Barème 2026Mis à jour le
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Calcul de la capacité d'emprunt d'un travailleur non salarié
La capacité d'emprunt d'un travailleur non salarié (TNS) en 2026, auto-entrepreneur, profession libérale, BIC ou BNC, se calcule avec les règles bancaires propres à ce statut.
Résultat net (liasse 2031 ou 2035), rémunération de gérance, ou CA × abattement micro
Laisser vide si l'activité est plus récente
Laisser vide si l'activité est plus récente
Revenu mensuel retenu : 5 000,00 € (moyenne de 3 exercices ÷ 12). Si l'activité décline, la banque retient souvent l'exercice le plus bas.
Mensualités de crédits en cours, pensions versées, loyer conservé après l'achat. Pas les dépenses courantes.
Taux moyen des crédits à l'habitat : 3,27 % en juin 2026 (Banque de France) ; 3,35 % sur 25 ans en août 2026 (Crédit Logement / CSA).
Maximum HCSF : 25 ans (27 ans en cas de travaux ou de construction)
0 = calcul hors assurance. Comptez 0,10 à 0,40 % du capital par an selon l'âge ; la prime entre dans les 35 %.
ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres
Vous pouvez emprunter jusqu'à
334 855 €
Pour 1 750 € de mensualité maximum
Voir le détail du calcul
- Revenus nets mensuels
- 5 000,00 €
- Plafond HCSF (35 % des revenus)
- 1 750,00 €
- Charges de crédit existantes
- − 0,00 €
- Mensualité max du nouveau prêt (assurance comprise)
- 1 750,00 €
- dont assurance emprunteur
- 100,46 €
- dont capital et intérêts
- 1 649,54 €
- Capital empruntable
- 334 854,54 €
- dont total des intérêts payés
- 160 008,55 €
Calcul indicatif selon la méthode HCSF, capital hors apport et hors frais de notaire. La moyenne sur 2 ou 3 exercices est une pratique bancaire, pas une règle HCSF : chaque banque pondère à sa manière (par exemple 50 % N, 30 % N-1, 20 % N-2 si l'activité progresse). Méthode, hypothèses et notes détaillées sur le simulateur principal : simulateur de capacité d'emprunt.
Et si le taux ou la durée changeait ?
Capital empruntable selon la durée et le taux, pour 1 750 € de mensualité maximale (5 000 € de revenus nets, 0 € de charges de crédit, assurance 0,36 % comprise). La cellule en gras correspond aux valeurs saisies.
| Durée | 2,85 % | 3,35 % | 3,85 % |
|---|---|---|---|
| 15 ans | 245 307 € | 237 276 € | 229 600 € |
| 20 ans | 303 231 € | 290 562 € | 278 616 € |
| 25 ans | 352 505 € | 334 855 € | 318 419 € |
Méthode, hypothèses et notes détaillées sur le simulateur principal : simulateur de capacité d'emprunt.
- Barème officiel 2026
- Sources citées
- Calcul dans votre navigateur
- Sans inscription
Mis à jour le Méthode et sources
Qui est TNS aux yeux d'une banque en 2026 ?
La banque ne raisonne pas sur le statut social URSSAF mais sur le type de revenu déclaré aux impôts. Sont considérés TNS :
- Auto-entrepreneurs / micro-entrepreneurs : micro-BIC (vente, services), micro-BNC (profession libérale, conseil), micro-BA (agriculture). Régime social très simplifié, apprécié par les banques pour sa transparence mais redouté pour sa précarité présumée.
- Entrepreneurs individuels au réel (BIC, BNC ou BA) : bilan complet, comptabilité tenue par un expert-comptable de préférence.
- Gérants majoritaires de SARL / EURL : revenus considérés comme TNS, rémunération soumise au régime social des indépendants.
- Professions libérales réglementées : médecins, avocats, architectes, notaires, experts-comptables. Profils généralement valorisés par les banques.
- Artisans, commerçants, agriculteurs inscrits au registre des métiers, RCS ou registre agricole.
À l'inverse, ne sont pas TNS pour la banque : les dirigeants assimilés salariés (présidents et directeurs généraux de SAS/SASU, gérants minoritaires de SARL, dirigeants de SA). Ces profils présentent des bulletins de salaire mensuels et sont traités comme des CDI classiques.
Calcul du revenu moyen pondéré sur 2-3 ans
C'est la différence fondamentale avec un salarié. Pour un CDI, la banque applique 100 % du revenu net mensuel actuel (cumul prime ou treizième mois sur 12 si récurrent). Pour un TNS, elle calcule une moyenne pondérée des bénéfices nets fiscalement déclarés sur 2 ou 3 années.
Aucun texte réglementaire n'impose la méthode : chaque banque la fixe dans sa politique de crédit. Les méthodes rencontrées dans les offres sont les suivantes ; le simulateur applique la moyenne simple des exercices saisis :
| Méthode | Formule | Cas favorable |
|---|---|---|
| Moyenne simple 3 ans | (N + N-1 + N-2) / 3 | Activité stable |
| Moyenne pondérée | Coefficients décroissants de N à N-2, propres à chaque banque | Activité en croissance |
| Année la plus basse | min(N, N-1, N-2) | Activité en déclin (prudence) |
| Moyenne 2 ans | (N + N-1) / 2 | Dossiers exceptionnels |
Pour un auto-entrepreneur, la banque applique un abattement forfaitaire URSSAF pour déterminer le bénéfice à partir du chiffre d'affaires :
- BIC vente / restauration / hébergement : bénéfice = 29 % du CA (abattement 71 %).
- BIC services / prestation : bénéfice = 50 % du CA (abattement 50 %).
- BNC profession libérale / conseil : bénéfice = 66 % du CA (abattement 34 %).
Sur un auto-entrepreneur BNC à 50 000 € de CA annuel : revenu bancaire = 50 000 × 66 % = 33 000 €/an, soit 2 750 €/mois. Mensualité max HCSF = 963 € (962,50 € arrondis).
Caution, hypothèque ou prêteur de deniers : les garanties possibles
La banque exige une garantie contre le non-remboursement. Trois formes existent (service-public.gouv.fr, fiche « Faut-il avoir une caution pour obtenir un crédit immobilier ? ») :
- La caution d'un organisme spécialisé (Crédit Logement, ou la mutuelle de cautionnement des fonctionnaires). Crédit Logement indique sur son site qu'aucun statut professionnel n'est exclu a priori de sa garantie et que seule l'analyse de l'ensemble des éléments du dossier permet de se prononcer ; sa tarification se calcule prêt par prêt, une assurance décès-invalidité est exigée et l'apport, souhaité, peut être compensé par du patrimoine. Les frais de souscription sont plus élevés que ceux d'une hypothèque, mais il n'y a pas de mainlevée à payer en cas de revente et une partie des sommes versées peut être restituée en fin de prêt, sous conditions.
- L'hypothèque conventionnelle : acte notarié inscrit au service de publicité foncière, avec la rémunération du notaire, la taxe de publicité foncière et des frais de formalités. L'inscription disparaît sans frais un an après la fin du prêt ; une revente avant ce terme impose une mainlevée payante (fiche service-public.gouv.fr F789).
- L'hypothèque légale spéciale du prêteur de deniers (ex-privilège de prêteur de deniers) : réservée à l'achat d'un logement ou d'un terrain existant (pas de vente en l'état futur d'achèvement ni de travaux), elle est exonérée de taxe de publicité foncière, seuls les frais de notaire restant dus (fiche service-public.gouv.fr F786). Elle est donc moins coûteuse à la souscription qu'une hypothèque conventionnelle quand le bien s'y prête.
Aucune statistique publique ne mesure un taux de refus de caution par statut professionnel. Ce qui est certain, c'est que le coût de la garantie dépend du montant emprunté, du type de bien et du département : le simulateur de l'ANIL relayé par service-public.gouv.fr en donne une estimation, à intégrer à l'apport avec les frais de notaire.
Exemple chiffré : auto-entrepreneur BNC à 40 000 € de CA
Cas concret : Marc, 38 ans, consultant en marketing digital, auto-entrepreneur BNC depuis 4 ans. CA déclaré : 38 000 € en N-2, 42 000 € en N-1, 45 000 € en N. Apport 40 000 € (PER liquidé + livrets). Pas de crédit en cours. Trois scénarios bancaires :
| Scénario | Revenu retenu | Capacité sur 25 ans |
|---|---|---|
| Moyenne pondérée croissance | 2 349 €/mois | 163 000 € |
| Moyenne simple 3 ans | 2 292 €/mois | 159 000 € |
| Année la plus basse (banque stricte) | 2 090 €/mois | 145 000 € |
Hypothèses : abattement BNC 34 % (bénéfice = 66 % du CA), 25 ans, taux 3,35 % (moyenne sur 25 ans, Observatoire Crédit Logement/CSA, août 2026), assurance 0,15 %/an (à saisir dans le champ « Assurance emprunteur » du simulateur), aucun crédit en cours, hypothèque conventionnelle incluse dans l'apport.
Selon la banque, l'écart de capacité varie de 18 000 € (145 000 € chez une banque stricte à 163 000 € chez une banque favorable). Avec 40 000 € d'apport et le scénario médian (159 000 €), soit 199 000 € de budget total, Marc peut viser un bien à environ 180 000 € (frais de notaire dans l'ancien et frais de garantie compris).
Professions libérales de santé (médecin, dentiste, kiné) : le calcul sur trois BNC
Un médecin libéral, un chirurgien-dentiste, un kinésithérapeute ou une infirmière libérale sont des TNS au régime de la déclaration contrôlée : la banque retient le bénéfice non commercial de la liasse 2035, après déduction des charges réelles (loyer du cabinet, secrétariat, cotisations URSSAF et caisse de retraite CARMF, CARCDSF ou CARPIMKO, assurance responsabilité civile), et fait la moyenne des trois derniers exercices, avec la pondération décrite plus haut quand l'activité progresse. Le BNC est un revenu avant impôt : c'est bien lui, divisé par douze, qui entre dans le calcul des 35 %, et non le chiffre d'affaires (honoraires).
| BNC moyen sur 3 ans | Revenu mensuel retenu | Mensualité maximale | Capital sur 25 ans à 3,35 % | Capital sur 20 ans à 3,27 % |
|---|---|---|---|---|
| 60 000 € (jeune installé) | 5 000 € | 1 750 € | 334 855 € | 292 539 € |
| 100 000 € | 8 333 € | 2 917 € | 558 091 € | 487 565 € |
| 150 000 € (spécialiste établi) | 12 500 € | 4 375 € | 837 136 € | 731 348 € |
Taux moyens d'août 2026 (Observatoire Crédit Logement/CSA). Un taux ou une assurance négociés en dessous de ces moyennes relèvent le capital : à 3,05 % et 0,12 % d'assurance, 60 000 € de BNC financent environ 359 000 € sur 25 ans.
- Moins de trois exercices : en première ou deuxième année d'installation, la banque travaille sur les liasses disponibles, le prévisionnel visé par l'expert-comptable et, en cas de reprise de patientèle, le BNC du confrère cédant. Les revenus de remplaçant (déclarés en BNC également) comptent dans l'historique.
- Société d'exercice libéral : le gérant majoritaire de SELARL et le dirigeant de SELARL unipersonnelle restent TNS (revenu retenu : rémunération de gérance, dividendes examinés à part) ; le président de SELAS et le gérant minoritaire ou égalitaire de SELARL relèvent du régime des assimilés salariés et présentent des bulletins de paie, ce qui rapproche leur dossier de celui d'un salarié (Bpifrance Création, fiche SEL). Depuis l'imposition des revenus 2024, la rémunération de l'activité libérale perçue via une SEL est imposée en BNC (BOFiP BOI-BNC-SECT-70-40).
- Pièces spécifiques : trois dernières liasses 2035 (ou bilans de la SEL), avis d'imposition, attestation d'inscription à l'Ordre, attestations URSSAF et de la caisse de retraite de moins de trois mois, contrat de collaboration ou d'association le cas échéant, relevés des comptes professionnels.
Comment optimiser un dossier TNS en 2026
Six leviers structurants, classés par impact sur le taux d'acceptation et la capacité retenue :
- Choisir le statut juridique en connaissance de cause. Le président de SASU est assimilé salarié et présente des bulletins de paie ; le gérant majoritaire de SARL et l'entrepreneur individuel sont TNS et présentent une liasse fiscale. Le mode de calcul du revenu retenu diffère, pas les plafonds du HCSF : comparez les deux avec ce simulateur avant de choisir, sans oublier le coût social de chaque statut.
- Faire valider les bilans par un expert-comptable inscrit. Des comptes tenus ou attestés par un expert-comptable sont plus faciles à lire pour la banque, surtout au régime réel.
- Présenter une croissance d'activité. Trois années en progression régulière (par exemple +8 % par an) obtiennent la moyenne pondérée favorable. Évitez à tout prix une année de baisse marquée juste avant la demande de prêt.
- Apport renforcé. Un apport qui dépasse les frais d'acquisition compense, aux yeux de la banque, la variabilité des revenus. Cumulez : PEL/CEL anciens, donation familiale (abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans), dividendes distribués, déblocage anticipé du PER pour l'achat de la résidence principale.
- Comparer plusieurs établissements. L'appréciation d'un dossier TNS varie d'une banque à l'autre (méthode de calcul du revenu, ancienneté demandée, garantie proposée) : sollicitez-en plusieurs, dont celle qui tient votre compte professionnel et connaît déjà votre activité.
- Recourir à un courtier. Il connaît les établissements qui instruisent volontiers les dossiers d'indépendants. Ses frais ne peuvent être exigés qu'après le versement effectif des fonds (art. L. 519-6 du Code monétaire et financier) et sont à mettre en regard des conditions obtenues.
Pour résumer : deux ou trois exercices stables ou en croissance, des comptes lisibles, un apport couvrant au moins les frais d'acquisition et plusieurs banques consultées. Avec ces éléments, un dossier de TNS est instruit dans des conditions proches de celles d'un salarié en CDI.
Comment est calculé ce résultat ?
Emprunter en tant que travailleur non salarié (auto-entrepreneur, profession libérale, artisan, commerçant, gérant majoritaire) suit la même règle HCSF que pour les salariés, taux d'endettement plafonné à 35 % des revenus nets, durée 25 ans maximum, mais avec trois différences majeures appliquées par toutes les banques :
- 2 à 3 années de bilans demandées : la banque ne peut pas se contenter d'un bulletin de salaire, elle exige l'historique fiscal complet.
- Revenu moyen pondéré sur 2-3 ans au lieu du revenu courant (100 % pour les CDI). Cette moyenne lisse les pics et peut réduire la capacité affichée.
- Garantie examinée au cas par cas : la caution d'un organisme (Crédit Logement) n'exclut aucun statut a priori, mais si elle n'est pas accordée, la banque garantit le prêt par une hypothèque conventionnelle ou par l'hypothèque légale spéciale du prêteur de deniers, dont les frais s'ajoutent au plan de financement.
Le simulateur ci-dessus applique le plafond HCSF standard au revenu moyen de vos 2 ou 3 derniers exercices : saisissez vos bénéfices nets annuels (résultat des liasses 2031 ou 2035, rémunération de gérance, ou chiffre d'affaires après abattement micro), il en déduit le revenu mensuel retenu, préréglé sur 60 000 € par an, un taux de 3,35 % sur 25 ans et une assurance à 0,36 %. Vous pouvez aussi saisir directement un revenu mensuel moyen.
À noter : les présidents de SASU sont assimilés salariés et présentent des bulletins de paie plutôt qu'une liasse fiscale, ce qui rapproche leur dossier de celui d'un salarié dirigeant. La banque examine néanmoins les comptes de la société, et les plafonds du HCSF sont identiques pour tous les statuts.
Sources et références
Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.
- HCSF : Décisions et recommandations (décision D-HCSF-2021-7 modifiée en 2023 : taux d'effort 35 %, durée 25 ans, marge de flexibilité 20 %)
- HCSF : Mesure relative à l'octroi de crédits immobiliers (taux d'effort = charges d'emprunt ÷ revenus nets avant impôt ≤ 35 %)
- Banque de France : Crédits aux particuliers, juin 2026 (taux moyen des crédits à l'habitat 3,27 %)
- Observatoire Crédit Logement / CSA : Analyse du marché immobilier, août 2026 (3,35 % sur 25 ans)
- autoentrepreneur.urssaf.fr : L'essentiel du statut (régime micro-social, abattements micro-BIC 71 % et 50 %, micro-BNC 34 %)
- Bpifrance Création : SEL, société d'exercice libéral (régime social des dirigeants : TNS pour le gérant majoritaire de SELARL, assimilé salarié pour le président de SELAS)
- BOFiP : BOI-BNC-SECT-70-40, rémunérations des associés de sociétés d'exercice libéral imposées en BNC
- Crédit Logement : Pour qui ? (aucun statut professionnel exclu a priori, décision sur l'analyse de l'ensemble du dossier, tarification prêt par prêt)
- service-public.gouv.fr F34997 : Faut-il avoir une caution pour obtenir un crédit immobilier ? (caution, hypothèque, frais et restitution)
- service-public.gouv.fr F789 : Faut-il prendre une hypothèque pour obtenir un crédit immobilier ? (frais de notaire, taxe de publicité foncière, mainlevée)
- service-public.gouv.fr F786 : Hypothèque légale spéciale du prêteur de deniers (ex-PPD, exonération de taxe de publicité foncière, vérifié le 20 mars 2026)
- service-public.gouv.fr R54260 : Calculer le coût d'une hypothèque pour un crédit immobilier (simulateur de l'ANIL)
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un TNS pour une banque en 2026 ?
Le terme TNS (Travailleur Non Salarié) regroupe les indépendants relevant du régime social des non-salariés : auto-entrepreneurs (micro-BIC ou micro-BNC), entrepreneurs individuels au réel, gérants majoritaires de SARL, professions libérales (médecins, avocats, architectes), artisans, commerçants. Les dirigeants assimilés salariés (présidents de SAS, gérants minoritaires) sont en revanche traités comme des salariés CDI par la plupart des banques.
Combien d'années de bilans la banque exige-t-elle ?
En pratique, la banque demande les deux ou trois derniers exercices : liasses 2031 (BIC) ou 2035 (BNC), déclarations 2042-C-PRO et attestations de chiffre d'affaires URSSAF pour un micro-entrepreneur, comptes annuels pour une société. Aucun texte ne fixe ce nombre : la recommandation du HCSF encadre le taux d'effort (35 %) et la durée (25 ans), pas l'ancienneté de l'activité, et chaque établissement apprécie librement un historique plus court (reprise d'une activité existante, prévisionnel visé par un expert-comptable). Une activité stable ou en croissance est plus facile à financer qu'une activité en recul.
Comment la banque calcule-t-elle le revenu d'un TNS ?
La banque retient la moyenne des bénéfices nets des 2 ou 3 dernières années fiscales (résultat net comptable au réel, ou 66 % du CA pour un auto-entrepreneur en BNC, 50 % en BIC services, 29 % en BIC vente). Aucun texte n'impose la méthode : chaque banque la fixe dans sa politique de crédit. Si l'activité progresse, certaines pondèrent en faveur de l'exercice le plus récent (coefficients propres à chaque établissement) ; si elle décline, l'année la plus basse est souvent retenue. Cette moyenne s'oppose au calcul mensuel direct fait pour un salarié CDI (revenu net courant × 12).
La caution Crédit Logement est-elle possible pour un TNS ?
Oui. Crédit Logement indique sur son site qu'aucun statut professionnel n'est exclu a priori de sa garantie et que seule l'analyse de l'ensemble du dossier permet de se prononcer ; aucune statistique publique de refus par statut n'existe. La décision porte sur la solvabilité (revenus, taux d'effort, apport, comportement bancaire), une assurance décès-invalidité étant exigée. Si la caution n'est pas accordée ou si la banque ne la propose pas, le prêt est garanti par une hypothèque conventionnelle ou, pour l'achat d'un logement existant, par l'hypothèque légale spéciale du prêteur de deniers (ex-PPD), exonérée de taxe de publicité foncière. Le coût de ces garanties dépend du montant, du type de bien et du département : le simulateur de l'ANIL relayé par service-public.gouv.fr en donne une estimation.
Quelle capacité d'emprunt pour un auto-entrepreneur à 40 000 € de CA ?
Pour un auto-entrepreneur en BNC (profession libérale, conseil) à 40 000 € de CA annuel, la banque retient un bénéfice théorique de 66 % × 40 000 € = 26 400 €/an, soit 2 200 €/mois. Mensualité maximale = 35 % × 2 200 € = 770 €. Sur 25 ans à 3,35 % (taux moyen relevé par l'Observatoire Crédit Logement/CSA en août 2026) avec une assurance à 0,15 % du capital, capacité ≈ 152 000 €. Pour un auto-entrepreneur BIC vente (29 % de marge théorique), 40 000 € de CA = 11 600 €/an = 967 €/mois → mensualité maximale 338 €, capacité ≈ 67 000 €. La nature de l'activité change radicalement la capacité.
Comment une banque calcule-t-elle le revenu d'un médecin libéral ?
Comme pour tout TNS au régime de la déclaration contrôlée : elle retient la moyenne des bénéfices non commerciaux (BNC) des trois dernières liasses 2035, après charges réelles (loyer, secrétariat, cotisations URSSAF et CARMF, assurance RC pro), pondérée si l'activité progresse. Sur 60 000 € de BNC moyen, soit 5 000 € par mois, la mensualité maximale est de 1 750 € (35 %) et le capital d'environ 335 000 € sur 25 ans à 3,35 % avec une assurance à 0,36 %, calcul de ce simulateur. Pour un médecin en SELARL (gérant majoritaire, TNS), la banque retient la rémunération de gérance et examine les dividendes à part ; en SELAS, le président est assimilé salarié et présente des bulletins de paie.
Le statut SASU change-t-il quelque chose ?
En partie. Le président de SASU est assimilé salarié pour la Sécurité sociale : il présente des bulletins de paie, et non une liasse 2031 ou 2035, ce qui rapproche l'instruction de son dossier de celle d'un salarié dirigeant. La banque examine néanmoins les comptes de la société qui verse cette rémunération, et les règles du HCSF (35 % d'effort, 25 ans) sont les mêmes pour tous les statuts. Aucune donnée publique ne chiffre un écart de capacité entre statuts : à revenu retenu égal, la capacité est identique ; l'écart éventuel vient de la façon dont chaque banque retient le revenu.
Quels documents pour un dossier TNS en 2026 ?
Pièces classiques + spécifiques TNS : 3 dernières liasses fiscales (2031 BIC, 2035 BNC) ou attestations URSSAF auto-entrepreneur, 3 derniers avis d'imposition, 3 derniers bilans et comptes de résultat (pour les sociétés), Kbis, attestation de vigilance URSSAF de moins de 3 mois, justificatifs d'activité continue (factures, contrats), prévisionnel signé par un expert-comptable pour les jeunes activités (< 3 ans), tous les comptes professionnels (3 derniers relevés). La présentation par un expert-comptable est presque toujours valorisante.
Quel apport minimum pour un TNS en 2026 ?
Aucun texte ne fixe d'apport minimum : la recommandation du HCSF ne porte que sur le taux d'effort (35 %) et la durée (25 ans). En pratique, la banque attend que l'apport couvre au moins les frais d'acquisition (frais de notaire, frais de garantie) ; pour un TNS, un apport plus élevé compense à ses yeux la variabilité des revenus. Il peut être complété par une donation familiale (abattement de 100 000 € par parent et par enfant, renouvelable tous les 15 ans), un PEL ou un CEL ancien, un déblocage anticipé du PER pour l'achat de la résidence principale, ou les dividendes distribués par la société.
Aller plus loin
Ce calcul dans d'autres situations
Le simulateur général et les autres cas particuliers de la même famille.