Barème 2026Mis à jour le
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Calcul des droits de succession entre frère et sœur
Entre frères et sœurs, la succession est taxée après un abattement modeste, selon un barème à deux taux qui rend les droits lourds dès quelques dizaines de milliers d'euros ; une exonération totale existe pour le frère ou la sœur qui vivait avec le défunt. Le simulateur calcule les droits sur la part reçue, donations de moins de quinze ans et abattement pour handicap compris.
Votre part dans l'actif net successoral, avant abattement et droits.
Frère ou sœur du défunt. Une exonération totale est possible sous conditions strictes (célibataire, ≥ 50 ans ou invalide, vivant avec le défunt depuis 5 ans, art. 796-0 ter).
Optionnel. Rappel fiscal (CGI, art. 784) : ces donations ont consommé l'abattement et les premières tranches du barème. Ne pas compter les dons familiaux de sommes d'argent (art. 790 G), qui ne sont pas rappelés.
ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres
Droits de succession dus
12 888 €
Soit 37 112 € net après droits
Voir le détail du calcul
- Montant hérité
- 50 000,00 €
- Abattement appliqué
- − 15 932,00 €
- Assiette taxable
- 34 068,00 €
- De 0 € à 24 430 € (35 %)
- 8 550,50 €
- Au-delà de 24 430 € (45 %)
- 4 337,10 €
- Droits dus
- 12 887,60 €
- Taux moyen d'imposition
- 25,78 %
- Montant net hérité
- 37 112,40 €
Calcul indicatif sur la part nette reçue par un héritier, avec le rappel fiscal des donations de moins de 15 ans et l'abattement handicap si vous les renseignez (abattement et barème actuels supposés pour les donations rappelées). Hors réductions spécifiques (mutilés de guerre, dons à organismes d'intérêt général…), hors assurance-vie (régime à part, art. 990 I et 757 B du CGI).
- Barème officiel 2026
- Sources citées
- Calcul dans votre navigateur
- Sans inscription
Mis à jour le Méthode et sources
Droits de succession entre frère et sœur selon le montant reçu
| Part reçue | Part taxable | Droits | Net reçu | Taux effectif |
|---|---|---|---|---|
| 15 932 € | 0 € | 0 € | 15 932 € | 0 % |
| 20 000 € | 4 068 € | 1 424 € | 18 576 € | 7,1 % |
| 30 000 € | 14 068 € | 4 924 € | 25 076 € | 16,4 % |
| 50 000 € | 34 068 € | 12 888 € | 37 112 € | 25,8 % |
| 100 000 € | 84 068 € | 35 388 € | 64 612 € | 35,4 % |
| 200 000 € | 184 068 € | 80 388 € | 119 612 € | 40,2 % |
| 500 000 € | 484 068 € | 215 388 € | 284 612 € | 43,1 % |
Calculs réalisés avec la formule de ce simulateur. Part nette après dettes et frais, hors donations de moins de quinze ans. Détail pour 50 000 € : 24 430 × 35 % = 8 551 €, plus (34 068 − 24 430) × 45 % = 4 337 €.
La tranche à 45 % est atteinte dès 40 362 € reçus (15 932 + 24 430). Au-delà, chaque euro supplémentaire est taxé à 45 % : c'est le taux le plus élevé du barème en ligne directe, que les enfants n'atteignent qu'au-delà de 1,8 million d'euros.
100 000 € hérités : frère, enfant, neveu ou ami
| Héritier | Abattement | Barème | Droits | Net reçu |
|---|---|---|---|---|
| Conjoint ou partenaire de PACS | Exonéré | - | 0 € | 100 000 € |
| Enfant | 100 000 € | 5 % à 45 % | 0 € | 100 000 € |
| Frère ou sœur (ou neveu par représentation) | 15 932 € | 35 % puis 45 % | 35 388 € | 64 612 € |
| Neveu ou nièce (par testament) | 7 967 € | 55 % | 50 618 € | 49 382 € |
| Ami, concubin, cousin | 1 594 € | 60 % | 59 044 € | 40 956 € |
Quand un frère ou une sœur hérite-t-il, et de quelle part ?
Les frères et sœurs n'héritent, sans testament, que si le défunt n'a laissé aucun descendant (article 734 du Code civil). Trois configurations :
- Parents vivants : chaque parent reçoit un quart, les frères et sœurs se partagent la moitié restante (les trois quarts si un seul parent survit), article 738.
- Conjoint survivant, pas d'enfant : le conjoint hérite de la totalité (article 757-2). Les frères et sœurs ne récupèrent que la moitié des biens que le défunt avait reçus de ses parents par donation ou succession et qui existent encore en nature (droit de retour, article 757-3).
- Un frère prédécédé : ses enfants prennent sa place par représentation (article 752) et sont taxés au tarif des frères et sœurs, avec son abattement de 15 932 € partagé entre eux.
Les frères et sœurs ne sont pas héritiers réservataires : un testament peut les écarter entièrement, au profit d'un concubin (taxé à 60 %), d'un neveu ou d'une association. À l'inverse, une personne mariée sans enfant qui veut avantager un frère doit l'écrire, sinon tout revient au conjoint. Voir la page droits de succession du conjoint.
L'exonération de l'article 796-0 ter : conditions et preuves
| Condition | Appréciée | Justificatifs usuels |
|---|---|---|
| Célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps | Au jour du décès | Acte de naissance, jugement de divorce |
| Plus de 50 ans, ou infirmité empêchant de subvenir à ses besoins par le travail | Au jour du décès | Pièce d'identité, certificat médical, carte d'invalidité |
| Domicile commun constant avec le défunt pendant les 5 ans précédant le décès | Sur la période de 5 ans | Avis d'imposition à la même adresse, factures, attestation d'hébergement, bail commun |
L'exonération est demandée dans la déclaration de succession (formulaire 2705), avec les justificatifs. Un frère pacsé ou marié au jour du décès en est exclu, de même qu'un frère qui a quitté le domicile commun pour une maison de retraite pendant la période de cinq ans, sauf tolérance liée à l'hospitalisation. Elle s'applique aussi aux demi-frères et demi-sœurs, et aux legs par testament, pas seulement aux successions légales.
Réduire la facture : assurance-vie, donations, représentation
| Mode | Règle | Droits ou prélèvement |
|---|---|---|
| Succession ordinaire | 15 932 € d'abattement, 35 % puis 45 % | 35 388 € |
| Assurance-vie, primes versées avant 70 ans | 152 500 € d'abattement par bénéficiaire, puis 20 % (article 990 I) | 0 € |
| Assurance-vie, primes versées après 70 ans | 30 500 € d'abattement global, puis droits de succession au tarif frère / sœur sur les primes (article 757 B) | 28 832 € (69 500 € taxables à 35 / 45 %) si l'abattement de 15 932 € est déjà consommé par le reste de la succession, 21 663 € sinon |
| Donation de 15 932 € tous les 15 ans | Abattement renouvelé (article 784) | 0 € sur chaque donation |
| Exonération 796-0 ter | Trois conditions cumulatives | 0 € |
L'assurance-vie est le levier le plus puissant : les capitaux issus de primes versées avant 70 ans sont hors succession et taxés après un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, à 20 % jusqu'à 700 000 € puis 31,25 % (article 990 I du CGI). Deux sœurs désignées bénéficiaires reçoivent chacune 152 500 € sans rien payer. Notre simulateur de fiscalité de l'assurance-vie chiffre les deux régimes (avant et après 70 ans).
Les donations entre frères et sœurs suivent le même barème que les successions, mais l'abattement de 15 932 € se reconstitue tous les quinze ans (article 784 du CGI) : une donation de 15 932 € en 2026, une autre en 2041, puis une succession en 2056 passent chacune sans droits. Une donation de 2026 suivie d'un décès en 2035 est en revanche rappelée : l'abattement est déjà consommé et la part successorale est taxée dès le premier euro à 35 %. Le don familial de sommes d'argent de 31 865 € (article 790 G) n'existe pas entre frères et sœurs : il est réservé aux descendants, ou aux neveux et nièces d'un donateur sans descendance.
Quatre pièges fréquents
- Compter un abattement de 15 932 € par succession au lieu de par bénéficiaire. Il s'applique à chaque frère ou sœur sur sa propre part : quatre frères qui héritent de 60 000 € au total (15 000 € chacun) ne paient rien.
- Léguer directement à ses neveux alors que leur parent (votre frère) est décédé : ils viendraient par représentation au tarif 35 % / 45 % avec 15 932 € d'abattement. Un testament qui les institue nommément peut les faire basculer au tarif ordinaire des neveux (7 967 €, 55 %) ; sur 50 000 € partagés entre deux neveux, l'écart est de 6 812 € (18 736 € au lieu de 11 924 €). Faites vérifier la rédaction par un notaire.
- Oublier le délai de paiement. La déclaration et le paiement des droits interviennent dans les six mois du décès (article 641 du CGI), avec intérêt de retard de 0,20 % par mois au-delà. Un paiement fractionné sur un à trois ans peut être demandé (article 1717 du CGI), moyennant garanties et intérêts.
- Confondre frais de notaire et droits de succession. Les émoluments du notaire sur la déclaration de succession s'ajoutent aux droits fiscaux. Voir le simulateur de frais de notaire.
Sources : Code général des impôts (articles 641, 757 B, 777, 779, 784, 790 G, 796-0 ter, 990 I, 1717), Code civil (articles 734, 738, 752, 752-1, 757-2, 757-3), Service-Public.fr (fiches F14198 et F1274), BOFiP BOI-ENR-DMTG-10-50-20 et 10-50-50. Calculs réalisés avec la formule de ce simulateur.
Comment est calculé ce résultat ?
Entre frères et sœurs, les droits de succession se calculent sur la part reçue après un abattement de 15 932 €, à 35 % jusqu'à 24 430 € de part taxable puis 45 % au-delà (articles 777 et 779 IV du Code général des impôts). Pour 50 000 € hérités, les droits sont de 12 888 € ; pour 100 000 €, de 35 388 € ; pour 200 000 €, de 80 388 €. À titre de comparaison, un enfant ne paie rien sur 100 000 €.
Le lien « Frère / sœur » est présélectionné dans le simulateur : saisissez la part nette que vous recevez (après déduction des dettes et des frais funéraires), pas l'actif total de la succession. Chaque frère ou sœur a son propre abattement : trois frères qui se partagent 150 000 € paient 12 888 € chacun.
Exonération totale (article 796-0 ter) : le frère ou la sœur célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps, âgé de plus de 50 ans ou infirme, qui a vécu avec le défunt pendant les cinq années précédant le décès, ne paie aucun droit. Les trois conditions doivent être réunies ; le simulateur ne les vérifie pas.
Sources et références
Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.
- Service-Public.fr : Droits de succession : abattements, barèmes et exonération entre frères et sœurs (fiche F14198)
- Service-Public.fr : Règles en matière d'héritage, personne décédée n'ayant pas eu d'enfant (fiche F1632)
- BOFiP BOI-ENR-DMTG-10-50-20 : Abattements sur la part nette de chaque ayant droit
- BOFiP BOI-ENR-DMTG-10-50 : Tarifs et liquidation des droits
- BOFiP BOI-ENR-DMTG-10-50-50 : Rappel des donations de moins de quinze ans
- impots.gouv.fr : Comment calculer les droits de succession
Questions fréquentes
Combien de droits de succession entre frère et sœur en 2026 ?
Après un abattement de 15 932 € (article 779 IV du CGI), la part reçue est taxée à 35 % jusqu'à 24 430 € puis à 45 % au-delà (article 777, tableau III). Pour 50 000 € hérités : 34 068 € taxables, 8 551 € à 35 % et 4 337 € à 45 %, soit 12 888 € de droits (25,8 % de la part). Pour 100 000 € : 35 388 € (35,4 %). Pour 200 000 € : 80 388 € (40,2 %). Rien n'est dû jusqu'à 15 932 €.
Un frère ou une sœur peut-il être totalement exonéré ?
Oui, à trois conditions cumulatives (article 796-0 ter du CGI) : être célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps au moment du décès ; avoir plus de 50 ans ou être atteint d'une infirmité empêchant de travailler ; avoir été constamment domicilié avec le défunt pendant les cinq années précédant le décès. Le frère qui remplit ces conditions ne paie rien, quel que soit le montant. Un frère marié, ou installé chez le défunt depuis trois ans seulement, reste taxé au barème.
Dans quels cas les frères et sœurs héritent-ils ?
Sans testament, uniquement si le défunt n'a laissé ni enfant ni petit-enfant (article 734 du Code civil). Ils partagent alors avec les parents survivants : chaque parent reçoit un quart, les frères et sœurs se partagent le reste (article 738). Si le défunt laisse un conjoint et pas d'enfant, le conjoint hérite de tout, sauf la moitié des biens reçus par le défunt de ses parents par donation ou succession, qui revient aux frères et sœurs (droit de retour, article 757-3). Les frères et sœurs ne sont jamais héritiers réservataires : un testament peut les priver de tout.
Quel tarif pour un neveu qui hérite à la place de son parent décédé ?
Le tarif des frères et sœurs. Quand un frère du défunt est décédé avant lui, ses enfants viennent à sa place par représentation (article 752 du Code civil) et bénéficient de l'abattement de 15 932 € de leur parent, partagé entre eux, avec le barème 35 % / 45 % (articles 777 et 779 IV du CGI). C'est nettement plus favorable que le tarif ordinaire des neveux et nièces : 7 967 € d'abattement et 55 %. Deux neveux représentant leur père sur 50 000 € (25 000 € chacun, abattement partagé de 7 966 €) paient 5 962 € chacun, soit 11 924 €, au lieu de 18 736 € s'ils héritaient chacun de 25 000 € par testament au tarif des neveux.
Les demi-frères et demi-sœurs paient-ils les mêmes droits ?
Oui : même abattement de 15 932 € et même barème 35 % / 45 %, l'administration fiscale ne distinguant pas les frères germains, consanguins ou utérins. Sur le plan civil, en revanche, la succession d'une personne sans enfant ni conjoint se divise par moitié entre la branche paternelle et la branche maternelle (article 752-1 du Code civil) : un demi-frère du côté du père ne participe qu'à la moitié paternelle.
Une donation faite à son frère est-elle taxée pareil ?
Oui, mêmes abattement et barème, et l'abattement de 15 932 € se renouvelle tous les quinze ans (article 784 du CGI). Une donation de 15 932 € en 2026 et une seconde en 2041 passent sans droits ; une succession en 2030 réintègre la donation de 2026 et ne bénéficie plus de l'abattement. La réduction de droits liée à l'âge du donateur a été supprimée pour les donations en pleine propriété depuis 2011.
Comment transmettre à ses frères et sœurs en payant moins ?
Trois leviers chiffrés. L'assurance-vie : les capitaux versés avant 70 ans sont taxés hors succession, après 152 500 € d'abattement par bénéficiaire, à 20 % jusqu'à 700 000 € (article 990 I du CGI) : 100 000 € transmis par assurance-vie coûtent 0 € au lieu de 35 388 €. Les donations tous les quinze ans : 15 932 € sans droits à chaque fois. La cohabitation : un frère célibataire de plus de 50 ans domicilié chez vous depuis cinq ans hérite sans aucun droit.
Un frère ou une sœur handicapé a-t-il un abattement supplémentaire ?
Oui. L'héritier incapable de travailler dans des conditions normales de rentabilité en raison d'une infirmité physique ou mentale bénéficie d'un abattement de 159 325 € (article 779 II du CGI), qui se cumule avec celui de 15 932 € : 175 257 € au total. Exemple de la fiche F14198 de Service-Public.fr, redonné par le simulateur (option « héritier handicapé ») : un frère handicapé qui reçoit 200 000 € est taxé sur 24 743 €, soit 24 430 € à 35 % (8 550,50 €) et 313 € à 45 % (140,85 €), donc 8 691,35 € de droits au lieu de 80 388 € sans cet abattement. L'infirmité se justifie par tout moyen (carte d'invalidité, certificats médicaux, décision de la MDPH).
Aller plus loin
Ce calcul dans d'autres situations
Le simulateur général et les autres cas particuliers de la même famille.