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Pension retraite fonctionnaire

Estimez votre pension de fonctionnaire 2026 — formule 75 % de votre indice des 6 derniers mois, ajustée par la durée de services, la décote/surcote et la RAFP. Point d'indice 4,92 €.

Moyenne de vos 25 meilleures années — plafonnée à 1 PASS (47 100 € en 2026).

Trimestres cotisés + assimilés (chômage, maladie, maternité). Taux plein : 172.

Âge légal : 64 ans. Taux plein automatique à 67 ans même avec carrière incomplète.

Estimation indicative

Pension de retraite nette mensuelle

1 752 €

Soit 23 129 € brut / an

Taux liquidé : 50 %

Voir le détail du calcul
SAM retenu (plafonné)
33 600,00 €
Taux liquidé
50 %
Proratisation
86.05 %
Pension de base mensuelle (CNAV)
1 204,65 €
Complémentaire Agirc-Arrco (estim.)
+ 722,79 €
Pension totale brute
1 927,44 €
Prélèvements sociaux (≈ 9,1 %)
175,40 €
Pension totale nette
1 752,04 €

Estimation indicative pour le régime général uniquement (salariés du privé), avec une complémentaire Agirc-Arrco simplifiée à 30 % du brut. Ce calcul ne s'applique pas aux fonctionnaires, aux indépendants ni aux régimes spéciaux. Pour un calcul précis, consultez votre relevé sur info-retraite.fr.

Comment est calculé ce résultat ?

Le régime de retraite des fonctionnaires obéit au Code des pensions civiles et militaires (CPCM), distinct du régime général. La pension est gérée par le Service des Retraites de l'État (SRE)pour la fonction publique d'État et par la CNRACL pour la territoriale et l'hospitalière. Sa formule est radicalement différente de celle des salariés du privé :

Pension annuelle = 75 % × indice 6 derniers mois × (trimestres validés / 172)

où :

  • 75 % est le taux maximum de liquidation, avant décote ou surcote
  • L'indice majoré retenu est celui détenu pendant au moins 6 mois consécutifs avant le départ (et non la moyenne des 25 meilleures années comme dans le privé)
  • 172 trimestres sont requis pour les générations nées en 1973 et après — 168 trimestres pour 1965, montée progressive
  • Le point d'indice vaut 4,92 €/mois (59,04 €/an) en 2026

À cette pension de base s'ajoute la RAFP (Retraite Additionnelle de la Fonction Publique), qui prend en compte les primes et indemnités exclues du traitement indiciaire. La pension liquidée par le SRE est ensuite versée mensuellement et soumise aux mêmes prélèvements sociaux que les pensions privées (CSG 8,3 % taux plein, CRDS 0,5 %, Casa 0,3 %).

À noter : le simulateur ci-dessus utilise la formule du régime général (50 % × SAM × N/172) à titre indicatif. Pour un calcul officiel sur la base du Code des pensions civiles, consultez votre compte individuel retraite sur ensap.gouv.fr (espace numérique sécurisé de l'agent public).

Questions fréquentes

Quelle est la formule officielle de calcul de la pension d'un fonctionnaire en 2026 ?

Pension annuelle = 75 % × traitement indiciaire des 6 derniers mois × (trimestres validés / 172). Le traitement indiciaire correspond à l'indice majoré détenu pendant au moins 6 mois consécutifs avant le départ, multiplié par la valeur du point d'indice (4,92 € en 2026). À la différence du privé, ce sont les 6 derniers mois qui comptent (et non les 25 meilleures années), ce qui rend les promotions de fin de carrière particulièrement importantes.

Combien de trimestres faut-il valider pour le taux plein en 2026 ?

168 trimestres (42 ans) pour les fonctionnaires nés en 1965, avec une montée progressive jusqu'à 172 trimestres pour ceux nés en 1973 et après (réforme du 14 avril 2023). Pour les générations 1966-1972, la durée s'allonge d'un trimestre par génération. Les services pris en compte sont les services civils effectifs en qualité de titulaire, les bonifications (enfants, services hors d'Europe, professeurs) et certaines périodes assimilées (détachement, congé parental).

Comment fonctionne la décote pour un fonctionnaire en 2026 ?

La décote est de 1,25 % par trimestre manquant entre le nombre de trimestres validés et la durée requise (taux plein), plafonnée à 20 trimestres (soit 5 ans, c'est-à-dire 25 % de décote maximum). Elle s'applique au taux de liquidation de 75 %, le ramenant au minimum à 56,25 %. La décote ne s'applique pas si vous atteignez la limite d'âge (67 ans pour la catégorie sédentaire, 62 ans pour les catégories actives), ni en cas d'invalidité reconnue.

Quelle est la surcote pour un fonctionnaire en 2026 ?

La surcote est de 1,25 % par trimestre supplémentaire travaillé au-delà de l'âge légal ET de la durée d'assurance requise, plafonnée à 16 trimestres (4 ans). Elle s'ajoute au taux de 75 %, qui peut donc atteindre 95 % au maximum. Concrètement, un fonctionnaire qui poursuit 4 ans au-delà de son taux plein gagne 20 % de pension supplémentaire (4 × 4 × 1,25 %). Les trimestres de surcote doivent être effectivement cotisés en services civils.

Qu'est-ce que la RAFP et comment est-elle versée ?

La RAFP (Retraite Additionnelle de la Fonction Publique) est un régime obligatoire par points, créé en 2005, qui couvre les primes et indemnités non prises en compte par la pension civile (qui ne calcule que sur le traitement indiciaire). Cotisation : 5 % salarié + 5 % employeur sur les primes, plafonnée à 20 % du traitement indiciaire. Versement : en capital si moins de 5 125 points (environ 5 200 €), sinon en rente viagère. Rendement servi : 4,2 % en 2026 (valeur de service du point RAFP).

Comment se calcule la pension de réversion d'un fonctionnaire en 2026 ?

La pension de réversion fonctionnaire est de 50 % de la pension du défunt (contre 54 % au régime général), versée par le SRE au conjoint survivant. Conditions : avoir été marié, sans condition d'âge minimum (à la différence du privé qui exige 55 ans), sans condition de ressources (à la différence du privé qui plafonne à 24 232 €). En cas de remariage, la pension est suspendue. Pour les enfants orphelins de père et mère, une pension d'orphelin de 10 % par enfant peut s'ajouter.

Un fonctionnaire peut-il partir en retraite anticipée pour carrière longue ?

Oui, le dispositif carrière longue s'applique aux fonctionnaires comme au privé. Conditions principales en 2026 : avoir commencé à travailler avant 16 ans (départ possible à 58 ans), 18 ans (60 ans), 20 ans (62 ans), ou 21 ans (63 ans), et valider 5 trimestres avant la fin de l'année des 16, 18, 20 ou 21 ans (4 trimestres pour les nés au dernier trimestre). Il faut aussi justifier de la durée totale d'assurance requise pour le taux plein, tous régimes confondus.

Quelle est la valeur du point d'indice fonction publique en 2026 ?

La valeur annuelle du point d'indice majoré est de 59,04 € (soit 4,92 €/mois) au 1er janvier 2026, après les revalorisations de juillet 2022 (+3,5 %) et juillet 2023 (+1,5 %). Un indice majoré 600 correspond donc à un traitement annuel brut de 35 424 € (600 × 59,04), soit 2 952 € brut par mois. La pension à taux plein de 75 % vaut alors 26 568 € annuels (2 214 € mensuels brut).

Sources et références

Simulateurs liés

Pour aller plus loin

Spécificité du régime fonctionnaire en 2026

Les fonctionnaires civils et militaires titulaires relèvent du Code des pensions civiles et militaires de retraite (CPCM), créé par la loi du 26 décembre 1964. Ce régime spécifique coexiste avec le régime général, dont il diffère sur trois points majeurs :

  • Assiette de calcul : le traitement indiciaire des 6 derniers mois, et non la moyenne des 25 meilleures années (SAM). Les promotions de fin de carrière ont donc un impact direct sur la pension.
  • Taux de liquidation : 75 % au taux plein (au lieu de 50 % au régime général). En contrepartie, les primes ne sont pas comptabilisées dans la pension de base — elles sont couvertes séparément par la RAFP.
  • Gestionnaire : SRE pour la fonction publique d'État (enseignants, ministères, magistrats), CNRACL pour la territoriale et l'hospitalière, RAFP pour la part additionnelle obligatoire.

Les contractuels de la fonction publique (non titulaires) ne relèvent pas du CPCM mais du régime général + Ircantec. Seuls les titulaires et stagiaires bénéficient de la formule à 75 %.

La formule officielle 2026 : 75 % × indice × (N / 172)

Voici la formule complète appliquée par le SRE pour liquider une pension civile en 2026 :

Pension = 75 % × (Indice × 59,04 €) × (Trimestres / 172) ± décote/surcote

Exemple concret : un attaché territorial fin de carrière à l'indice majoré 600(catégorie A, échelon élevé), avec 160 trimestres validés au lieu des 172 requis :

  • Traitement annuel brut : 600 × 59,04 = 35 424 €
  • Taux plein théorique : 75 % × 35 424 = 26 568 €
  • Proratisation : 26 568 × (160 / 172) = 24 715 € /an
  • Décote pour 12 trimestres manquants : 12 × 1,25 % = 15 %
  • Pension finale : 24 715 × (1 − 0,15) = 21 008 € brut/an, soit 1 751 € brut/mois

Pension par catégorie et indice fin de carrière en 2026

Tableau récapitulatif des pensions à taux plein (75 %, carrière complète 172 trimestres) selon l'indice détenu en fin de carrière, pour les principales catégories statutaires en 2026 :

Pension fonctionnaire à taux plein 2026 — point d'indice 4,92 €
Catégorie / situation typeIndice majoréTraitement brut/anPension annuelle (75 %)Pension mensuelle
Catégorie C (adjoint, agent de maîtrise)30017 712 €13 284 €1 107 €
Catégorie B fin de carrière50029 520 €22 140 €1 845 €
Catégorie A début de carrière60035 424 €26 568 €2 214 €
Catégorie A fin de carrière80047 232 €35 424 €2 952 €
A+ (administrateur, ingénieur en chef)90053 136 €39 852 €3 321 €
Hors-échelle HEA (haut encadrement)95056 088 €42 066 €3 506 €

Pensions brutes à taux plein, hors RAFP et avant prélèvements sociaux. Valeur du point d'indice majoré : 59,04 €/an au 1er janvier 2026.

Durée requise pour le taux plein en 2026

La réforme du 14 avril 2023 a aligné progressivement la durée d'assurance des fonctionnaires sur celle du régime général. Pour atteindre le taux plein (75 % sans décote), il faut désormais valider :

Durée d'assurance requise pour le taux plein fonctionnaire 2026
Année de naissanceTrimestres requisDurée équivalente
196516842 ans
196716942 ans 3 mois
196917042 ans 6 mois
197117142 ans 9 mois
1973 et après17243 ans

Les services pris en compte incluent : les services civils effectifs en qualité de titulaire ou stagiaire, les bonifications (1 an par enfant né avant 2004 pour les fonctionnaires ayant interrompu leur activité, services hors d'Europe), et certaines périodes assimilées (détachement, congé parental, disponibilité pour élever un enfant de moins de 8 ans).

Décote et surcote du fonctionnaire en 2026

Comme dans le régime général, des coefficients d'ajustement s'appliquent en fonction de votre âge de départ et de votre durée d'assurance — mais avec des règles propres au CPCM (article L14) :

  • Décote : 1,25 % par trimestre manquant, plafonnée à 20 trimestres (5 ans), soit une décote maximale de 25 %. Le taux de 75 % peut donc descendre à 56,25 %. La décote ne s'applique pas si vous atteignez la limite d'âge (67 ans pour la catégorie sédentaire) ou en cas d'invalidité reconnue.
  • Surcote : 1,25 % par trimestre supplémentaire travaillé au-delà de l'âge légal ET de la durée requise. Plafonnée à 16 trimestres (4 ans). Le taux peut donc monter jusqu'à 95 % (75 + 20).

Exemple chiffré : un fonctionnaire indice 700 (traitement 41 328 €/an) qui part 8 trimestres avant le taux plein subit une décote de 8 × 1,25 % = 10 %. Pension = 75 % × 41 328 × 0,90 = 27 896 € brut/an au lieu de 30 996 € — perte annuelle de 3 100 €.

RAFP : la retraite additionnelle obligatoire

La Retraite Additionnelle de la Fonction Publique (RAFP) est un régime par points créé par la loi du 21 août 2003 et entré en vigueur en 2005. Son objectif : prendre en compte la part de rémunération exclue du traitement indiciaire (primes, indemnités, heures supplémentaires) qui n'entre pas dans le calcul de la pension civile.

  • Assiette : primes et indemnités perçues chaque année, plafonnées à 20 % du traitement indiciaire annuel
  • Cotisation : 5 % part agent + 5 % part employeur, soit 10 % au total
  • Acquisition de points : valeur d'achat 1,3492 € en 2026
  • Versement : en capital si le nombre de points est inférieur à 5 125 (environ 5 200 €), sinon en rente viagère mensuelle
  • Rendement servi 2026 : valeur de service du point 0,05623 €, soit un rendement de 4,2 % (rapport valeur de service / valeur d'achat)

Pour un fonctionnaire ayant cotisé 25 000 € au RAFP sur l'ensemble de sa carrière, le capital ou la rente représente typiquement entre 1 000 et 1 200 € de pension annuelle supplémentaire — un complément appréciable mais marginal au regard de la pension civile principale.

Catégorie active vs sédentaire : départ anticipé

Certains fonctionnaires bénéficient d'un départ anticipé en raison de la pénibilité ou des risques particuliers de leur emploi. Ils relèvent de la catégorie activeet peuvent partir à 57 ans (au lieu de 64 ans pour la catégorie sédentaire), à condition d'avoir effectué 17 ans de services dans ces emplois :

  • Policiers nationaux et municipaux, gendarmes (départ 52 ans pour catégorie super-active)
  • Sapeurs-pompiers professionnels
  • Surveillants pénitentiaires
  • Personnels infirmiers et paramédicaux hospitaliers (option active possible jusqu'en 2010)
  • Agents d'exploitation des travaux publics de l'État, contrôleurs aériens

De plus, les catégories actives bénéficient d'une bonification de 1 an par tranche de 5 années de services effectuées dans ces emplois. Un policier ayant accompli 25 ans en catégorie active gagne ainsi 5 ans de bonification, ce qui peut considérablement améliorer sa proratisation.

7 erreurs à éviter en préparant sa retraite de fonctionnaire

  1. Négliger la RAFP : beaucoup de fonctionnaires ignorent ce régime additionnel et ne consultent jamais leur compte sur rafp.fr. Vérifiez votre nombre de points avant le départ.
  2. Oublier une promotion d'indice de fin de carrière : comme seuls comptent les 6 derniers mois, une promotion d'avancement obtenue 5 mois avant le départ ne sera pas prise en compte. Anticipez vos demandes d'avancement.
  3. Mauvaise estimation des trimestres en détachement : les périodes de détachement (sur emploi public ou privé) sont validées sous conditions strictes. Vérifiez votre relevé de carrière auprès du SRE bien avant le départ.
  4. Oublier les rachats d'années d'études : les années d'études supérieures (sup à bac+2) peuvent être rachetées jusqu'à 12 trimestres maximum. À envisager avant 50 ans (tarif plus avantageux).
  5. Négliger l'impact du temps partiel : les périodes de temps partiel diminuent le traitement indiciaire mais la validation des trimestres est complète. Le temps partiel « surcotisé » permet toutefois de cotiser sur la base d'un temps plein.
  6. Mal calculer le départ carrière longue : les règles du dispositif carrière longue s'appliquent aussi aux fonctionnaires (départ possible à 60 ans si début avant 18 ans), mais les conditions de trimestres sont strictes. Faire le point avec le SRE.
  7. Ne pas demander son relevé de carrière : disponible sur ensap.gouv.fr (Espace Numérique Sécurisé de l'Agent Public), il liste l'intégralité des services validés. À consulter au moins 5 ans avant le départ pour corriger les éventuelles erreurs (services oubliés, indices erronés).