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Barème de la pension alimentaire 2026
La pension alimentaire à verser en 2026 s'estime avec le barème indicatif du ministère de la Justice, selon les revenus nets du parent débiteur, le nombre d'enfants et le mode de garde.
Revenus mensuels nets imposables du parent qui verse la pension (après cotisations, avant impôt sur le revenu, comme sur le simulateur justice.fr) : salaires, pensions, allocations chômage, revenus fonciers.
Enfants pour lesquels la pension est due (entre 1 et 6 dans le barème indicatif).
Droit de visite et d'hébergement : un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires.
Somme que le parent débiteur conserve pour vivre. Défaut : 651,69 € (RSA d'une personne seule depuis le 1er avril 2026).
ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres
Pension alimentaire mensuelle totale
250 €
Reste à vivre : 2 250 € / mois
Voir le détail du calcul
- Revenus nets mensuels
- 2 500,00 €
- Minimum vital
- − 651,69 €
- Base de calcul
- 1 848,31 €
- Taux indicatif (13,5 %)
- × 1 enfant
- Pension totale / mois
- 249,52 €
- Pension par enfant
- 249,52 €
- Reste à vivre / mois
- 2 250,48 €
Estimation purement indicative. La pension réelle est fixée par le juge aux affaires familiales (JAF), qui peut s'écarter du barème selon les ressources, charges et besoins de l'enfant. Source : table de référence indicative, ministère de la Justice.
- Barème officiel 2026
- Sources citées
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Mis à jour le Méthode et sources
Quel montant de pension alimentaire par enfant en 2026 ?
Avec le barème indicatif du ministère de la Justice, un parent qui gagne 2 000 € nets verse 182,02 € par mois pour un enfant en garde classique : (2 000 − 651,69 € de minimum vital) × 13,5 %. Pour deux enfants, 310,11 € au total (11,5 % par enfant) ; pour trois, 404,49 € (10 %). Le taux monte à 18 % en droit de visite réduit et descend à 9 % en résidence alternée. Le juge reste libre de s'en écarter.
Chiffres clés du barème de la pension alimentaire
Table de référence du ministère de la Justice (mise à jour du 2 avril 2024), minimum vital au 1er avril 2026.
- 651,69 €minimum vital retranché du revenu du parent débiteur avant d'appliquer le barème, égal au RSA d'une personne seule depuis le 1er avril 2026.
- 13,5 %taux de la table de référence pour un enfant en garde classique (un week-end sur deux et la moitié des vacances).
- 18 %taux de la table de référence pour un enfant lorsque le droit de visite et d'hébergement est réduit.
- 9 %taux de la table de référence pour un enfant en résidence alternée, où aucune pension n'est automatiquement due.
- 11,5 %taux par enfant pour deux enfants en garde classique : chaque ligne de la table est déjà un taux unitaire dégressif.
- 182,02 €pension mensuelle donnée par le barème pour un parent débiteur à 2 000 € nets avec un enfant en garde classique.
- 200,78 €allocation de soutien familial versée chaque mois et par enfant au parent isolé en cas d'impayé, depuis le 1er avril 2026.
- 6 855 €plafond annuel de déduction fiscale de la pension versée pour un enfant majeur, pour l'imposition 2026 des revenus 2025.
Barème de la pension alimentaire 2026 (ministère de la Justice)
La table publiée sur justice.fr (dernière mise à jour du 2 avril 2024, toujours en vigueur en 2026) fixe un pourcentage par enfant du revenu du débiteur après déduction du minimum vital. Seul ce minimum vital change chaque année, avec la revalorisation du RSA au 1er avril.
| Nombre d'enfants | Droit de visite réduit | Garde classique | Résidence alternée |
|---|---|---|---|
| 1 enfant | 18,0 % | 13,5 % | 9,0 % |
| 2 enfants | 15,5 % | 11,5 % | 7,8 % |
| 3 enfants | 13,3 % | 10,0 % | 6,7 % |
| 4 enfants | 11,7 % | 8,8 % | 5,9 % |
| 5 enfants | 10,6 % | 8,0 % | 5,3 % |
| 6 enfants | 9,5 % | 7,2 % | 4,8 % |
Source : justice.fr, Barème des pensions alimentaires. Exemple de lecture : pour 3 enfants en garde classique, la pension totale = base × 10 % × 3.
Tableau de la pension alimentaire 2026 selon le revenu (garde classique)
| Revenu net du débiteur | Base après minimum vital | 1 enfant (13,5 %) | 2 enfants (11,5 % × 2) | 3 enfants (10 % × 3) |
|---|---|---|---|---|
| 1 500 € | 848,31 € | 114,52 € | 195,11 € | 254,49 € |
| 2 000 € | 1 348,31 € | 182,02 € | 310,11 € | 404,49 € |
| 2 500 € | 1 848,31 € | 249,52 € | 425,11 € | 554,49 € |
| 3 000 € | 2 348,31 € | 317,02 € | 540,11 € | 704,49 € |
| 4 000 € | 3 348,31 € | 452,02 € | 770,11 € | 1 004,49 € |
En droit de visite réduit, multipliez par 1,33 environ (18 % au lieu de 13,5 % pour un enfant) ; en résidence alternée, divisez par 1,5 (9 %). Pour 2 500 € et un enfant : 332,70 € en réduit, 166,35 € en alterné.
Lecture : la pension par enfant baisse avec la taille de la fratrie (13,5 % pour un enfant, 11,5 % chacun pour deux) mais le total augmente. À 2 000 € de revenus, un enfant coûte 182,02 € au débiteur, deux enfants 310,11 €, trois enfants 404,49 €. Pour mesurer ce que représente réellement cette contribution par rapport aux dépenses d'un enfant, comparez avec le simulateur de coût d'un enfant.
Revalorisation annuelle et fiscalité
- Indexation : le jugement précise l'indice INSEE de référence et la date anniversaire. Le débiteur applique lui-même la formule pension × nouvel indice ÷ ancien indice, avec la série d'indice désignée par le titre. Lorsque la pension transite par l'Aripa et que le titre ne précise rien, l'agence la revalorise elle-même chaque année, à la date anniversaire du titre, sur l'indice des prix à la consommation de l'ensemble des ménages. Changer le montant lui-même relève d'une autre procédure, la révision.
- Chez le parent débiteur : la pension d'un enfant mineur fixée par le juge est déductible du revenu imposable en totalité ; pour un enfant majeur, la déduction est plafonnée à 6 855 € par enfant (imposition 2026). Une pension de 356,11 € par mois (4 273 € par an) fait économiser 1 282 € d'impôt à un contribuable imposé à 30 %. Vérifiez l'effet sur votre impôt sur le revenu.
- Chez le parent créancier : la pension est un revenu imposable (catégorie « pensions »), après abattement de 10 %. Elle compte aussi dans les ressources examinées pour le RSA, la prime d'activité et les APL. Le parent qui élève seul l'enfant bénéficie en revanche d'une demi-part supplémentaire de quotient familial (parent isolé).
- Résidence alternée : si la demi-part est partagée entre les parents, la pension éventuellement versée n'est ni déductible ni imposable.
Intermédiation par la CAF et impayés
Depuis le 1er janvier 2023, toute pension fixée par un titre exécutoire (jugement, convention de divorce par consentement mutuel, convention homologuée ou titre délivré par la CAF) passe par l'Aripa, sauf refus exprimé par les deux parents : la CAF ou la MSA prélève la pension chez le débiteur et la reverse au créancier, gratuitement. En cas d'impayé, l'Aripa verse au parent isolé l'allocation de soutien familial (200,78 € par mois et par enfant depuis le 1er avril 2026) dès le premier mois manquant et lance le recouvrement, qui peut remonter aux arriérés des cinq années précédentes. Le service est gratuit pour les deux parents ; en cas d'impayé, le débiteur supporte des frais de gestion de 7,5 % de la somme due en recouvrement amiable et de 10 % de l'arriéré en recouvrement forcé. Le premier reversement au créancier intervient au plus tard 60 jours après réception des pièces demandées pour l'instruction du dossier.
Le parent créancier peut aussi recourir au paiement direct par commissaire de justice (saisie sur salaire ou sur compte), qui ne récupère que les six derniers mois d'arriérés mais couvre les échéances à venir, sans être limité par le barème des quotités saisissables (seul un montant égal au RSA reste au débiteur), puis au recouvrement par le Trésor public en cas d'échec de ces procédures. Au-delà de deux mois d'impayés, il peut déposer plainte pour abandon de famille (Code pénal, art. 227-3 : 2 ans d'emprisonnement et 15 000 € d'amende). Un débiteur dont les revenus ont chuté doit demander la révision au juge plutôt que cesser de payer ; le simulateur de RSA permet de vérifier si l'on se situe sous le minimum vital.
Réviser la pension : à la hausse ou à la baisse
La révision ne se confond pas avec l'indexation annuelle : elle modifie le montant lui-même, ou ses modalités de versement, pour tenir compte d'un élément nouveau survenu depuis le jugement ou la convention qui a fixé la pension. Sans élément nouveau, le juge ne peut pas la modifier. Les motifs admis sont l'évolution des besoins de l'enfant (âge, santé, scolarité), la baisse des ressources du parent débiteur, la hausse de celles de l'autre parent ou un changement du mode de garde. Chacun des deux parents peut la demander, à la hausse comme à la baisse.
- À l'amiable : les parents fixent le nouveau montant dans une nouvelle convention parentale, si besoin après une médiation familiale, et peuvent la faire homologuer par le juge aux affaires familiales (JAF) pour lui donner force exécutoire. L'avocat n'est pas obligatoire.
- En cas de désaccord : le parent saisit le JAF avec le formulaire Cerfa n° 11530 (« Demande au juge aux affaires familiales »), sans avocat obligatoire, auprès du tribunal judiciaire du lieu de résidence du parent chez qui l'enfant vit. La requête doit exposer l'élément nouveau et joindre les justificatifs (bulletins de salaire, attestation France Travail, avis d'imposition, quittances de loyer, relevés de prestations). L'autre parent est convoqué à l'audience, à l'issue de laquelle le juge rend sa décision.
Tant qu'aucune nouvelle convention ni décision n'a remplacé le titre en cours, le montant fixé reste dû : réduire ou suspendre les versements de sa propre initiative expose au recouvrement forcé et aux poursuites pour abandon de famille décrites plus haut. Un parent qui n'a plus aucune ressource peut demander au juge de le dispenser, à titre exceptionnel, en faisant constater son insolvabilité.
Pension alimentaire et résidence alternée
En résidence alternée, chaque parent assume directement les dépenses de l'enfant pendant ses périodes d'accueil : aucune pension n'est automatiquement due. Elle reste possible lorsque les revenus sont déséquilibrés : le parent qui n'a pas assez de ressources pour couvrir les besoins de l'enfant quand il est chez lui peut en demander une à l'autre, à l'amiable ou devant le JAF. La table de référence prévoit pour ce cas la colonne « Résidence alternée » du barème ci-dessus, avec des taux inférieurs d'environ un tiers à ceux de la garde classique (9 % au lieu de 13,5 % pour un enfant, 7,8 % au lieu de 11,5 % par enfant pour deux). Pour 3 000 € nets et deux enfants, la pension calculée est de 366,34 € par mois, contre 540,11 € en garde classique.
Les frais qui dépassent l'entretien courant (soins non remboursés, voyages scolaires, frais de scolarité, permis de conduire) ne sont pas couverts par ce calcul : la convention ou le jugement précise lesquels sont partagés et dans quelle proportion, en plus ou à la place d'un versement mensuel.
Sur le plan fiscal, l'enfant en résidence alternée peut être compté à charge égale par les deux parents (case H de la déclaration de revenus) : chacun reçoit alors la moitié de la majoration de quotient familial, soit 0,25 ou 0,5 part selon le nombre de personnes à charge, et aucun des deux ne peut déduire la pension éventuellement versée.
Quatre erreurs fréquentes
- Appliquer le taux au revenu brut ou au revenu total. La table s'applique au revenu net après déduction du minimum vital de 651,69 €. Pour 2 000 € nets, l'assiette est de 1 348,31 €, pas 2 000 €.
- Multiplier le taux « 1 enfant » par le nombre d'enfants. Chaque ligne de la table est déjà un taux par enfant dégressif : 11,5 % × 2 pour deux enfants, et non 13,5 % × 2.
- Oublier la revalorisation. Une pension de 300 € fixée en 2021 et jamais indexée a perdu l'équivalent de plusieurs dizaines d'euros de pouvoir d'achat ; les arriérés d'indexation restent dus.
- Arrêter de payer à la majorité de l'enfant. La pension continue tant que l'enfant n'est pas autonome (études, apprentissage, recherche d'emploi) : seul un jugement ou un accord écrit peut y mettre fin.
- Confondre pension alimentaire et prestation compensatoire. La première entretient les enfants et se révise avec les revenus ; la seconde, versée entre ex-époux le plus souvent en capital, compense la baisse de niveau de vie causée par le divorce et se fixe une fois pour toutes (voir le calcul de la prestation compensatoire).
Comment est calculé ce résultat ?
Le simulateur reproduit la table de référence du ministère de la Justice, utilisée par les juges aux affaires familiales et les avocats comme point de départ. La loi ne fixe aucune formule : l'article 371-2 du Code civil dit seulement que chaque parent contribue « à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant ».
- Revenu net du parent débiteur : salaires, allocations chômage, pensions, revenus fonciers, après cotisations et avant impôt (le « revenu net imposable » demandé par le simulateur officiel de justice.fr). Les prestations familiales du débiteur sont exclues.
- Déduction du minimum vital : 651,69 €, montant du RSA pour une personne seule depuis le 1er avril 2026 (le champ est modifiable). En dessous de ce revenu, la pension calculée est nulle.
- Application du taux de la table selon le nombre d'enfants et l'amplitude du droit de visite et d'hébergement : « réduit » (moins d'un week-end sur deux, visites sans hébergement), « classique » (un week-end sur deux et la moitié des vacances) ou « alterné » (résidence partagée à parts égales). Le taux s'applique par enfant, puis est multiplié par le nombre d'enfants.
Exemple recalculé : un parent gagnant 2 200 € nets, deux enfants en garde classique. Base = 2 200 − 651,69 = 1 548,31 € ; taux 11,5 % × 2 = 23 % ; pension 356,11 € par mois (178,06 € par enfant), reste à vivre 1 843,89 €. Avec trois enfants en droit de visite réduit (13,3 % × 3 = 39,9 %), la pension passerait à 617,78 €, soit 28,1 % des revenus : le simulateur affiche alors une alerte, car les juges examinent de près les pensions qui dépassent 20 % du revenu.
Limites du simulateur. La table officielle ne tient compte que du revenu du débiteur ; le juge intègre aussi les ressources du parent créancier, les charges de logement, un nouveau conjoint ou d'autres enfants à charge, et peut fixer un montant différent, y compris une pension symbolique lorsque le débiteur est sous le minimum vital. Les frais exceptionnels (orthodontie, école privée, études) sont en général partagés en plus de la pension. Le simulateur applique les 18 taux de la table publiée par justice.fr (barème ci-dessous).
Sources et références
Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.
- Ministère de la Justice (justice.fr) : Barème des pensions alimentaires : table de référence par nombre d'enfants et amplitude du droit de visite
- Service-public.fr : Pension alimentaire pour un enfant : fixation, revalorisation, impayés (fiche F991)
- Service-public.fr : Intermédiation financière des pensions alimentaires par l'Aripa (fiche F36407)
- Service-public.fr : Que faire si la pension alimentaire n'est pas payée ? Paiement direct, saisies, recouvrement par le Trésor public, abandon de famille (fiche F1249)
- Service-public.fr : Allocation de soutien familial : 200,78 € par enfant depuis le 1er avril 2026 (fiche F815)
- Service-public.fr : Révision du montant de la pension alimentaire : élément nouveau, saisine du JAF, justificatifs, insolvabilité (fiche F21023)
- Service-public.fr : Peut-on demander la modification de la pension alimentaire si le salaire de l'autre parent augmente ? Révision amiable, médiation familiale, JAF compétent (fiche F10416)
- Service-public.fr : Demande au juge aux affaires familiales, formulaire Cerfa n° 11530 : tribunal compétent, pièces à joindre, audience (R15764)
- Impots.gouv.fr : Pension alimentaire : déduction et déclaration, enfant en résidence alternée compté à charge égale (case H) et majoration de part partagée
- Service-public.fr : Déduction des pensions alimentaires versées aux enfants : plafond 6 855 € pour un enfant majeur (fiche F2)
- Code civil, art. 371-2, 373-2-2 et 373-2-13 (modification de la pension par le juge) ; Code pénal, art. 227-3 (abandon de famille) ; montant du RSA d'une personne seule (651,69 € au 1er avril 2026) : voir la page Barèmes 2026 du site
Questions fréquentes
Comment est calculée la pension alimentaire pour un enfant en 2026 ?
Il n'existe pas de formule obligatoire : le juge aux affaires familiales fixe la pension selon les ressources des deux parents et les besoins de l'enfant (Code civil, art. 371-2). La table de référence du ministère de la Justice sert de repère : on retranche du revenu net du parent débiteur un minimum vital égal au RSA d'une personne seule (651,69 € depuis le 1er avril 2026), puis on applique un pourcentage par enfant selon l'amplitude du droit de visite : 13,5 % en garde classique, 18 % en droit de visite réduit, 9 % en résidence alternée pour un enfant. Pour 2 000 € de revenus et un enfant en garde classique : (2 000 − 651,69) × 13,5 % = 182,02 € par mois.
Quel montant de pension alimentaire pour 2 enfants avec 2 500 € de revenus ?
Avec 2 500 € nets par mois, la base de calcul est de 1 848,31 € après déduction du minimum vital. Pour deux enfants, le taux de la table est de 11,5 % par enfant en garde classique : 1 848,31 × 11,5 % × 2 = 425,11 € par mois, soit 212,56 € par enfant. En droit de visite réduit (15,5 % par enfant), la pension monte à 572,98 € ; en résidence alternée (7,8 %), elle tombe à 288,34 €, et n'est due que si les revenus des deux parents sont déséquilibrés.
Le barème du ministère de la Justice est-il obligatoire ?
Non. La table de référence est purement indicative : elle propose un point de départ que le juge, ou les parents dans une convention, peuvent écarter. Le juge tient compte des ressources du parent créancier, des charges de logement, d'un nouveau foyer, des frais exceptionnels (santé, études, activités) et peut fixer une pension au-dessus ou en dessous du barème. Le simulateur signale les résultats qui dépassent 20 % des revenus du débiteur, seuil au-delà duquel les juges examinent en général le reste à vivre avec attention.
Comment est revalorisée la pension alimentaire chaque année ?
Le jugement ou la convention prévoit une indexation annuelle sur un indice des prix à la consommation publié par l'INSEE. Le parent débiteur doit appliquer la revalorisation lui-même, sans attendre de rappel : nouvelle pension = pension actuelle × dernier indice publié ÷ indice de la même période l'année précédente. Une pension de 300 € indexée sur un indice passé de 118,2 à 119,4 devient 303,05 €. L'indice à retenir (série, avec ou hors tabac) est celui désigné dans le jugement ; l'INSEE publie chaque mois les valeurs nécessaires.
La pension alimentaire est-elle déductible des impôts ?
Oui pour le parent qui la verse, à condition que l'enfant ne soit pas compté à sa charge : la pension fixée par le juge pour un enfant mineur est intégralement déductible ; pour un enfant majeur, la déduction est plafonnée à 6 855 € par enfant pour l'imposition 2026 des revenus 2025. Le parent qui la reçoit doit la déclarer comme revenu imposable. En résidence alternée avec partage de la demi-part de quotient familial, aucune déduction n'est possible.
Que faire si la pension alimentaire n'est pas payée ?
Depuis le 1er janvier 2023, l'intermédiation financière par l'Aripa (CAF ou MSA) est mise en place systématiquement dès qu'un titre exécutoire fixe la pension, sauf refus des deux parents : la CAF prélève la pension chez le débiteur et la reverse au créancier. En cas d'impayé, elle verse au parent isolé l'allocation de soutien familial (200,78 € par mois et par enfant depuis le 1er avril 2026) dès le premier mois et engage le recouvrement, jusqu'aux arriérés des cinq années précédentes. Le non-paiement pendant plus de deux mois constitue un abandon de famille puni de 2 ans de prison et 15 000 € d'amende (Code pénal, art. 227-3).
Jusqu'à quel âge la pension alimentaire est-elle due ?
L'obligation d'entretien ne cesse pas à 18 ans : elle se poursuit tant que l'enfant n'est pas autonome, pendant ses études, une formation en alternance ou une recherche d'emploi. Le parent débiteur doit saisir le juge pour la faire supprimer ou réduire, en prouvant que l'enfant subvient à ses besoins ; l'arrêt unilatéral des versements expose aux poursuites pour abandon de famille. Le juge peut décider que la contribution due pour un enfant majeur lui sera versée directement, en tout ou partie (Code civil, art. 373-2-5).
Faut-il verser une pension en résidence alternée ?
Pas nécessairement. Si les deux parents ont des revenus proches et partagent les dépenses, aucune pension n'est due. Si les revenus sont déséquilibrés, le parent le mieux rémunéré verse une pension calculée avec les taux « alterné » de la table : 9 % pour un enfant, 7,8 % par enfant pour deux. Pour 1 800 € de revenus et un enfant, le simulateur donne 103,35 € par mois. Fiscalement, la demi-part de quotient familial est alors partagée entre les parents et la pension n'est ni déductible ni imposable.
La pension alimentaire peut-elle être versée en nature ?
Oui, mais seulement si le jugement ou la convention le prévoit. La forme habituelle est une somme versée chaque mois ; le titre peut y ajouter ou y substituer la prise en charge directe de certains frais de l'enfant (cantine, scolarité, frais médicaux non remboursés, logement) ou la jouissance d'un bien, en précisant les frais concernés et leur répartition. Le parent créancier ne peut pas imposer une participation à d'autres frais sans saisir le juge. Fiscalement, les dépenses en nature payées directement en complément de la pension fixée par jugement sont déductibles dans les mêmes conditions que la pension elle-même.
Que faire si l'on n'a plus les moyens de payer la pension alimentaire ?
Demander la révision, sans cesser de payer entre-temps. Une baisse durable de ressources (perte d'emploi, maladie, nouvelle charge de famille) est un élément nouveau qui permet de saisir le juge aux affaires familiales avec le formulaire Cerfa n° 11530, sans avocat obligatoire, en joignant les justificatifs ; un accord amiable avec l'autre parent, formalisé dans une nouvelle convention parentale, est aussi possible. Tant que le titre en cours n'est pas remplacé, le montant fixé reste dû et l'arrêt unilatéral des versements expose au recouvrement forcé et à des poursuites pour abandon de famille. Un parent sans aucune ressource peut demander au juge d'être dispensé, à titre exceptionnel, en faisant constater son insolvabilité.