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Barème 2026Mis à jour le

Saisie sur salaire

Calculez la part de votre rémunération réellement saisissable selon le barème 2026 des quotités — tranches progressives, majoration par personne à charge et fraction absolument insaisissable.

Salaire net avant saisie, après déduction des cotisations obligatoires, primes et avantages en nature inclus.

Chaque personne à charge relève tous les seuils du barème de 145 € par mois (1 740 € par an), sur justification.

Sont des personnes à charge : le conjoint ou partenaire dont les ressources sont insuffisantes, les enfants ouvrant droit aux allocations familiales, et les ascendants dans le besoin vivant à votre domicile ou percevant une pension alimentaire (Code du travail art. L3252-3).

Estimation indicative

Quotité saisissable mensuelle

301 €

Vous conservez : 1 399 € par mois · Part saisie 17,73 %

Voir le détail du calcul
Rémunération nette
1 700,00 €
Tranche 1/20 (0,00 € → 373,33 €) sur 373,33 €
18,67 €
Tranche 1/10 (373,33 € → 727,50 €) sur 354,17 €
35,42 €
Tranche 1/5 (727,50 € → 1 083,33 €) sur 355,83 €
71,17 €
Tranche 1/4 (1 083,33 € → 1 435,83 €) sur 352,50 €
88,13 €
Tranche 1/3 (1 435,83 € → 1 789,17 €) sur 264,17 €
88,06 €
Total selon le barème
301,43 €
Quotité saisissable retenue
301,43 €
Somme qui vous est laissée
1 398,57 €
Part saisie
17,73 %

Estimation indicative. Barème applicable au 1er janvier 2026 (décret n° 2025-1299 du 24 décembre 2025), révisé chaque année. La fraction insaisissable retenue est de 651,69 € (RSA personne seule depuis le 1er avril 2026). Le calcul ne couvre pas le paiement direct d'une pension alimentaire, qui échappe au barème, ni le concours de plusieurs saisies. Le montant exact est arrêté par le commissaire de justice.

Comment est calculé ce résultat ?

La saisie sur salaire (ou saisie des rémunérations) permet à un créancier muni d'un titre exécutoire — un jugement, le plus souvent — de se faire payer directement une partie de votre salaire, versée par votre employeur. La loi ne permet jamais de saisir la totalitéde la rémunération : un barème progressif détermine la part saisissable, appelée quotité saisissable (Code du travail art. L3252-2).

Le barème découpe la rémunération annuelle en sept tranches, chacune saisissable à hauteur d'une fraction croissante (art. R3252-2) :

  • 1/20 jusqu'à 4 480 €, puis 1/10 de 4 480 à 8 730 €, puis 1/5 de 8 730 à 13 000 €.
  • 1/4 de 13 000 à 17 230 €, puis 1/3 de 17 230 à 21 470 €, puis 2/3 de 21 470 à 25 810 €.
  • La totalité au-delà de 25 810 € par an.

Chaque personne à charge relève tous les seuils du barème de 1 740 € par an(soit 145 € par mois), sur justification (art. L3252-3 et R3252-3). Sont concernés le conjoint ou partenaire dont les ressources sont insuffisantes, les enfants ouvrant droit aux allocations familiales, et les ascendants dans le besoin vivant à votre domicile. Cette majoration n'est pas automatique : vous devez la demander.

Quelle que soit l'issue du barème, votre employeur doit toujours vous laisser la fraction absolument insaisissable, égale au montant forfaitaire du RSA pour une personne seule, soit 651,69 € depuis le 1er avril 2026. Cette protection se prolonge sur votre compte bancaire via le solde bancaire insaisissable, laissé automatiquement à votre disposition par la banque.

Formule simplifiée :

  • seuil_mensuel = seuil_annuel / 12 + 145 × personnes_à_charge
  • pour chaque tranche : part = assiette_dans_la_tranche × fraction
  • quotité_barème = somme des parts de chaque tranche
  • quotité_saisissable = min(quotité_barème, salaire − 651,69)
  • reste_au_salarié = salaire − quotité_saisissable

Exemple : pour 1 700 € net par mois sans personne à charge, la quotité saisissable s'élève à environ 301 € par mois et vous conservez 1 399 €. Avec deux enfants à charge, la saisie tombe à environ 221 € par mois : le relèvement des seuils fait basculer une part du salaire dans les tranches faiblement saisissables.

Depuis le 1er juillet 2025, la procédure a été confiée au commissaire de justice (ex-huissier) plutôt qu'au tribunal, sans audience de conciliation préalable. Le mécanisme de protection du salaire, lui, reste inchangé.

Estimation indicative : ce calcul applique le barème en vigueur au 1er janvier 2026 (décret n° 2025-1299 du 24 décembre 2025), revalorisé chaque année par décret, et une fraction insaisissable de 651,69 € (RSA personne seule depuis le 1er avril 2026). Il ne couvre pas le paiement direct d'une pension alimentaire, qui échappe au barème des quotités et prime sur les autres créances, ni le concours de plusieurs saisies. Le montant exact est arrêté par le commissaire de justice chargé de la procédure.

Questions fréquentes

Quel est le barème de la saisie sur salaire en 2026 ?

Le barème 2026, fixé par le décret n° 2025-1299 du 24 décembre 2025 et applicable depuis le 1er janvier 2026, découpe la rémunération annuelle en sept tranches saisissables à hauteur d'une fraction croissante : 1/20 jusqu'à 4 480 €, 1/10 de 4 480 à 8 730 €, 1/5 de 8 730 à 13 000 €, 1/4 de 13 000 à 17 230 €, 1/3 de 17 230 à 21 470 €, 2/3 de 21 470 à 25 810 €, et la totalité au-delà de 25 810 €. Ces seuils sont revalorisés chaque année par décret, en fonction de l'évolution de l'indice des prix à la consommation des ménages urbains arrêté au mois d'août précédent.

Un créancier peut-il saisir la totalité de mon salaire ?

Non, jamais. Deux protections se cumulent. D'abord le barème progressif : seule une fraction de chaque tranche de rémunération est saisissable, si bien qu'un salarié payé 1 700 € net sans personne à charge ne voit saisir qu'environ 301 € par mois, soit moins de 18 % de son salaire. Ensuite la fraction absolument insaisissable (Code du travail art. L3252-5) : l'employeur doit vous laisser au minimum le montant forfaitaire du RSA pour une personne seule, soit 651,69 € depuis le 1er avril 2026. Même avec des dettes très importantes, cette somme reste protégée.

Comment les personnes à charge réduisent-elles la saisie ?

Chaque personne à charge relève tous les seuils du barème de 1 740 € par an, soit 145 € par mois (Code du travail art. R3252-3). Mécaniquement, une plus grande part du salaire bascule dans les tranches faiblement saisissables. Exemple concret : à 1 700 € net par mois, la saisie passe d'environ 301 € sans personne à charge à environ 221 € avec deux enfants, soit 80 € de moins chaque mois. Sont des personnes à charge le conjoint ou partenaire aux ressources insuffisantes, les enfants ouvrant droit aux allocations familiales, et les ascendants dans le besoin vivant à votre domicile. Attention : cette majoration n'est pas automatique, vous devez la demander et la justifier.

Sur quelle base la quotité saisissable est-elle calculée ?

Le calcul porte sur la rémunération nette, c'est-à-dire le salaire brut diminué des cotisations sociales obligatoires et des cotisations conventionnelles, augmenté des accessoires de salaire : primes, gratifications, commissions, avantages en nature et majorations pour heures supplémentaires. Certaines sommes échappent totalement à la saisie : les remboursements de frais professionnels, l'indemnité de licenciement pour sa part réparant un préjudice, ainsi que les prestations familiales et les minima sociaux (RSA, AAH), insaisissables par nature. La retenue est calculée sur la moyenne des douze derniers mois lorsque la rémunération est variable.

Quelle est la procédure depuis la réforme du 1er juillet 2025 ?

Depuis le 1er juillet 2025, la saisie des rémunérations n'est plus judiciaire : elle est confiée au commissaire de justice (ex-huissier), sans audience préalable de conciliation devant le juge de l'exécution. Le créancier doit toujours disposer d'un titre exécutoire, le plus souvent un jugement. Le commissaire de justice délivre un commandement de payer, puis notifie la saisie à l'employeur, qui devient tiers saisi et verse chaque mois la quotité saisissable. Le débiteur dispose d'un délai pour contester devant le juge de l'exécution. L'employeur qui néglige son obligation peut être déclaré personnellement débiteur des sommes non retenues.

Que se passe-t-il si plusieurs créanciers me saisissent ?

L'employeur ne verse jamais plus que la quotité saisissable, quel que soit le nombre de créanciers : le plafond du barème s'applique globalement. Les créanciers sont désintéressés selon un ordre légal, les créances alimentaires primant sur toutes les autres. Le cas de la pension alimentaire est particulier : le créancier peut recourir au paiement direct, qui échappe au barème des quotités et permet de prélever la pension courante en priorité, seule la fraction correspondant au RSA restant protégée. Si les saisies déséquilibrent durablement votre budget, un dossier de surendettement déposé à la Banque de France peut suspendre les poursuites et rééchelonner, voire effacer, les dettes.

Sources et références

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