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Barème 2026Mis à jour le

Corrections de cette page

Calcul du prêt immobilier d'un fonctionnaire

Pour un agent public, la mensualité et le coût total d'un prêt immobilier suivent la même formule et les mêmes règles HCSF que pour tout emprunteur ; la page ajoute ce qui est propre au statut, du traitement indiciaire retenu par la banque à la caution mutuelle, sans barème commercial.

ex : 200 000 €

Taux moyen 2026 : ~3 à 4 % selon la durée

Maximum HCSF : 25 ans (hors différé)

Optionnel, saisissez 0 pour ne pas inclure

Optionnel. VEFA, construction ou travaux ≥ 10 % du coût : le HCSF admet 27 ans de maturité totale, différé compris (24 mois + 25 ans, ou 36 mois + 24 ans). Pendant le différé, vous payez les intérêts et l'assurance, sans rembourser de capital.

ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres

Vous rembourserez chaque mois

1 196 €

Soit 287 141 € remboursés sur 20 ans, dont 87 141 € de coût du crédit

Ce que vous remboursez au total
  • Capital emprunté200 000 € (70 %)
  • Intérêts72 741 € (25 %)
  • Assurance14 400 € (5 %)
Voir le détail du montant remboursé
Capital emprunté
200 000,00 €
Mensualité hors assurance
1 136,42 €
Prime d'assurance mensuelle
+ 60,00 €
Total des intérêts
+ 72 741,18 €
Total de l'assurance
+ 14 400,00 €
Coût total du crédit (intérêts + assurance)
87 141,18 €
Montant total remboursé (capital, intérêts et assurance)
287 141,18 €

Calcul à taux fixe, annuité constante, hors frais de dossier, de garantie et de notaire. Méthode, hypothèses et notes détaillées sur le simulateur principal : simulateur de prêt immobilier.

Et si le taux ou la durée changeait ?

Mensualité assurance comprise (prime de 60 € par mois, la même dans chaque cellule), comme sur la carte de résultat, puis coût total du crédit (intérêts et assurance), selon la durée d'amortissement et le taux, pour 200 000 € empruntés (assurance 0,36 % du capital). La cellule en gras correspond aux valeurs saisies.

Et si le taux ou la durée changeait
Durée2,77 %3,27 %3,77 %
15 ans1 419 €coût 55 447 €1 467 €coût 64 111 €1 516 €coût 72 957 €
20 ans1 146 €coût 75 114 €1 196 €coût 87 141 €1 248 €coût 99 486 €
25 ans985 €coût 95 401 €1 037 €coût 111 024 €1 090 €coût 127 132 €

Sous chaque mensualité, le coût total du crédit (intérêts et assurance sur toute la durée).

Comparer avec un autre montage

A reprend les valeurs saisies, B est un second montage à votre choix, prérempli avec cinq ans de plus au taux moyen de cette durée.

Scénario B

0 pour ne pas inclure

Optionnel

A : 200 000 € à 3,27 % sur 20 ans, assurance 0,36 %, sans différé. B : non renseigné. Montants arrondis à l'euro ; l'écart est B moins A, en pourcentage de A.

Comparaison des deux montages, A et B
RésultatAvos saisiesBautre montage
Mensualitéassurance comprise1 196 €-
Mensualité hors assurance1 136 €-
Intérêts72 741 €-
Assurance14 400 €-
Coût total du créditintérêts et assurance87 141 €-
Montant total remboursécapital, intérêts et assurance287 141 €-
Durée totale20 ans-
Voir le tableau d'amortissement

Répartition de chaque échéance entre intérêts, capital et assurance, et capital restant dû après paiement, avec les valeurs saisies ci-dessus.

Tableau d'amortissement par année : 200 000 € sur 240 mois à 3,27 %, assurance 0,36 % du capital initial. Montants en euros, arrondis au centime à chaque ligne.
PériodeMensualitésIntérêtsCapitalAssuranceCapital restant
Année 114 357,04 €6 432,66 €7 204,38 €720,00 €192 795,62 €
Année 214 357,04 €6 193,52 €7 443,52 €720,00 €185 352,10 €
Année 314 357,04 €5 946,42 €7 690,62 €720,00 €177 661,48 €
Année 414 357,04 €5 691,14 €7 945,90 €720,00 €169 715,58 €
Année 514 357,04 €5 427,38 €8 209,66 €720,00 €161 505,92 €
Année 614 357,04 €5 154,85 €8 482,19 €720,00 €153 023,73 €
Année 714 357,04 €4 873,30 €8 763,74 €720,00 €144 259,99 €
Année 814 357,04 €4 582,39 €9 054,65 €720,00 €135 205,34 €
Année 914 357,04 €4 281,81 €9 355,23 €720,00 €125 850,11 €
Année 1014 357,04 €3 971,29 €9 665,75 €720,00 €116 184,36 €
Année 1114 357,04 €3 650,45 €9 986,59 €720,00 €106 197,77 €
Année 1214 357,04 €3 318,96 €10 318,08 €720,00 €95 879,69 €
Année 1314 357,04 €2 976,43 €10 660,61 €720,00 €85 219,08 €
Année 1414 357,04 €2 622,56 €11 014,48 €720,00 €74 204,60 €
Année 1514 357,04 €2 256,94 €11 380,10 €720,00 €62 824,50 €
Année 1614 357,04 €1 879,17 €11 757,87 €720,00 €51 066,63 €
Année 1714 357,04 €1 488,88 €12 148,16 €720,00 €38 918,47 €
Année 1814 357,04 €1 085,65 €12 551,39 €720,00 €26 367,08 €
Année 1914 357,04 €669,00 €12 968,04 €720,00 €13 399,04 €
Année 2014 357,56 €238,52 €13 399,04 €720,00 €0,00 €
Total287 141,32 €72 741,32 €200 000,00 €14 400,00 €0,00 €

Arrondi ligne à ligne : les totaux peuvent différer d'un euro de ceux de la carte de résultat.

  • Barème officiel 2026
  • Sources citées
  • Calcul dans votre navigateur
  • Sans inscription

Mis à jour le Méthode et sources

Un fonctionnaire a-t-il des avantages pour son prêt immobilier ?

Aucun taux légal réservé : les règles HCSF (35 % d'endettement, 25 ans) s'appliquent à tous. La stabilité du traitement facilite l'accord et l'emprunt sans apport ; les cautions mutualistes (CASDEN, MGEN, CSF) remplacent l'hypothèque à moindre coût. Le prêt Action Logement est réservé au privé.

Chiffres clés du prêt immobilier d'un fonctionnaire

Règles d'octroi et repères publics, tous repris des sections ci-dessous. Aucun barème commercial de banque n'y figure : ces conditions changent chaque mois et ne se vérifient que sur une offre de prêt écrite.

  • 35 %taux d'effort maximal d'un emprunteur : la charge de remboursement, assurance emprunteur comprise, ne peut pas dépasser cette part de ses revenus nets avant impôt (décision D-HCSF-2021-7).
  • 25 ansdurée maximale d'un crédit immobilier fixée par la même décision, portée à vingt-sept ans quand le remboursement est différé.
  • 20 %part de sa production qu'une banque peut consacrer à des dossiers dérogeant à ces deux limites, sans réserve pour une catégorie professionnelle.
  • 4,92278 €valeur mensuelle du point d'indice, qui donne le traitement indiciaire brut que la banque lit sur le bulletin de paie d'un agent public.
  • 3 %taux le plus élevé de l'indemnité de résidence, celui des communes de la première zone : elle s'ajoute au traitement dans les revenus que la banque examine.
  • 1 %taux nominal fixe du prêt accession d'Action Logement, réservé aux salariés d'une entreprise du secteur privé non agricole : un agent public n'y a pas accès.
  • 3,27 %taux nominal moyen d'un crédit immobilier sur vingt ans constaté en août 2026, toutes clientèles confondues (Observatoire Crédit Logement/CSA) ; aucun taux n'est réservé aux agents publics.

Ce que le statut change, et ce qu'il ne change pas

Pour un fonctionnaire comme pour tout autre emprunteur, la charge de remboursement d'un crédit immobilier, assurance comprise, ne doit pas dépasser 35 % des revenus nets avant impôt, et la durée du crédit ne doit pas dépasser 25 ans. Cette règle est la décision D-HCSF-2021-7 du Haut Conseil de stabilité financière, contraignante pour les banques depuis le 1er janvier 2022, et elle ne connaît pas le statut de l'emprunteur. La durée va jusqu'à 27 ans quand le remboursement est différé (construction, achat sur plan ou travaux importants). La marge de flexibilité de 20 % de la production, que la banque peut consacrer à des dossiers hors norme, n'est réservée à aucune catégorie professionnelle.

Ce que la banque apprécie librement, c'est le risque de perte de revenus. Un fonctionnaire titulaire, dont la rémunération suit une grille indiciaire publiée et dont l'emploi n'est pas soumis au licenciement économique, présente un profil que les établissements considèrent comme stable ; c'est ce qui explique l'existence de banques et de mutuelles dédiées au service public (CASDEN Banque Populaire, Banque Française Mutualiste, MGEN et autres mutuelles de la fonction publique). Leurs conditions sont commerciales, révisées régulièrement, et ne sont pas reproduites ici : elles se comparent à celles de n'importe quelle autre banque sur le TAEG de l'offre écrite (intérêts, assurance, frais de dossier, garantie), jamais sur le seul taux nominal.

Capacité d'emprunt d'un fonctionnaire : du traitement indiciaire à la mensualité

Le point de départ est la rémunération telle qu'elle apparaît sur le bulletin de paie. Pour un agent public, elle se compose de :

  • Traitement indiciaire brut = indice majoré × valeur du point (4,92278 € par mois, inchangée depuis le 1er juillet 2023). À l'indice majoré 500, le traitement brut est de 2 461 € ; le net avant impôt, après retenue pour pension civile et CSG-CRDS, se calcule avec le simulateur de salaire net fonction publique.
  • Indemnité de résidence : 3 % du traitement brut en zone 1, 1 % en zone 2, 0 % en zone 3, selon la commune d'affectation (service-public.gouv.fr, fiche F32511).
  • Supplément familial de traitement à partir d'un enfant à charge : part fixe et, dès deux enfants, part proportionnelle au traitement, encadrées par un minimum et un maximum mensuels (fiche F32513).
  • Primes et indemnités (IFSE du RIFSEEP, NBI, indemnités de sujétion) : celles qui sont versées chaque mois sont en général retenues en totalité ; les compléments annuels ou variables sont appréciés par la banque sur les derniers bulletins et avis d'imposition, sans règle uniforme.

Une fois le revenu net mensuel établi, la formule est celle de tout emprunteur : mensualité maximale = revenus nets × 35 % − mensualités des crédits en cours. Le tableau ci-dessous, calculé avec le simulateur de capacité d'emprunt, donne le capital correspondant aux taux moyens d'août 2026, assurance à 0,36 % du capital comprise et sans autre crédit.

Capacité d'emprunt selon le revenu net mensuel (35 %, assurance comprise)
Revenu net du foyerMensualité maximaleCapital sur 20 ans (3,27 %)Capital sur 25 ans (3,35 %)
1 800 €630 €105 314 €120 548 €
2 200 €770 €128 717 €147 336 €
2 800 €980 €163 822 €187 519 €
3 500 €1 225 €204 777 €234 398 €
4 500 €1 575 €263 285 €301 369 €

Exemple de lecture : un couple d'agents dont les traitements nets cumulés atteignent 4 500 € peut consacrer 1 575 € par mois au remboursement, soit environ 301 000 € sur 25 ans. Chaque crédit en cours (voiture, consommation) se déduit de la mensualité disponible, pas des revenus.

Taux d'un prêt immobilier de fonctionnaire : les seuls repères publics

Aucun texte ne fixe de taux pour les agents publics et aucun barème ne leur est réservé : le taux nominal est un prix que chaque banque arrête librement, dossier par dossier, et qu'on ne connaît qu'une fois l'offre écrite remise. Deux repères seulement sont publics, et ils valent pour tous les emprunteurs.

Le premier est la moyenne de marché publiée chaque mois par l'Observatoire Crédit Logement/CSA. En août 2026, le taux nominal moyen des crédits accordés s'établit à 3,14 % sur quinze ans, 3,27 % sur vingt ans et 3,35 % sur vingt-cinq ans, hors assurance et hors frais. Cette moyenne situe une offre, elle ne la prévoit pas : elle agrège tous les profils, toutes les régions et tous les montants, et elle est révisée chaque mois.

Le second est le TAEG de l'offre écrite, le seul taux qui additionne les intérêts, l'assurance emprunteur, les frais de dossier et le coût de la garantie (service-public.gouv.fr, fiche F2456). Deux offres ne se comparent que sur lui : un taux nominal plus bas assorti d'une assurance ou d'une garantie plus chère donne un crédit plus cher. C'est donc le chiffre à demander aux établissements spécialisés sur la clientèle du service public comme à votre banque habituelle. Reportez ensuite le taux nominal et le taux d'assurance de l'offre dans le simulateur en haut de page : le préréglage à 3,27 % sur vingt ans n'est qu'un point de départ.

Caution mutuelle ou hypothèque : la garantie du prêt

Pour se couvrir contre un défaut de paiement, la banque peut exiger l'une des trois garanties décrites par service-public.gouv.fr (fiche F16123) : un cautionnement par un organisme spécialisé, une hypothèque conventionnelle sur le bien, ou une hypothèque légale spéciale du prêteur de deniers (réservée à l'achat d'un bien existant). Le coût de la garantie entre dans le TAEG et doit être financé, en général par l'apport.

Les agents publics ont accès, en plus des organismes de caution généralistes, à des cautionnements adossés aux mutuelles et banques du secteur public. Le principe est le même que pour tout cautionnement : une commission et une contribution à un fonds de garantie sont versées au départ, une partie de cette contribution pouvant être restituée à la fin du prêt selon les conditions du contrat de l'organisme. L'hypothèque, elle, passe par un acte notarié dont les frais ne sont jamais restitués et entraîne des frais de mainlevée si le bien est revendu avant le terme. Comparez le coût total des deux options sur la fiche d'information standardisée que la banque doit vous remettre avec l'offre.

Prêt Action Logement : réservé aux salariés du secteur privé

Le prêt accession d'Action Logement (30 000 € au plus, sur 25 ans au plus, au taux nominal fixe de 1 %) est ouvert aux salariés d'une entreprise du secteur privé non agricole de 10 salariés et plus, sous plafonds de ressources, pour l'achat d'une résidence principale. Il n'existe pas de version « secteur public » de ce prêt : un fonctionnaire ou un contractuel d'une administration n'y a pas accès, quelle que soit la taille de son employeur.

Les aides accessibles aux agents publics relèvent de l'action sociale de chaque employeur (ministère, collectivité, établissement hospitalier) et de ses organismes : le CGOS pour les hôpitaux publics, l'AGOSPAP pour la Ville de Paris et l'AP-HP, les services d'action sociale des ministères. Leur existence, leur montant et leurs conditions varient d'un employeur à l'autre : la seule démarche fiable est de les demander au service des ressources humaines avant de signer un compromis. Le prêt à taux zéro, lui, est ouvert à tous sous conditions de ressources et de première accession, statut public ou privé confondus.

Assurance emprunteur : le poste le plus facile à négocier

Depuis la loi n° 2022-270 du 28 février 2022, l'assurance emprunteur se résilie à tout moment et la banque ne peut refuser un contrat externe que si ses garanties ne sont pas équivalentes. Sur 200 000 € empruntés sur 20 ans, une assurance à 0,36 % du capital initial coûte 60 € par mois et 14 400 € sur la durée ; à 0,12 %, 20 € par mois et 4 800 €. Les mutuelles de fonctionnaires proposent des contrats d'assurance emprunteur, à comparer comme tout contrat en délégation sur le taux annuel effectif de l'assurance (TAEA) et sur les garanties (décès, PTIA, ITT, quotité). L'article changer d'assurance emprunteur décrit la procédure.

Ce que montre le calcul

À 3,27 % sur 20 ans, 200 000 € coûtent 1 136 € par mois hors assurance et 72 741 € d'intérêts. Un écart de 0,10 point sur le taux nominal (3,17 %) change la mensualité de 10 € et les intérêts de 2 431 € ; un écart de 0,24 point sur le taux d'assurance (0,36 % contre 0,12 %) change la charge de 40 € par mois et de 9 600 € sur la durée. Pour un agent public comme pour tout emprunteur, l'ordre des priorités est donc : l'assurance, puis la garantie, puis le taux nominal, et la comparaison de plusieurs offres écrites sur leur TAEG.

Comment est calculé ce résultat ?

Le simulateur applique la formule de l'annuité constante, identique pour tous les emprunteurs : le statut de fonctionnaire ne modifie ni le calcul de la mensualité, ni le taux d'effort maximal de 35 % fixé par le HCSF, ni la durée maximale de 25 ans. Il est préréglé sur 200 000 € sur 20 ans au taux moyen constaté en août 2026 (3,27 %, Observatoire Crédit Logement/CSA) avec une assurance à 0,36 % du capital, à remplacer par les chiffres de votre offre.

Ce qui est propre aux agents publics se joue ailleurs : dans la façon dont la banque lit un traitement indiciaire (indice majoré, indemnité de résidence, supplément familial, primes), dans la garantie proposée (cautionnement d'un organisme lié aux mutuelles du secteur public plutôt qu'hypothèque) et dans l'absence d'accès au prêt Action Logement, réservé aux salariés du privé. Ces points sont détaillés sous le simulateur, sans barème commercial : les conditions des banques changent chaque mois et ne se vérifient que sur une offre de prêt écrite.

Sources et références

Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.

Questions fréquentes

Comment calculer la mensualité d'un prêt immobilier quand on est fonctionnaire ?

Avec la même formule que pour tout emprunteur, celle de l'annuité constante, qui répartit capital et intérêts en mensualités égales, et à laquelle s'ajoute la prime d'assurance emprunteur. Le statut n'entre pas dans ce calcul. Renseignez dans le simulateur le capital emprunté, la durée, le taux nominal et le taux d'assurance de votre offre écrite : il donne la mensualité assurance comprise, le coût total du crédit et le tableau d'amortissement. Pour le calcul inverse, le capital que vos revenus permettent d'emprunter, c'est le taux d'effort de 35 % assurance comprise qui commande, et il se fait avec le simulateur de capacité d'emprunt.

Existe-t-il un taux de prêt immobilier réservé aux fonctionnaires ?

Non. Aucun texte ne prévoit de taux légal ou de dérogation pour les agents publics : les règles d'octroi du Haut Conseil de stabilité financière (taux d'effort de 35 % assurance comprise, durée maximale de 25 ans) s'appliquent à tous les emprunteurs. Des établissements se sont spécialisés dans la clientèle du service public (CASDEN Banque Populaire, Banque Française Mutualiste, mutuelles de fonctionnaires) et publient leurs propres conditions ; elles se comparent aux autres offres sur le seul critère du TAEG, qui intègre intérêts, assurance, frais de dossier et garantie.

Le prêt Action Logement est-il ouvert aux agents publics ?

Non. Le prêt accession d'Action Logement (30 000 € au plus, 25 ans au plus, taux nominal fixe de 1 %) est réservé aux salariés d'une entreprise du secteur privé non agricole de 10 salariés et plus, sous plafonds de ressources. Un fonctionnaire ou un contractuel d'une administration n'y a pas accès. Les employeurs publics et leurs organismes d'action sociale (par exemple le CGOS dans les hôpitaux publics, l'AGOSPAP pour la Ville de Paris et l'AP-HP) peuvent proposer des aides ou prêts propres, dont les conditions sont à vérifier auprès du service des ressources humaines.

Quels revenus la banque retient-elle pour un fonctionnaire ?

Le taux d'effort HCSF se calcule sur les revenus nets avant impôt du ménage. Pour un agent public, cela recouvre le traitement indiciaire net (indice majoré × 4,92278 € brut, moins la retenue pour pension civile et la CSG-CRDS), l'indemnité de résidence (3 % ou 1 % du traitement brut selon la zone), le supplément familial de traitement s'il y a des enfants à charge et les primes versées chaque mois. Les primes annuelles ou variables sont appréciées librement par chaque banque, en général sur les derniers bulletins de paie.

Combien peut emprunter un fonctionnaire à 2 800 € net par mois ?

Avec 2 800 € de revenus nets et aucun crédit en cours, la mensualité maximale est de 980 € assurance comprise (35 %). Aux taux moyens d'août 2026 et avec une assurance à 0,36 % du capital, cela représente environ 163 800 € sur 20 ans à 3,27 % ou 187 500 € sur 25 ans à 3,35 %. Le statut ne change pas ce calcul ; il pèse sur l'appréciation du risque par la banque, pas sur la formule.

Caution ou hypothèque : quelle garantie pour un fonctionnaire ?

La banque peut exiger un cautionnement bancaire, une hypothèque conventionnelle ou une hypothèque légale spéciale du prêteur de deniers (fiche service-public F16123). Les organismes de caution liés aux mutuelles et banques du secteur public proposent un cautionnement aux agents publics ; son coût, l'éventuelle restitution partielle en fin de prêt et les conditions d'accès figurent dans le contrat de chaque organisme et doivent être comparés au coût d'une hypothèque, qui suppose un acte notarié et des frais de mainlevée en cas de revente avant le terme.

Un contractuel ou un fonctionnaire stagiaire peut-il emprunter ?

Oui : ni la loi ni la décision du HCSF ne fixent de condition de statut. Chaque banque apprécie la stabilité des revenus : un CDI de droit public ou une titularisation acquise rassurent, un CDD ou un stage précédant la titularisation conduisent souvent la banque à attendre la fin de la période ou à demander un co-emprunteur. Le simulateur de capacité d'emprunt pour un salarié en CDD décrit les critères habituellement examinés.

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