1. Taux moyens août 2026 par durée (Observatoire Crédit Logement/CSA)
Les taux ci-dessous sont les taux nominaux hors assurance effectivement accordés en août 2026, publiés par l'Observatoire Crédit Logement/CSA (prêts du secteur concurrentiel). Le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) ajoute l'assurance, les frais de dossier et la garantie : comptez en général 0,5 à 0,8 point de plus. La durée moyenne des prêts accordés était de 252 mois (21 ans).
| Durée | Taux nominal moyen (août 2026) | Mensualité pour 200 000 € | Intérêts totaux |
|---|---|---|---|
| 15 ans | 3,14 % | 1 395 € | 51 041 € |
| 20 ans | 3,27 % | 1 136 € | 72 741 € |
| 25 ans | 3,35 % | 985 € | 95 569 € |
| Toutes durées | 3,31 % | - | - |
Mensualités et intérêts calculés avec le simulateur de prêt du site, hors assurance emprunteur. Source des taux : Observatoire Crédit Logement/CSA, analyse du marché d'août 2026 (taux moyen 3,24 % dans le neuf, 3,30 % dans l'ancien). Les durées de 7, 10 ou 30 ans ne font pas l'objet d'une publication par durée : demandez un barème à votre banque.
2. Ce qui fait varier le taux selon votre profil
À durée égale, le taux proposé dépend de l'apport (au moins les frais d'acquisition, idéalement 10 à 20 % du prix), de la stabilité des revenus (CDI, fonction publique, ancienneté pour les indépendants), du taux d'endettement après opération (35 % maximum, assurance comprise), du reste à vivre et de la tenue des comptes (absence de découverts et de crédits à la consommation en cours). Les banques appliquent aussi des décotes commerciales selon leurs objectifs du moment : le même dossier peut obtenir des offres qui s'écartent de plusieurs dixièmes de point d'une banque à l'autre, d'où l'intérêt de solliciter plusieurs établissements ou un courtier. Les grilles « profil excellent / bon / moyen » diffusées par les courtiers ne sont pas des statistiques officielles : seule la moyenne publiée par l'Observatoire Crédit Logement/CSA fait référence.
3. Évolution des taux depuis 2022 : situation au 15 septembre 2026
Après des taux historiquement bas (1,06 % en décembre 2021), la remontée amorcée en 2022 a culminé fin 2023 à 4,20 % en moyenne : le taux moyen a été multiplié par quatre en deux ans. La détente de 2024 (recul de 7 points de base par mois en moyenne) puis de 2025 a ramené le taux moyen à un point bas de 3,06 % en juin 2025, avant une remontée à 3,16 % en décembre 2025. En 2026, la tendance est à une légère hausse : stabilisation autour de 3,23 % de février à juin, puis progression de 3 points de base par mois pour atteindre 3,31 % en août. Sur la période décembre 2025 - août 2026, les taux accordés ont augmenté de 0,05 point sur 15 ans et de 0,10 point sur 20 et 25 ans ; la hausse plus marquée de la moyenne (+0,15 point) s'explique par le recours accru aux durées longues : un prêt sur deux (49,3 %) est désormais accordé sur 25 ans ou plus.
| Période | Taux moyen (toutes durées) | Mensualité 200 000 € sur 20 ans | Intérêts totaux |
|---|---|---|---|
| Décembre 2021 | 1,06 % | 925 € | 22 036 € |
| Décembre 2022 | 2,34 % | 1 044 € | 50 629 € |
| Décembre 2023 (pic) | 4,20 % | 1 233 € | 95 954 € |
| Décembre 2024 | 3,32 % | 1 142 € | 73 961 € |
| Juin 2025 (point bas) | 3,06 % | 1 115 € | 67 651 € |
| Décembre 2025 | 3,16 % | 1 125 € | 70 068 € |
| Février à juin 2026 (plateau) | 3,23 % | 1 132 € | 71 767 € |
| Août 2026 | 3,31 % | 1 140 € | 73 717 € |
Taux moyens Observatoire Crédit Logement/CSA (bilans 2022 et 2024, analyses du 4e trimestre 2025 et d'août 2026). La mensualité est calculée avec le simulateur de prêt du site au taux moyen toutes durées, appliqué à 20 ans pour rendre les périodes comparables, hors assurance.
Entre décembre 2021 et août 2026, la mensualité d'un prêt de 200 000 € sur 20 ans est ainsi passée de 925 € à 1 140 €, soit 215 € de plus par mois et environ 51 700 € d'intérêts supplémentaires sur la durée. À l'inverse, le pic de décembre 2023 coûtait encore 93 € de plus par mois qu'en août 2026 : les emprunteurs de fin 2023 ont intérêt à chiffrer une renégociation ou un rachat de crédit, indemnités de remboursement anticipé comprises. Chaque dixième de point représente, sur 200 000 € empruntés sur 20 ans, environ 10 € de mensualité et 2 400 € d'intérêts sur la durée ; un passage de 3,27 % à 4 % coûterait 76 € de plus par mois et environ 18 100 € d'intérêts.
Pourquoi les taux remontent : les facteurs au 15 septembre 2026
Les banques françaises prêtent à taux fixe sur 20 à 25 ans et se refinancent sur des ressources longues : leur référence est le rendement de l'OAT à 10 ans (taux auquel l'État emprunte à dix ans), davantage que les taux directeurs de la BCE, qui pilotent le coût de l'argent à court terme. Trois faits datés expliquent la hausse en cours :
- OAT 10 ans : l'indice TEC 10 publié chaque jour par l'Agence France Trésor est passé de 4,19 % le 1er septembre à 4,52 % le 15 septembre 2026. Un crédit accordé à 3,27 % sur 20 ans avec une ressource au-dessus de 4 % n'est pas rentable pour la banque, ce qui pousse les barèmes vers le haut. L'Observatoire Crédit Logement/CSA relève dans son analyse d'août une « forte détérioration des marchés obligataire et boursier français ».
- BCE : le Conseil des gouverneurs a relevé ses taux directeurs de 25 points de base le 10 septembre 2026, deuxième hausse de l'année après celle de juin. À compter du 16 septembre, la facilité de dépôt est à 2,50 %, le taux de refinancement à 2,65 % et la facilité de prêt marginal à 2,90 %. La BCE projette une inflation de 3,0 % en 2026, 2,5 % en 2027 et 2,1 % en 2028.
- Marges bancaires : au premier semestre 2026, les banques ont « préservé leurs volumes de production en différant les ajustements tarifaires », au prix d'une compression de leurs marges (Observatoire Crédit Logement/CSA), avant de relever leurs barèmes de 3 points de base par mois en juillet et en août. La série officielle de la Banque de France (taux des crédits nouveaux à l'habitat, hors renégociations) confirme le mouvement : 3,27 % en juin, 3,30 % en juillet 2026.
Perspectives : ce que les données permettent de dire
Les prévisions de taux diffusées par les courtiers ne reposent pas sur une publication officielle et ne sont pas reprises ici. Au 15 septembre 2026, les données disponibles vont dans le sens d'une poursuite de la hausse des barèmes : tant que l'OAT 10 ans resterait au-dessus de 4 % et que la BCE poursuivrait son resserrement face à une inflation projetée à 3,0 % en 2026, les banques auraient peu de marge pour baisser leurs taux. En sens inverse, leur production de crédits recule de 16,8 % en trimestre glissant (juin-août 2026, Observatoire Crédit Logement/CSA), ce qui les incite à rester compétitives sur les bons dossiers. Autre repère du même rapport : le coût relatif des opérations atteint 4,2 années de revenus en août 2026, les revenus des emprunteurs (+1,5 % sur les huit premiers mois de l'année) progressant deux fois moins vite que le coût des opérations (+3,1 %) ; la détente des taux de 2024-2025 a donc été plus que compensée par la hausse du coût des opérations.
4. Taux d'usure 2026 : par trimestre
Le taux d'usure est le TAEG maximum légal qu'une banque peut proposer. Il est publié chaque trimestre par la Banque de France selon la formule : taux effectif moyen du trimestre précédent × 1,333. Tout dépassement est sanctionné.
| Catégorie de prêt | T3 2026 (1er juillet) | T4 2026 (1er octobre) |
|---|---|---|
| Prêt immobilier à taux fixe < 10 ans | 4,07 % | 4,09 % |
| Prêt immobilier à taux fixe de 10 à moins de 20 ans | 4,57 % | 4,68 % |
| Prêt immobilier à taux fixe ≥ 20 ans | 5,29 % | 5,40 % |
| Prêt immobilier à taux variable | 5,28 % | 5,52 % |
| Prêt relais | 6,39 % | 6,49 % |
| Crédit à la consommation ≤ 3 000 € | 23,53 % | 23,60 % |
| Crédit à la consommation de 3 001 à 6 000 € | 15,67 % | 15,76 % |
| Crédit à la consommation > 6 000 € | 8,56 % | 8,56 % |
Le taux effectif moyen constaté par la Banque de France au 3e trimestre 2026 sur les prêts à taux fixe de 20 ans et plus (4,05 %, base du seuil de 5,40 %) dépasse le taux nominal moyen (3,27 à 3,35 %) d'environ 0,7 à 0,8 point : l'écart correspond à l'assurance, aux frais de dossier et de garantie que le TAEG intègre. Celui des prêts à taux variable (4,14 %) le dépasse désormais de près de 0,1 point : aucune décote ne compense le risque de hausse. Avec des taux nominaux autour de 3,3 %, le seuil de 5,40 % ne bloque que les dossiers dont l'assurance est très chère (âge, santé, profession) ; il reste le plafond à surveiller si les taux remontent vite.
Source : Banque de France, taux d'usure des 3e et 4e trimestres 2026 (taux du 4e trimestre publiés par la Banque de France le 28 septembre 2026, Code de la consommation art. L314-6 et D314-15). Le taux du 1er trimestre 2027 sera publié fin décembre 2026.
5. Plafond HCSF 2026 : endettement et durée
Le Haut Conseil de Stabilité Financière impose depuis 2022 des règles strictes aux banques pour limiter l'exposition au risque immobilier. Tolérance de 20 % de production hors normes (résidence principale et primo-accédants prioritaires).
| Critère | Norme HCSF | Application |
|---|---|---|
| Taux d'endettement maximal | 35 % | Mensualité / revenus nets (assurance incluse) |
| Durée maximale | 25 ans | Hors différé d'amortissement de 2 ans au plus (VEFA, construction, ancien avec travaux d'au moins 10 % du coût de l'opération depuis le 1er janvier 2024, décision D-HCSF-2023-6), soit 27 ans au total |
| Tolérance hors normes | 20 % | De la production trimestrielle |
| Dont résidence principale | 70 % | De la tolérance |
| Dont primo-accédants | 30 % | De la tolérance |
| Reste de la marge (30 %) | Libre | Y compris investissement locatif |
| Revenus retenus | Revenus nets avant impôt | Loyers généralement comptés à 70-80 % par les banques |
| Saut de charge | À analyser | Mensualité / loyer actuel |
6. Assurance emprunteur 2026 : taux et options
L'assurance emprunteur représente 0,10 à 0,60 % du capital emprunté par an selon l'âge, la santé et la profession. La loi Lemoine de 2022 permet de résilier à tout moment et de souscrire en délégation externe, souvent nettement moins chère que le contrat groupe de la banque pour les emprunteurs jeunes et sans risque de santé particulier.
- Loi Lemoine (28 février 2022) : résiliation possible à tout moment sans frais, et suppression du questionnaire de santé pour les prêts dont la part assurée n'excède pas 200 000 € par assuré et qui s'achèvent avant les 60 ans de l'emprunteur.
- Convention AERAS : droit à l'oubli de 5 ans après la fin d'un protocole de soins pour les cancers et l'hépatite C, et grille de référence pour d'autres pathologies, dans la limite de 420 000 € de capital assuré.
- La banque ne peut refuser une délégation d'assurance dont les garanties sont équivalentes à celles de son contrat groupe ; elle a 10 jours ouvrés pour répondre à une demande de substitution.
7. Sources officielles
- Observatoire Crédit Logement/CSA : analyse du marché des crédits immobiliers, août 2026 (taux moyens par durée, durée moyenne, production, coût relatif) et analyse du 4e trimestre 2025 (point bas de juin 2025)
- Crédit Logement : bilan 2024 (4,20 % fin 2023, 3,32 % en décembre 2024) et bilan 2022 (1,06 % en décembre 2021, 2,34 % en décembre 2022)
- Banque de France : crédits aux particuliers, juillet 2026 (taux des crédits nouveaux à l'habitat hors renégociations)
- Banque de France : taux d'usure applicables au 4e trimestre 2026 (art. L314-6 du Code de la consommation, taux effectifs moyens du 3e trimestre) et Service-Public : le TAEG (F2456)
- Agence France Trésor : indice TEC 10 du jour (rendement de l'OAT à 10 ans, valeurs quotidiennes de septembre 2026)
- BCE : décisions de politique monétaire du 10 septembre 2026 et historique des taux directeurs
- Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) : décision D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021 (taux d'effort 35 %, durée 25 ans), modifiée par la décision D-HCSF-2023-6 du 18 décembre 2023 (part minimale de travaux ramenée de 25 % à 10 % pour le différé de 2 ans, en vigueur le 1er janvier 2024) ; FAQ officielle du HCSF (PDF), question 4
- Service-Public : assurance emprunteur d'un crédit immobilier (F1671) (résiliation à tout moment, loi Lemoine) et loi n° 2022-270 du 28 février 2022 sur legifrance.gouv.fr
Questions fréquentes sur les taux immobiliers 2026
Quel est le taux moyen d'un prêt immobilier en 2026 ?
En août 2026, les taux moyens hors assurance effectivement accordés sont de 3,14 % sur 15 ans, 3,27 % sur 20 ans et 3,35 % sur 25 ans, soit 3,31 % toutes durées confondues (Observatoire Crédit Logement/CSA). Les meilleurs dossiers (apport, revenus stables, endettement contenu) obtiennent moins, les dossiers plus fragiles davantage : faire jouer la concurrence reste le levier le plus efficace.
Qu'est-ce que le taux d'usure et comment est-il fixé ?
Le taux d'usure est le TAEG maximal légal qu'une banque peut pratiquer, assurance et frais inclus. La Banque de France le calcule chaque trimestre : taux effectif moyen du trimestre précédent majoré d'un tiers. Un dossier dont le TAEG dépasse l'usure est automatiquement refusé : c'est souvent le cas des emprunteurs seniors dont l'assurance est chère.
Vaut-il mieux attendre une baisse des taux pour acheter ?
Attendre une hypothétique baisse est un pari risqué : une baisse de 0,3 point réduit la mensualité d'environ 23 € pour 150 000 € sur 20 ans, mais pendant ce temps les prix peuvent remonter et vous payez un loyer. Si votre projet est solide et votre taux d'endettement sous 35 %, la renégociation ou le rachat de crédit permettront de profiter d'une future baisse de toute façon.
Quel apport faut-il pour emprunter en 2026 ?
Les banques attendent généralement un apport couvrant au minimum les frais d'acquisition, soit 8 à 10 % du prix dans l'ancien (frais de notaire 7-8 % + garantie). Un apport de 15 à 20 % du prix total améliore nettement le taux proposé. Quelques établissements financent encore à 110 % (prix + frais) pour les jeunes actifs à fort potentiel, mais c'est devenu rare.
Taux fixe ou taux variable : que choisir en 2026 ?
Plus de 95 % des prêts français sont à taux fixe, et c'est généralement le bon choix : vous sécurisez votre mensualité sur toute la durée. Le taux variable (capé +1/+2 points) n'a d'intérêt que si les taux sont durablement orientés à la baisse ou pour un projet court (revente prévue sous 5 ans). Vérifiez toujours le cap et la possibilité de passage à taux fixe.