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Barème 2026Mis à jour le

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Calcul de l'indemnité de départ à la retraite

L'indemnité de départ à la retraite 2026 dépend de l'ancienneté et de la nature du départ, volontaire ou mise à la retraite ; le calcul donne le net après cotisations et impôt.

Moyenne des 12 derniers mois OU des 3 derniers mois (le plus avantageux)

En départ volontaire, minimum 10 ans pour ouvrir le droit à indemnité légale.

Motif du départ

Si votre convention collective (numéro IDCC sur le bulletin) prévoit un montant plus élevé que le barème légal, saisissez-le : le plus favorable des deux est retenu. Laissez vide sinon.

Information indicative pour vérifier les conditions de départ.

Mon taux marginal d'imposition (TMI)

ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres

Indemnité nette de retraite

17 500 €

Sur 17 500 € bruts, 20 ans à 3 000 € brut.

Exonération sociale et fiscale totale : indemnité sous le plafond de 2 PASS (96 120 €).

Condition d'âge : Avant 67 ans, l'employeur ne peut pas vous mettre d'office à la retraite.

Voir le détail du calcul
Jusqu'à 10 ans d'ancienneté (1/4 mois par année)
7 500,00 €
Au-delà de 10 ans (1/3 mois par année)
10 000,00 €
Indemnité légale brute
17 500,00 €
Indemnité retenue (brute)
17 500,00 €
Indemnité nette estimée
17 500,00 €

Estimation indicative au barème légal 2026 (articles L1237-7 et L1237-9 du Code du travail). Cotisations salariales calculées comme sur un salaire (statut choisi), CSG-CRDS de 9,7 % sans abattement, impôt au taux marginal saisi sur le net imposable. Plafond d'exonération sociale de la mise à la retraite : 2 PASS, soit 96 120 € (PASS 2026).

  • Barème officiel 2026
  • Sources citées
  • Calcul dans votre navigateur
  • Sans inscription

Mis à jour le Méthode et sources

Combien touche-t-on en partant à la retraite ?

En cas de départ volontaire, l'indemnité légale est de ½ mois de salaire de 10 à 15 ans d'ancienneté, 1 mois de 15 à 20 ans, 1,5 mois de 20 à 30 ans et 2 mois au-delà (art. D1237-1) : 3 750 € brut pour 2 500 € et 22 ans. En cas de mise à la retraite par l'employeur, c'est au moins l'indemnité de licenciement (¼ de mois par année jusqu'à 10 ans, ⅓ ensuite) : 16 250 €, exonérés d'impôt et de cotisations dans cet exemple. Rien n'est dû avant 10 ans d'ancienneté pour un départ volontaire.

Départ volontaire et mise à la retraite : montants 2026 par ancienneté

Indemnités légales brutes calculées avec le simulateur (départ volontaire / mise à la retraite)
Ancienneté2 000 €2 500 €3 000 €4 000 €
8 ans0 / 4 0000 / 5 0000 / 6 0000 / 8 000
10 ans1 000 / 5 0001 250 / 6 2501 500 / 7 5002 000 / 10 000
15 ans2 000 / 8 333,332 500 / 10 416,673 000 / 12 5004 000 / 16 666,67
20 ans3 000 / 11 666,673 750 / 14 583,334 500 / 17 5006 000 / 23 333,33
25 ans3 000 / 15 0003 750 / 18 7504 500 / 22 5006 000 / 30 000
30 ans4 000 / 18 333,335 000 / 22 916,676 000 / 27 5008 000 / 36 666,67
35 ans4 000 / 21 666,675 000 / 27 083,336 000 / 32 5008 000 / 43 333,33

Le barème du départ volontaire fonctionne par paliers : 14 ans et 11 mois donnent ½ mois, 15 ans donnent 1 mois. Celui de la mise à la retraite est linéaire et compte les mois complets au prorata. L'écart entre les deux régimes est la raison pour laquelle un employeur ne peut pas imposer le départ avant 70 ans : la mise à la retraite lui coûte trois à cinq fois plus cher que le départ volontaire du salarié.

Brut et net : ce qui change vraiment entre les deux régimes

Salarié à 2 500 € brut, 22 ans d'ancienneté, taux marginal d'imposition de 30 %
PosteDépart volontaireMise à la retraite
Indemnité brute3 750 € (1,5 mois)16 250 € (6,5 mois)
Cotisations salariales et CSG-CRDS769,92 € (20,5 %)0 € (sous 96 120 €)
Impôt sur le revenu926,65 € à 30 % (lissable par le système du quotient)0 € (montant légal exonéré)
Net après impôt2 053,43 €16 250 €

L'ordre de grandeur des prélèvements sur le départ volontaire est celui d'un salaire (20,84 % de cotisations salariales CSG comprise sous le plafond de la Sécurité sociale, voir le simulateur brut-net) ; sur l'indemnité, la CSG-CRDS est due sans l'abattement de 1,75 %, d'où 769,92 € de prélèvements pour 3 750 € brut. L'impôt est calculé au taux marginal sur le net imposable, c'est-à-dire le brut diminué des cotisations et de la CSG déductible (3 088,83 € pour 3 750 € brut), soit 926,65 € à 30 % et un net de 2 053,43 €.

Régime fiscal et social détaillé (2026)

Régime fiscal et social détaillé (2026)
PrélèvementDépart volontaireMise à la retraite
Impôt sur le revenuImposable en totalité (sauf PSE) ; option pour le quotient de l'art. 163-0 AExonérée à hauteur du plus élevé de : montant légal ou conventionnel, 2 × la rémunération brute de l'année précédente ou 50 % de l'indemnité, ces deux derniers plafonnés à 5 PASS (240 300 €)
Cotisations de Sécurité socialeDues comme sur un salaireExonérées sur la part inférieure à 2 PASS (96 120 €) si l'indemnité totale ne dépasse pas 10 PASS (480 600 €)
CSG-CRDSDues (9,7 % sans abattement pour frais professionnels)Exonérées sur la part inférieure à 96 120 € ; dues sans abattement au-delà
Contribution patronaleCotisations patronales ordinairesContribution patronale spécifique de 40 % sur la part exonérée de cotisations (30 % pour les ruptures antérieures au 1er janvier 2026) ; pas de forfait social

L'indemnité de départ volontaire s'ajoute aux revenus de l'année de départ, souvent déjà élevée (salaires + première pension). Le système du quotient permet de n'ajouter qu'un quart de l'indemnité au revenu pour calculer l'impôt, puis de multiplier le supplément d'impôt par quatre : l'impôt total est identique ou plus faible, jamais plus élevé. Le quotient se demande dans la déclaration de revenus et suppose que l'indemnité dépasse la moyenne des revenus imposables des trois années précédentes (service-public.gouv.fr, fiche F408).

Départ volontaire dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi : l'indemnité est alors exonérée d'impôt en totalité, contrairement au départ volontaire ordinaire, au même titre que l'indemnité de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante et que l'indemnité de préretraite-licenciement du FNE (fiche F408). Le motif exact du départ (départ volontaire, mise à la retraite, plan collectif) conditionne donc tout le traitement fiscal et social : faites-le préciser par écrit avant de signer.

Conditions, âge et préavis

  • Départ volontaire : il faut avoir atteint l'âge légal (62 à 64 ans selon l'année de naissance, voir notre tableau par génération) ou remplir les conditions d'un départ anticipé, et demander la liquidation de sa retraite de base. Le préavis est celui du licenciement. L'indemnité n'est due qu'une seule fois : un salarié qui reprend un emploi après la retraite (cumul emploi-retraite) n'y a plus droit chez le nouvel employeur.
  • Mise à la retraite : d'office à 70 ans seulement. Entre 67 ans (âge du taux plein automatique) et 70 ans, l'employeur interroge le salarié par écrit trois mois avant son anniversaire ; un refus s'impose à lui jusqu'à l'année suivante. Une mise à la retraite avant 67 ans ou sans respecter la procédure vaut licenciement sans cause réelle et sérieuse, voire licenciement nul pour discrimination liée à l'âge.
  • Temps plein puis temps partiel : le salaire de référence est proratisé sur les deux périodes. Exemple publié par service-public.fr : 9 ans à temps plein (2 400 €) puis 2 ans à mi-temps (1 200 €) donnent un salaire de référence de 2 181,82 € et une indemnité de départ volontaire de 1 090,91 €.
  • Retraite progressive : un accord collectif peut prévoir d'utiliser l'indemnité de départ pour maintenir la rémunération pendant une fin de carrière à temps partiel ; le reliquat est versé au départ définitif.

Pièges fréquents

  • Partir à 9 ans et 11 mois : aucune indemnité légale. Décaler le départ de quelques semaines pour atteindre 10 ans, ou 15, 20 et 30 ans, change le montant d'un demi-mois de salaire.
  • Confondre avec la rupture conventionnelle : un salarié qui peut liquider sa retraite à taux plein et signe une rupture conventionnelle perçoit une indemnité au moins égale à l'indemnité de licenciement, mais elle est alors imposable et soumise à une contribution patronale spécifique. Comparez avec le simulateur de rupture conventionnelle.
  • Oublier la convention collective : c'est le premier facteur d'écart. Certaines branches doublent le barème légal ou l'ouvrent dès 5 ans d'ancienneté.
  • Retraite et chômage : l'indemnité de départ volontaire n'ouvre aucun droit à l'allocation chômage, la démission pour retraite n'étant pas une privation involontaire d'emploi. Estimez la pension elle-même avec le simulateur de pension de retraite.

Comment est calculé ce résultat ?

Deux régimes coexistent selon qui prend l'initiative du départ. Le simulateur applique le barème légal correspondant au motif choisi, puis le régime social et fiscal propre à chacun :

  • Départ volontaire (art. L1237-9 et D1237-1) : ½ mois de salaire à partir de 10 ans d'ancienneté, 1 mois à partir de 15 ans, 1,5 mois à partir de 20 ans, 2 mois à partir de 30 ans. Le montant est traité comme un salaire (cotisations, CSG-CRDS, impôt), sauf départ dans le cadre d'un PSE.
  • Mise à la retraite par l'employeur (art. L1237-5 et L1237-7) : au moins l'indemnité légale de licenciement, ¼ de mois par année jusqu'à 10 ans puis ⅓ de mois, sans condition d'ancienneté. Exonérée de cotisations et de CSG-CRDS jusqu'à 2 PASS (96 120 €) et d'impôt selon les règles de l'article 80 duodecies du CGI.
  • Salaire de référence : le plus favorable entre la moyenne brute des 12 derniers mois et celle des 3 derniers mois, primes annuelles au prorata.

Ce que le simulateur ne prend pas en compte : pour le départ volontaire, les cotisations salariales sont calculées comme sur un salaire (statut cadre ou non-cadre, l'indemnité s'ajoutant à la paie du dernier mois) avec une CSG-CRDS de 9,7 % sans abattement, soit environ 21 % au total ; l'impôt est estimé au taux marginal saisi sur le net imposable, sans le système du quotient ni la progressivité du barème. Le simulateur ne connaît pas les barèmes conventionnels : saisissez le montant prévu par votre convention (numéro IDCC sur le bulletin) pour qu'il soit retenu s'il est plus favorable.

Sources et références

Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.

Questions fréquentes

Quel est le montant de l'indemnité de départ à la retraite en 2026 ?

Pour un départ à votre initiative, le minimum légal (Code du travail, art. D1237-1) est de 1/2 mois de salaire entre 10 et 15 ans d'ancienneté, 1 mois entre 15 et 20 ans, 1,5 mois entre 20 et 30 ans et 2 mois à partir de 30 ans. Avec un salaire de référence de 2 500 € brut, cela donne 1 250 €, 2 500 €, 3 750 € ou 5 000 € brut. En dessous de 10 ans d'ancienneté, rien n'est dû, sauf convention collective plus favorable. L'indemnité n'est versée qu'une fois, au moment de la liquidation de la retraite de base.

Départ volontaire ou mise à la retraite : quelle différence de montant ?

La mise à la retraite décidée par l'employeur donne droit au minimum à l'indemnité légale de licenciement : 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois par année, sans seuil d'ancienneté. Pour 2 500 € brut et 22 ans d'ancienneté, c'est 16 250 € contre 3 750 € en départ volontaire, soit plus de quatre fois plus. L'employeur ne peut toutefois mettre un salarié à la retraite d'office qu'à 70 ans ; entre 67 et 70 ans, il doit obtenir son accord écrit chaque année.

L'indemnité de départ à la retraite est-elle imposable ?

Oui, en cas de départ volontaire : elle est soumise aux cotisations sociales, à la CSG-CRDS et à l'impôt sur le revenu comme un salaire, sauf si le départ s'inscrit dans un plan de sauvegarde de l'emploi (exonération totale). L'impôt peut être lissé grâce au système du quotient (CGI art. 163-0 A), qui évite un saut de tranche l'année du versement. En cas de mise à la retraite par l'employeur, l'indemnité est au contraire exonérée d'impôt à hauteur du plus élevé de trois montants : le minimum légal ou conventionnel, deux fois la rémunération brute de l'année précédente ou 50 % de l'indemnité, ces deux derniers plafonnés à 5 PASS (240 300 € en 2026).

Quelles cotisations sur l'indemnité de mise à la retraite ?

L'indemnité de mise à la retraite est exonérée de cotisations de Sécurité sociale sur la part inférieure à 2 PASS, soit 96 120 € en 2026, à condition que son montant total ne dépasse pas 10 PASS (480 600 €), faute de quoi elle est intégralement cotisée. La CSG-CRDS est exonérée à hauteur du plus faible entre le montant légal ou conventionnel et la part exonérée de cotisations ; au-delà, elle est due à 9,7 % sans abattement de 1,75 %. Pour un salarié ordinaire, l'indemnité de mise à la retraite arrive donc nette de tout prélèvement : 16 250 € brut = 16 250 € sur le compte.

Quel salaire de référence pour calculer l'indemnité de départ à la retraite ?

Le plus avantageux entre le douzième de la rémunération brute des 12 derniers mois et le tiers des 3 derniers mois précédant le départ ; dans ce second cas, les primes annuelles ou exceptionnelles sont recalculées au prorata (une prime annuelle de 550 € compte pour 137,50 € sur 3 mois). Si vous avez travaillé à temps plein puis à temps partiel dans l'entreprise, l'indemnité est calculée proportionnellement aux deux périodes : 11 ans dont 9 à temps plein à 2 400 € et 2 à mi-temps à 1 200 € donnent un salaire de référence de 2 181,82 € et une indemnité de 1 090,91 €.

Faut-il respecter un préavis pour partir à la retraite ?

Oui : le salarié qui part volontairement doit respecter un préavis de même durée que le préavis de licenciement (1 mois entre 6 mois et 2 ans d'ancienneté, 2 mois au-delà, davantage pour les cadres selon la convention collective). Il doit aussi remplir les conditions pour liquider sa retraite de base (âge légal, 62 à 64 ans selon l'année de naissance). L'indemnité est versée avec le solde de tout compte, en même temps que l'indemnité compensatrice de congés payés et, le cas échéant, la contrepartie d'une clause de non-concurrence.

Ma convention collective prévoit-elle une indemnité plus élevée ?

Fréquemment. Le barème légal est un plancher : beaucoup de conventions accordent une indemnité dès 5 ans d'ancienneté ou un nombre de mois plus élevé (par exemple un dixième de mois par année pour certaines branches, ou des barèmes progressifs jusqu'à plusieurs mois de salaire). Le simulateur officiel du Code du travail numérique intègre les barèmes conventionnels ; vérifiez le vôtre avec le numéro IDCC de votre bulletin de paie, puis saisissez le montant obtenu dans le champ « indemnité conventionnelle » de ce simulateur : il est retenu s'il dépasse le barème légal.

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