Fiscalité de l'assurance-vie

Estimez l'impôt et les prélèvements sociaux dus sur un rachat partiel ou total d'assurance-vie, selon l'âge du contrat et l'option fiscale choisie.

Somme brute que vous souhaitez racheter (rachat partiel ou total)

Proportion de plus-values dans le retrait (ex. 40 % si 2 000 € de gains sur 5 000 € retirés)

Depuis la date d'ouverture (le seuil-clé est 8 ans)

Situation familiale
Versements effectués avant 70 ans
Option fiscale

Utilisée uniquement si vous optez pour le barème progressif

Estimation indicative

Impôts et prélèvements sociaux

1 631 €

Sur 8 000 € de gains compris dans le retrait

Net perçu : 18 369,00 €

Option retenue : PFU (7,5 %) — abattement de 4 600 € appliqué.

Voir le détail du calcul
Montant retiré
20 000,00 €
Dont capital (non imposé)
12 000,00 €
Dont gains
8 000,00 €
Abattement (≥ 8 ans)
4 600,00 €
Gains imposables à l'IR
3 400,00 €
Impôt sur le revenu (7,5 %)
+ 255,00 €
Prélèvements sociaux (17,2 %)
+ 1 376,00 €
Total impôts + PS
1 631,00 €
Taux effectif sur les gains
20,39 %
Net perçu
18 369,00 €
Alternative barème : 2 396,00 € (moins avantageuse).

Calcul simplifié hors plafond de versements de 150 000 € pour le taux réduit de 7,5 % et hors fiscalité spécifique aux contrats souscrits avant le 27 septembre 2017. La fiscalité au décès (articles 990 I et 757 B) suit des règles distinctes et n'est pas traitée ici.

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Comment est calculé ce résultat ?

L'assurance-vie est l'enveloppe d'épargne préférée des Français. Lors d'un rachat (partiel ou total), seule la quote-part de gains contenue dans le retrait est imposable — le capital reversé n'est jamais taxé.

Le calcul se déroule en quatre étapes :

  1. Identification de la part de gains dans le retrait (au prorata du contrat).
  2. Application éventuelle de l'abattement annuelde 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple), si le contrat a plus de 8 ans.
  3. Imposition à l'impôt sur le revenu : PFU (7,5 % après 8 ans, 12,8 % avant) ou barème progressif sur option.
  4. Application des prélèvements sociaux au taux de 17,2 % sur l'intégralité des gains (sans abattement).

Le seuil des 8 ansest décisif :

  • Avant 8 ans : PFU 12,8 % d'IR + 17,2 % de PS (soit 30 %), sans abattement.
  • Après 8 ans :abattement annuel de 4 600 / 9 200 € sur les gains, puis PFU réduit à 7,5 % jusqu'à 150 000 € de versements nets (12,8 % au-delà). Les prélèvements sociaux restent dus sur la totalité des gains.

À noter : ce simulateur traite la fiscalité du rachat. Il ne couvre pas la fiscalité spécifique au décès (articles 990 I et 757 B du CGI), qui dépend du moment des versements (avant ou après 70 ans) et du bénéficiaire. Il considère également que les versements nets ne dépassent pas 150 000 € pour l'application du taux réduit de 7,5 %.

Questions fréquentes

Comment est imposé un retrait sur un contrat d'assurance-vie ?

Seuls les gains contenus dans le rachat sont imposables, jamais le capital. La quote-part de gains est calculée au prorata du retrait sur la valeur du contrat. Cette part est soumise à l'impôt sur le revenu (PFU forfaitaire ou barème progressif, sur option) ainsi qu'aux prélèvements sociaux au taux de 17,2 % (article 125-0 A du Code général des impôts).

Pourquoi le seuil des 8 ans est-il déterminant ?

Après 8 ans de détention, le contrat bénéficie de deux avantages majeurs : un abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple) sur la part de gains, et un taux réduit de prélèvement forfaitaire de 7,5 % (au lieu de 12,8 %) — au moins jusqu'à 150 000 € de versements nets. Au-delà, le taux normal de 12,8 % redevient applicable sur la fraction qui excède.

PFU ou barème progressif : que choisir ?

L'option du barème progressif est globale pour l'ensemble des revenus de capitaux mobiliers de l'année. Elle est intéressante surtout pour les foyers à TMI 0 ou 11 % qui paieront moins qu'au PFU. Pour une TMI à 30 % ou plus, le PFU (12,8 % avant 8 ans, 7,5 % après) est presque toujours plus avantageux. Notre option 'auto' calcule les deux et garde la moins coûteuse.

Quelle différence entre versements avant et après 70 ans ?

Cette distinction ne joue qu'au décès, pas en cas de rachat. Pour les sommes transmises aux bénéficiaires : versements effectués avant 70 ans — abattement de 152 500 € par bénéficiaire puis taxation à 20 % puis 31,25 % (article 990 I). Versements après 70 ans — abattement global de 30 500 € pour l'ensemble des bénéficiaires, puis droits de succession classiques sur les primes versées (article 757 B). Les intérêts produits par les versements après 70 ans restent totalement exonérés.

Comment fonctionne un rachat partiel ?

Lors d'un rachat partiel, l'administration considère que la somme retirée se compose à la fois de capital (versements) et de gains, en proportion de leur poids dans la valeur totale du contrat. Si vous avez versé 50 000 € et que le contrat vaut 60 000 €, alors un rachat de 6 000 € contient 5 000 € de capital (non imposé) et 1 000 € de gains (imposables). Seul un rachat total fait sortir l'intégralité des plus-values.

À quoi sert la clause bénéficiaire ?

La clause bénéficiaire désigne les personnes qui recevront le capital de votre contrat à votre décès. C'est elle qui permet à l'assurance-vie d'échapper aux règles civiles de la succession et à une grande partie des droits de succession (articles 990 I et 757 B). Une clause mal rédigée peut faire perdre tous les avantages fiscaux : rédigez-la avec soin, et révisez-la après tout changement de situation familiale (mariage, naissance, divorce, décès).

Sources et références

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