âge de départ, génération 1966 (âge légal 63 ans et 3 mois, 172 trimestres requis), indice et bonifications saisis. Première colonne : 172 trimestres de services à 63 ans et 3 mois, un trimestre de plus par période de trois mois travaillée au-delà (un de moins avant) ; seconde colonne : trimestres inchangés, constante dès que le taux plein est atteint (sans trimestre supplémentaire, différer le départ ne change ni la décote ni la surcote). La cellule en gras correspond aux valeurs saisies.
| Départ à | En travaillant jusqu'à cet âgetrimestres acquis | Avec les trimestres saisisdépart différé |
|---|---|---|
| 63 ans et 3 moisâge légal | 2 215,25 €75 % du traitementtaux plein | 2 215,25 €75 % du traitementtaux plein |
| 64 ans | 2 298,32 €77,81 % du traitementsurcote 3,75 % | 2 215,25 €75 % du traitementtaux plein |
| 65 ans | 2 409,09 €81,56 % du traitementsurcote 8,75 % | 2 215,25 €75 % du traitementtaux plein |
| 66 ans | 2 519,85 €85,31 % du traitementsurcote 13,75 % | 2 215,25 €75 % du traitementtaux plein |
| 67 ansdécote annulée | 2 630,61 €89,06 % du traitementsurcote 18,75 % | 2 215,25 €75 % du traitementtaux plein |
Pension civile brute mensuelle avant RAFP et prélèvements sociaux, avec la décote (1,25 % par trimestre manquant, 20 au plus, annulée à 67 ans), la surcote (1,25 % par trimestre après l'âge légal et au-delà de la durée requise), le minimum garanti et la majoration pour enfants de la formule ; la durée d'assurance tous régimes saisie suit les mêmes trimestres que les services. Un départ avant l'âge légal de la génération n'est possible qu'en carrière longue, catégorie active, invalidité ou handicap.
- Barème officiel 2026
- Sources citées
- Calcul dans votre navigateur
- Sans inscription
Mis à jour le Méthode et sources
Combien touche un fonctionnaire à la retraite en 2026 ?
Pension civile = traitement indiciaire brut des 6 derniers mois × 75 % × (trimestres liquidables / trimestres requis), puis décote ou surcote de 1,25 % par trimestre. Indice majoré 600 (2 953,67 € brut par mois), 172 trimestres, départ à l'âge légal : 2 215,25 € brut par mois (26 583,03 € par an). Avec 160 trimestres et un départ à 64 ans, la décote de 15 % ramène la pension à 1 751,60 €. Minimum garanti : 1 366,35 € par mois pour 40 ans de services.
Calcul de la retraite d'un fonctionnaire : les cinq étapes
Le calcul de la retraite d'un fonctionnaire titulaire enchaîne toujours les mêmes cinq étapes, dans cet ordre. Les montants cités sont ceux de l'attaché de l'exemple de cette page : indice majoré 600, né en 1966, 172 trimestres de services, départ à l'âge légal.
- Le traitement de référence : l'indice majoré détenu depuis au moins six mois, multiplié par la valeur du point. 600 × 4,92278 € = 2 953,67 € par mois. Les primes sont exclues.
- Le taux de liquidation : 75 % × (trimestres liquidables / trimestres requis), soit 172 / 172 ici, donc 75 %. Les bonifications peuvent porter ce taux à 80 % au plus.
- La décote ou la surcote : 1,25 % du montant par trimestre, en moins (décote, 20 trimestres au plus) ou en plus (surcote, sans plafond). Ni l'une ni l'autre ici : la durée est complète et le départ a lieu à l'âge légal.
- Le minimum garanti et la majoration pour enfants : la pension liquidée sans décote ne descend pas sous 1 366,35 € par mois pour 40 ans de services, et trois enfants élevés ajoutent 10 %.
- Ce qui s'ajoute et ce qui se retire : la RAFP, assise sur les primes, s'ajoute à la pension civile ; les prélèvements sociaux (9,1 % au taux plein de CSG) la réduisent. Pension de l'exemple : 2 215,25 € brut, 2 013,66 € net estimé.
Chiffres clés du calcul de la retraite des fonctionnaires
- Le taux maximal de la pension civile est de 75 % du traitement indiciaire brut des six derniers mois, porté à 80 % au plus avec les bonifications (Code des pensions civiles et militaires de retraite, art. L13).
- La valeur du point d'indice majoré est de 4,92278 € par mois, soit 5 907,34 € par an pour l'indice 100 : elle n'a pas été revalorisée depuis le 1er juillet 2023.
- La durée d'assurance requise pour le taux maximal va de 170 à 172 trimestres selon la génération, et l'âge d'ouverture des droits en catégorie sédentaire de 62 ans et 9 mois à 64 ans (calendrier suspendu par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026).
- La décote retire 1,25 % du montant de la pension par trimestre manquant, dans la limite de 20 trimestres, soit 25 % au maximum ; elle s'annule à 67 ans en catégorie sédentaire.
- La surcote ajoute 1,25 % par trimestre civil entier cotisé après l'âge légal et au-delà de la durée requise, sans plafond : huit trimestres valent 10 %.
- Le minimum garanti de la pension civile est de 16 396,19 € brut par an au 1er janvier 2026, soit 1 366,35 € par mois, pour au moins 40 années de services et une pension liquidée sans décote.
- La majoration pour enfants vaut 10 % de la pension à partir de trois enfants élevés neuf ans avant leurs seize ans, puis 5 % par enfant supplémentaire.
- La pension de réversion du conjoint survivant d'un fonctionnaire est de 50 % de la pension du défunt, sans condition d'âge ni de ressources, et celle de chaque orphelin de 10 % jusqu'à 21 ans.
Ce qui distingue la pension civile du régime général
Les fonctionnaires titulaires et stagiaires relèvent du Code des pensions civiles et militaires de retraite, distinct du Code de la sécurité sociale sur trois points :
- L'assiette : le traitement indiciaire des 6 derniers mois, et non la moyenne des 25 meilleures années. Une promotion obtenue moins de six mois avant le départ n'est pas retenue : c'est l'indice précédent qui compte.
- Le taux : 75 % au maximum (50 % au régime général), mais sur le seul traitement : les primes, qui représentent une part variable de la rémunération, ne sont couvertes que par la RAFP.
- La décote et la surcote : 1,25 % du montant de la pension par trimestre dans les deux sens (au régime général, la décote retire 0,625 point de taux par trimestre).
Lequel des deux simulateurs choisir ? Si vous êtes titulaire ou stagiaire (État, territoriale, hospitalière), restez sur cette page : votre pension est calculée sur le traitement des six derniers mois. Si vous êtes contractuel (anciennement agent non titulaire), vous relevez du régime général et de l'Ircantec : utilisez le simulateur de pension du régime général, qui part du salaire annuel moyen des 25 meilleures années. Une carrière mixte (contractuel puis titularisé) suppose les deux calculs, chaque régime liquidant sa part.
Le traitement des six derniers mois : ce qui compte, ce qui ne compte pas
L'assiette de la pension est, selon la fiche F21142 de service-public.gouv.fr (vérifiée le 1er septembre 2026), « votre dernier traitement indiciaire brut détenu depuis au moins 6 mois à la date de votre cessation de fonctions ». Trois conséquences pratiques :
- Une promotion trop tardive ne compte pas : « si vous avez bénéficié d'un avancement d'échelon moins de 6 mois avant votre départ en retraite, c'est votre traitement indiciaire précédent qui est pris en compte » (F21142). Décaler le départ de quelques semaines pour atteindre les six mois peut donc changer la pension pour toute sa durée.
- Le temps partiel n'écrase pas l'assiette : la pension est calculée sur le traitement indiciaire à temps plein (F21142). C'est le nombre de trimestres liquidables qui est réduit au prorata de la quotité travaillée, sauf surcotisation.
- Seul le traitement indiciaire entre dans le calcul : ni les primes et indemnités, ni l'indemnité de résidence, ni le supplément familial de traitement. La nouvelle bonification indiciaire (NBI) de certains emplois n'est pas comptée dans ce traitement de référence ; elle ouvre des droits propres, que le simulateur ne modélise pas. Pour retrouver la composition de votre paie d'agent public (traitement, indemnité de résidence, supplément familial, retenue pour pension civile), passez par le simulateur de salaire net de la fonction publique.
Le traitement de référence se retrouve sur le bulletin de paie : l'indice majoré y figure, et son traitement brut vaut indice × 4,92278 € par mois. Le simulateur accepte indifféremment l'indice majoré ou le traitement brut mensuel.
La méthode : indice 600, 172 trimestres, départ à l'âge légal
Un attaché né en 1966 (âge légal 63 ans et 3 mois, 172 trimestres requis) détient l'indice majoré 600 depuis plus de six mois et part avec 172 trimestres de services :
- Traitement indiciaire brut : 600 × 4,92278 € = 2 953,67 € par mois, 35 444,04 € par an
- Taux de liquidation : 75 % × 172 / 172 = 75 %
- Pension annuelle : 35 444,04 € × 75 % = 26 583,03 €, soit 2 215,25 € brut par mois (2 013,66 € net estimé après 9,1 % de prélèvements sociaux)
Le même agent qui part à 64 ans avec seulement 160 trimestres validés : taux 75 % × 160 / 172 = 69,77 %, pension avant décote 24 728,40 € ; il lui manque 12 trimestres pour la durée requise et 12 trimestres jusqu'à 67 ans, donc 12 trimestres de décote (15 %) : pension de 21 019,14 € par an, soit 1 751,60 € par mois.
Pension à taux plein selon l'indice de fin de carrière
Pensions brutes pour une carrière complète (172 trimestres, génération 1969 et suivantes), hors RAFP, majoration pour enfants et prélèvements sociaux, calculées avec la formule du simulateur :
| Situation type | Indice majoré | Traitement brut mensuel | Traitement brut annuel | Pension annuelle (75 %) | Pension mensuelle brute |
|---|---|---|---|---|---|
| Indice minimum de traitement | 366 | 1 801,74 € | 21 620,86 € | 16 396,19 € (minimum garanti) | 1 366,35 € |
| Catégorie C, fin de carrière | 400 | 1 969,11 € | 23 629,36 € | 17 722,02 € | 1 476,84 € |
| Catégorie B, fin de carrière | 500 | 2 461,39 € | 29 536,70 € | 22 152,53 € | 1 846,04 € |
| Catégorie A, milieu de carrière | 600 | 2 953,67 € | 35 444,04 € | 26 583,03 € | 2 215,25 € |
| Catégorie A, fin de carrière | 700 | 3 445,95 € | 41 351,38 € | 31 013,53 € | 2 584,46 € |
| Catégorie A, dernier échelon | 800 | 3 938,23 € | 47 258,72 € | 35 444,04 € | 2 953,67 € |
| A+ (administrateur, ingénieur en chef) | 900 | 4 430,51 € | 53 166,06 € | 39 874,55 € | 3 322,88 € |
Les indices sont des repères, pas des grilles : l'indice réel figure sur le bulletin de paie. À l'indice minimum 366, la pension calculée (16 215,65 € par an) est inférieure au minimum garanti de 16 396,19 € : c'est ce dernier qui est versé.
Pension selon l'indice majoré et le nombre de trimestres
Le tableau précédent suppose une carrière complète. Celui-ci croise les deux variables du calcul : l'indice majoré (qui fixe l'assiette) et les trimestres de services (qui fixent le taux). Toutes les lignes supposent un départ à 67 ans, âge auquel la décote s'annule : l'écart entre les colonnes ne vient donc que de la proratisation des trimestres, et du minimum garanti quand la pension calculée tombe en dessous.
| Indice majoré | Traitement brut mensuel | 120 trimestres (30 ans) | 140 trimestres (35 ans) | 160 trimestres (40 ans) | 172 trimestres (43 ans) |
|---|---|---|---|---|---|
| 366 | 1 801,74 € | 1 298,03 € (minimum garanti) | 1 332,19 € (minimum garanti) | 1 366,35 € (minimum garanti) | 1 366,35 € (minimum garanti) |
| 450 | 2 215,25 € | 1 298,03 € (minimum garanti) | 1 352,33 € | 1 545,53 € | 1 661,44 € |
| 550 | 2 707,53 € | 1 416,73 € | 1 652,85 € | 1 888,98 € | 2 030,65 € |
| 650 | 3 199,81 € | 1 674,32 € | 1 953,37 € | 2 232,42 € | 2 399,86 € |
| 750 | 3 692,09 € | 1 931,91 € | 2 253,89 € | 2 575,88 € | 2 769,07 € |
Pensions brutes hors RAFP, hors majoration pour enfants et avant prélèvements sociaux, calculées avec la formule du simulateur. La mention « minimum garanti » signale les cases où la pension proratisée est inférieure au minimum garanti de l'article L17 (16 396,19 € par an pour 40 ans de services, au prorata en dessous) : c'est ce dernier qui est versé. À 67 ans aucune de ces durées ne dépasse la durée requise, donc aucune surcote.
Âge légal et trimestres requis par génération
L'âge d'ouverture du droit et la durée d'assurance des fonctionnaires sédentaires sont ceux des articles L161-17-2 et L161-17-3 du Code de la sécurité sociale, auxquels renvoie le Code des pensions, dans leur rédaction issue de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (art. 105, pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026) :
| Naissance | Âge légal | Trimestres requis | Durée |
|---|---|---|---|
| 1958 à 1960 | 62 ans | 167 | 41 ans et 9 mois |
| janvier à août 1961 | 62 ans | 168 | 42 ans |
| septembre à décembre 1961 | 62 ans et 3 mois | 169 | 42 ans et 3 mois |
| 1962 | 62 ans et 6 mois | 169 | 42 ans et 3 mois |
| 1963 à mars 1965 | 62 ans et 9 mois | 170 | 42 ans et 6 mois |
| avril à décembre 1965 | 63 ans | 171 | 42 ans et 9 mois |
| 1966 | 63 ans et 3 mois | 172 | 43 ans |
| 1967 | 63 ans et 6 mois | 172 | 43 ans |
| 1968 | 63 ans et 9 mois | 172 | 43 ans |
| 1969 et après | 64 ans | 172 | 43 ans |
Catégorie active (police, surveillance pénitentiaire, soignants ayant conservé l'option) : âge légal de 57 ans (agents nés avant septembre 1966) à 59 ans (nés à partir de 1974), sous réserve de 17 ans de services actifs, décote annulée à 62 ans (fiche F1781). Le simulateur ne la modélise pas.
Âge d'ouverture des droits : sédentaire, active, super-active
La catégorie de l'emploi occupé, et non le grade, détermine l'âge à partir duquel la pension peut être liquidée. Le simulateur calcule la catégorie sédentaire ; les deux autres catégories partent plus tôt, avec un âge d'annulation de la décote abaissé lui aussi.
- Catégorie sédentaire (la grande majorité des emplois administratifs, enseignants du secondaire, agents de bureau) : âge légal de 62 ans et 9 mois à 64 ans selon la génération, décote annulée à 67 ans. C'est le cas calculé ci-dessus.
- Catégorie active (par exemple instituteurs, contrôleurs des douanes de la branche surveillance) : départ de 57 ans (agents nés avant septembre 1966) à 59 ans (nés à compter de 1974), sous réserve de 17 années de services dans un emploi classé actif, décote annulée à 62 ans.
- Emplois dits super-actifs (services actifs de la police nationale, par exemple) : départ de 52 à 54 ans (nés à compter de 1979).
Les durées d'assurance requises, elles, sont les mêmes pour toutes les catégories : ce sont celles du tableau ci-dessus. Les bornes d'âge de la catégorie active et des emplois super-actifs, relevées par la réforme de 2023, suivent le même calendrier suspendu par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Le détail par année de naissance figure dans l'article âge légal de départ à la retraite, tableau par génération.
Trimestres liquidables et trimestres retenus : deux comptages à ne pas confondre
C'est la source d'erreur la plus fréquente dans le calcul de la retraite d'un fonctionnaire : trois compteurs différents interviennent, et le simulateur les demande séparément.
- Les trimestres liquidables fixent le taux de la pension. Ils comprennent les services effectifs de titulaire et de stagiaire (temps partiel au prorata de la quotité, sauf surcotisation), les périodes rachetées (années d'études, jusqu'à 12 trimestres) et les bonifications de l'article L12.
- La durée d'assurance tous régimes fixe la décote. Elle additionne les trimestres acquis dans tous les régimes (fonction publique, régime général, indépendants), et non les seuls services publics : un agent titularisé tardivement peut avoir une durée complète tous régimes tout en ayant peu de services liquidables, ce qui efface la décote sans porter le taux à 75 %.
- La durée retenue pour la surcote est la durée tous régimes diminuée des bonifications et majorations de durée, sauf celles accordées au titre des enfants et du handicap (art. L14 III, dernier alinéa). C'est pourquoi le simulateur demande, à côté du total des bonifications, la part accordée au titre des enfants ou du handicap.
Les trois compteurs figurent sur le relevé de situation individuelle d'info-retraite.fr et, pour les services publics, sur le compte ENSAP. Le calcul des trimestres validés détaille les règles de validation (un trimestre par période travaillée, quatre au maximum par année civile).
Bonifications : enfants, dépaysement, cinquième
Les bonifications de l'article L12 s'ajoutent aux services effectifs et peuvent porter le taux jusqu'à 80 %. Les quatre plus courantes, telles que les définit le Service des retraites de l'État :
- Enfants nés avant le 1er janvier 2004 : une bonification d'un an par enfant, soit quatre trimestres, à condition que le fonctionnaire ait interrompu son activité pendant au moins deux mois ou l'ait réduite.
- Enfants nés à compter du 1er janvier 2004 : une majoration de durée d'assurance d'un trimestre par enfant, pour les femmes fonctionnaires et militaires. Elle compte pour la décote et pour la surcote, pas pour le taux.
- Bonification de dépaysement (services civils rendus hors d'Europe) : elle est égale, selon le territoire d'exercice des fonctions, au quart, au tiers ou à la moitié de la durée des services rendus hors d'Europe.
- Bonification du cinquième : réservée aux militaires et anciens militaires ayant effectué au moins dix-sept ans de services militaires effectifs, elle majore d'un an chaque tranche de cinq années de services, dans la limite de cinq annuités supplémentaires.
Dans le simulateur, la case des bonifications reçoit le total en trimestres, et la case qui demande la part accordée au titre des enfants ou du handicap isole celle qui reste comptée pour la surcote. Une bonification de dépaysement porte donc le taux et efface la décote, mais n'ouvre pas de surcote.
Décote et surcote : 1,25 % du montant par trimestre
- Décote (art. L14 I) : 1,25 % par trimestre manquant, dans la limite de 20 trimestres (25 %). Le nombre retenu est le plus petit entre les trimestres manquants pour la durée d'assurance tous régimes et ceux qui séparent l'âge de départ de 67 ans (62 ans en catégorie active), arrondi à l'entier supérieur. À 67 ans, la décote s'annule quel que soit le nombre de trimestres ; elle ne s'applique pas non plus aux pensions d'invalidité ni aux agents dont l'incapacité atteint 50 %.
- Surcote (art. L14 III) : 1,25 % par trimestre civil entier cotisé après l'âge légal, au-delà de la durée requise, sans plafond. La majoration porte sur le montant de la pension : 16 trimestres donnent + 20 %, soit 90 % du traitement pour une pension liquidée à 75 %, pas 95 %. La durée d'assurance qui sert à la surcote ne compte pas les bonifications de services ni les majorations de durée, sauf celles accordées au titre des enfants et du handicap (dernier alinéa du III) : une bonification pour services hors d'Europe porte le taux et efface la décote, mais n'ouvre pas de surcote. Le simulateur distingue les deux parts.
Exemple de surcote : une agente née en 1964 (âge légal 62 ans et 9 mois, 170 trimestres requis) à l'indice 700 part à 64 ans et 9 mois avec 178 trimestres tous régimes : 8 trimestres après l'âge légal et 8 au-delà de la durée, donc 8 trimestres de surcote (10 %). Pension : 31 013,53 € × 1,10 = 34 114,89 € par an (2 842,91 € par mois), soit 82,5 % de son traitement.
Le tableau « Et si l'âge de départ changeait ? », sous la carte de résultat, refait ce calcul pour chaque âge de l'âge légal à 67 ans, soit en continuant à travailler (un trimestre de services par période de trois mois), soit avec les trimestres saisis inchangés. Pour l'attaché de l'exemple (indice 600, 172 trimestres à 63 ans et 3 mois), un départ à 65 ans après 7 trimestres de plus donne 2 409,09 € par mois (surcote de 8,75 %) et un départ à 67 ans avec 15 trimestres de plus 2 630,61 € (surcote de 18,75 %, 89,06 % du traitement) ; avec 172 trimestres inchangés, la pension reste à 2 215,25 € quel que soit l'âge, la surcote supposant des trimestres au-delà de la durée requise.
| Trimestres de services | Âge de départ | Taux de liquidation | Décote ou surcote | Pension mensuelle brute | Écart | Taux de remplacement |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 160 | 63 ans et 3 mois (âge légal) | 69,77 % | décote 15 % (12 trim.) | 1 751,60 € | − 463,65 € | 59,3 % |
| 160 | 65 ans | 69,77 % | décote 10 % (8 trim.) | 1 854,63 € | − 360,62 € | 62,79 % |
| 160 | 67 ans | 69,77 % | aucune | 2 060,70 € | − 154,55 € | 69,77 % |
| 172 | 63 ans et 3 mois (âge légal) | 75 % | aucune | 2 215,25 € | référence | 75 % |
| 176 | 64 ans et 3 mois | 75 % | surcote 5 % (4 trim.) | 2 326,02 € | + 110,77 € | 78,75 % |
| 180 | 65 ans et 3 mois | 75 % | surcote 10 % (8 trim.) | 2 436,78 € | + 221,53 € | 82,5 % |
Même agent, même indice : seuls le nombre de trimestres et l'âge de départ changent. L'écart est mesuré par rapport au taux plein (172 trimestres à l'âge légal, 2 215,25 € par mois). Lecture : avec 160 trimestres, attendre 67 ans au lieu de partir à l'âge légal annule la décote sans rien ajouter au taux ; au-delà de la durée requise, chaque trimestre cotisé après l'âge légal ajoute 1,25 % au montant.
Minimum garanti et majoration pour enfants
Le minimum garanti (art. L17) s'applique aux pensions liquidées sans décote : 16 396,19 € brut par an au 1er janvier 2026 (1 366,35 € par mois) pour 40 ans de services ; 57,5 % de ce montant pour 15 ans, puis + 2,5 points par année de 15 à 30 ans et + 0,5 point par année de 30 à 40 ans ; au prorata des trimestres requis au-dessous de 15 ans. Il est réduit lorsque le total des pensions personnelles dépasse un plafond fixé par décret (non modélisé).
La majoration pour enfants (art. L18) ajoute 10 % de la pension à partir de trois enfants élevés neuf ans avant leurs seize ans, et 5 % par enfant à partir du quatrième, sans que la pension majorée dépasse le traitement de référence (sauf surcote). Pour l'attaché de l'exemple, trois enfants ajoutent 2 658,30 € par an : pension de 2 436,78 € par mois au lieu de 2 215,25 €.
RAFP : la retraite additionnelle sur les primes
La retraite additionnelle de la fonction publique est un régime obligatoire par points créé par la loi du 21 août 2003, assis sur les primes et indemnités exclues du traitement indiciaire, dans la limite de 20 % de ce traitement. Cotisation : 5 % pour l'agent, 5 % pour l'employeur. En 2026, la valeur d'acquisition du point est de 1,45960 € et sa valeur de service de 0,05671 € par an (revalorisation de 1,4 % décidée le 16 décembre 2025), soit un rendement de 3,89 %. La prestation est versée en capital au-dessous de 5 125 points et en rente viagère à partir de ce seuil. Ordre de grandeur aux valeurs 2026 : 25 000 € de cotisations (agent et employeur) achètent 17 128 points, soit 971 € de rente annuelle. Le nombre de points acquis figure sur rafp.fr et sur ensap.gouv.fr.
Calculer sa retraite dans la fonction publique d'État, territoriale ou hospitalière
La formule de calcul est la même dans les trois versants de la fonction publique : ce sont la caisse qui liquide la pension et le service en ligne qui diffèrent. Un agent qui cherche à calculer sa retraite dans la fonction publique obtient donc le même résultat sur cette page, quel que soit son employeur, dès lors qu'il est titulaire ou stagiaire.
- Fonction publique d'État (ministères, éducation nationale, police, magistrature) : pension liquidée par le Service des retraites de l'État (SRE). Relevé de services, estimation et paiement sur le compte ENSAP (ensap.gouv.fr).
- Fonction publique territoriale et hospitalière (communes, départements, régions, hôpitaux, établissements médico-sociaux) : pension liquidée par la CNRACL (Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales), sur cnracl.retraites.fr. Les règles de calcul sont celles du Code des pensions civiles et militaires, minimum garanti compris.
- Agents contractuels (des trois versants) : régime général pour la base, Ircantec pour la complémentaire. La formule n'est pas celle de cette page : elle part du salaire annuel moyen, et non du traitement des six derniers mois.
Deux conséquences pour une carrière passée d'un versant à l'autre : les services accomplis dans les trois versants s'additionnent dans le même calcul lorsqu'ils ont été accomplis comme titulaire, et une carrière partagée entre contractuel et titulaire donne deux pensions distinctes, chacune calculée par son régime. Si votre pension sera mixte, comparez les deux calculs : celui de cette page pour la part publique, et le calcul de la pension du régime général pour la part privée ou contractuelle.
Cumul emploi-retraite d'un fonctionnaire retraité
Un fonctionnaire retraité peut reprendre une activité, mais le plafonnement dépend de la façon dont sa pension a été liquidée (service-public.gouv.fr, fiche F12402, vérifiée le 1er janvier 2026) :
- Pension liquidée à taux plein (durée requise atteinte entre l'âge légal et 67 ans, ou liquidation à 67 ans et plus) : le cumul est intégral, sans plafond de revenus.
- Pension liquidée sans taux plein : le revenu annuel d'activité ne doit pas dépasser 8 198,10 € augmentés du tiers du montant annuel brut de la pension. Pour la pension de l'exemple ci-dessus (26 583,03 € par an), le plafond serait de 17 059,11 € par an. Au-delà, l'excédent est retenu sur la pension, dont le versement peut être suspendu si l'excédent dépasse son montant. Pour une pension CNRACL liquidée depuis 2015, le plafond s'applique aux rémunérations du secteur public comme du secteur privé.
Les règles changent pour les pensions prenant effet à compter du 1er janvier 2027, la distinction entre cumul intégral et cumul plafonné étant remplacée par un régime fondé sur l'âge : le cumul emploi-retraite et ses plafonds détaille le calendrier.
Pension de réversion d'un fonctionnaire : 50 % sans condition d'âge ni de ressources
La réversion de la pension civile est plus favorable que celle du régime général sur deux points, et plus restrictive sur un troisième (Service des retraites de l'État, « La veuve, le veuf et les ex-conjoints » et « Les enfants ») :
- Le conjoint survivant perçoit 50 % de la pension que percevait ou aurait obtenue le fonctionnaire, sans condition d'âge ni de ressources (au régime général : 54 %, à partir de 55 ans et sous plafond de ressources).
- Le mariage doit remplir au moins une condition : un enfant issu du mariage, quatre ans de mariage, un mariage célébré au moins deux ans avant la mise à la retraite du fonctionnaire, ou un mariage antérieur à l'événement qui a provoqué la mise à la retraite pour invalidité. Le concubinage et le PACS n'ouvrent aucun droit.
- Le remariage ou la vie maritale après le décès fait perdre le droit à pension, là où le régime général maintient la réversion.
- Chaque orphelin de moins de 21 ans perçoit en outre 10 % de la pension du parent décédé ; le total versé au conjoint survivant et aux orphelins ne peut pas dépasser le montant de la pension du fonctionnaire décédé.
Le simulateur de pension de réversion calcule le cas du régime général (condition de ressources comprise) ; pour une pension civile, appliquez 50 % au montant obtenu sur cette page.
Cinq points à vérifier avant le départ
- Les six mois : seul l'indice détenu depuis au moins six mois est retenu. Une promotion trop tardive ne change pas la pension.
- La durée tous régimes : la décote et la surcote se calculent sur l'ensemble des trimestres (privé, indépendant, fonction publique), pas sur les seuls services. Le relevé de carrière d'info-retraite.fr les totalise.
- Le rachat d'années d'études : jusqu'à 12 trimestres, à un tarif qui augmente avec l'âge. Le simulateur de rachat de trimestres donne l'ordre de grandeur pour le régime général.
- Le temps partiel : les trimestres sont validés en totalité, mais liquidés au prorata de la quotité, sauf surcotisation. En fin de carrière, la retraite progressive est ouverte aux fonctionnaires sous conditions.
- Le compte ENSAP : le relevé de services et l'estimation officielle sont sur ensap.gouv.fr ; à consulter plusieurs années avant le départ pour corriger les services oubliés. Les carrières longues relèvent de règles propres, décrites dans l'article retraite anticipée pour carrière longue.
Fonction publique : valeur du point d'indice : 4,92278 € par point et par mois (indice majoré 100 : 5 907,34 € par an), en vigueur depuis le 1er juillet 2023. Prochaine échéance attendue : Aucune date fixée : revalorisation par décret, sans périodicité légale (échéance suivie sur le calendrier des mises à jour) ; la page sera mise à jour à cette date.
Comment est calculé ce résultat ?
Le calcul de la retraite d'un fonctionnaire repose sur une formule propre à la fonction publique, qui ne ressemble pas à celle du régime général des salariés du privé. Le simulateur applique le Code des pensions civiles et militaires de retraite (CPCM) aux fonctionnaires titulaires de catégorie sédentaire : État (pension liquidée par le Service des retraites de l'État), territoriale et hospitalière (CNRACL, mêmes règles de calcul). La formule n'a rien à voir avec celle du régime général :
Pension annuelle = traitement indiciaire brut × 75 % × (trimestres liquidables / trimestres requis) × (1 ± 1,25 % × trimestres de décote ou de surcote)
- Le traitement de référence est celui de l'indice majoré détenu depuis au moins six mois, multiplié par la valeur du point : 4,92278 € par mois, soit 59,0734 € par an (5 907,34 € pour l'indice 100, valeur inchangée depuis juillet 2023). Les primes et indemnités sont exclues.
- 75 % est le taux maximal pour les services ; les bonifications peuvent le porter à 80 %. Les trimestres requis sont ceux de votre génération : 170 pour les personnes nées de 1963 à mars 1965, 171 pour la fin de l'année 1965, 172 à partir de 1966 (calendrier suspendu par la LFSS 2026).
- La décote retire 1,25 % du montant par trimestre manquant (20 au plus) ; la surcote ajoute 1,25 % par trimestre cotisé après l'âge légal et au-delà de la durée requise, sans plafond. S'y ajoutent la majoration de 10 % pour trois enfants et le minimum garanti (1 366,35 € par mois pour 40 ans de services).
Le résultat est la pension civile brute, avant la RAFP (régime additionnel sur les primes, hors calcul) et avant prélèvements sociaux (CSG 8,3 %, CRDS 0,5 %, Casa 0,3 % au taux plein, soit le net estimé affiché). Le montant officiel figure sur votre compte ENSAP (ensap.gouv.fr) et sur info-retraite.fr.
Sources et références
Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.
- Service-Public.fr : Montant de la retraite de l'agent public : formule (dernier traitement indiciaire × 75 % × trimestres liquidables / durée requise), minimum garanti 1 366,35 € par mois pour 40 ans de services (fiche F21142, vérifiée le 1er septembre 2026)
- Service-Public.fr : Retraite d'un agent public, qu'est-ce que la décote ? 1,25 % par trimestre manquant, 20 trimestres au plus, annulation à 67 ans en catégorie sédentaire (fiche F20349, vérifiée le 1er janvier 2026)
- Service-Public.fr : Retraite d'un agent public, qu'est-ce que la surcote ? 1,25 % par trimestre civil entier cotisé au-delà de l'âge légal et de la durée requise, exemple de 4 trimestres → + 5 % (fiche F16494, vérifiée le 18 mai 2026)
- Service-Public.fr : Pension de retraite à taux plein d'un agent public : trimestres requis et âge du taux plein automatique par génération, catégories sédentaire et active (fiche F1781)
- Service-Public.fr : Traitement indiciaire dans la fonction publique : valeur annuelle du traitement de l'indice majoré 100, 5 907,34 € depuis le 1er juillet 2023 (fiche F461)
- Service des Retraites de l'État : la formule de calcul, la décote, la surcote, la majoration pour enfants et le minimum garanti (16 396,19 € bruts annuels au 1er janvier 2026)
- Service des retraites de l'État : La formule de calcul (exemple Pierre, 148 / 168 trimestres, 1 719,28 €) et La décote (exemple Brigitte, 6 trimestres, 131,25 €), La surcote (bonifications hors enfants et handicap exclues)
- Service-Public.fr : Cumul emploi-retraite du fonctionnaire, cumul intégral si la pension du SRE ou de la CNRACL est à taux plein, sinon plafond de 8 198,10 € augmentés du tiers du montant annuel brut de la pension (fiche F12402, vérifiée le 1er janvier 2026)
- Service des retraites de l'État : Les bonifications, un an par enfant né avant 2004 (interruption d'activité de deux mois au moins), un trimestre par enfant né à compter de 2004, dépaysement égal au quart, au tiers ou à la moitié des services rendus hors d'Europe, cinquième des militaires (dix-sept ans de services, cinq annuités au plus)
- Service des retraites de l'État : La veuve, le veuf et les ex-conjoints, réversion égale à 50 % de la pension sans condition d'âge ni de ressources, conditions de mariage, perte du droit en cas de remariage ou de vie maritale
- Service des retraites de l'État : Les enfants, pension d'orphelin égale à 10 % de la pension du parent décédé jusqu'à 21 ans, total des pensions du conjoint survivant et des orphelins plafonné à la pension du défunt
- Service des retraites de l'État : L'âge légal de la retraite, catégories sédentaire (62 ans et 9 mois à 64 ans), active (57 à 59 ans, 17 années de services actifs) et super-active (52 à 54 ans)
- CNRACL : Reprendre une activité en cumul emploi-retraite, cumul libre à l'âge légal avec taux plein ou à 67 ans, plafond portant sur les rémunérations publiques et privées pour les pensions liquidées depuis 2015
- Code des pensions civiles et militaires de retraite : art. L13 (taux de 75 %, 80 % avec bonifications), L14 (décote et surcote), L15 (traitement des six derniers mois), L17 (minimum garanti), L18 (majoration pour enfants)
- RAFP : valeurs du point 2026 (acquisition 1,45960 €, service 0,05671 €, revalorisation de 1,4 %), seuil de 5 125 points entre capital et rente
Questions fréquentes
Quelle est la formule de calcul de la pension d'un fonctionnaire en 2026 ?
Pension annuelle brute = traitement indiciaire brut des 6 derniers mois × 75 % × (trimestres liquidables / trimestres requis), puis décote ou surcote de 1,25 % par trimestre et majoration pour enfants (Code des pensions civiles et militaires, art. L13 à L18). Le traitement de référence est l'indice majoré détenu depuis au moins six mois multiplié par la valeur du point, 4,92278 € par mois (5 907,34 € par an pour l'indice 100, valeur inchangée depuis juillet 2023). Les primes n'entrent pas dans ce calcul : elles relèvent de la RAFP. Exemple : indice 600, né en 1966, 172 trimestres, départ à 63 ans et 3 mois → 2 953,67 € × 75 % = 2 215,25 € brut par mois.
Comment calculer sa retraite dans la fonction publique territoriale ou hospitalière (CNRACL) ?
Exactement comme dans la fonction publique d'État : la formule du Code des pensions civiles et militaires de retraite s'applique aux trois versants, seule la caisse change. La pension d'un fonctionnaire d'État est liquidée par le Service des retraites de l'État (SRE), avec le relevé de services et le paiement sur le compte ENSAP (ensap.gouv.fr) ; celle d'un fonctionnaire territorial ou hospitalier l'est par la CNRACL (Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales, cnracl.retraites.fr). Taux maximal de 75 %, traitement indiciaire des six derniers mois, décote et surcote de 1,25 % par trimestre, minimum garanti et majoration pour enfants sont identiques. Les services accomplis comme titulaire dans plusieurs versants s'additionnent dans un même calcul.
Les primes comptent-elles dans le calcul de la retraite d'un fonctionnaire ?
Non. Seul le traitement indiciaire brut entre dans le calcul : ni les primes et indemnités, ni l'indemnité de résidence, ni le supplément familial de traitement, ni la nouvelle bonification indiciaire. Les primes et indemnités sont couvertes séparément par la retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP), régime par points dont l'assiette est plafonnée à 20 % du traitement indiciaire. À traitement égal, deux agents ont donc la même pension civile, mais pas les mêmes droits RAFP si l'un est beaucoup plus primé que l'autre.
Quel est l'âge de départ d'un fonctionnaire de catégorie active ou super-active ?
C'est l'emploi occupé, et non le grade, qui ouvre le droit à un départ anticipé. En catégorie sédentaire (la majorité des emplois), l'âge légal va de 62 ans et 9 mois à 64 ans selon la génération, et la décote s'annule à 67 ans. En catégorie active (par exemple instituteurs, contrôleurs des douanes de la branche surveillance), le départ est possible de 57 ans pour les agents nés avant septembre 1966 à 59 ans pour ceux nés à compter de 1974, sous réserve de 17 années de services dans un emploi classé actif, et la décote s'annule à 62 ans. Les emplois dits super-actifs (services actifs de la police nationale, par exemple) partent de 52 à 54 ans pour les générations nées à compter de 1979. La durée d'assurance requise, elle, est la même pour toutes les catégories. Le simulateur calcule la catégorie sédentaire.
Quelles bonifications augmentent le nombre de trimestres liquidables ?
Les bonifications de l'article L12 du Code des pensions s'ajoutent aux services effectifs et peuvent porter le taux de 75 % à 80 % au plus. Les plus courantes, telles que les définit le Service des retraites de l'État : un an par enfant né avant le 1er janvier 2004, à condition d'avoir interrompu son activité pendant au moins deux mois ou de l'avoir réduite ; un trimestre par enfant né à compter du 1er janvier 2004 pour les femmes fonctionnaires et militaires, majoration de durée d'assurance qui compte pour la décote et la surcote mais pas pour le taux ; la bonification de dépaysement pour services civils rendus hors d'Europe, égale selon le territoire au quart, au tiers ou à la moitié de la durée de ces services ; la bonification du cinquième, réservée aux militaires ayant effectué au moins dix-sept ans de services militaires effectifs, qui majore d'un an chaque tranche de cinq années dans la limite de cinq annuités. Une bonification autre que celles accordées au titre des enfants et du handicap porte le taux et efface la décote, mais n'ouvre pas de surcote.
Un contractuel de la fonction publique relève-t-il de ce calcul ?
Non. Le Code des pensions civiles et militaires ne s'applique qu'aux fonctionnaires titulaires et stagiaires. Un agent contractuel, quel que soit son versant, relève du régime général pour sa retraite de base et de l'Ircantec pour sa complémentaire : sa pension se calcule sur le salaire annuel moyen des 25 meilleures années, non sur le traitement des six derniers mois, et le taux plein y est de 50 % au lieu de 75 %. Une carrière mixte, contractuel puis titularisé, donne deux pensions distinctes, chacune liquidée par son régime : les deux calculs sont donc à faire séparément.
Un fonctionnaire retraité peut-il cumuler sa pension avec un emploi ?
Oui, mais le plafonnement dépend de la façon dont la pension a été liquidée (service-public.gouv.fr, fiche F12402, vérifiée le 1er janvier 2026). Si la pension du SRE ou de la CNRACL a été obtenue à taux plein, entre l'âge légal et 67 ans en justifiant du nombre de trimestres exigé, ou à 67 ans et plus, le cumul est intégral et sans plafond. Sinon, le revenu annuel d'activité ne doit pas dépasser 8 198,10 € augmentés du tiers du montant annuel brut de la pension de base ; au-delà, l'excédent est retenu sur la pension, dont le versement est suspendu si l'excédent dépasse son montant. Pour une pension CNRACL liquidée depuis 2015, ce plafond s'applique aux rémunérations du secteur public comme du secteur privé. Les pensions prenant effet à compter du 1er janvier 2027 relèveront d'un régime fondé sur l'âge, qui supprime la distinction entre cumul intégral et cumul plafonné.
Que change une promotion obtenue moins de six mois avant le départ ?
Rien, et c'est une règle coûteuse. L'assiette de la pension est le dernier traitement indiciaire brut détenu depuis au moins six mois à la date de cessation de fonctions : « si vous avez bénéficié d'un avancement d'échelon moins de 6 mois avant votre départ en retraite, c'est votre traitement indiciaire précédent qui est pris en compte » (service-public.gouv.fr, fiche F21142, vérifiée le 1er septembre 2026). Décaler le départ de quelques semaines pour franchir ce seuil augmente donc la pension pour toute sa durée. À l'inverse, le temps partiel n'écrase pas l'assiette : la pension est calculée sur le traitement indiciaire à temps plein, c'est le nombre de trimestres liquidables qui est réduit au prorata de la quotité travaillée, sauf surcotisation.
Combien de trimestres faut-il pour le taux maximal de 75 % ?
La durée requise est celle de l'article L161-17-3 du Code de la sécurité sociale, à laquelle renvoie le Code des pensions : 170 trimestres pour les fonctionnaires nés entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965, 171 pour ceux nés d'avril à décembre 1965, 172 (43 ans) à partir de la génération 1966, le calendrier de la réforme de 2023 étant suspendu par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026. Les trimestres liquidables sont les services effectifs de titulaire et de stagiaire, les rachats et les bonifications ; avec des bonifications, le taux peut atteindre 80 %.
Comment se calcule la décote d'un fonctionnaire ?
Le montant de la pension est réduit de 1,25 % par trimestre manquant, dans la limite de 20 trimestres (25 % au plus). Le nombre de trimestres retenu est le plus petit entre ceux qui manquent pour la durée d'assurance tous régimes et ceux qui séparent l'âge de départ de l'âge d'annulation de la décote, 67 ans en catégorie sédentaire (62 ans en catégorie active). La décote porte sur le montant, pas sur le taux : un agent à l'indice 600, né en 1966, qui part à 64 ans avec 160 trimestres subit 12 trimestres de décote (15 %) et perçoit 21 019,14 € par an (1 751,60 € par mois) au lieu de 24 728,40 €.
La surcote d'un fonctionnaire est-elle plafonnée ?
Non. Chaque trimestre civil entier cotisé après l'âge légal, au-delà de la durée d'assurance requise, majore le montant de la pension de 1,25 % (art. L14 III ; service-public.gouv.fr, fiche F16494), sans limite de trimestres : seule la décote est plafonnée à 20 trimestres. Quatre trimestres donnent + 5 %, huit trimestres + 10 %, seize trimestres + 20 %, soit 90 % du traitement pour une pension à 75 %. La majoration s'applique au montant de la pension (multiplicative), et non par addition de points au taux de 75 %. La durée d'assurance retenue pour la surcote exclut les bonifications de services et majorations de durée autres que celles accordées au titre des enfants et du handicap (art. L14 III, dernier alinéa) : le simulateur demande cette part à côté du total des bonifications.
Le simulateur retrouve-t-il les exemples publiés par le Service des retraites de l'État ?
Oui, à l'arrondi près. Exemple « La formule de calcul » (retraitesdeletat.gouv.fr) : Pierre, 148 trimestres liquidables pour 168 requis, traitement indiciaire brut de 2 602,22 € par mois, taux 148 / 168 × 75 % = 66,07 %, pension de 1 719,28 € par mois. Avec un traitement de 2 602,22 €, 148 trimestres de services et la génération à 168 trimestres, le simulateur affiche 1 719,32 € : il multiplie par le taux exact (66,0714 %) là où l'exemple officiel arrondit d'abord le taux à 66,07 %, d'où 4 centimes d'écart. Exemple « La décote » : Brigitte, née en mars 1962 (âge légal 62 ans et 6 mois, 169 trimestres requis), part à l'âge légal avec 163 trimestres et une pension avant décote de 1 750 € par mois : 6 trimestres de décote (le plus petit entre 18 trimestres jusqu'à 67 ans et 6 trimestres manquants), soit 7,5 % et 131,25 € de moins par mois. Le simulateur redonne 6 trimestres, 7,5 % et 131,25 € pour ces entrées ; les deux exemples sont vérifiés par la suite de tests.
Qu'est-ce que le minimum garanti de la pension civile ?
La pension d'un fonctionnaire qui part sans décote (durée complète, âge d'annulation de la décote atteint ou invalidité) ne peut pas être inférieure au minimum garanti (art. L17) : 16 396,19 € brut par an au 1er janvier 2026, soit 1 366,35 € par mois, pour au moins 40 ans de services ; 57,5 % de ce montant pour 15 ans, + 2,5 points par année de services de 15 à 30 ans, + 0,5 point par année de 30 à 40 ans. Un agent à l'indice minimum 366 avec 172 trimestres a une pension calculée de 1 351,30 € par mois, portée à 1 366,35 € par le minimum garanti. Il est réduit lorsque le total des pensions personnelles dépasse un plafond fixé par décret, ce que le simulateur ne modélise pas.
Comment fonctionne la majoration pour enfants ?
Les fonctionnaires qui ont élevé au moins trois enfants pendant neuf ans avant leurs seize ans bénéficient d'une majoration de 10 % de leur pension, augmentée de 5 % par enfant à partir du quatrième (art. L18) : 20 % pour cinq enfants. La pension majorée ne peut pas dépasser le traitement de référence, sauf en cas de surcote. Pour un agent à l'indice 600 et 172 trimestres, la majoration pour trois enfants vaut 2 658,30 € par an (221,53 € par mois).
Qu'est-ce que la RAFP et est-elle incluse dans ce calcul ?
Non. La retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP) est un régime obligatoire par points, créé par la loi du 21 août 2003, assis sur les primes et indemnités exclues du traitement indiciaire, dans la limite de 20 % de ce traitement : 5 % de cotisation pour l'agent et 5 % pour l'employeur. En 2026, un point s'achète 1,45960 € et rapporte 0,05671 € par an (rafp.fr, revalorisation de 1,4 % au 1er janvier 2026) ; la prestation est versée en capital au-dessous de 5 125 points, en rente au-delà. Elle s'ajoute au montant donné par le simulateur.
Comment se calcule la pension de réversion d'un fonctionnaire ?
Le conjoint survivant d'un fonctionnaire perçoit 50 % de la pension du défunt (54 % au régime général), sans condition d'âge ni de ressources, contrairement au régime général qui exige 55 ans et plafonne les ressources à 25 001,60 € par an pour une personne seule en 2026. Le remariage ou le concubinage notoire fait perdre le droit à pension. Les orphelins de moins de 21 ans reçoivent chacun 10 % de la pension du parent décédé.
Aller plus loin
Ce calcul dans d'autres situations
Le simulateur général et les autres cas particuliers de la même famille.