Barème 2026Mis à jour le
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Calcul du prêt à taux zéro (PTZ)
Le prêt à taux zéro finance une partie de l'achat d'une résidence principale, sans intérêt et avec un différé de remboursement, sous conditions de ressources ; la quotité dépend de la zone, du type de logement (neuf, maison ou ancien avec travaux) et de la tranche de revenus. Le simulateur calcule le montant selon la zone, le revenu fiscal N-2, la taille du foyer et le coût du projet.
Les zones A bis et A partagent le même barème (mêmes plafonds de revenus et d'opération). Le zonage de votre commune est consultable sur le simulateur officiel de l'ANIL.
Depuis le 1er avril 2025, le neuf est éligible dans toutes les zones. L'ancien avec travaux reste réservé aux zones B2 et C, avec un minimum de 25 % de travaux.
Personnes destinées à occuper le logement à titre de résidence principale. Au-delà de 8, le coefficient reste celui de 8 personnes.
Somme des RFR de toutes les personnes du foyer, sur l'avis d'imposition de l'année N-2 (revenus 2024 pour une offre émise en 2026).
Prix d'achat et, le cas échéant, montant des travaux, hors frais de notaire et hors frais d'acte.
ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres
Montant du PTZ
97 200 €
Tranche 2 · Quotité 40 % · 20 ans dont 8 ans de différé
Voir le détail du calcul
- Revenu fiscal de référence
- 40 000,00 €
- Revenu plancher (coût ÷ 9)
- 27 777,78 €
- Revenu retenu
- 40 000,00 €
- Coefficient familial (3 pers.)
- 1,8
- Revenu pondéré
- 22 222,22 €
- Tranche de revenus
- Tranche 2
- Quotité applicable
- 40 %
- Coût de l'opération
- 250 000,00 €
- Plafond d'opération
- 243 000,00 €
- Assiette retenue
- 243 000,00 €
- Montant du PTZ
- 97 200,00 €
- Durée totale
- 20 ans
- Différé de remboursement
- 8 ans
- Mensualité après différé (12 ans)
- 675,00 €
Estimation indicative. Barème du décret n° 2025-299 du 29 mars 2025, applicable aux offres émises jusqu'au 31 décembre 2027 : la loi de finances pour 2026 ne l'a pas revalorisé. Le calcul ne vérifie pas la condition de primo-accession et ne couvre pas les régimes spécifiques (bail réel solidaire, location-accession, logement social vendu à son occupant). Le montant définitif est arrêté par votre banque.
- Barème officiel 2026
- Sources citées
- Calcul dans votre navigateur
- Sans inscription
Mis à jour le Méthode et sources
À combien ai-je droit avec le PTZ en 2026 ?
Le PTZ finance de 10 à 50 % du coût de l'opération (30 % au plus pour une maison neuve), dans la limite d'un plafond par zone et par taille de foyer. Un couple aux revenus modestes achetant un appartement neuf à 260 000 € en zone A obtient 112 500 € sans intérêt, remboursés après 10 ans de différé ; avec 40 000 € de revenu fiscal, il obtient 90 000 €. Réservé aux primo-accédants, offres émises jusqu'au 31 décembre 2027.
Chiffres clés du prêt à taux zéro
Barème des offres de prêt émises du 1er avril 2025 au 31 décembre 2027 (décret n° 2025-299 du 29 mars 2025), que la loi de finances pour 2026 n'a pas modifié.
- 180 000 €montant maximal d'un prêt à taux zéro, atteint par un foyer de cinq personnes ou plus classé en tranche 1 qui achète un appartement neuf en zone A (articles D31-10-9 et D31-10-10 du Code de la construction et de l'habitation).
- 50 %quotité la plus élevée du barème du PTZ, réservée aux ménages de la tranche 1 qui achètent un appartement neuf ou un logement ancien comportant au moins 25 % de travaux (article D31-10-9 du Code de la construction et de l'habitation).
- 30 %quotité d'un ménage de tranche 1 qui achète ou fait construire une maison individuelle neuve, abaissée par le décret n° 2025-299 du 29 mars 2025 en contrepartie de l'ouverture du PTZ à toutes les zones.
- 49 000 €revenu pondéré au-delà duquel aucun PTZ n'est accordé en zone A bis ou A, soit le seuil de la tranche 4 du barème de l'article L31-10-12 du Code de la construction et de l'habitation.
- 28 500 €revenu pondéré au-delà duquel aucun PTZ n'est accordé en zone C, seuil d'éligibilité le plus bas des quatre zones du barème.
- 73 500 €revenu fiscal de référence maximal d'un couple sans enfant pour obtenir un PTZ en zone A bis ou A, le seuil de la tranche 4 étant multiplié par le coefficient familial de 1,5 (service-public.gouv.fr, fiche F10871).
- 360 000 €coût d'opération maximal retenu dans l'assiette du PTZ, pour un foyer de cinq personnes ou plus en zone A bis ou A (article D31-10-10 du Code de la construction et de l'habitation).
- 10 ansdurée du différé pendant lequel un PTZ de tranche 1 ne donne lieu à aucun remboursement, sur une durée totale de prêt de 25 ans (article D31-10-11 du Code de la construction et de l'habitation).
Les conditions du PTZ en 2026
- Primo-accession : aucun des emprunteurs n'a été propriétaire de sa résidence principale dans les deux ans précédant l'offre (exceptions : titulaire d'une carte mobilité inclusion « invalidité », bénéficiaire de l'AAH ou de l'AEEH, logement rendu inhabitable par une catastrophe).
- Résidence principale : le logement doit être occupé au moins huit mois par an, au plus tard un an après l'achat ou la fin des travaux (six ans en cas de logement destiné à la retraite).
- Logement éligible : neuf (appartement ou maison) dans toutes les zones depuis le 1er avril 2025 ; ancien avec au moins 25 % de travaux, uniquement en zones B2 et C, avec une exigence de performance énergétique après travaux ; logement social vendu à son occupant, sous conditions.
- Ressources : revenu fiscal de référence N-2 (avis 2025 sur les revenus 2024 pour une offre en 2026) sous le plafond de la zone, voir tableau ci-dessous.
- Calendrier : offres de prêt émises jusqu'au 31 décembre 2027.
Ce qui a changé au 1er avril 2025 et vaut pour 2026
Jusqu'au 31 mars 2025, le PTZ dans le neuf (achat « classique ») était réservé aux logements en habitat collectif situés en zones A bis, A ou B1 ; une maison individuelle neuve en était exclue, quelle que soit la commune. L'article 90 de la loi de finances pour 2025 a supprimé ces deux conditions de localisation pour les offres émises à compter du 1er avril 2025 : un logement neuf, appartement ou maison, ouvre droit au PTZ partout en France, quelle que soit la zone. L'ancien avec travaux, lui, reste limité aux zones B2 et C.
En contrepartie, le décret n° 2025-299 du 29 mars 2025 fixe une quotité réduite pour la maison individuelle neuve : 30 % en tranche 1, 20 % en tranches 2 et 3, 10 % en tranche 4, contre 50, 40, 40 et 20 % pour un appartement neuf (détail dans la section quotités et plafonds d'opération). Cette quotité réduite ne s'applique pas aux maisons acquises en location-accession (PSLA), en bail réel solidaire ou dans un programme d'accession sociale à TVA réduite (zone ANRU, quartier prioritaire), qui conservent la quotité de droit commun. Le décret ne touche ni aux seuils de tranche, ni aux coefficients familiaux, ni aux plafonds d'opération. Concrètement, une famille qui fait construire en zone C, sans PTZ possible en 2024, y a droit depuis avril 2025.
Ces règles s'appliquent aux offres de prêt émises du 1er avril 2025 au 31 décembre 2027 (BOFiP, actualité du 21 mai 2025 ; service-public.gouv.fr, actualité du 1er avril 2025). La loi de finances pour 2026 ne les a pas modifiées : le barème 2026 est celui d'avril 2025. Au-delà du 31 décembre 2027, une nouvelle loi de finances devra prolonger ou réviser le dispositif ; les conditions applicables à un PTZ sont celles en vigueur à la date d'émission de l'offre de prêt.
Plafonds de revenus 2026 par zone (tranche 4 = plafond d'éligibilité)
Le plafond d'éligibilité correspond au seuil de la tranche 4 multiplié par le coefficient familial. Le tableau donne le revenu fiscal de référence maximal pour être éligible ; les tranches intermédiaires, qui fixent la quotité, sont détaillées ensuite.
| Personnes | Zones A bis et A | Zone B1 | Zone B2 | Zone C |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 49 000 € | 34 500 € | 31 500 € | 28 500 € |
| 2 | 73 500 € | 51 750 € | 47 250 € | 42 750 € |
| 3 | 88 200 € | 62 100 € | 56 700 € | 51 300 € |
| 4 | 102 900 € | 72 450 € | 66 150 € | 59 850 € |
| 5 | 117 600 € | 82 800 € | 75 600 € | 68 400 € |
| 6 | 132 300 € | 93 150 € | 85 050 € | 76 950 € |
| 7 | 147 000 € | 103 500 € | 94 500 € | 85 500 € |
| 8 et plus | 161 700 € | 113 850 € | 103 950 € | 94 050 € |
Source : service-public.gouv.fr, fiche F10871 (vérifiée le 13 février 2026). L'ancien avec travaux n'est éligible qu'en zones B2 et C, avec les mêmes plafonds.
Seuils des tranches (revenu pondéré par le coefficient familial)
| Zone | Tranche 1 | Tranche 2 | Tranche 3 | Tranche 4 |
|---|---|---|---|---|
| A bis et A | ≤ 25 000 € | ≤ 31 000 € | ≤ 37 000 € | ≤ 49 000 € |
| B1 | ≤ 21 500 € | ≤ 26 000 € | ≤ 30 000 € | ≤ 34 500 € |
| B2 | ≤ 18 000 € | ≤ 22 500 € | ≤ 27 000 € | ≤ 31 500 € |
| C | ≤ 15 000 € | ≤ 19 500 € | ≤ 24 000 € | ≤ 28 500 € |
Quotités et plafonds d'opération
| Logement | Tranche 1 | Tranche 2 | Tranche 3 | Tranche 4 |
|---|---|---|---|---|
| Appartement neuf (toutes zones) | 50 % | 40 % | 40 % | 20 % |
| Maison neuve (toutes zones) | 30 % | 20 % | 20 % | 10 % |
| Ancien avec travaux ≥ 25 % (B2 et C) | 50 % | 40 % | 40 % | 20 % |
| Personnes | A bis et A | B1 | B2 | C |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 150 000 € | 135 000 € | 110 000 € | 100 000 € |
| 2 | 225 000 € | 202 500 € | 165 000 € | 150 000 € |
| 3 | 270 000 € | 243 000 € | 198 000 € | 180 000 € |
| 4 | 315 000 € | 283 500 € | 231 000 € | 210 000 € |
| 5 et plus | 360 000 € | 324 000 € | 264 000 € | 240 000 € |
Le PTZ maximal théorique vaut donc 50 % × 360 000 € = 180 000 € (foyer de cinq personnes ou plus, tranche 1, appartement neuf en zone A). Pour une personne seule en zone C achetant une maison neuve en tranche 1, il tombe à 30 % × 100 000 € = 30 000 €.
Quatre situations calculées avec le simulateur
| Situation | Revenu pondéré | Tranche / quotité | PTZ | Remboursement |
|---|---|---|---|---|
| Personne seule, zone B1, RFR 24 000 €, appartement neuf 180 000 € | 24 000 € | T2 / 40 % de 135 000 € | 54 000 € | 375 €/mois pendant 12 ans, après 8 ans |
| Couple, zone A, RFR 20 000 €, appartement neuf 260 000 € | 19 259 € (revenu plancher 28 889 € ÷ 1,5) | T1 / 50 % de 225 000 € | 112 500 € | 625 €/mois pendant 15 ans, après 10 ans |
| Famille de 4, zone B2, RFR 45 000 €, maison neuve 240 000 € | 21 429 € | T2 / 20 % de 231 000 € | 46 200 € | 321 €/mois pendant 12 ans, après 8 ans |
| Famille de 3, zone C, RFR 30 000 €, ancien + travaux 160 000 € | 16 667 € | T2 / 40 % de 160 000 € | 64 000 € | 444 €/mois pendant 12 ans, après 8 ans |
Dans le deuxième cas, le revenu fiscal (20 000 €) est inférieur au revenu plancher (260 000 ÷ 9 = 28 889 €) : c'est ce dernier qui est retenu. Le ménage reste en tranche 1, mais un projet plus cher l'aurait fait basculer en tranche 2 et réduit la quotité à 40 %. Le prêt principal, lui, doit respecter la règle des 35 % d'effort du HCSF : vérifiez-le avec le simulateur de capacité d'emprunt.
Ce que le PTZ fait gagner concrètement
Sur un PTZ de 90 000 € (tranche 2, 20 ans dont 8 de différé), le gain se mesure par rapport à un prêt classique de même montant. D'après la Banque de France, le taux moyen des crédits à l'habitat était de 3,27 % en juin 2026 ; à ce taux, 90 000 € sur 20 ans coûteraient environ 32 700 € d'intérêts. Le PTZ les supprime, et le différé de 8 ans allège de surcroît les premières années. Le montant du prêt principal étant réduit d'autant, la mensualité globale baisse : sur une opération à 260 000 € financée à 3,3 % sur 25 ans, remplacer 90 000 € de prêt bancaire par un PTZ fait passer la mensualité initiale de 1 274 € à environ 833 € pendant le différé.
Pièges fréquents
- Le revenu de l'année N-2 : une hausse de salaire en 2025 ou 2026 n'affecte pas l'éligibilité d'une offre émise en 2026 (RFR 2024), mais le revenu plancher peut vous faire changer de tranche si le projet est cher par rapport aux revenus.
- Revenus de tous les occupants : le revenu retenu additionne le RFR N-2 de l'emprunteur et celui de chaque personne destinée à occuper le logement qui n'est pas rattachée à son foyer fiscal (concubin non co-emprunteur, enfant majeur imposé séparément), revenus perçus à l'étranger compris, justificatifs à l'appui. Saisissez donc le total de ces RFR dans le simulateur.
- Le nombre de personnes retenu est celui des occupants du logement, enfants à charge compris, y compris un enfant à naître attesté par certificat de grossesse.
- Zone du logement, pas du domicile actuel : le zonage A bis/A/B1/B2/C s'apprécie à l'adresse du bien acheté.
- Ancien avec travaux : les travaux d'amélioration ou d'économies d'énergie doivent représenter au moins 25 % du coût total de l'opération, commencer après l'obtention du PTZ (sauf vente d'immeuble à rénover ou location-accession) et être achevés dans les trois ans suivant l'émission de l'offre, délai prolongeable sur demande motivée dans certains cas. Le logement doit atteindre, avant ou après travaux, la classe D du DPE (ou une consommation inférieure à 331 kWh/m² par an si un DPE antérieur au 30 juin 2021 est encore valide). Les devis et une attestation sur l'honneur sont à joindre à la demande.
- Frais de notaire : ils ne font pas partie du coût de l'opération finançable par le PTZ. Estimez-les avec le simulateur de frais de notaire (2 à 3 % dans le neuf, 7 à 8 % dans l'ancien).
Cas particuliers : revente, deuxième PTZ, location, cumul
- Revente ou donation avant la fin du prêt : toute vente ou donation du logement rend exigible le capital restant dû du PTZ, au plus tard lors des formalités de publicité foncière (art. L31-10-6 CCH). Vous pouvez toutefois demander à la banque le transfert du PTZ sur une nouvelle opération : dans les six ans suivant le premier déblocage des fonds, la nouvelle acquisition doit remplir les conditions du PTZ en vigueur au moment du transfert ; au-delà, le transfert est possible sur tout achat ou construction d'une nouvelle résidence principale. La banque peut refuser si le transfert dégrade significativement ses garanties.
- Mise en location pendant les six premières années : le logement doit rester la résidence principale du ménage (au moins huit mois par an) pendant six ans à compter du premier déblocage des fonds, sauf remboursement anticipé du PTZ. Sur cette période, la location n'est admise qu'en cas de mobilité professionnelle (au moins 50 km ou 1 h 30 de trajet), de décès, de divorce ou de dissolution de PACS, d'invalidité ou de chômage de plus d'un an, et à condition de louer vide, comme résidence principale du locataire, sous plafonds de loyer et de ressources (plafonds PLS). La location saisonnière ou meublée et l'usage en résidence secondaire sont exclus. Cas à part : l'achat en vue de la retraite, qui doit intervenir dans les six ans, avec location obligatoire jusque-là. Passé six ans, l'usage du logement est libre.
- Deuxième PTZ : un seul PTZ est accordé par opération, mais les textes n'interdisent pas d'en obtenir un autre pour un achat ultérieur, dès lors que la condition de primo-accession est à nouveau remplie, c'est-à-dire ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux années précédant la nouvelle offre. Le premier PTZ a été soldé à la vente du logement (le capital restant dû devient exigible), à moins qu'il n'ait été transféré sur la nouvelle opération.
- Ancien en zone A bis, A ou B1 : aucun PTZ n'est possible pour un logement ancien avec travaux dans ces zones. Seule exception, l'achat d'un logement du parc social (organisme HLM ou société d'économie mixte) par son locataire ou, sous conditions de ressources, par un autre ménage : le PTZ est alors ouvert dans toutes les zones, avec ou sans travaux, à hauteur d'une quotité fixe de 20 % du coût de l'opération.
- Champ de la primo-accession : la condition s'apprécie pour chaque emprunteur et co-emprunteur, pas pour les autres occupants du logement. Détenir seulement l'usufruit ou la nue-propriété de sa résidence principale n'y fait pas obstacle. En cas de catastrophe ayant rendu le logement définitivement inhabitable, la demande de PTZ doit être déposée dans les deux ans suivant la publication de l'arrêté qui la constate.
- Cumul avec les autres financements : le PTZ complète obligatoirement au moins un autre prêt (prêt bancaire classique, prêt d'accession sociale, prêt conventionné, prêt épargne logement, prêt Action Logement) et ne peut pas dépasser le total des autres prêts d'une durée d'au moins deux ans (en tranche 1, il peut le dépasser d'un quart au plus) : un apport élevé qui réduit le prêt principal réduit d'autant le PTZ possible. Pour la part travaux, il se cumule avec l'éco-PTZ (les montants financés par l'éco-PTZ sont alors exclus du coût de l'opération retenu) et, depuis le 21 mars 2025, avec les aides de l'Anah, MaPrimeRénov' comprise. Les aides locales à l'accession restent cumulables.
Le PTZ se demande auprès d'un établissement ayant signé une convention avec l'État (liste sur service-public.gouv.fr), en complément du prêt principal ; l'établissement apprécie librement votre solvabilité et n'est pas tenu de l'accorder. Le dossier comprend notamment les avis d'imposition N-2 de toutes les personnes destinées à occuper le logement et les attestations sur l'honneur prévues par l'arrêté du 30 décembre 2010 (primo-accession, travaux dans l'ancien), avec les devis le cas échéant.
Pour préparer le reste du financement, voyez la check-list du premier achat immobilier.
Comment est calculé ce résultat ?
Le montant du prêt à taux zéro (PTZ) est égal à une quotité de 10 % à 50 % du coût de l'opération, fixée par l'article D31-10-9 du Code de la construction et de l'habitation selon la tranche de revenus du ménage et le type de logement, et appliquée au coût de l'opération retenu dans la limite des plafonds de l'article D31-10-10 du même code.
Ce prêt sans intérêt garanti par l'État est réservé aux primo-accédants qui financent leur résidence principale, en complément d'au moins un autre prêt (Code de la construction et de l'habitation, art. L31-10-1 et suivants). Le simulateur applique le barème en vigueur pour les offres émises depuis le 1er avril 2025, reconduit sans changement pour 2026.
- Revenu retenu = max(revenu fiscal de référence N-2 ; coût de l'opération ÷ 9). Ce « revenu plancher » évite qu'un ménage à revenus temporairement bas achète un bien hors de proportion.
- Revenu pondéré = revenu retenu ÷ coefficient familial (1 ; 1,5 ; 1,8 ; 2,1 ; 2,4 ; 2,7 ; 3 ; 3,3 de une à huit personnes et plus).
- Tranche 1 à 4 : comparaison du revenu pondéré aux quatre seuils de la zone. Au-delà du seuil de la tranche 4, pas de PTZ.
- Assiette = min(coût de l'opération ; plafond d'opération de la zone pour la taille du foyer).
- Montant du PTZ = assiette × quotité de la tranche (50/40/40/20 % en appartement neuf ou ancien avec travaux, 30/20/20/10 % en maison neuve).
- Durée et différé selon la tranche : 25 ans dont 10 de différé (T1), 20 dont 8 (T2), 15 dont 2 (T3), 10 sans différé (T4). Mensualité après différé = PTZ ÷ (années de remboursement × 12).
Exemple : couple, zone A, RFR 40 000 €, appartement neuf à 260 000 €. Revenu plancher 28 889 € < 40 000 €, donc revenu retenu 40 000 € ; pondéré 40 000 ÷ 1,5 = 26 667 €, soit la tranche 2 en zone A (seuils 25 000 / 31 000 / 37 000 / 49 000 €). Assiette plafonnée à 225 000 €, quotité 40 % : PTZ = 90 000 €, remboursé 625 €/mois pendant 12 ans après 8 ans de différé.
Limites du calcul : le simulateur ne vérifie pas la condition de primo-accession, ne contrôle ni la part minimale de travaux (25 %) ni la performance énergétique exigée dans l'ancien, et n'applique pas le plafonnement du PTZ au montant des autres prêts (art. L31-10-8 CCH). Il ne couvre pas les régimes particuliers (bail réel solidaire, location-accession, vente d'un logement social à son occupant). Le montant définitif est arrêté par la banque.
Sources et références
Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.
- Service-Public.fr : Prêt à taux zéro (PTZ) : conditions, plafonds de ressources, quotités et plafonds d'opération (fiche F10871)
- Service-Public.fr : Prêt à taux zéro : quelles nouveautés ? (actualité du 1er avril 2025 : extension au neuf sur tout le territoire, maisons individuelles, quotités, fin du dispositif au 31 décembre 2027)
- ANIL, analyse juridique n° 2025-08 : PTZ, offres de prêt émises à compter du 1er avril 2025 (occupation six ans, mise en location dérogatoire, transfert du prêt, primo-accession, travaux dans l'ancien, quotités, cumul Anah)
- BOFiP, actualité du 21 mai 2025 : aménagement temporaire du crédit d'impôt PTZ (loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025, art. 90 ; décret n° 2025-299 ; offres émises du 1er avril 2025 au 31 décembre 2027)
- Code de la construction et de l'habitation, art. L31-10-1 et suivants (conditions du PTZ), L31-10-6 (occupation, mutation et transfert du prêt), L31-10-12 (coefficient familial), D31-10-9 à D31-10-11 (quotités, plafonds d'opération, durées)
- Décret n° 2025-299 du 29 mars 2025 relatif aux prêts ne portant pas intérêt consentis pour financer la primo-accession à la propriété (barème applicable aux offres émises du 1er avril 2025 au 31 décembre 2027)
- Banque de France : Crédits aux particuliers, juin 2026 (taux moyen des crédits à l'habitat)
- HCSF : Décisions relatives aux conditions d'octroi des crédits immobiliers (taux d'effort 35 %)
Questions fréquentes
Qui a droit au PTZ en 2026 ?
Le prêt à taux zéro est réservé aux personnes qui n'ont pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux années précédant l'offre de prêt, pour financer un logement qui deviendra leur résidence principale. Le revenu fiscal de référence de l'année N-2 (2024 pour une offre émise en 2026) ne doit pas dépasser le plafond de la tranche 4 de la zone : 49 000 € pour une personne seule en zone A ou A bis, 34 500 € en B1, 31 500 € en B2, 28 500 € en zone C, multipliés par le coefficient familial (1,5 pour deux personnes, 1,8 pour trois, 2,1 pour quatre).
Quel est le montant maximum du PTZ ?
Le PTZ finance au plus 50 % du coût de l'opération, lui-même retenu dans la limite d'un plafond qui dépend de la zone et de la taille du foyer. Le maximum absolu est atteint en zone A ou A bis par un foyer de 5 personnes ou plus en tranche 1 achetant un appartement neuf : 50 % de 360 000 €, soit 180 000 €. Pour une personne seule en zone A, le maximum est de 75 000 € (50 % de 150 000 €). Pour une maison neuve, la quotité est divisée par deux (30 % au plus).
Le PTZ est-il possible pour une maison neuve ou dans l'ancien ?
Depuis le 1er avril 2025, le neuf est éligible partout en France, appartement comme maison individuelle. La quotité est toutefois plus faible pour une maison : 30 % en tranche 1, 20 % en tranches 2 et 3, 10 % en tranche 4, contre 50 %, 40 %, 40 % et 20 % pour un appartement neuf. L'achat d'un logement ancien n'ouvre droit au PTZ qu'en zones B2 et C, à condition que les travaux représentent au moins 25 % du coût total de l'opération.
Comment est calculée ma tranche de revenus ?
On retient le plus élevé de deux montants : votre revenu fiscal de référence N-2 et le coût de l'opération divisé par 9 (le « revenu plancher »). Ce revenu est divisé par le coefficient familial (1 pour une personne, 1,5 pour deux, 1,8 pour trois, 2,1 pour quatre, 2,4 pour cinq, jusqu'à 3,3 pour huit et plus), puis comparé aux seuils de la zone. En zone B1 : jusqu'à 21 500 € tranche 1, 26 000 € tranche 2, 30 000 € tranche 3, 34 500 € tranche 4. Exemple : un couple en zone A avec 40 000 € de RFR a un revenu pondéré de 26 667 €, soit la tranche 2.
Combien de temps dure le remboursement du PTZ ?
La durée dépend de la tranche. Tranche 1 : 25 ans, dont 10 ans de différé total puis 15 ans de remboursement. Tranche 2 : 20 ans, dont 8 ans de différé puis 12 ans. Tranche 3 : 15 ans, dont 2 ans de différé puis 13 ans. Tranche 4 : 10 ans, sans différé. Pendant le différé, vous ne remboursez rien sur le PTZ ; seule la mensualité du prêt principal court. Un PTZ de 90 000 € en tranche 2 se rembourse ainsi à 625 €/mois pendant 12 ans, à partir de la 9e année.
Le PTZ peut-il financer la totalité de l'achat ?
Non. Le PTZ est un prêt complémentaire qui s'ajoute obligatoirement à un ou plusieurs autres prêts (prêt bancaire classique, prêt d'accession sociale, prêt Action Logement). Il ne peut pas dépasser le montant total des autres prêts d'une durée d'au moins deux ans, sauf en tranche 1 de revenus où il peut les dépasser d'un quart au plus (fiche F10871). Il ne couvre pas non plus les frais de notaire, à financer sur l'apport ou par le prêt principal.
Le PTZ compte-t-il dans le taux d'endettement ?
Pendant la période de différé, le PTZ ne génère aucune mensualité ; les banques intègrent en général la mensualité du PTZ dans le taux d'effort à partir du moment où elle devient exigible, ce qui peut les conduire à raccourcir le prêt principal ou à prévoir un lissage des échéances. Le taux d'effort global reste plafonné à 35 % (règle HCSF), assurance comprise, sur l'ensemble des prêts.
Jusqu'à quand le PTZ est-il prolongé ?
Le dispositif actuel s'applique aux offres de prêt émises jusqu'au 31 décembre 2027 (loi de finances pour 2025 et décret n° 2025-299 du 29 mars 2025). Les plafonds de ressources, quotités et plafonds d'opération sont ceux entrés en vigueur le 1er avril 2025 ; la loi de finances pour 2026 ne les a pas modifiés.