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Dividendes ou salaire : comparaison du net d'un dirigeant
Dividendes ou salaire (gérant majoritaire TNS ou président de SAS) : pour un même montant disponible dans la société, le calcul compare ce qu'il reste, impôt sur les sociétés, flat tax et cotisations compris.
Enveloppe disponible au niveau de la société, avant tout prélèvement social ou fiscal.
La part des dividendes qui dépasse 10 % de ce montant est soumise aux cotisations TNS (CSS art. L131-6).
ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres
Salaire plus avantageux
26 740 €
La voie salaire ressort plus avantageuse d'environ 3317 € : les cotisations et l'IR pèsent moins que le cumul IS + prélèvements sur dividendes.
| Salaire | Dividendes | |
|---|---|---|
| Brut | 50 000 € | 50 000 € |
| Cotisations / IS | − 11 801 € | − 8 250 € |
| Net avant impôt / Dividende net IS | 38 199 € | 41 750 € |
| IR / IR 12,8 % (PFU) | − 11 460 € | − 5 344 € |
| Prélèvements sociaux 18,6 % | - | − 19 € |
| Cotisations TNS sur dividendes > 10 % du capital | - | − 12 965 € |
| Net en poche | 26 740 € | 23 422 € |
| Taux prélèvement global | 46,5 % | 53,2 % |
Comparaison indicative. Cotisations calculées avec les barèmes 2026 du site (TNS sur l'assiette abattue de 26 % ; président de SAS : cotisations patronales et salariales d'un cadre hors assurance chômage), IS à 15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 %, PFU 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux) ou barème avec abattement de 40 % et CSG déductible. L'IR est estimé à la tranche marginale, sans décote ni abattement de 10 %. N'inclut pas la CEHR, les cotisations facultatives ni les frais professionnels. Pour un arbitrage précis, consultez votre expert-comptable.
- Barème officiel 2026
- Sources citées
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Mis à jour le Méthode et sources
Dividendes ou salaire : que choisir pour se rémunérer en 2026 ?
Pour 50 000 € disponibles dans la société et une tranche marginale de 30 %, il reste 28 641 € en dividendes de SAS (IS 15 % puis 25 %, flat tax 31,4 %), 26 740 € en rémunération de gérant majoritaire (TNS, barème 2026 sur 74 % de la rémunération) et 19 746 € en salaire de président de SAS. Les dividendes rapportent plus à court terme mais n'ouvrent ni retraite, ni indemnités maladie, ni chômage, et supportent les cotisations TNS au-delà de 10 % du capital en SARL et EURL, ce qui les rend moins intéressants que la rémunération de gérant. L'équilibre courant : un salaire qui valide les droits sociaux, des dividendes pour le surplus.
Net en poche selon la voie choisie : 50 000 € et 100 000 €
| Montant à arbitrer | TMI | Net salaire TNS | Net salaire SAS | Net dividendes | Avantage dividendes (vs TNS / vs SAS) |
|---|---|---|---|---|---|
| 50 000 € | 11 % | 33 997 € | 25 386 € | 28 641 € | − 5 356 € / + 3 254 € |
| 50 000 € | 30 % | 26 740 € | 19 746 € | 28 641 € | + 1 901 € / + 8 894 € |
| 50 000 € | 41 % | 22 538 € | 16 481 € | 28 641 € | + 6 103 € / + 12 159 € |
| 100 000 € | 11 % | 67 721 € | 50 873 € | 54 366 € | − 13 355 € / + 3 493 € |
| 100 000 € | 30 % | 53 263 € | 39 573 € | 54 366 € | + 1 102 € / + 14 793 € |
| 100 000 € | 41 % | 44 893 € | 33 030 € | 54 366 € | + 9 472 € / + 21 335 € |
Lecture : pour 100 000 €, la voie dividendes paie 20 750 € d'IS (6 375 € à 15 % + 14 375 € à 25 %) puis 24 885 € de PFU sur 79 250 € distribués, soit 45,6 % de prélèvements quel que soit votre taux d'imposition personnel. La colonne dividendes est celle d'une SAS ; en SARL, les cotisations TNS sur la part au-delà de 10 % du capital ramènent le net à environ 44 350 € (capital de 10 000 €). La voie salaire coûte d'autant moins que la TMI est basse : à 11 % et même à 30 %, le gérant TNS conserve davantage en rémunération (67 721 € puis 53 263 €) qu'en dividendes, le point d'équilibre se situant dans la tranche à 41 %. Le président de SAS, dont les cotisations sont bien plus lourdes, a intérêt aux dividendes dès la première tranche.
Fiscalité des dividendes : flat tax ou barème avec abattement de 40 %
Le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % s'applique par défaut (12,8 % d'IR et 18,6 % de prélèvements sociaux, la CSG sur les revenus du capital étant passée de 9,2 % à 10,6 % au 1er janvier 2026, loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, art. 12). Sur option (globale et irrévocable pour l'année, case 2OP), les dividendes rejoignent le barème progressif après un abattement de 40 % (CGI art. 158, 3-2°), et 6,8 points de CSG deviennent déductibles du revenu de l'année suivante. Les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus sur la totalité dans les deux cas.
| TMI du foyer | PFU 31,4 % | Barème (IR sur 60 % + PS 18,6 % − CSG déductible) | Meilleur choix |
|---|---|---|---|
| 0 % | 13 110 € | 7 766 € | Barème |
| 11 % | 13 110 € | 10 209 € | Barème |
| 30 % | 13 110 € | 14 429 € | PFU |
| 41 % | 13 110 € | 16 872 € | PFU |
Barème à 30 % : 41 750 × 60 % × 30 % = 7 515 € d'impôt + 7 766 € de prélèvements sociaux − 852 € d'économie liée à la CSG déductible (6,8 % × 41 750 × 30 %). L'option barème est donc réservée aux foyers non imposables ou dans la tranche à 11 %. Le simulateur calcule les deux options et affiche le net de l'autre choix.
L'option se juge sur le revenu global du foyer : un dividende important ajouté aux autres revenus du barème peut faire passer une partie de ce revenu dans la tranche supérieure, ce qui annule le gain attendu. Vérifiez la tranche sur le simulateur d'impôt sur le revenu avant de cocher la case 2OP, qui engage tous les revenus mobiliers et plus-values de l'année.
SARL et EURL : les dividendes au-delà de 10 % du capital sont des revenus d'activité
Pour le gérant majoritaire de SARL, l'associé unique d'EURL à l'IS et leur famille, la part des dividendes qui excède 10 % du capital social, des primes d'émission et du compte courant d'associé est soumise aux cotisations sociales des indépendants (CSS art. L131-6), en plus du PFU. Avec un capital de 5 000 € et un compte courant de 10 000 €, seuls 1 500 € de dividendes échappent aux cotisations : le reste supporte le barème TNS 2026, soit environ 30 % après l'abattement d'assiette de 26 % (détail sur le simulateur de cotisations TNS). Sur 41 750 € distribués avec 10 000 € de capital, cela représente environ 12 670 € de cotisations sur les 40 750 € au-delà du seuil, à la place des 18,6 % de prélèvements sociaux, et ouvre des droits à la retraite : le net tombe à 23 553 € contre 28 641 € en SAS. Le simulateur applique cette règle dès que vous renseignez le capital. En SAS et SASU, aucune cotisation sur les dividendes, quel que soit leur montant.
La base des 10 % comprend les sommes versées en compte courant d'associé : augmenter le capital ou laisser des bénéfices en compte courant élargit la part de dividendes exonérée de cotisations, mais dans des proportions limitées, puisqu'un capital de 100 000 € ne libère que 10 000 € de dividendes par an. La part soumise se déclare dans la rubrique « Dividendes » de la déclaration sociale et fiscale de revenus des indépendants.
Ce que le salaire achète et que les dividendes n'achètent pas
| Droit | Gérant majoritaire (TNS) | Président de SAS (assimilé salarié) | Dividendes seuls |
|---|---|---|---|
| Trimestres de retraite | 4 par an dès 7 212 € de revenu | 4 par an dès 7 212 € de salaire brut | Aucun |
| Retraite complémentaire | RCI (8,1 % / 9,1 %) | Agirc-Arrco (taux salarié) | Aucune |
| Indemnités journalières maladie | Oui, 65,84 €/jour maximum, après 1 an | Oui, 42,97 €/jour maximum | Aucune |
| Assurance chômage | Non (ATI sous conditions) | Non (mandat social), sauf contrat de travail distinct pour des fonctions techniques avec lien de subordination | Non |
| Déduction des versements PER | Oui, 10 % du revenu professionnel + 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS (88 911 € au plus en 2026) | Oui, 10 % des revenus professionnels de l'année précédente (37 680 € au plus pour 2026) | Non, revenu de capitaux mobiliers |
| Frais professionnels à l'IR | Déduction de 10 % ou frais réels | Déduction de 10 % ou frais réels | Aucune |
| Capacité d'emprunt (revenus pris en compte par les banques) | Rémunération déclarée | Salaire, très lisible | Souvent retenus partiellement |
| Charge déductible de l'IS | Oui (rémunération + cotisations) | Oui (salaire + charges) | Non, versés après IS |
Cette déductibilité change le calcul : 100 000 € de bénéfice versés en rémunération ramènent l'IS à zéro, alors que le simulateur compare des montants avant IS des deux côtés. Le vrai arbitrage consiste à fixer une rémunération qui valide 4 trimestres et couvre les besoins courants, puis à distribuer le solde. Les statuts se comparent aussi sur le simulateur TJM freelance (micro-entreprise, EURL, SASU, portage) et, pour les petites activités, sur le simulateur auto-entrepreneur. L'impôt personnel se calcule ensuite sur le simulateur d'impôt sur le revenu, et l'IS sur le simulateur d'impôt sur les sociétés. Le plafond de déduction PER propre à chaque statut se calcule sur le simulateur de déduction PER.
Répartitions courantes selon le profil du dirigeant
Le simulateur compare les deux voies pour un montant donné ; en pratique, la rémunération est fixée d'abord pour ce qu'elle achète, puis le solde est distribué. Quatre repères chiffrés :
| Situation | Répartition | Raison |
|---|---|---|
| Président de SAS ou SASU sans autre couverture sociale | Salaire brut proche du plafond annuel de la Sécurité sociale (48 060 € en 2026), dividendes au-delà | La retraite de base est calculée sur le salaire retenu dans la limite de ce plafond (pension maximale de 50 % du plafond) ; au-dessus, chaque euro de salaire n'achète plus que des points Agirc-Arrco |
| Dirigeant dont les droits sont acquis par ailleurs (emploi salarié parallèle, pension, conjoint) | Rémunération minimale de 7 212 € brut par an, dividendes pour le reste | 600 SMIC horaire valident 4 trimestres pour un coût social réduit ; le surplus est prélevé à 31,4 % après IS |
| Gérant majoritaire de SARL ou EURL | Rémunération de gérance principale, dividendes limités à 10 % du capital, des primes d'émission et du compte courant | Au-delà, les cotisations TNS s'appliquent aux dividendes, qui perdent l'essentiel de leur avantage sur la rémunération sans en offrir la régularité |
| Bénéfice avant rémunération supérieur à 42 500 € | Rémunération relevée jusqu'à ramener le bénéfice imposable sous 42 500 € | Chaque euro de rémunération déductible évite 25 % d'IS au lieu de 15 %, avant même le calcul du PFU |
Calendrier : le salaire se décide dans l'exercice, le dividende après la clôture
La rémunération se verse chaque mois et doit être comptabilisée dans l'exercice pour en réduire le résultat imposable. Le dividende suit le chemin inverse : il est décidé par l'assemblée qui approuve les comptes (dans les 6 mois de la clôture en SARL et EURL, dans le délai fixé par les statuts en SAS), sur un bénéfice distribuable, et sa mise en paiement doit intervenir dans les 9 mois de la clôture (Code de commerce, art. L232-13). Un acompte sur dividende en cours d'exercice n'est possible que sur un bilan intermédiaire certifié par un commissaire aux comptes (art. L232-12) : sans commissaire, le dividende reste un revenu annuel. Un bénéfice découvert au moment du bilan ne peut donc plus être transformé en rémunération de l'exercice écoulé ; il ne reste que la distribution ou la mise en réserve, d'où l'intérêt d'ajuster la rémunération avant la clôture.
Pièges fréquents
- Distribuer sans bénéfice distribuable : un dividende fictif engage la responsabilité du dirigeant. Il faut un résultat approuvé, après réserve légale (5 % du bénéfice jusqu'à 10 % du capital).
- Oublier le prélèvement à la source de 31,4 % : lors du versement, la société retient l'acompte d'impôt sur le revenu de 12,8 % (prélèvement forfaitaire non libératoire, CGI art. 117 quater) et les 18,6 % de prélèvements sociaux, qu'elle reverse au Trésor avec le formulaire 2777 ; le dirigeant ne reçoit que 68,6 % du dividende voté. Seul l'acompte de 12,8 % peut faire l'objet d'une dispense, sur demande adressée à la société avant le 30 novembre de l'année précédant le versement, pour les foyers dont le revenu fiscal de référence de N-2 est inférieur à 50 000 € (personne seule) ou 75 000 € (couple) ; les prélèvements sociaux sont retenus dans tous les cas. L'acompte est ensuite imputé sur l'impôt de l'année, l'excédent éventuel étant restitué.
- Compter sur les dividendes pour un prêt immobilier : les banques exigent 2 à 3 ans d'historique et retiennent souvent une moyenne, quand elles ne les écartent pas.
- Hauts revenus : la contribution exceptionnelle de 3 % à 4 % au-delà de 250 000 € de revenu fiscal de référence (500 000 € pour un couple) s'applique aux dividendes comme aux salaires, et la contribution différentielle assure depuis 2025 une imposition minimale de 20 % du revenu pour ces foyers.
- Zéro rémunération pendant des années : sans trimestres validés, la retraite de base sera calculée sur une durée réduite et proratisée, avec décote (voir le simulateur de pension de retraite).
- Remonter les dividendes dans une holding sans en avoir l'usage : le régime mère-fille n'impose que 5 % du dividende reçu, mais l'argent reste dans la société ; toute sortie vers le dirigeant redevient un dividende taxé à 31,4 %. L'article sur la holding patrimoniale précise les cas où le montage se justifie.
Les autres calculs du dirigeant (impôt sur les sociétés, coût d'un salarié, cotisations TNS, CFE) sont réunis dans la catégorie Auto-entrepreneur et dirigeant.
Comment est calculé ce résultat ?
Le simulateur part d'un montant à arbitrer : la somme que la société peut consacrer à la rémunération de son dirigeant, cotisations comprises, ou conserver en bénéfice pour la distribuer. Il compare ce qu'il reste en poche par chaque voie.
- Voie salaire : pour un gérant majoritaire TNS, le simulateur retrouve la rémunération R telle que R + cotisations TNS(R) = montant, avec le barème URSSAF 2026 appliqué à 74 % de R (soit environ 23,6 % du montant en cotisations pour 50 000 €) ; pour un président de SAS ou SASU, il retrouve le salaire brut dont le coût chargé égale le montant (cotisations patronales et salariales d'un cadre, hors assurance chômage à laquelle les mandataires sociaux ne sont pas affiliés, soit environ 43 % du montant). Le net est ensuite imposé à votre tranche marginale.
- Voie dividendes : le montant est d'abord soumis à l'impôt sur les sociétés (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà), puis le dividende distribué subit le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis le 1er janvier 2026) ou, sur option, le barème progressif après abattement de 40 % avec CSG déductible. En SARL et EURL, la part des dividendes dépassant 10 % du capital supporte les cotisations TNS à la place des prélèvements sociaux.
Dividendes nets = (montant − IS) × (1 − 31,4 %) ; salaire net = (montant − cotisations) × (1 − TMI)
Ce que le simulateur ne prend pas en compte : l'IR est calculé à la tranche marginale sans décote ni abattement de 10 % pour frais ; la déductibilité du salaire du résultat imposable (qui réduit l'IS de la société) n'est pas mise en regard de la voie dividendes ; ne sont pas modélisés non plus la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, les cotisations facultatives (Madelin, prévoyance), les frais professionnels et les droits sociaux acquis par le salaire.
Sources et références
Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.
- Service-Public.fr : Impôt sur le revenu : revenus d'épargne et de placement, PFU et option barème (fiche F2613)
- Service-Public.fr Entreprendre : Impôt sur les sociétés : taux réduit 15 % et taux normal 25 % (fiche F23575)
- URSSAF : Réforme de l'assiette sociale des travailleurs indépendants (barème 2026, dividendes du gérant majoritaire)
- URSSAF : Taux de cotisations du secteur privé 2026 (assimilés salariés)
- Service-Public.fr Entreprendre : Fiscalité des dividendes perçus par les associés : PFU 31,4 %, acompte de 12,8 %, dispense et option 2OP (fiche F32963)
- BOFiP BOI-RPPM-RCM-30-20-50 : prélèvement forfaitaire non libératoire de l'article 117 quater du CGI, dispense à demander avant le 30 novembre
- URSSAF : Déclaration de revenus 2026 des indépendants, notice explicative (part des dividendes supérieure à 10 % du capital, des primes d'émission et du compte courant, rubrique « Dividendes »)
- Service-Public.fr Entreprendre : Dépôt des comptes annuels d'une société : approbation dans les 6 mois, paiement du dividende dans les 9 mois de la clôture (fiche F31214)
- Service-Public.fr : Plan d'épargne retraite (PER) : plafond de déduction 2026, 10 % des revenus professionnels (fiche F34982)
- Service-Public.fr : Montant de la retraite du salarié du secteur privé : pension de base plafonnée à 50 % du plafond de la Sécurité sociale (fiche F21552)
- Unédic : Je suis dirigeant et salarié de mon entreprise, ai-je droit aux allocations chômage ? (mandat social et contrat de travail distinct)
- CGI art. 200 A (PFU), 158, 3-2° (abattement de 40 %), 117 quater et 242 quater (acompte de 12,8 % et dispense), 219, I-b (IS à 15 %), 154 bis et 163 quatervicies (déduction PER) ; Code de la Sécurité sociale art. L131-6 (dividendes du TNS) et R351-9 (validation des trimestres) ; Code de commerce art. L232-12 (acomptes sur dividendes) et L232-13 (paiement dans les 9 mois), textes cités sans lien
Questions fréquentes
Salaire ou dividendes : qu'est-ce qui laisse le plus de net en 2026 ?
Pour 50 000 € disponibles dans la société et une tranche marginale de 30 %, le simulateur donne 28 641 € nets en dividendes de SAS (IS 8 250 €, PFU 13 110 €) contre 26 740 € en rémunération de gérant majoritaire TNS (11 801 € de cotisations sur une rémunération de 38 199 €) et 19 746 € en salaire de président de SAS. En SARL, les cotisations TNS sur les dividendes au-delà de 10 % du capital ramènent le net dividendes à 23 553 € (capital de 10 000 €) : la rémunération de gérant l'emporte jusqu'à la tranche à 30 % incluse. Les dividendes ne créent aucun droit à la retraite, aux indemnités maladie ni au chômage, et ne sont possibles qu'en présence d'un bénéfice distribuable.
Comment sont imposés les dividendes : PFU ou barème ?
Par défaut au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d'impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux, la CSG sur les revenus du capital étant passée à 10,6 % au 1er janvier 2026). Sur option globale pour tous les revenus de capitaux, le barème progressif s'applique après un abattement de 40 % et avec 6,8 % de CSG déductible l'année suivante. Pour 41 750 € de dividendes à une TMI de 11 %, le barème coûte environ 10 210 € contre 13 110 € au PFU ; à 30 %, le barème coûte environ 14 430 € : le PFU l'emporte dès la tranche à 30 %. Le simulateur calcule les deux options.
Les dividendes d'un gérant majoritaire de SARL sont-ils soumis aux cotisations ?
Oui, pour la part qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes en compte courant d'associé (Code de la Sécurité sociale, art. L131-6). Avec un capital de 10 000 €, tout dividende au-delà de 1 000 € supporte les cotisations TNS (environ 31 % après l'abattement d'assiette de 26 %) à la place des prélèvements sociaux de 18,6 %, l'impôt de 12,8 % restant dû. Le simulateur applique cette règle à partir du capital que vous renseignez ; elle réduit fortement l'intérêt des dividendes en SARL et EURL à l'IS. En SAS et SASU, aucune cotisation sociale sur les dividendes.
Quelle est la différence entre gérant majoritaire TNS et président de SAS assimilé salarié ?
Le gérant majoritaire de SARL ou d'EURL relève de la Sécurité sociale des indépendants : environ 30 % de cotisations calculées sur 74 % de sa rémunération (barème URSSAF 2026), pas d'assurance chômage, indemnités journalières plafonnées. Le président de SAS ou SASU est assimilé salarié : cotisations patronales et salariales du régime général (hors assurance chômage), soit environ 75 % du net avant impôt, mais protection identique à un salarié hors chômage. Pour 100 000 € de coût, le simulateur laisse 76 091 € nets avant impôt au TNS et 57 415 € à l'assimilé salarié.
Quel est le taux de l'impôt sur les sociétés en 2026 ?
15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice imposable pour les PME dont le chiffre d'affaires est inférieur à 10 millions d'euros et dont le capital est détenu à 75 % au moins par des personnes physiques, puis 25 % au-delà. Une société qui dégage 100 000 € de bénéfice avant IS paie 6 375 € + 14 375 € = 20 750 € d'IS et peut distribuer 79 250 €. Le salaire du dirigeant est une charge déductible qui réduit ce bénéfice, contrairement aux dividendes.
Faut-il se verser un minimum de salaire avant de prendre des dividendes ?
Aucune obligation légale, mais un dirigeant sans rémunération ne valide aucun trimestre de retraite ni droit aux indemnités journalières. Il faut 600 SMIC horaire de rémunération (7 212 € en 2026) pour valider 4 trimestres, et le dirigeant assimilé salarié doit cotiser sur au moins 150 heures par trimestre pour ouvrir ses droits maladie. Le schéma le plus courant consiste à fixer une rémunération qui valide les droits sociaux et couvre les besoins courants, puis à distribuer le solde du bénéfice en dividendes.
Quel est le calendrier de versement des dividendes ?
Les dividendes ne peuvent être décidés qu'après l'approbation des comptes annuels par l'assemblée générale, dans les 6 mois de la clôture, et sur un bénéfice distribuable (résultat de l'exercice augmenté du report à nouveau, après dotation de la réserve légale de 5 % jusqu'à 10 % du capital). Leur mise en paiement doit intervenir dans les 9 mois de la clôture ; un acompte en cours d'exercice suppose un bilan intermédiaire certifié par un commissaire aux comptes. Lors du versement, la société retient l'acompte d'impôt de 12,8 % et les prélèvements sociaux de 18,6 % ; seul l'acompte de 12,8 % peut être dispensé, sur demande avant le 30 novembre de l'année précédente, si le revenu fiscal de référence de N-2 est inférieur à 50 000 € pour une personne seule ou 75 000 € pour un couple. L'ensemble est régularisé sur la déclaration de revenus.