Capacité d'emprunt en PACS
Calculez votre capacité d'emprunt en couple pacsé : revenus cumulés à 100 %, indivision et différences avec mariage et concubinage.
Salaires nets, pensions, allocations stables. Cumulez si co-emprunt.
Crédits en cours, pensions versées, loyers conservés. Pas la vie courante.
Taux moyen 2026 sur 25 ans : ~3,7 %
Maximum recommandé HCSF : 25 ans
Estimation indicative
Vous pouvez emprunter jusqu'à
388 672 €
Pour 1 925 € de mensualité maximum
Voir le détail du calcul
- Revenus nets mensuels
- 5 500,00 €
- Charges mensuelles
- − 0,00 €
- Mensualité max (taux d'endettement 35 %)
- 1 925,00 €
- Capital empruntable
- 388 671,80 €
- dont total des intérêts payés
- 188 828,20 €
Calcul indicatif basé sur la règle HCSF des 35 % d'endettement assurance comprise. Le capital n'inclut pas l'apport personnel ni les frais de notaire — pensez à les ajouter à votre budget total d'acquisition.
Comment est calculé ce résultat ?
Le PACS est la formule intermédiaireentre le concubinage et le mariage. Pour la banque, le PACS offre un avantage majeur par rapport au concubinage : les deux revenus sont comptés à 100 % dans le calcul de capacité d'emprunt (sans l'abattement de 20 % parfois appliqué aux concubins non pacsés). Le PACS est ainsi équivalent au mariage côté banque.
Saisissez le cumul de vos revenus nets mensuels et le cumul de vos charges fixes. La règle HCSF des 35 % d'endettement s'applique au total cumulé du foyer pacsé. Le simulateur calcule la mensualité maximale et le capital empruntable selon la durée et le taux choisis.
Spécificité PACS : le régime par défaut depuis 2007 est la séparation de biens avec indivision sur les acquisitions communes. Chaque partenaire détient une quote-part définie à l'acte (50/50 ou proportionnelle aux apports). Différent du régime de communauté du mariage. Ni du régime entièrement individuel du concubinage.
Questions fréquentes
Comment se calcule la capacité d'emprunt en PACS ?
Pour la banque, le PACS n'est pas équivalent au mariage mais offre un avantage majeur par rapport au concubinage : les deux revenus sont comptés à 100 % (sans abattement de 80 % parfois appliqué aux concubins non pacsés). Capacité = (revenus cumulés − charges cumulées) × 35 %. Pour un couple PACS à 2 500 + 3 000 € (5 500 € cumulés) sans crédit, mensualité maximale 1 925 €, capital empruntable ≈ 363 000 € sur 25 ans à 3,4 %.
Le PACS est-il considéré comme un couple par la banque ?
Oui et non. La banque considère les partenaires pacsés comme un foyer stable et accepte de cumuler leurs revenus à 100 %, contrairement aux concubins simples (souvent décotés de 20 %). En revanche, en cas de signature commune du prêt, les partenaires pacsés deviennent solidaires de la dette — comme un couple marié. Le PACS combine donc l'avantage fiscal et bancaire du mariage, sans certains de ses inconvénients juridiques.
Quel salaire pour emprunter 300 000 € en PACS ?
Pour emprunter 300 000 € sur 25 ans à 3,4 % (mensualité ~1 488 € avec assurance), il faut environ 4 250 € de revenus nets cumulés au foyer (1 488 / 35 %). Pour deux partenaires à revenus égaux, cela correspond à environ 2 125 € net chacun — accessible à deux salariés au-dessus du salaire médian français (2 100 € net). Sans crédit en cours, la capacité atteint facilement ce seuil.
Quelle différence entre PACS et mariage pour l'emprunt ?
Pour la banque, peu de différences : revenus cumulés à 100 % dans les deux cas, signature commune obligatoire pour bénéficier du cumul, solidarité automatique des dettes contractées en commun. Les différences se situent ailleurs : (1) succession, le partenaire pacsé n'hérite pas automatiquement (testament obligatoire), (2) régime patrimonial, le PACS est par défaut en séparation de biens (régime de la séparation), le mariage en communauté légale, (3) donation, abattement de 80 724 € pour les partenaires pacsés comme pour les époux.
Comment est détenu le bien en PACS ?
Par défaut depuis 2007, les biens achetés en PACS sont en indivision : chaque partenaire détient une quote-part définie à l'acte (généralement 50/50 ou proportionnelle aux apports). C'est plus simple que la communauté du mariage mais nécessite une vigilance à l'acte d'achat. Si vous voulez basculer en régime d'indivision, il faut le préciser dans la convention de PACS — peu courant en pratique. La revente nécessite l'accord des deux indivisaires.
Faut-il un contrat de PACS spécifique pour acheter ?
Non, le PACS standard suffit. Cependant, il est recommandé de rédiger une convention de PACS détaillée précisant la quote-part de chacun dans les acquisitions à venir, surtout si les revenus ou apports sont déséquilibrés. Cette convention est signée chez le notaire ou en mairie. Si le PACS a été signé sans précision avant 2007, il est possible de basculer en régime de séparation par avenant pour clarifier les choses avant l'achat.
Que se passe-t-il en cas de rupture de PACS pendant le prêt ?
Le PACS se dissout par déclaration conjointe ou unilatérale en mairie ou chez le notaire. Le bien indivis doit être partagé : (1) l'un rachète la part de l'autre (soulte) avec souvent rachat de crédit pour solder le prêt commun, (2) le bien est revendu et le prêt soldé. Le notaire calcule la quote-part de chacun selon les apports et l'acte initial. Anticipez à la signature en demandant une clause de désolidarisation ultérieure auprès de la banque.
Le PACS donne-t-il droit à l'abattement primo-accédant ?
Pour le PTZ (Prêt à Taux Zéro), les partenaires pacsés sont considérés comme un foyer unique : le plafond de revenus s'applique à la somme des revenus cumulés, et il faut que ni l'un ni l'autre n'ait été propriétaire de sa résidence principale dans les 2 années précédant la demande. C'est plus avantageux que pour deux concubins non pacsés qui devraient déposer deux dossiers séparés. Le PTZ peut atteindre 40 % du prix en zone A bis.
Sources et références
Simulateurs liés
Pour aller plus loin
Capacité d'emprunt PACS selon vos revenus cumulés
Le tableau ci-dessous présente la capacité d'emprunt d'un couple pacsé sans crédit en cours, pour un emprunt sur 25 ans à 3,40 % (taux moyen observé en 2026 pour les bons dossiers). La mensualité maximale est fixée à 35 % du total des revenus nets cumulés, conformément à la règle HCSF.
| Revenus partenaires | Cumul | Mensualité max (35 %) | Capital empruntable |
|---|---|---|---|
| 2 000 € + 2 000 € | 4 000 € | 1 400 € | ≈ 264 000 € |
| 2 500 € + 3 000 € | 5 500 € | 1 925 € | ≈ 363 000 € |
| 3 000 € + 3 500 € | 6 500 € | 2 275 € | ≈ 429 000 € |
| 4 000 € + 4 500 € | 8 500 € | 2 975 € | ≈ 561 000 € |
| 5 000 € + 5 500 € | 10 500 € | 3 675 € | ≈ 693 000 € |
Capacité estimée hors assurance emprunteur. Avec assurance 0,30 % chacun en quotité 50/50, déduire environ 8 à 10 % du capital empruntable pour rester sous le plafond HCSF 35 % assurance comprise.
Le PACS bénéficie de la même capacité d'emprunt qu'un couple marié à revenus équivalents. La principale différence avec le concubinage non pacsé : les revenus sont retenus à 100 % par toutes les banques (au lieu de 80 % parfois appliqué aux concubins simples).
PACS, mariage, concubinage : tableau comparatif pour l'emprunt
Le statut conjugal influe peu sur la capacité d'emprunt dès lors qu'il y a co-signature, mais change significativement la nature de l'engagement, la propriété du bien et la protection des partenairesen cas de séparation ou de décès. Vue d'ensemble :
| Critère | PACS | Mariage | Concubinage |
|---|---|---|---|
| Cumul revenus banque | 100 % | 100 % | 80-100 %* |
| Régime par défaut | Séparation / indivision | Communauté légale | Indivision (à l'acte) |
| Avantage fiscal IR | Foyer commun (oui) | Foyer commun (oui) | Foyers séparés (non) |
| Succession partenaire | Testament obligatoire | Héritier de droit | Aucun droit |
| Donation entre partenaires | Abat. 80 724 € | Abat. 80 724 € | Pas d'abattement |
| Dissolution | Simple (mairie) | Divorce (tribunal) | Libre |
*Les concubins sont parfois décotés à 80 % par certaines banques en raison de la précarité juridique de l'union, surtout si l'un est en période d'essai ou en début de carrière.
Le PACS combine les avantages bancaires et fiscaux du mariage (cumul à 100 %, foyer fiscal commun, abattement donation) sans les contraintes (régime communautaire automatique, divorce judiciaire). C'est souvent le bon compromis pour un couple jeune qui n'est pas encore prêt pour le mariage.
Indivision : comment détenir le bien en PACS
Depuis la réforme de 2007, le régime patrimonial par défaut du PACS est la séparation de biens. Les acquisitions communes pendant le PACS sont alors détenues en indivision, ce qui implique :
- Quote-part définie à l'acte : généralement 50/50 ou proportionnelle aux apports. Précisée par le notaire au moment de l'achat.
- Accord des deux indivisaires nécessaire pour toute décision importante (vente, gros travaux, mise en location).
- Sortie de l'indivision possible à tout moment (article 815 du Code civil) : rachat de soulte par l'un, partage judiciaire à défaut d'accord, ou vente du bien.
- Pas de droit du survivant automatique : en cas de décès, la part du défunt est dévolue selon les règles successorales (enfants en priorité, puis parents, frères/sœurs). Le partenaire survivant n'hérite pas sans testament.
Pour protéger le partenaire survivant, il est fortement recommandé de rédiger un testament croisé chez le notaire : chaque partenaire lègue sa part de l'indivision à l'autre. Coût : environ 200-300 € par testament. Sans testament, le partenaire survivant peut se retrouver en indivision forcée avec les héritiers du défunt — situation souvent conflictuelle.
Rupture de PACS pendant le prêt : que faire ?
Le PACS se dissout par déclaration conjointe (en mairie ou chez le notaire) ou par déclaration unilatérale signifiée à l'autre partenaire. La dissolution est rapide et peu coûteuse. Le bien indivis doit alors être partagé :
- Rachat de soulte par l'un des partenaires : celui qui garde le bien rachète la quote-part de l'autre, généralement par rachat de crédit au seul nom du conjoint restant. La banque doit valider la capacité d'emprunt individuelle, qui est mécaniquement inférieure (un seul revenu, charges identiques).
- Revente du bien et solde du prêt : le prix de vente solde le capital restant dû. Le surplus est partagé selon la quote-part définie à l'acte initial. Si le bien a perdu de la valeur, les ex-partenaires comblent la différence proportionnellement.
Pour faciliter le scénario 1, demandez dès la signature du prêt une clause de désolidarisation auprès de la banque. Elle prévoit que la banque accepte de libérer un partenaire de sa solidarité, sous réserve que le partenaire conservant le bien présente des garanties suffisantes (capacité individuelle conforme à HCSF 35 %).
Optimiser un achat en PACS : trois leviers
- Cumuler PACS et PTZ primo-accédant. Les partenaires pacsés forment un foyer unique pour le PTZ : un seul dossier à déposer, plafond de revenus appliqué au cumul. En zone A bis (Paris et 76 communes IDF), le PTZ peut atteindre 40 % du prix d'acquisition à taux nul.
- Rédiger un testament croisé. C'est la principale protection à mettre en place pour un couple pacsé acquéreur. Coût modique (200-300 € par testament), bénéfice majeur : éviter l'indivision forcée avec les héritiers du défunt en cas de décès prématuré.
- Définir une quote-part proportionnelle aux apports à l'acte. Si l'un des partenaires apporte significativement plus (héritage, épargne accumulée), précisez la quote-part exacte (60/40, 70/30 ou autre) plutôt qu'un 50/50 par défaut. Cela sécurise le partenaire ayant le plus contribué en cas de séparation ou de revente.