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Salaire net temps partiel 80 % 2026

Calculez votre salaire net en temps partiel 80 % en 2026 — 28 heures par semaine, 121,33 heures par mois. Prorata appliqué au brut, cotisations URSSAF identiques en taux, congés payés et trimestres conservés.

Sens du calcul
Période
Statut

ex : 2 500 €

Estimation indicative

Salaire net mensuel (avant impôt)

1 583 €

Net imposable : 1 640 €

Voir le détail du calcul
Salaire brut mensuel
2 000,00 €
Vieillesse plafonnée
138,00 €
Vieillesse déplafonnée
8,00 €
Agirc-Arrco tranche 1
63,00 €
CEG tranche 1
17,20 €
CSG déductible
133,62 €
CSG non déductible
47,16 €
CRDS
9,83 €
Total cotisations
416,81 €
Net mensuel avant impôt
1 583,19 €

Estimation indicative basée sur les barèmes 2026, salarié du secteur privé (hors Alsace-Moselle, hors mutuelle d'entreprise et hors intéressement). Ne se substitue pas à un bulletin de salaire officiel ni à un conseil professionnel.

Comment est calculé ce résultat ?

Cette page calcule le salaire net en temps partiel 80 % en 2026, c'est-à-dire 28 heures par semaine ou 121,33 heures mensualisées (28 × 52 / 12). On parle aussi de « 4/5e » lorsque l'aménagement est organisé en 4 jours travaillés sur 5.

Le passage à 80 % suit une logique strictement proportionnelle sur le brut (article L3123-5 du Code du travail). Le taux global de cotisations salariales reste cependant identique au temps plein, soit environ 22 % pour un non-cadre. Voici les ordres de grandeur observés en 2026 :

  • SMIC à 80 % → 1 441,44 € brut → environ 1 141 € net avant impôt.
  • Brut 2 000 € (80 % d'un poste à 2 500 € TP) → environ 1 561 € net.
  • Brut 2 800 € (80 % d'un poste à 3 500 € TP) → environ 2 183 € net.
  • Brut 4 000 € (cadre 80 % d'un 5 000 €) → environ 3 052 € net (APEC incluse).

Point important : à 80 %, vous conservez 5 semaines de congés payés en jours ouvrables (jamais proratisés), et vous validez 4 trimestres de retraite par an dès lors que vous gagnez plus de 7 128 € brut annuels (200 h × SMIC). Les points Agirc-Arrco sont en revanche proratisés à 0,8.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un temps partiel à 80 % en 2026 ?

Un temps partiel à 80 % correspond à 80 % de la durée légale du travail, soit 28 heures par semaine (35 h × 0,8) ou 121,33 heures par mois (28 × 52/12). On parle aussi de « 4/5e » lorsqu'il est organisé en 4 jours sur 5. Régi par les articles L3123-1 et suivants du Code du travail, le contrat doit obligatoirement être écrit et préciser la durée hebdomadaire, la répartition entre les jours de la semaine et les modalités de modification éventuelle des horaires.

Comment calculer son salaire net à 80 % ?

Le brut mensuel est strictement proportionnel : multipliez le brut temps plein équivalent par 0,8. Sur un poste à 2 500 € brut temps plein, le 80 % vaut 2 000 € brut. Appliquez ensuite les cotisations salariales habituelles (environ 22 % pour un non-cadre), soit environ 1 560 € net mensuel. Le taux de cotisation reste identique au temps plein : seules les bases d'application diminuent.

Quel est le SMIC net à 80 % en 2026 ?

Avec le SMIC horaire 2026 à 11,88 €, un salarié à 80 % (121,33 h/mois) touche 1 441,44 € brut mensuel. Après cotisations salariales (≈ 21 % à ce niveau grâce à la réduction Fillon côté employeur sans impact direct sur le salarié), le SMIC net 80 % s'établit à environ 1 141 € par mois avant impôt. La prime d'activité peut compléter ce revenu à hauteur de 100 à 180 €/mois pour une personne seule.

Le passage à 80 % impacte-t-il la validation des trimestres retraite ?

Non, à condition de gagner au moins 1 782 € brut sur l'année 2026 par trimestre validé (150 × SMIC horaire 11,88 €). Au SMIC à 80 % (17 297 € brut annuel), vous validez bien 4 trimestres puisque vous dépassez le seuil de 7 128 € annuels nécessaires aux 4 trimestres. En revanche, le calcul du salaire annuel moyen pour la pension de base intègre les années 80 % à leur valeur réelle, ce qui peut peser sur la pension finale.

Combien de jours de congés payés acquière-t-on à 80 % ?

Les salariés à 80 % acquièrent les mêmes droits que les temps plein : 2,5 jours ouvrables par mois travaillé, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) par an (article L3141-3 du Code du travail). Le nombre de jours n'est jamais proratisé au temps de travail. C'est un avantage notable du temps partiel : à 80 %, vous gardez 5 semaines de congés calculés en jours ouvrables, payés au taux du salaire 80 % réellement perçu.

Les indemnités journalières maladie sont-elles maintenues à 80 % ?

Oui. Les indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS) sont calculées sur la base du salaire perçu pendant les 3 mois précédant l'arrêt. À 80 %, le salaire journalier de référence est plus faible, donc les IJSS aussi en valeur absolue (50 % du salaire journalier de base, dans la limite de 1,8 SMIC). Si votre convention collective prévoit un complément employeur, il est généralement calculé à hauteur de 90 % du salaire net après une période d'ancienneté.

Quelle différence pratique entre temps partiel 80 % et 4/5e ?

Aucune sur le plan du calcul salarial : les deux désignent la même quotité de 80 %. La différence est uniquement d'organisation : le « 4/5e » désigne traditionnellement 4 jours travaillés sur 5, souvent avec une journée fixe non travaillée (le mercredi par exemple, fréquent pour la garde d'enfant). Le « 80 % » est l'expression plus générale, parfois étalée différemment (par exemple 5 demi-journées libres par mois). Le contrat de travail fixe précisément la répartition.

Comment passer à 80 % sans perdre ses avantages ?

Le passage à 80 % nécessite l'accord de l'employeur, généralement formalisé par un avenant au contrat. La mutuelle d'entreprise reste obligatoire avec la même cotisation salariale forfaitaire (donc pesant proportionnellement plus). Côté conventionnel, primes (13e mois, ancienneté) et avantages sont proratisés à 80 %. Vérifiez si votre convention collective prévoit un « surcotisation retraite » volontaire (à charge employeur ou partagée) qui maintient les cotisations vieillesse au niveau temps plein, ce qui préserve la pension future.

Sources et références

Simulateurs liés

Pour aller plus loin

Le temps partiel à 80 %n'a pas de définition propre dans le Code du travail : il s'agit d'une modalité du temps partiel régie par les articles L3123-1 à L3123-32. Est considéré comme temps partiel tout salarié dont la durée du travail est inférieure à la durée légale (35 h) ou à la durée conventionnelle fixée par accord d'entreprise. À 80 %, vous travaillez donc 28 heures hebdomadaires, soit 121,33 heures mensualisées en appliquant la formule de la mensualisation (28 × 52 / 12).

Le contrat doit obligatoirement être écritet mentionner : la qualification du salarié, le salaire de référence, la durée hebdomadaire ou mensuelle, la répartition de la durée entre les jours de la semaine, les conditions de modification éventuelle de cette répartition, et les modalités de communication des horaires de travail. À défaut, le contrat est présumé conclu à temps plein (article L3123-6).

L'article L3123-5 consacre le principe d'égalité de traitement : le salarié à temps partiel bénéficie des mêmes droits que ses collègues à temps plein, à proportion de son temps de travail. Concrètement, la rémunération brute est strictement multipliée par 0,8, mais certains droits restent intégraux (congés payés, accès à la formation, représentation du personnel, ancienneté).

Calcul détaillé du salaire net à 80 %

La formule de passage du brut temps plein au brut 80 % est :

Brut 80 % = Brut temps plein × 0,8

Ou bien, si vous partez du taux horaire :

Brut 80 % = Taux horaire × 121,33 heures

Une fois le brut établi, les cotisations salariales s'appliquent aux taux identiquesau temps plein. Pour un non-cadre à 2 000 € brut (80 % d'un 2 500 € temps plein) :

  • Vieillesse plafonnée (6,90 % × 2 000 €) → 138,00 €
  • Vieillesse déplafonnée (0,40 % × 2 000 €) → 8,00 €
  • Agirc-Arrco T1 (3,15 % × 2 000 €) → 63,00 €
  • CEG T1 (0,86 % × 2 000 €) → 17,20 €
  • CSG/CRDS (9,70 % × 1 965 €) → 190,61 €
  • Total cotisations ≈ 439 € → Net ≈ 1 561 €

Le taux de prélèvement reste donc à 22 %, identique au temps plein. C'est une caractéristique structurelle du système français : il n'existe pas de seuil minimum de cotisations, chaque euro brut versé est soumis aux mêmes prélèvements proportionnels.

Tableau comparatif temps plein vs 80 % en 2026

Salaire net 2026 — équivalence temps plein vs temps partiel 80 %
Poste temps pleinBrut TPBrut 80 %Net 80 %Écart net mensuel
SMIC non-cadre1 801,80 €1 441,44 €1 141 €−285 €
Employé qualifié2 500 €2 000 €1 561 €−392 €
Technicien3 200 €2 560 €1 995 €−500 €
Cadre débutant3 500 €2 800 €2 183 €−546 €
Cadre confirmé5 000 €4 000 €3 052 €−731 €
Cadre senior6 500 €5 200 €3 922 €−975 €

Hypothèses 2026 : PMSS 3 925 €, taux URSSAF + Agirc-Arrco standard, hors Alsace-Moselle, hors mutuelle d'entreprise et hors prélèvement à la source. Écart net = perte mensuelle de salaire net par rapport au temps plein.

Erreurs courantes à éviter lors du passage à 80 %

  1. Oublier que la mutuelle reste à taux plein. La cotisation salariale forfaitaire de la complémentaire santé pèse proportionnellement plus sur un salaire 80 % (par exemple 50 €/mois sur 1 561 € net = 3,2 %, contre 2,5 % sur le temps plein).
  2. Croire que les congés payés sont proratisés. Faux : les 5 semaines (30 jours ouvrables) sont acquises en intégralité, jamais réduites à 4 semaines. Seule l'indemnité versée correspond au salaire 80 % réel.
  3. Sous-estimer l'impact sur la pension future. Les trimestres sont préservés mais le salaire annuel moyen retenu pour la pension de base intègre les années 80 % à leur valeur réelle. Sur 10 ans à 80 %, la pension de base peut baisser de 5 à 8 %.
  4. Ne pas vérifier la surcotisation volontaire. De nombreuses conventions collectives (Syntec, métallurgie, etc.) permettent une cotisation vieillesse maintenue au niveau temps plein, à la charge partagée ou totale de l'employeur. À demander lors de l'avenant.
  5. Confondre 80 % et heures complémentaires. Les heures effectuées au-delà de 28 h/semaine sont des heures complémentaires(et non supplémentaires) : majorées de 10 % pour les 10 premières puis 25 % au-delà, plafonnées au tiers de la durée contractuelle.
  6. Penser que les IJSS maladie sont identiques au temps plein. Faux : le salaire journalier de référence pour les indemnités journalières est calculé sur les 3 derniers mois de salaire réel, donc à 80 %. Les IJSS sont mécaniquement plus faibles.
  7. Oublier le 13e mois et les primes proratisées. Si la convention prévoit un 13e mois, il est versé à 80 % de la valeur temps plein. Idem pour les primes d'ancienneté ou de performance. L'écart annuel total peut donc dépasser 12 × écart mensuel.

Conseil expert : optimiser le passage à 80 %

Avant de signer votre avenant à 80 %, négociez systématiquement la surcotisation retraite. Sur un poste à 3 500 € brut TP, passer à 80 % génère 700 € de pension perdue par an au bout de 20 ans. Cette surcotisation, parfois à charge employeur, préserve vos droits et coûte 70 à 100 €/mois selon les cotisations maintenues.

Vérifiez aussi la cotisation chômage : les allocations Pôle emploi futures seront calculées sur le salaire réel 80 %, donc plus faibles. Si vous prévoyez une transition (création d'entreprise, reprise d'études), un retour temporaire à 100 % les 12 derniers mois optimise vos futurs droits ARE. Enfin, pensez au cumul avec la prime d'activité CAF si votre revenu net mensuel reste inférieur à 1 500 € (personne seule).

Sources : Code du travail (articles L3123-1 à L3123-32), URSSAF (barèmes 2026), Service-Public.fr (fiche F286), INSEE (données 2024 sur le temps partiel).