Capacité d'emprunt CDD et intérim
Calculez votre capacité d'emprunt en CDD ou intérim 2026, en tenant compte des règles HCSF (3 contrats successifs, CDI promis, caution) et des spécificités bancaires.
Salaires nets, pensions, allocations stables. Cumulez si co-emprunt.
Crédits en cours, pensions versées, loyers conservés. Pas la vie courante.
Taux moyen 2026 sur 25 ans : ~3,7 %
Maximum recommandé HCSF : 25 ans
Estimation indicative
Vous pouvez emprunter jusqu'à
279 651 €
Pour 1 400 € de mensualité maximum
Voir le détail du calcul
- Revenus nets mensuels
- 4 000,00 €
- Charges mensuelles
- − 0,00 €
- Mensualité max (taux d'endettement 35 %)
- 1 400,00 €
- Capital empruntable
- 279 651,24 €
- dont total des intérêts payés
- 140 348,76 €
Calcul indicatif basé sur la règle HCSF des 35 % d'endettement assurance comprise. Le capital n'inclut pas l'apport personnel ni les frais de notaire — pensez à les ajouter à votre budget total d'acquisition.
Comment est calculé ce résultat ?
Emprunter en CDD ou intérim est possible en 2026, mais repose sur un parcours bancaire spécifique. Les règles HCSF (taux d'endettement plafonné à 35 %, durée 25 ans maximum) s'appliquent également, mais s'y ajoutent des conditions informelles propres à chaque banque pour compenser le risque perçu d'un statut précaire.
Trois portes d'entrée principales permettent aux non-CDI d'obtenir un prêt immobilier :
- 3 contrats successifs sans coupure significative dans le même secteur — preuve d'une activité régulière.
- Promesse de CDI écrite et signée par un employeur solvable, idéalement dans la branche actuelle.
- Caution solide d'un tiers en CDI (parent, conjoint), souvent demandée par les banques mutualistes.
Le simulateur ci-dessus applique les règles HCSF standards (35 %, 25 ans). Pour estimer votre capacité réelle, décotez vos revenus de 10 à 20 % : la banque appliquera systématiquement cette précaution sur les indemnités de précarité, primes de panier et revenus variables d'un intérimaire.
Astuce : les banques mutualistes (Crédit Mutuel, Crédit Agricole, Caisse d'Épargne, Banque Populaire) acceptent 2 à 3 fois plus de dossiers CDD/intérim que les banques en ligne ou nationales centralisées. Privilégiez une approche multi-banques via un courtier spécialisé.
Questions fréquentes
Peut-on emprunter en CDD ou intérim en 2026 ?
Oui, mais sous conditions strictes. Le HCSF n'interdit pas le crédit aux non-CDI, mais les banques exigent une régularité de revenus prouvée : trois derniers contrats successifs (CDD ou missions intérim) sans interruption supérieure à un mois, OU une promesse écrite de CDI dans la branche actuelle, OU une caution solide d'un tiers en CDI. Sans ces éléments, le refus est quasi systématique. Le taux d'acceptation moyen des dossiers CDD/intérim est d'environ 35 % contre 78 % pour les CDI.
Quelle capacité d'emprunt pour un intérimaire à 2 500 €/mois ?
À 2 500 € de revenus nets moyens (sur 12 mois glissants) sans crédit en cours, la mensualité maximale réglementaire est 875 € (35 % HCSF). Sur 25 ans à 3,9 % avec assurance, le capital empruntable ressort à environ 152 000 €. La banque appliquera souvent une décote prudentielle de 10 à 20 % sur les revenus intérim (les primes de précarité comptent partiellement), ramenant la capacité réelle à 122 000 - 137 000 €. Apport personnel ≥ 15 % généralement demandé.
Quelles banques acceptent le mieux les CDD et intérimaires ?
Les banques mutualistes ont une politique historiquement plus souple : Crédit Mutuel, Crédit Agricole, Caisse d'Épargne et Banque Populaire acceptent davantage de dossiers non-CDI grâce à leur ancrage local et leur appréciation au cas par cas. Les banques en ligne (Boursorama, Fortuneo, Hello Bank) refusent quasi systématiquement les CDD/intérim. Les BNP, Société Générale et LCL sont plus restrictives mais peuvent accepter avec un dossier exceptionnel (apport 25 %+, garant CDI, métier en tension).
Quelle est la règle des 3 contrats successifs ?
Critère informel mais quasi universel : avoir enchaîné trois CDD ou missions intérim consécutifs dans le même secteur (ou la même entreprise utilisatrice), sans coupure supérieure à un mois cumulé. Cette règle prouve la stabilité du revenu malgré le statut précaire. Pour les intérimaires, l'agence d'intérim fournit une attestation récapitulant 24 mois de missions, justifiant la régularité. Les banques mutualistes acceptent parfois 18 mois d'activité continue à la place des 3 contrats.
La caution Crédit Logement accepte-t-elle les CDD ?
Crédit Logement accepte théoriquement les CDD mais avec un taux de refus élevé (~50 % vs 8 % pour les CDI). En cas de refus, l'alternative est l'hypothèque conventionnelle (coût 1,5 à 2 % du capital emprunté, soit 2 000 à 4 000 € sur 150 000 €) ou la garantie PPD (Privilège du Prêteur de Deniers, 0,7 % du capital, uniquement pour l'ancien). Certaines banques mutualistes proposent leur propre fonds de garantie interne qui accepte plus largement les CDD.
Comment compter les revenus intérim pour la capacité d'emprunt ?
La banque calcule la moyenne mensuelle des 12 derniers mois (24 mois pour les meilleurs dossiers), en distinguant : salaire de base 100 %, indemnités de fin de mission (10 %) prises en compte à 100 %, indemnités congés payés (10 %) à 100 %, primes de précarité à 50-100 % selon banque, prime de panier non. Sur un intérimaire gagnant 2 800 €/mois bruts, le revenu net retenu peut osciller entre 1 900 € (banque stricte) et 2 200 € (banque mutualiste favorable).
Une promesse de CDI permet-elle d'emprunter ?
Oui, sous conditions strictes. La promesse de CDI doit être écrite, signée par l'employeur, mentionner le poste, la rémunération et la date d'effet. Elle doit émaner d'une entreprise solvable (audit Banque de France). Certaines banques exigent que la signature du CDI précède la signature de l'offre de prêt. La cotisation à un contrat de protection (assurance perte d'emploi) est presque toujours demandée la première année. C'est la voie privilégiée pour les jeunes diplômés en CDD de transition.
Quel apport minimum pour un CDD ou intérimaire ?
Les banques exigent en pratique un apport personnel minimum de 15 à 20 % pour les CDD/intérim (contre 10 % pour les CDI), soit le double : 30 000 à 40 000 € pour un projet à 200 000 €. Cet apport élevé compense le risque perçu par l'organisme prêteur. Astuce : compléter avec un PEL/CEL ancien (8 ans+), un Prêt Action Logement (jusqu'à 30 000 € à taux réduit pour les salariés du privé) ou une donation familiale (utiliser l'abattement de 100 000 € parent-enfant). Voir notre simulateur de donation pour l'optimisation fiscale.
Sources et références
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Pour aller plus loin
Le cadre HCSF appliqué aux CDD et intérimaires
La recommandation du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) ne fait aucune distinction explicite entre CDI, CDD, intérim ou indépendants. Les deux contraintes formelles — endettement maximal 35 % des revenus nets et durée 25 ans (27 avec différé) — s'appliquent uniformément. La marge dérogatoire de 20 % peut même bénéficier à un dossier CDD particulièrement solide (CDI promis, apport 25 %+, métier en tension).
Cependant, les banques appliquent des filtres internes bien plus stricts. Selon les statistiques Banque de France 2025, le taux d'acceptation des dossiers de crédit immobilier était d'environ 78 % pour les CDI contre 35 % pour les CDD et intérim, à profil financier équivalent. Les raisons : risque de rupture de revenus, difficultés de qualification par les organismes de caution, image de précarité.
La marche à suivre : comprendre les critères de chaque réseau bancaire, optimiser son dossier sur les leviers internes (apport, reste à vivre, ancienneté professionnelle continue), et viser d'abord les enseignes mutualistes.
Les trois portes d'entrée pour emprunter sans CDI
Aucune banque ne finance un acquéreur en CDD ou intérim « comme un CDI ». Trois schémas alternatifs sont admis, parfois cumulables :
- Trois contrats successifs sans coupure significative. Vous justifiez de trois CDD enchaînés (ou missions intérim) dans le même secteur, sans interruption supérieure à un mois cumulé. L'agence d'intérim fournit une attestation récapitulative 24 mois, ou vous présentez les contrats successifs. Le motif (remplacement, accroissement temporaire, saisonnier) n'a pas d'incidence formelle mais peut influencer l'appréciation au cas par cas.
- Promesse de CDI signée par un employeur solvable. La promesse doit être écrite (article L1242-12 du Code du travail par analogie), mentionner clairement le poste, la rémunération, la date d'effet. Certaines banques exigent que la signature effective du CDI précède la signature de l'offre de prêt — d'où l'importance d'un timing maîtrisé. L'employeur fait l'objet d'un scoring Banque de France (entreprise notée 3++ à 4 idéale).
- Caution solide d'un tiers en CDI. Le parent, le conjoint en CDI ou un proche s'engage à honorer les mensualités en cas de défaut. Cette caution doit elle-même répondre aux critères HCSF (35 % d'endettement maximum tous engagements confondus). C'est la voie privilégiée pour les primo-accédants jeunes en début de carrière.
Le cumul de ces leviers augmente significativement les chances. Un intérimaire avec 3 contrats successifs ET une promesse de CDI ET 25 % d'apport présente un profil compatible avec une banque mutualiste à 90 %.
Banques mutualistes vs banques en ligne — taux d'acceptation CDD
Le choix de la banque est plus déterminant que le profil lui-mêmepour les dossiers CDD/intérim. Voici une grille comparative des taux d'acceptation observés en 2025 par les courtiers spécialisés :
| Réseau bancaire | CDD/intérim | CDI (référence) |
|---|---|---|
| Crédit Mutuel | 55 % | 82 % |
| Crédit Agricole | 52 % | 79 % |
| Caisse d'Épargne | 48 % | 77 % |
| Banque Populaire | 45 % | 76 % |
| BNP Paribas | 28 % | 75 % |
| Société Générale | 25 % | 73 % |
| LCL | 22 % | 72 % |
| Boursorama / Fortuneo / Hello Bank | ~ 5 % | 82 % |
Estimations basées sur les retours des courtiers Vousfinancer, Cafpi et Pretto, 2025. Variabilité significative selon la qualité du dossier.
Les banques mutualistes (Crédit Mutuel, Crédit Agricole) doivent leur souplesse à leur ancrage local : le conseiller connaît le bassin d'emploi, identifie les entreprises fiables et apprécie l'historique professionnel au cas par cas. À l'opposé, les banques en ligne reposent sur des algorithmes de scoring qui rejettent quasi systématiquement tout profil non-CDI.
Caution Crédit Logement, hypothèque et garantie interne
Au-delà de l'acceptation du prêt par la banque, l'organisme de garantiejoue un rôle clé pour les dossiers CDD/intérim. Trois solutions sont possibles :
- Caution Crédit Logement : la plus courante (90 % des prêts CDI), mais avec un taux de refus de 50 % pour les CDD/intérim. Coût : ~ 1,3 % du capital emprunté (en partie restitué à la fin du prêt).
- Hypothèque conventionnelle: alternative de secours, accepte quasiment tous les profils mais coûte plus cher (1,5 à 2 % du capital, soit 2 000 à 4 000 € sur 150 000 € — non restituable). Mainlevée à la revente payante (~ 500 €).
- Privilège du Prêteur de Deniers (PPD) : variante de l'hypothèque uniquement pour l'achat dans l'ancien. Moins cher (~ 0,7 % du capital).
- Garantie interne mutualiste : certaines banques mutualistes proposent leur propre fonds de garantie (CAMCA pour Crédit Agricole, SOCAMI pour Banque Populaire), plus souple sur les CDD que Crédit Logement. À demander explicitement au conseiller.
Sur un projet à 200 000 € financé à 80 % (160 000 € empruntés), l'écart entre Crédit Logement (~ 2 100 €) et hypothèque (~ 2 800 €) représente environ 700 € sur la durée du prêt. C'est moins déterminant que le taux nominal ou le coût de l'assurance, mais bon à intégrer.
Exemple chiffré : intérimaire à 2 500 €/mois
Cas concret : Sophie, 32 ans, intérimaire dans la logistique depuis 4 ans (entreprise utilisatrice principale Geodis), revenu net moyen 12 derniers mois = 2 500 €, apport 30 000 € (PEL 8 ans). Pas de crédit en cours. Trois scénarios :
| Scénario | Mensualité max | Capital sur 25 ans |
|---|---|---|
| 35 % sans décote (banque favorable) | 875 € | 152 000 € |
| 35 % avec décote 10 % standard | 788 € | 137 000 € |
| 35 % avec décote 20 % (banque stricte) | 700 € | 122 000 € |
Hypothèses : taux 3,9 %, assurance 0,18 %/an (majoration courante pour CDD), durée 25 ans.
Avec 30 000 € d'apport et le scénario médian (137 000 € empruntables), Sophie peut viser un bien total à environ 160 000 € (frais de notaire inclus). Une approche multi-banques via courtier maximise ses chances de tomber sur la « banque favorable » qui accepte sans décote.
Comment optimiser un dossier CDD ou intérim en 2026
Sept leviers concrets, classés par impact moyen sur le taux d'acceptation :
- Apport personnel renforcé (20-25 % au lieu de 10 %). Réduit le risque perçu et compense le statut. Cumulez PEL/CEL, livrets, donation familiale (abattement 100 000 € parent-enfant tous les 15 ans).
- Assurance perte d'emploi ou assurance chômage privée. Coût ~ 0,3 à 0,5 % du capital/an, mais facteur décisif pour de nombreuses banques mutualistes.
- Caution familiale en CDI. Un parent, conjoint ou frère/sœur en CDI dans la fonction publique pèse fortement dans la balance. La caution doit elle-même être éligible au HCSF tous engagements confondus.
- Recours à un courtier spécialisé CDD/intérim (Pretto, Cafpi, La Centrale de Financement). Frais : 1 % du capital emprunté max, mais accès à 25-30 banques avec dossier unique. Multipliez le taux d'acceptation par 2 à 3.
- Ancienneté professionnelle continue 24 mois+. Au-delà du critère « 3 contrats », plus l'historique est long, mieux c'est. Demandez à l'agence d'intérim une attestation détaillée de toutes les missions.
- Mise en avant des indemnités stables (précarité 10 %, congés payés 10 %, indemnités de fin de mission). Présentez-les comme « salaire complémentaire systématique » plutôt que « primes ».
- Profil métier en tension. Les métiers en forte demande (BTP, soignants, IT, transport routier) sont mieux notés car le risque de chômage prolongé est faible.
La stratégie gagnante 2026 : courtier spécialisé + banque mutualiste régionale + apport 20 %+ + assurance perte d'emploi + dossier ultra-documenté (24 mois d'historique, lettre de motivation du conseiller).