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Auto-entrepreneur
Calculez votre revenu net en auto-entrepreneur 2026 après cotisations URSSAF et impôt sur le revenu, avec ou sans versement libératoire.
Combien va me rester en auto-entrepreneur en 2026 ?
Les cotisations sociales auto-entrepreneur 2026 : 21,1 % pour les services BIC/BNC libéraux, 12,3 % pour le commerce/vente, 21,2 % pour les services BIC artisanaux. Sur un CA de 30 000 € en libéral : cotisations ~6 330 €, impôt en versement libératoire 2,2 % ~660 €, net ≈ 23 010 €. Plafonds 2026 : 77 700 € (services) / 188 700 € (commerce).
Montant facturé sur l'année (hors taxes), avant déduction des cotisations URSSAF
Détermine vos taux URSSAF, votre abattement fiscal et votre caisse de retraite.
Estimation indicative
Revenu net mensuel moyen estimé
2 627 €
Soit 31 520 € net sur l'année
Voir le détail du calcul
- Chiffre d'affaires annuel
- 40 000,00 €
- Cotisations URSSAF annuelles
- − 8 480,00 €
- Revenu imposable (après abattement)
- 20 000,00 €
- Impôt sur le revenu estimé
- − 0,00 €
- Revenu net annuel
- 31 520,00 €
- Revenu net mensuel moyen
- 2 626,67 €
- Plafond légal applicable
- 77 700 €
Estimation indicative basée sur les taux URSSAF 2025-2026. N'inclut ni la cotisation foncière des entreprises (CFE), ni la TVA applicable au-delà des seuils de franchise, ni la contribution à la formation professionnelle (CFP). Pour un calcul officiel, consultez votre espace autoentrepreneur.urssaf.fr.
Comment est calculé ce résultat ?
Le régime auto-entrepreneur (officiellement micro-entrepreneur) repose sur trois étapes : cotisations sociales URSSAF, imposition sur le revenu, et plafonds annuels de chiffre d'affaires à ne pas dépasser.
1. Cotisations URSSAF.Vous payez un pourcentage fixe de votre chiffre d'affaires, selon votre activité :
- Vente de marchandises (BIC ventes) : 12,3 %
- Prestation de services (BIC) : 21,2 %
- Activité libérale CIPAV (BNC) : 21,1 %
- Activité libérale non CIPAV (BNC) : 24,6 %
2. Imposition sur le revenu.Deux options s'offrent à vous :
- IR classique : votre CA est intégré à la déclaration de revenus du foyer après un abattement forfaitaire de 71 % (vente), 50 % (prestation BIC) ou 34 % (BNC). Le revenu imposable obtenu est soumis au barème progressif de l'impôt.
- Versement libératoire (VFL) : vous payez en même temps que l'URSSAF un complément d'impôt forfaitaire (1 %, 1,7 % ou 2,2 % selon l'activité). Avantageux uniquement si votre TMI est supérieure à ce taux, et sous condition de revenu fiscal de référence.
3. Plafonds de chiffre d'affaires.Pour rester en micro-entreprise en 2026, votre CA annuel HT ne doit pas dépasser :
- 188 700 € pour la vente
- 77 700 € pour les prestations de services
À noter : ce simulateur n'inclut pas la contribution à la formation professionnelle (CFP, 0,1 à 0,3 % du CA), la cotisation foncière des entreprises (CFE, due à partir de la 2ème année) ni la TVA applicable au-delà des seuils de franchise. Le versement libératoire suppose que votre revenu fiscal de référence N-2 soit inférieur au seuil légal (≈ 28 797 € pour une personne seule en 2026, majoré selon les parts du foyer).
Questions fréquentes
Comment fonctionne le régime de l'auto-entrepreneur en 2026 ?
L'auto-entreprise (ou micro-entreprise) est un régime simplifié de travailleur indépendant. Vous déclarez votre chiffre d'affaires mensuellement ou trimestriellement sur autoentrepreneur.urssaf.fr, et vous payez vos cotisations sociales sous forme d'un pourcentage fixe de votre chiffre d'affaires (12,3 % en vente, 21,2 % en prestation BIC ou BNC CIPAV, 24,6 % en prestation BNC non CIPAV). Aucune déclaration de bénéfice n'est requise tant que vous restez dans les plafonds. La comptabilité se limite à un livre des recettes (et des achats pour les activités de vente).
Quel est le taux URSSAF pour un auto-entrepreneur en 2026 ?
Le taux URSSAF dépend de votre activité. Pour la vente de marchandises (BIC ventes), le taux est de 12,3 % du chiffre d'affaires HT. Pour les prestations de services commerciales et artisanales (BIC services), il est de 21,2 %. Pour les activités libérales relevant de la CIPAV (BNC CIPAV), 21,1 % en 2026. Pour les libérales hors CIPAV (rattachées à la Sécurité sociale des indépendants), le taux est de 24,6 %. Ces cotisations couvrent l'assurance maladie-maternité, la CSG-CRDS, la retraite de base et complémentaire, les allocations familiales et la formation professionnelle.
Quel régime d'activité choisir : vente, prestation BIC ou BNC ?
La catégorie d'activité détermine vos taux. La vente de marchandises ou la fourniture de logement (BIC ventes) bénéficie des taux les plus bas (12,3 % URSSAF, abattement fiscal 71 %). Les prestations de services commerciales ou artisanales (BIC) sont à 21,2 % URSSAF, abattement 50 %. Les activités libérales relevant de la CIPAV (architectes, consultants, formateurs…) sont à 21,1 % URSSAF, abattement 34 %. Les autres activités libérales non CIPAV (rattachées à la Sécurité sociale des indépendants) sont à 24,6 % URSSAF, abattement 34 %. La CIPAV est la caisse de retraite pour les professions libérales définies par décret.
Quels sont les plafonds de chiffre d'affaires en 2026 ?
Pour rester dans le régime micro-entreprise, votre chiffre d'affaires annuel ne doit pas dépasser : 188 700 € pour les activités de vente et fourniture de logement, et 77 700 € pour les prestations de services et activités libérales (BIC et BNC). Au-delà sur deux années consécutives, vous basculez automatiquement vers le régime réel (EI au réel ou EURL/SASU) l'année suivante, avec une comptabilité complète et le passage à la TVA. En cas de dépassement la première année, vous gardez le régime micro l'année N et N+1.
Qu'est-ce que le versement libératoire de l'impôt (VFL) ?
Le versement libératoire vous permet de payer votre impôt sur le revenu en même temps que vos cotisations URSSAF, sous forme d'un pourcentage fixe du CA : 1 % en vente, 1,7 % en prestation BIC, 2,2 % en libéral. Une fois acquitté, vous n'avez plus d'impôt classique à payer sur ces revenus. Le VFL n'est intéressant que si votre TMI (tranche marginale d'imposition) est supérieure au taux du VFL — donc plutôt à partir de 11 % de TMI. Pour en bénéficier, votre revenu fiscal de référence de l'année N-2 doit être inférieur à un certain seuil (28 797 € en 2026 pour une personne seule, majoré selon la composition du foyer).
Versement libératoire : est-ce avantageux en 2026 ?
Le VFL est avantageux lorsque votre tranche marginale d'imposition (TMI) est supérieure au taux du VFL (1 %, 1,7 % ou 2,2 % selon l'activité). En pratique : si vous êtes dans la tranche 0 % (revenu imposable du foyer < 11 497 € en 2026), le VFL est défavorable et vous payez 1,7 % ou 2,2 % de votre CA pour rien. Si vous êtes en TMI 11 %, le VFL est neutre à légèrement défavorable. Le VFL devient intéressant à partir de la TMI 30 % (revenu imposable > 29 315 €). Notre simulateur compare automatiquement les deux options.
Suis-je assujetti à la TVA en tant qu'auto-entrepreneur ?
Non, tant que vous bénéficiez de la franchise en base de TVA : votre chiffre d'affaires reste sous les seuils de franchise (37 500 € pour les services, 91 900 € pour les ventes en 2026), vous facturez en HT, vous ne facturez pas la TVA à vos clients et vous n'avez pas à la déclarer (mention obligatoire « TVA non applicable - article 293 B du CGI »). Si vous dépassez les seuils, vous devenez redevable de la TVA à compter du 1er jour du dépassement et devez l'ajouter à vos factures. Vous pouvez aussi opter volontairement pour la TVA, ce qui peut être intéressant si vous avez beaucoup d'achats déductibles ou si vous travaillez en B2B.
Quels sont les seuils de TVA en franchise en base 2026 ?
Pour 2026, les seuils de franchise en base de TVA sont : 37 500 € pour les prestations de services et activités libérales (BIC services et BNC), et 91 900 € pour les ventes de marchandises et fourniture de logement (BIC ventes). Des seuils majorés permettent de rester en franchise une année supplémentaire en cas de dépassement modéré : 41 250 € pour les services et 101 000 € pour les ventes. Au-delà du seuil majoré, vous devenez redevable de la TVA dès le 1er jour du mois de dépassement.
Qu'est-ce que l'ACRE pour un auto-entrepreneur ?
L'ACRE (Aide à la Création ou Reprise d'Entreprise) accorde une exonération partielle de cotisations URSSAF de 50 % pendant les 12 premiers mois d'activité. Concrètement, votre taux URSSAF est divisé par deux : 6,15 % en vente au lieu de 12,3 %, 10,6 % en BIC services au lieu de 21,2 %. L'ACRE est attribuée sur demande (formulaire à déposer dans les 45 jours suivant l'immatriculation) et soumise à conditions : demandeur d'emploi indemnisé, bénéficiaire RSA/ASS, moins de 26 ans, plus de 50 ans, projet en QPV, ou personne handicapée. Le revenu d'activité doit rester sous 32 994 € pour conserver l'aide.
Dois-je payer la cotisation foncière des entreprises (CFE) ?
Oui, dès la deuxième année d'activité, vous êtes redevable de la CFE — un impôt local minimum fixé par votre commune (généralement entre 250 € et 600 € par an). La première année civile d'activité est exonérée. Une exonération totale s'applique si votre chiffre d'affaires est inférieur à 5 000 € sur l'année (réforme 2024). Le paiement intervient en décembre, à régler en ligne sur impots.gouv.fr. Pensez à activer votre espace professionnel dès l'immatriculation. Notre simulateur CFE auto-entrepreneur dédié calcule votre montant exact.
Quel revenu net après cotisations et impôts ?
Pour un auto-entrepreneur en prestation de services (BIC) avec 40 000 € de CA et TMI 11 % (sans VFL) : URSSAF 8 480 € (21,2 %), CFE 400 € en moyenne, contribution formation 80 €. Impôt sur le revenu : abattement 50 %, donc revenu imposable 20 000 € → IR environ 940 € après décote. Revenu net annuel : environ 30 100 €, soit 2 510 €/mois. Avec VFL au lieu de l'IR classique, ajoutez 680 € (1,7 %) au prélèvement. Le simulateur MoiCombien affiche le détail mois par mois et compare automatiquement les deux options.
Comment dépasser le plafond auto-entrepreneur sans tout perdre ?
En cas de dépassement du plafond (188 700 € en vente, 77 700 € en services), vous gardez le régime auto-entrepreneur l'année du dépassement et l'année suivante. C'est seulement à la 3e année de dépassement consécutif que vous basculez automatiquement vers le régime réel. Vous avez alors le choix : créer une EURL ou SASU pour rester en société, opter pour l'EI au régime réel, ou maintenir l'EI mais en régime réel simplifié. Le passage en société implique une comptabilité plus lourde mais permet d'optimiser la rémunération (dividendes, rémunération de gérant) et d'amortir les charges réelles.
Quelle différence entre auto-entrepreneur et portage salarial ?
L'auto-entrepreneur est un travailleur indépendant qui facture ses clients directement et paie ses cotisations URSSAF (12-25 % du CA). Le porté salarial est un salarié d'une société de portage qui refacture ses missions au client. Les cotisations sociales sont celles d'un salarié (~45 % du brut), bien plus élevées qu'en AE, mais le porté bénéficie du chômage, de la mutuelle, de la prévoyance et des congés payés. À 40 000 € HT de mission : 32 000 € net en AE BIC services, contre 20 000 à 24 000 € net en portage salarial selon les frais de gestion (8 à 12 %).
Faut-il créer une SASU ou rester en auto-entrepreneur ?
L'auto-entreprise est optimale jusqu'à 40 à 60 000 € de CA grâce à sa simplicité et ses faibles cotisations. Au-delà, la SASU devient intéressante si vous avez des charges réelles importantes (déductibles à 100 % du bénéfice), si vous souhaitez optimiser via les dividendes (PFU 30 % au lieu de l'IR + cotisations), ou si vous prévoyez de revendre la société. Le seuil de bascule typique se situe vers 60 à 80 000 € de CA en BIC services. La SARL est plus rare, surtout si vous êtes seul. Notre simulateur SARL vs SAS vs auto-entrepreneur compare précisément les trois statuts.
Comment déclarer son CA en auto-entrepreneur en 2026 ?
La déclaration de chiffre d'affaires se fait sur autoentrepreneur.urssaf.fr, à la fréquence choisie lors de l'immatriculation (mensuelle ou trimestrielle, modifiable une fois par an). Vous indiquez le CA encaissé sur la période, ventilé par type d'activité (vente / services / libéral). Le calcul des cotisations est automatique. Le paiement est prélevé par carte bancaire ou virement SEPA dans les 4 semaines suivant la déclaration. Première déclaration : trois mois après l'immatriculation (délai de carence). En cas de CA nul, vous devez quand même déclarer « 0 € » pour éviter une pénalité de 53 €.
Sources et références
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Pour aller plus loin
Auto-entrepreneur 2026 : les charges et impôts en bref
Le statut d'auto-entrepreneur (officiellement micro-entrepreneur depuis 2016) est un régime simplifié de travailleur indépendant créé en 2009. Il compte plus de 2,9 millions d'inscrits actifs en France au 1erjanvier 2026, ce qui en fait le premier statut juridique du pays. Son succès repose sur trois atouts : formalités d'immatriculation ultra-simplifiées (gratuit, en ligne sur autoentrepreneur.urssaf.fr), cotisations sociales calculées en pourcentage du chiffre d'affaires (pas de minimum à payer), et franchise de TVA sous certains seuils.
En 2026, l'auto-entrepreneur paie quatre prélèvements principaux sur son chiffre d'affaires :
- Les cotisations URSSAF : 12,3 à 24,6 % du CA selon l'activité (vente, services BIC, libéral BNC).
- L'impôt sur le revenu : soit au barème progressif après un abattement forfaitaire (34 à 71 %), soit en versement libératoire (1 à 2,2 % du CA, sur option).
- La contribution à la formation professionnelle (CFP) : 0,10 % du CA pour les commerçants, 0,20 % pour les artisans, 0,20 % pour les libéraux non réglementés, 0,30 % pour les professions réglementées.
- La cotisation foncière des entreprises (CFE) : impôt local minimum, dû à partir de la 2e année, généralement 250 à 600 € selon la commune.
Notre simulateur calcule ces prélèvements selon votre profil et affiche le revenu net annuel et mensuel que vous touchez réellement, ainsi que le poids de chaque charge en pourcentage du CA.
Cotisations URSSAF par activité (BIC, BNC, libéral)
Le taux URSSAF dépend strictement de votre catégorie d'activité. C'est l'un des points les plus mal compris du régime, car la frontière entre BIC et BNC est parfois floue.
| Activité | Taux URSSAF | CFP | Total social |
|---|---|---|---|
| Vente de marchandises (BIC ventes) | 12,3 % | 0,10 % | 12,40 % |
| Prestation de services BIC | 21,2 % | 0,30 % | 21,50 % |
| Libéral CIPAV (BNC) | 21,1 % | 0,20 % | 21,30 % |
| Libéral non CIPAV (BNC) | 24,6 % | 0,20 % | 24,80 % |
Les cotisations URSSAF couvrent l'assurance maladie (maladie-maternité), la CSG-CRDS, la retraite de base et complémentaire, les allocations familiales et l'invalidité-décès. La CIPAV est la caisse de retraite des professions libérales réglementées (architectes, géomètres-experts, ostéopathes, chiropracteurs, psychologues, psychothérapeutes, ergothérapeutes, experts agricoles, mandataires judiciaires). Les autres libéraux (consultants, formateurs, coachs, traducteurs, développeurs free-lance) relèvent de la Sécurité sociale des indépendants (SSI) et paient 24,6 % au lieu de 21,1 %.
Voyez notre page dédiée simulateur auto-entrepreneur prestation de services pour le calcul détaillé en BIC services (21,2 %), et simulateur auto-entrepreneur vente de marchandises pour les BIC ventes (12,3 %).
Versement libératoire de l'IR (quand c'est avantageux)
Le versement libératoire(VFL) est une option qui permet de payer son impôt sur le revenu en même temps que ses cotisations URSSAF, sous forme d'un pourcentage forfaitaire du chiffre d'affaires :
- 1 % pour la vente de marchandises (BIC ventes).
- 1,7 % pour la prestation de services (BIC).
- 2,2 % pour les activités libérales (BNC).
Pour bénéficier du VFL, votre revenu fiscal de référence de l'année N-2 doit être inférieur à un seuil légal : 28 797 € en 2026 pour une personne seule, majoré de 50 % par demi-part supplémentaire (43 195 € pour 1,5 part, 57 593 € pour 2 parts, etc.). La demande se fait avant le 30 septembre N-1 (pour l'année N).
Avantage du VFL : l'impôt est définitivement acquitté au moment de la déclaration, plus de régularisation en N+1, plus de prélèvement à la source. Le revenu d'AE n'est pas réintégré dans le foyer fiscal pour le calcul de l'IR (mais reste intégré au RFR).
Inconvénient du VFL :vous payez l'impôt même si votre revenu imposable global du foyer serait sous le seuil d'imposition (TMI 0 %). Le VFL n'est avantageux que si votre TMI est supérieure au taux du VFL :
| TMI | VFL BIC services 1,7 % | IR après abattement 50 % |
|---|---|---|
| 0 % | Défavorable | Gagnant |
| 11 % | Légèrement défavorable | Légèrement gagnant |
| 30 % | Très favorable | Défavorable |
| 41 % | Très favorable | Très défavorable |
Plafonds 2026 et dépassements
Pour rester dans le régime auto-entrepreneur, votre chiffre d'affaires HT annuel ne doit pas dépasser :
- 188 700 € pour la vente de marchandises et la fourniture de logement (BIC ventes).
- 77 700 € pour les prestations de services et les activités libérales (BIC services et BNC).
En cas d'activité mixte (ex. consultant + revente de matériel informatique), le CA global ne peut dépasser 188 700 €, dont 77 700 € maximum sur la partie services. Le contrôle se fait sur deux années consécutives : vous gardez le régime micro l'année du dépassement et l'année suivante. C'est uniquement à la 3e année de dépassement consécutif que vous basculez automatiquement vers le régime réel (EI au réel ou société).
Au moment de la bascule, vos options sont :
- Rester en EI au régime réel simplifié. Comptabilité complète mais simplifiée, déductibilité de toutes les charges réelles. Cotisations sociales calculées sur le bénéfice (non plus sur le CA).
- Créer une EURL ou SASU. Permet d'optimiser via les dividendes (PFU 30 % au lieu de cotisations + IR), mais comptabilité plus lourde et frais de gestion (expert-comptable quasi-obligatoire, ~1 500 à 3 000 €/an).
TVA en auto-entrepreneur : franchise en base
L'auto-entrepreneur bénéficie par défaut de la franchise en base de TVA : il facture en HT, ne facture pas la TVA à ses clients, ne la déclare pas et ne la reverse pas. C'est un avantage majeur pour les activités B2C (clients particuliers).
Les seuils 2026 de franchise en base sont :
- 37 500 € pour les prestations de services et activités libérales (BIC services, BNC).
- 91 900 € pour les ventes de marchandises et fourniture de logement (BIC ventes).
Des seuils majorés permettent de garder la franchise une année supplémentaire en cas de dépassement modéré : 41 250 € pour les services et 101 000 € pour les ventes. Au-delà du seuil majoré, vous devenez redevable de la TVA dès le 1er jour du mois de dépassement.
Mention obligatoire à indiquer sur vos factures tant que vous êtes en franchise : « TVA non applicable - article 293 B du CGI ». Voyez notre simulateur TVA pour calculer la TVA collectée et déductible si vous dépassez les seuils.
5 exemples chiffrés détaillés
Voici cinq cas pratiques calculés avec notre simulateur, basés sur les barèmes 2026, en supposant l'IR classique (sans VFL) et une TMI de 11 % sauf indication.
| Profil | CA HT | URSSAF | IR | Net annuel |
|---|---|---|---|---|
| BIC vente (e-commerce) | 40 000 € | 4 920 € | 370 € | 34 310 € |
| BIC services (artisan) | 30 000 € | 6 360 € | 450 € | 22 800 € |
| BNC libéral (consultant, TMI 30 %) | 50 000 € | 10 550 € | 5 700 € | 33 350 € |
| Mix activités (40k vente + 15k services) | 55 000 € | 8 100 € | 1 020 € | 45 380 € |
| Dépassement plafond (BIC services 85k) | 85 000 € | 18 020 € | 3 460 € | 62 720 € |
Hypothèses : TMI 11 % sauf mention, IR classique (pas de VFL), CFP incluse, CFE estimée à 400 € (sauf 1re année). Les dépassements sont tolérés sur deux années consécutives. Au-delà, bascule vers le régime réel.
ACRE : exonération partielle première année (-50 %)
L'ACRE (Aide à la Création ou Reprise d'Entreprise) permet aux auto-entrepreneurs éligibles de bénéficier d'une exonération de 50 % des cotisations URSSAFpendant les 12 premiers mois d'activité. Les taux sont alors divisés par deux :
- BIC ventes : 6,15 % au lieu de 12,3 %.
- BIC services : 10,6 % au lieu de 21,2 %.
- BNC CIPAV : 10,55 % au lieu de 21,1 %.
- BNC non CIPAV : 12,3 % au lieu de 24,6 %.
L'ACRE est attribuée sur demande (formulaire à déposer dans les 45 jours suivant l'immatriculation) et soumise à conditions : demandeur d'emploi indemnisé ou non, bénéficiaire du RSA ou de l'ASS, moins de 26 ans ou jeune sous condition, plus de 50 ans inscrit à France Travail, personne handicapée, créateur en quartier prioritaire de la ville (QPV). Le revenu d'activité doit rester sous 32 994 € (75 % du PASS) pour conserver l'aide intégrale. Au-delà, l'exonération est dégressive puis disparaît.
À noter : l'ACRE est cumulable avec l'allocation de retour à l'emploi (ARE) maintenue partiellement, et avec l'ARCE (aide à la reprise d'entreprise sous forme de capital, 60 % du reliquat ARE versé en 2 fois). Ces dispositifs France Travail sont des leviers puissants pour démarrer une activité.
Sources officielles utilisées par notre simulateur : autoentrepreneur.urssaf.fr, barèmes URSSAF 2025-2026, impots.gouv.fr, Service-Public.fr, Code de la Sécurité sociale L613-7. Les chiffres reflètent les taux applicables au 1er janvier 2026.