Rachat de trimestres de retraite
Estimez le coût d'un rachat de trimestres de retraite en 2026 — option 1 (taux seul) ou option 2 (taux + durée), barème par âge et revenus, plafond 12 trimestres, déduction fiscale à la TMI.
Moyenne de vos 25 meilleures années — plafonnée à 1 PASS (47 100 € en 2026).
Trimestres cotisés + assimilés (chômage, maladie, maternité). Taux plein : 172.
Âge légal : 64 ans. Taux plein automatique à 67 ans même avec carrière incomplète.
Estimation indicative
Pension de retraite nette mensuelle
2 220 €
Soit 29 302 € brut / an
Taux liquidé : 45 % (décote pour 8 trimestres manquants)
Voir le détail du calcul
- SAM retenu (plafonné)
- 42 000,00 €
- Taux liquidé
- 45 %
- Proratisation
- 93.02 %
- Pension de base mensuelle (CNAV)
- 1 465,12 €
- Complémentaire Agirc-Arrco (estim.)
- + 976,74 €
- Pension totale brute
- 2 441,86 €
- Prélèvements sociaux (≈ 9,1 %)
- − 222,21 €
- Pension totale nette
- 2 219,65 €
Estimation indicative pour le régime général uniquement (salariés du privé), avec une complémentaire Agirc-Arrco simplifiée à 30 % du brut. Ce calcul ne s'applique pas aux fonctionnaires, aux indépendants ni aux régimes spéciaux. Pour un calcul précis, consultez votre relevé sur info-retraite.fr.
Comment est calculé ce résultat ?
Le rachat de trimestres de retraitepermet de compléter ses droits avant le départ à la retraite, soit pour des années d'études supérieures non cotisées, soit pour des années de cotisation incomplètes (article L351-14-1 du Code de la Sécurité sociale). Plafond : 12 trimestres maximum par assuré.
Deux options existent. L'option 1 « taux seul » évite uniquement la décote (5 % par trimestre manquant), coût modéré. L'option 2 « taux + durée » augmente aussi la pension de base (et la complémentaire AGIRC-ARRCO), coût environ 50 % plus élevé. Le choix dépend de votre date de départ prévue et de votre ancienneté.
Astuce fiscale : le rachat est intégralement déductible du revenu imposable l'année du versement. Pour un cadre TMI 30 %, le coût net est diminué de 30 %. À TMI 41 %, économie de 41 %. Pensez à étaler les versements sur plusieurs années pour optimiser la déduction fiscale.
Questions fréquentes
Combien coûte le rachat d'un trimestre de retraite en 2026 ?
Le coût varie selon l'âge, les revenus et l'option choisie. À 55 ans avec 40 000 € de revenu, option 1 (taux seul) : environ 3 600 € par trimestre ; option 2 (taux + durée) : environ 5 350 €. À 60 ans même revenu, le coût monte à environ 4 250 € (option 1) et 6 280 € (option 2). Plus on rachète tard, plus c'est cher. Le barème officiel 2026 est publié par la CNAV chaque année.
Quelle différence entre l'option 1 et l'option 2 ?
L'option 1 'taux seul' : le trimestre racheté améliore uniquement votre taux de liquidation (évite la décote due à un nombre insuffisant de trimestres validés). Moins coûteuse. L'option 2 'taux + durée' : le trimestre compte à la fois pour le taux et pour la durée d'assurance, donc augmente votre pension de base et votre retraite complémentaire AGIRC-ARRCO. Plus chère (~ +50 %) mais plus efficace si vous prévoyez de continuer à travailler après l'âge légal.
Combien de trimestres peut-on racheter au maximum ?
Le plafond légal est de 12 trimestres maximum par assuré (article L351-14-1 du Code de la Sécurité sociale), soit 3 années. Ce plafond s'applique aux deux dispositifs : rachat au titre des années d'études supérieures (versement pour la retraite, VPLR), et rachat au titre des années incomplètes de cotisation. Vous pouvez fractionner le rachat (par exemple 4 trimestres à 50 ans, puis 8 à 58 ans) dans la limite de 12 au total.
Le rachat de trimestres est-il déductible des impôts ?
Oui, intégralement. Les versements de rachat sont déductibles du revenu imposable de l'année du paiement, sans plafond. Pour un cadre TMI 30 % rachetant 4 trimestres à 4 000 € pièce (16 000 € total), l'économie d'impôt est de 4 800 € la même année. À TMI 41 %, l'économie monte à 6 560 €. Vous pouvez aussi étaler le rachat sur plusieurs années pour lisser fiscalement (1 à 3 trimestres par an).
À quel âge est-il le plus rentable de racheter ?
Idéalement entre 40 et 50 ans : le coût unitaire est encore modéré (entre 1 800 € à 40 ans et 3 200 € à 50 ans pour 35 000 € de revenu en option 1), et l'effet sur la pension est maximal car vous économisez sur la décote pendant plus longtemps. Au-delà de 60 ans, le coût explose et le délai de récupération de l'investissement (12 à 18 ans) devient incompatible avec l'espérance de vie statistique.
Qui peut racheter des trimestres en 2026 ?
Toute personne âgée de 20 à 66 ans, affiliée au régime général de la Sécurité sociale, ayant des années d'études supérieures non cotisées (rachat 'années études') ou des années de cotisation incomplètes (rachat 'années incomplètes'). Les périodes éligibles : études supérieures avec diplôme obtenu, années à l'étranger sans cotisation française, période d'apprentissage avant 1972. Les fonctionnaires et indépendants ont des dispositifs équivalents auprès de leur caisse.
Comment calculer le retour sur investissement d'un rachat ?
Comparez : (a) le coût net du rachat après déduction fiscale, et (b) le gain annuel sur la pension liquidée. Exemple : rachat de 4 trimestres à 3 600 € (option 1) à 55 ans = 14 400 € brut → 10 080 € net après déduction TMI 30 %. Gain annuel pension : ~720 €/an (évite décote 5 % sur 14 400 € de pension annuelle). Délai de récupération : 14 ans. Si vous vivez 20 ans après le départ, gain net = ~4 320 € + amélioration réversion conjoint.
Peut-on racheter ses trimestres si on est déjà à la retraite ?
Non, le rachat doit obligatoirement avoir lieu avant la liquidation effective de la pension (article L351-14-1 al. 3 du CSS). Une fois la retraite liquidée, aucun rachat rétroactif n'est possible, même contre paiement. C'est donc une décision à anticiper au moins 6 à 12 mois avant le départ. Faites votre simulation sur le site officiel info-retraite.fr en parallèle pour comparer plusieurs scénarios de rachat et de date de départ.
Sources et références
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Pour aller plus loin
Le cadre juridique du rachat de trimestres
Institué par la loi Fillon de 2003, le dispositif de versement pour la retraite (VPLR) permet à tout assuré du régime général de racheter jusqu'à 12 trimestres auprès de la CNAV. Ces trimestres correspondent soit à des années d'études supérieures sanctionnées par un diplôme (licence, master, école d'ingénieur, doctorat), soit à des années de cotisation incomplètes (chômage non indemnisé, période à l'étranger, interruption volontaire).
Le rachat est strictement antérieur à la liquidation de la pension (pas de rachat rétroactif après le départ). Il doit être demandé auprès de la caisse de retraite via le formulaire S2701, accompagné des justificatifs (diplôme, attestation d'absence de cotisation). Le coût exact est calculé par la CNAV selon un barème réglementé révisé annuellement.
La formule de calcul du coût
Le coût d'un trimestre racheté dépend de trois variables :
- L'âge à la date de demande : plus on est âgé, plus le coefficient actuariel est élevé (le rachat couvre une période de retraite plus proche).
- Les revenus moyens des 3 dernières années : le coût est proportionnel au salaire. Pour des revenus très modestes (inférieurs à 11 497 €), un tarif réduit s'applique (barème étudiant).
- L'option choisie : option 1 « taux seul » ou option 2 « taux + durée ». L'option 2 est environ 50 % plus chère mais augmente la pension finale.
La formule simplifiée : Coût = SAM × coefficient_âge × coefficient_option, où SAM est le salaire annuel moyen des 3 dernières années (plafonné au PASS de 47 100 € en 2026).
Barème 2026 par âge et revenus (option 1 et 2)
Voici le coût indicatif d'un trimestre rachetable en 2026 selon l'âge et les revenus annuels (option 1 « taux seul »). L'option 2 ajoute environ +50 % au coût indiqué.
| Âge / Revenu annuel | 40 000 € | 60 000 € | 80 000 € |
|---|---|---|---|
| 40 ans | 1 880 € | 2 815 € | 3 360 € |
| 45 ans | 2 440 € | 3 655 € | 4 360 € |
| 50 ans | 3 095 € | 4 640 € | 5 540 € |
| 55 ans | 3 595 € | 5 390 € | 6 430 € |
| 60 ans | 4 260 € | 6 280 € | 7 360 € |
Estimations indicatives barème CNAV 2026 — option 1 « taux seul ». Pour l'option 2 « taux + durée », multipliez par 1,50. Tarif étudiant (revenus < 11 497 €) : 1 134 €/trimestre quel que soit l'âge si demande dans les 10 ans après les études.
Cas pratiques : 3 profils types
Pour mesurer la pertinence d'un rachat, voici trois exemples détaillés qui couvrent les configurations les plus fréquentes.
- Cadre 55 ans, 60 000 €/an, manque 4 trimestres d'études : rachat option 1 = 4 × 5 390 € = 21 560 € brut. Après déduction TMI 30 %, coût net 15 092 €. Évite une décote de 5 % sur sa pension liquidée à 64 ans (environ 1 100 €/mois × 12 × 5 % = 660 €/an). Retour sur investissement : 23 ans, limite. Préférer un départ à taux plein 2 ans plus tard sans rachat.
- Profession libérale 48 ans, 80 000 €/an, manque 8 trimestres : rachat option 2 = 8 × 6 700 € ≈ 53 600 € brut. Après déduction TMI 41 %, coût net 31 624 €. Augmente la pension de base d'environ 880 €/an et la complémentaire d'environ 950 €/an = 1 830 €/an. ROI : 17 ans, intéressant si espérance de vie favorable.
- Salarié 42 ans, 40 000 €/an, étudiant en master jusqu'à 24 ans : rachat option 1 = 8 × 2 100 € = 16 800 € brut sur 3 ans. Après déduction TMI 11 % (sur étalement), coût net ≈ 14 952 €. Permet un départ à taux plein 2 ans plus tôt à 62 ans. Économie sur la décote ≈ 1 320 €/an. ROI : 11 ans, très favorable.
Cas particulier : années de service incomplètes
Outre les années d'études, vous pouvez racheter des années de cotisation incomplètes : années où vous avez cotisé moins de 4 trimestres (validation insuffisante en raison de bas revenus, chômage non indemnisé partiel, temps partiel long). La règle : il faut au minimum 150 fois le SMIC horaire (1 822,50 € en 2026) cotisés dans l'année pour valider 1 trimestre. Si vous n'avez validé que 2 trimestres dans une année, vous pouvez racheter les 2 manquants.
Ce dispositif est moins connu que le rachat des années d'études, mais il s'applique aux mêmes conditions (plafond 12 trimestres cumulés tous dispositifs confondus, déductibilité fiscale, options 1 et 2). Il est particulièrement utile pour les carrières heurtées (mères au foyer, freelances débutants, expatriés temporaires).
Erreurs fréquentes et conseils
Avant de signer une demande de rachat (irrévocable une fois validée par la CNAV), évitez ces erreurs courantes :
- Racheter trop tard : après 60 ans, le coût devient prohibitif. L'idéal est entre 40 et 50 ans.
- Choisir systématiquement l'option 2 sans calcul. Si vous prévoyez un départ à taux plein automatique (âge légal + durée requise atteinte), l'option 1 suffit.
- Oublier la déduction fiscale : le rachat est déductible sans plafond. Étalez sur 2 à 3 ans pour optimiser à TMI 30 % ou 41 %.
- Ne pas comparer avec d'autres stratégies : un PER (Plan d'Épargne Retraite) peut être plus efficace dans certains cas. Voir notre simulateur PER pour la comparaison.
- Négliger la surcote : travailler un trimestre de plus après l'âge légal sans rachat donne une surcote de +1,25 %. Souvent plus rentable que racheter.