Droits de succession

Calculez les droits de succession dus selon votre lien de parenté avec le défunt et la part nette reçue, abattements 2026 inclus.

Votre part dans l'actif net successoral, avant abattement et droits.

Lien de parenté avec le défunt

Enfant (ou descendant en ligne directe : petit-enfant représentant un parent prédécédé).

Barème CGI 2026

Droits de succession dus

18 194 €

Soit 181 806 € net après droits

Voir le détail du calcul
Montant hérité
200 000,00 €
Abattement appliqué
100 000,00 €
Assiette taxable
100 000,00 €
De 0 € à 8 072 € (5 %)
403,60 €
De 8 072 € à 12 109 € (10 %)
403,70 €
De 12 109 € à 15 932 € (15 %)
573,45 €
De 15 932 € à 552 324 € (20 %)
16 813,60 €
Droits dus
18 194,35 €
Taux moyen d'imposition
9,1 %
Montant net hérité
181 805,65 €

Calcul indicatif sur la part nette reçue par un héritier. Hors réductions spécifiques (mutilés de guerre, dons à organismes d'intérêt général…), hors prise en compte des donations antérieures de moins de 15 ans, hors assurance-vie (régime à part, art. 990 I et 757 B du CGI).

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Comment est calculé ce résultat ?

Les droits de succession sont calculés héritier par héritier, sur la part nette qu'il reçoitdans l'actif successoral. Le calcul se fait en trois étapes :

  1. Détermination de la part nette reçue par chaque héritier, après déduction du passif (dettes, frais funéraires dans la limite de 1 500 €).
  2. Application d'un abattement personnel selon le lien de parenté avec le défunt (article 779 du CGI).
  3. Application du barème progressif ou d'un taux fixe sur la part taxable restante (article 777 du CGI).

Les abattements personnelsapplicables en 2026 :

  • Conjoint marié et partenaire de PACS : exonération totale (loi TEPA, art. 796-0 bis du CGI).
  • Enfant (ligne directe) : 100 000 € par parent.
  • Frère ou sœur : 15 932 €.
  • Neveu ou nièce : 7 967 €.
  • Autre (cousin, ami, concubin…) : 1 594 €.

Le barème en ligne directe(article 777 du CGI), appliqué après abattement :

  • Jusqu'à 8 072 € : 5 %
  • De 8 072 à 12 109 € : 10 %
  • De 12 109 à 15 932 € : 15 %
  • De 15 932 à 552 324 € : 20 %
  • De 552 324 à 902 838 € : 30 %
  • De 902 838 à 1 805 677 € : 40 %
  • Au-delà de 1 805 677 € : 45 %

Pour les autres bénéficiaires, le taux est forfaitaire sur la part taxable :

  • Frères et sœurs : 35 % jusqu'à 24 430 €, puis 45 % au-delà.
  • Neveux et nièces : 55 % (taux unique).
  • Autres (parents au-delà du 4ème degré ou non parents, incluant le concubin) : 60 % (taux unique).

À noter : ce simulateur applique le barème sur la part nette de chaque héritier. Il n'intègre pas les donations antérieures de moins de 15 ans (qui réduisent l'abattement disponible), l'assurance-vie (régime fiscal spécifique, art. 990 I et 757 B du CGI), ni les réductions pour mutilés de guerre ou pour charges de famille. Pour une situation complexe, consultez votre notaire ou un conseil patrimonial.

Questions fréquentes

Quels biens entrent dans l'assiette successorale ?

L'actif successoral comprend l'ensemble des biens détenus par le défunt au jour du décès : biens immobiliers (résidence principale, secondaire, locatifs), comptes bancaires, livrets et placements financiers, parts de sociétés, véhicules, bijoux, meubles, objets d'art. On en déduit le passif (dettes du défunt, frais funéraires dans la limite de 1 500 €, impôts dus). L'actif net est ensuite divisé entre les héritiers selon les règles légales ou le testament — chaque part nette individuelle se voit appliquer l'abattement et le barème.

Quand l'abattement de 100 000 € s'applique-t-il ?

L'abattement de 100 000 € s'applique à chaque enfant héritant de chacun de ses parents — soit potentiellement 200 000 € hérités en franchise totale par enfant sur l'ensemble des deux successions. Il se renouvelle tous les 15 ans en cas de donation antérieure : si vos parents vous ont donné 100 000 € il y a plus de 15 ans, vous bénéficiez à nouveau de l'abattement complet à leur décès. Cet abattement est personnel et ne se partage pas entre frères et sœurs.

Le conjoint paye-t-il vraiment 0 € de droits de succession ?

Oui, depuis la loi TEPA du 21 août 2007 (article 796-0 bis du CGI), le conjoint survivant marié et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits de succession, quel que soit le montant hérité. Attention : cette exonération ne concerne que la succession (décès). En cas de donation entre époux, il existe en revanche des droits (avec un abattement de 80 724 €). Les concubins, même de longue date, restent considérés comme des « tiers » et taxés à 60 % après un abattement de 1 594 €.

Comment réduire les droits de succession ?

Plusieurs leviers permettent d'anticiper : (1) la donation de son vivant, qui bénéficie des mêmes abattements et se renouvelle tous les 15 ans ; (2) le démembrement de propriété (donation de la nue-propriété en conservant l'usufruit), qui réduit la valeur taxable ; (3) l'assurance-vie souscrite avant 70 ans, qui bénéficie d'un abattement de 152 500 € par bénéficiaire hors succession (article 990 I du CGI) ; (4) le don familial de sommes d'argent jusqu'à 31 865 € tous les 15 ans (article 790 G) ; (5) les dons aux organismes d'intérêt général, totalement exonérés.

Quand et comment payer les droits de succession ?

La déclaration de succession doit être déposée dans les 6 mois suivant le décès (12 mois si le défunt résidait à l'étranger) auprès du service des impôts compétent. Les droits sont normalement payés au comptant à cette occasion. Il est cependant possible de demander un paiement fractionné (sur 1, 3 ou 5 ans) ou différé (notamment pour la nue-propriété ou les biens d'entreprise), moyennant des intérêts. Le notaire chargé de la succession peut prendre en charge ces démarches.

Le PACS donne-t-il les mêmes droits que le mariage ?

Sur le plan des droits de succession, oui : le partenaire de PACS bénéficie de la même exonération totale que le conjoint marié (article 796-0 bis du CGI). En revanche, sur le plan civil, le partenaire de PACS n'est pas héritier légal : sans testament, il n'hérite de rien. Pour qu'il hérite effectivement, il faut impérativement rédiger un testament en sa faveur — sinon les biens reviennent aux parents puis aux frères et sœurs du défunt. C'est une différence majeure avec le mariage où le conjoint hérite de droit.

Sources et références

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