Industrie
Combien gagne un soudeur en France en 2026
Le soudeur relève de la convention collective de la métallurgie (IDCC 3248), qui fixe depuis 2024 un salaire minimum hiérarchique annuel par classe d'emploi (de A1 à I18). Un soudeur classé C5 ou C6 a un minimum de 24 510 à 25 780 € brut par an en 2026 ; ce sont les licences (NF EN ISO 9606), les secteurs exigeants (nucléaire, naval, aéronautique) et les grands déplacements qui font monter le net réel.
Fourchettes vérifiées le · nets mensuels avant prélèvement à la source, temps plein.
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Combien gagne un soudeur en 2026 ?
Fourchette indicative pour un soudeur confirmé (5 à 10 ans d'expérience) : entre 1 700 € et 2 250 € net par mois en 2026. Débutant : 1 500 € à 1 700 € ; expérimenté : 2 250 € à 3 400 €. Le milieu de la fourchette confirmée (1 975 €) se situe −10 % par rapport au salaire net médian des salariés du privé en équivalent temps plein (2 190 €, INSEE, données 2024).
Net, brut et coût employeur selon l'expérience
Les fourchettes nettes ci-dessous sont converties en brut et en coût total employeur avec les formules du simulateur brut-net et du simulateur de coût salarié, aux taux de cotisations 2026.
| Niveau | Net mensuel | Brut mensuel | Brut annuel (12 mois) | Coût employeur / mois |
|---|---|---|---|---|
| Débutant (0 à 3 ans) | 1 500 € à 1 700 € | 1 895 € à 2 148 € | 22 739 € à 25 771 € | 2 012 € à 2 496 € |
| Confirmé (5 à 10 ans) | 1 700 € à 2 250 € | 2 148 € à 2 842 € | 25 771 € à 34 108 € | 2 496 € à 3 710 € |
| Expérimenté (10 ans et plus) | 2 250 € à 3 400 € | 2 842 € à 4 298 € | 34 108 € à 51 580 € | 3 710 € à 5 991 € |
Hypothèses de conversion : salarié à temps plein du régime général, entreprise de moins de 50 salariés, hors 13e mois, primes exceptionnelles et avantages en nature, statut non-cadre sur toutes les lignes. Le coût employeur intègre les cotisations patronales, les taxes annexes et la réduction générale dégressive 2026.
Par rapport au SMIC et au salaire médian
Le milieu de la fourchette confirmée de cette fiche (1 975 € net) représente 1,3 fois le SMIC net et se situe −10 % par rapport au salaire net médian des salariés du privé mesuré par l'INSEE. Le milieu de la fourchette débutant (1 600 € net) se situe −27 % par rapport à ce même médian.
| Fiche | Net mensuel | Par rapport au SMIC net | Par rapport au médian du privé |
|---|---|---|---|
| Soudeur, milieu de fourchette (confirmé) | 1 975 € | 1,3 × le SMIC | −10 % |
Repères : SMIC 1 867,02 € brut, soit 1 477,93 € net pour 35 heures (arrêté du 22 mai 2026) ; salaire net médian du privé 2 190 € et moyen 2 733 € (la fiche se situe −28 % par rapport au moyen), salaires nets en équivalent temps plein du secteur privé, INSEE Première n° 2079 (octobre 2025), données 2024, les plus récentes publiées. Le milieu de fourchette de cette fiche n'est pas une médiane statistique : la comparaison est indicative.
Grille conventionnelle, majorations et primes
Ce qui fait varier concrètement la rémunération, au-delà de l'expérience.
- Salaires minima hiérarchiques 2026 (avenant du 20 février 2026, étendu par arrêté du 20 mai 2026, base 35 heures, brut annuel) : A1 : 21 980 € ; A2 : 22 100 € ; B3 : 22 710 € ; B4 : 23 620 € ; C5 : 24 510 € ; C6 : 25 780 € ; D7 : 26 680 € ; D8 : 28 700 € ; E9 : 30 760 € ; E10 : 33 970 € ; F11 : 35 200 € ; F12 : 37 000 €. Rapportés à 12 mois et convertis avec le simulateur du site : environ 1 620 € net en C5, 1 700 € en C6, 1 890 € en D8 et 2 240 € en E10.
- Prime d'ancienneté conventionnelle (article 143) pour les groupes A à E, à partir de 3 ans d'ancienneté : valeur du point (fixée par accord territorial) multipliée par un taux propre à la classe (1,45 % en classe 1, 1,95 % en classe 4, 2,45 % en classe 6, 2,9 % en classe 8, 3,8 % en classe 10), multiplié par 100 et par le nombre d'années d'ancienneté dans la limite de 15 ans.
- Forfaits : les minima des salariés en forfait heures ou en forfait jours sont majorés de 15 % ou de 30 % (colonnes dédiées du barème ; par exemple 25 277 € et 28 574 € pour la classe A1).
- Les qualifications NF EN ISO 9606 (par exemple TIG 141 inox en position H-L045) sont l'élément principal de classement : un soudeur qui les cumule change de classe et de secteur, avant même l'ancienneté.
Formation et accès au métier de soudeur
CAP réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage, bac pro technicien en chaudronnerie industrielle, ou titre professionnel de soudeur (AFPA, organismes de la branche). Les qualifications de soudeur NF EN ISO 9606, délivrées par procédé, matériau et position et à renouveler périodiquement, conditionnent l'accès aux chantiers exigeants.
Évolution de carrière et de rémunération d'un soudeur
Soudeur (classes B et C), soudeur hautement qualifié ou tuyauteur-soudeur (classes D et E), puis chef d'équipe, contrôleur en soudage (contrôles non destructifs) ou coordinateur soudage avec les diplômes internationaux IWS, IWT et IWE. Les soudeurs qualifiés sur les procédés TIG et sur l'inox ou l'aluminium accèdent aux chantiers nucléaires et navals, en grands déplacements ou à l'international.
Missions et compétences d'un soudeur
Préparer les pièces à assembler (dégraissage, chanfreinage, pointage) selon les plans et les DMOS. Réaliser les soudures dans le procédé et la position qualifiés en respectant les exigences qualité du secteur. Contrôler visuellement ses soudures et corriger les défauts détectés. Renseigner les documents de traçabilité, notamment en environnement nucléaire ou naval. Entretenir son poste de soudage et respecter les consignes de sécurité (ventilation, ATEX).
- Procédés TIG (141), MIG-MAG (131/135) et électrode enrobée (111)
- Soudage de l'acier, de l'inox et de l'aluminium
- Lecture de plans et d'isométriques de tuyauterie
- Préparation des joints : chanfreinage, pointage, accostage
- Respect des DMOS/QMOS et des exigences qualité
- Soudage en positions difficiles (corniche, plafond, position fixe)
- Contrôle visuel des soudures et autocontrôle
- Maintien des licences NF EN ISO 9606
À savoir sur le métier de soudeur
- Les premières classes (A1, A2) sont au niveau du SMIC : 21 980 € brut par an en A1, soit moins que le SMIC annuel (22 404 €), qui s'applique alors.
- Le minimum conventionnel est annuel : il se compare à l'ensemble du brut de l'année (13e mois et primes compris selon les règles de la convention), pas au seul salaire de base mensuel.
- Les grands déplacements (chantiers, arrêts de tranche) donnent lieu à des indemnités non imposables dans les limites admises, en plus des heures supplémentaires : ils ne figurent pas dans les nets de cette fiche.
- Les secteurs naval, nucléaire et aéronautique recrutent en tension ; leurs exigences de traçabilité et de qualification placent les soudeurs dans les classes hautes.
- Pour comparer avec d'autres métiers manuels qualifiés, les fiches mécanicien automobile (services de l'automobile) et électricien (bâtiment) reposent aussi sur une grille conventionnelle dont les premiers niveaux sont au SMIC. Les heures supplémentaires de chantier se calculent avec le simulateur d'heures supplémentaires.
Convention collective ou statut : Convention collective nationale de la métallurgie (IDCC 3248, applicable depuis le 1er janvier 2024) ; classification en groupes d'emplois A à I et classes 1 à 18.
Code ROME : H2913 (fiche Métierscope, France Travail)
Méthodologie et sources
Les fourchettes de cette fiche sont indicatives : elles partent du plancher conventionnel ou indiciaire et des statistiques publiques citées ci-dessous avec leur date. La méthode commune à toutes les fiches (temps plein, avant prélèvement à la source, primes courantes incluses) est décrite sur l'index des salaires par métier.
Fourchettes dérivées du barème des salaires minima hiérarchiques 2026 de la convention IDCC 3248 (avenant du 20 février 2026) lu sur Légifrance et référencé par code.travail.gouv.fr, ramené au mois sur 12 et converti en net avec le simulateur brut-net du site, hors prime d'ancienneté, heures supplémentaires et déplacements : débutant, des classes B3 (22 710 € brut par an, environ 1 500 € net par mois) à C6 (25 780 €, 1 700 €) ; confirmé, de C6 à E10 (33 970 €, 2 240 €) ; expérimenté, de E10 à F12 (37 000 €, 2 440 €) puis aux salaires du nucléaire, du naval et des grands déplacements, qui ne sont pas mesurés par une statistique publique : le haut de la fourchette expérimentée est indicatif.
- Avenant du 20 février 2026 : salaires minima hiérarchiques 2026 de la CCN métallurgie (Légifrance), barème unique par classe A1 à I18, majorations forfaits
- code.travail.gouv.fr : salaire minimum de la convention de la métallurgie (IDCC 3248)
- code.travail.gouv.fr : prime d'ancienneté dans la convention de la métallurgie, groupes A à E, à partir de 3 ans, formule et taux par classe
- Fiche ROME H2913, Métierscope, France Travail, missions, compétences, offres et tension du métier
- INSEE, « Les salaires dans le secteur privé en 2024 », INSEE Première n° 2079 (octobre 2025), repères médian et moyen
- service-public.gouv.fr, SMIC en vigueur, plancher légal temps plein
Fourchettes vérifiées le · gabarit révisé le . Méthode · Sources du site · Qui édite ce site
Questions fréquentes
Quel est le salaire minimum d'un soudeur dans la métallurgie ?
Le minimum dépend de la classe d'emploi : en 2026, 22 710 € brut par an en B3, 24 510 € en C5, 25 780 € en C6, 28 700 € en D8 et 33 970 € en E10 (avenant du 20 février 2026). Un soudeur qualifié classé C6 a donc un minimum d'environ 2 148 € brut par mois sur 12 mois, soit 1 700 € net d'après le simulateur du site, avant prime d'ancienneté, heures supplémentaires et déplacements.
Un soudeur a-t-il une prime d'ancienneté ?
Oui, dans la métallurgie, à partir de 3 ans d'ancienneté pour les groupes A à E (article 143 de la convention). Son montant mensuel est la valeur du point fixée par accord territorial, multipliée par le taux de la classe (de 1,45 % à 3,8 %), par 100 et par les années d'ancienneté (15 au maximum). Avec un point de 5 € en classe 1 et 9 ans d'ancienneté, l'exemple du site du ministère donne 65,25 € par mois.
Pourquoi un soudeur nucléaire ou naval gagne-t-il plus ?
Parce que ces secteurs exigent des qualifications NF EN ISO 9606 étendues (procédé TIG, positions difficiles, inox ou alliages), une traçabilité stricte et souvent des grands déplacements indemnisés : les soudeurs y sont classés dans les classes D et E, voire au-delà, et cumulent heures supplémentaires et indemnités. Aucune statistique publique ne mesure cet écart : le haut de la fourchette de cette fiche est indicatif.