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Taux prêt immobilier 2026 (par durée et profil)

En août 2026, le taux moyen des crédits immobiliers accordés s'établit à 3,31 % toutes durées confondues (3,14 % sur 15 ans, 3,27 % sur 20 ans, 3,35 % sur 25 ans), selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA. Cette page recense les taux moyens par durée, ce qui fait varier le taux selon le profil, le taux d'usure du trimestre (Banque de France), le plafond HCSF de 35 % et l'évolution depuis le pic de fin 2023.

Chiffres clés du crédit immobilier en 2026

Taux moyens d'août 2026, taux d'usure du 4e trimestre 2026 et normes d'octroi en vigueur. Chaque valeur est reprise d'une section de cette page.

  • 3,14 %taux nominal moyen hors assurance des crédits immobiliers accordés sur 15 ans en août 2026, publié par l'Observatoire Crédit Logement/CSA dans son analyse mensuelle du marché des crédits immobiliers.
  • 3,27 %taux nominal moyen hors assurance des crédits accordés sur 20 ans en août 2026, durée la plus proche de la durée moyenne des prêts (Observatoire Crédit Logement/CSA, analyse d'août 2026).
  • 3,35 %taux nominal moyen hors assurance des crédits accordés sur 25 ans en août 2026, durée désormais retenue pour près d'un prêt sur deux (Observatoire Crédit Logement/CSA, analyse d'août 2026).
  • 3,31 %taux nominal moyen des crédits immobiliers accordés en août 2026, toutes durées confondues (Observatoire Crédit Logement/CSA, analyse du marché des crédits immobiliers d'août 2026).
  • 5,40 %taux d'usure applicable du 1er octobre au 31 décembre 2026 aux prêts immobiliers à taux fixe de 20 ans et plus, TAEG maximal légal publié par la Banque de France (code de la consommation, articles L314-6 et D314-15).
  • 35 %taux d'effort maximal, assurance comprise, qu'une banque peut retenir pour un crédit immobilier (décision n° D-HCSF-2021-7 du Haut Conseil de stabilité financière du 29 septembre 2021).
  • 25 ansdurée maximale d'un crédit immobilier admise par la décision n° D-HCSF-2021-7 du Haut Conseil de stabilité financière, hors différé d'amortissement.
  • 200 000 €part assurée en deçà de laquelle aucun questionnaire de santé ne peut être exigé pour un crédit immobilier qui s'achève avant le soixantième anniversaire de l'emprunteur (loi n° 2022-270 du 28 février 2022, dite loi Lemoine).

1. Taux moyens août 2026 par durée (Observatoire Crédit Logement/CSA)

Les taux ci-dessous sont les taux nominaux hors assurance effectivement accordés en août 2026, publiés par l'Observatoire Crédit Logement/CSA (prêts du secteur concurrentiel). Le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) ajoute l'assurance, les frais de dossier et la garantie : comptez en général 0,5 à 0,8 point de plus. La durée moyenne des prêts accordés était de 252 mois (21 ans).

Taux moyens prêt immobilier août 2026 par durée
DuréeTaux nominal moyen (août 2026)Mensualité pour 200 000 €Intérêts totaux
15 ans3,14 %1 395 €51 041 €
20 ans3,27 %1 136 €72 741 €
25 ans3,35 %985 €95 569 €
Toutes durées3,31 %--

Mensualités et intérêts calculés avec le simulateur de prêt du site, hors assurance emprunteur. Source des taux : Observatoire Crédit Logement/CSA, analyse du marché d'août 2026 (taux moyen 3,24 % dans le neuf, 3,30 % dans l'ancien). Les durées de 7, 10 ou 30 ans ne font pas l'objet d'une publication par durée : demandez un barème à votre banque.

2. Ce qui fait varier le taux selon votre profil

À durée égale, le taux proposé dépend de l'apport (au moins les frais d'acquisition, idéalement 10 à 20 % du prix), de la stabilité des revenus (CDI, fonction publique, ancienneté pour les indépendants), du taux d'endettement après opération (35 % maximum, assurance comprise), du reste à vivre et de la tenue des comptes (absence de découverts et de crédits à la consommation en cours). Les banques appliquent aussi des décotes commerciales selon leurs objectifs du moment : le même dossier peut obtenir des offres qui s'écartent de plusieurs dixièmes de point d'une banque à l'autre, d'où l'intérêt de solliciter plusieurs établissements ou un courtier. Les grilles « profil excellent / bon / moyen » diffusées par les courtiers ne sont pas des statistiques officielles : seule la moyenne publiée par l'Observatoire Crédit Logement/CSA fait référence.

3. Évolution des taux depuis 2022 : situation au 15 septembre 2026

Après des taux historiquement bas (1,06 % en décembre 2021), la remontée amorcée en 2022 a culminé fin 2023 à 4,20 % en moyenne : le taux moyen a été multiplié par quatre en deux ans. La détente de 2024 (recul de 7 points de base par mois en moyenne) puis de 2025 a ramené le taux moyen à un point bas de 3,06 % en juin 2025, avant une remontée à 3,16 % en décembre 2025. En 2026, la tendance est à une légère hausse : stabilisation autour de 3,23 % de février à juin, puis progression de 3 points de base par mois pour atteindre 3,31 % en août. Sur la période décembre 2025 - août 2026, les taux accordés ont augmenté de 0,05 point sur 15 ans et de 0,10 point sur 20 et 25 ans ; la hausse plus marquée de la moyenne (+0,15 point) s'explique par le recours accru aux durées longues : un prêt sur deux (49,3 %) est désormais accordé sur 25 ans ou plus.

Évolution du taux moyen des crédits immobiliers de décembre 2021 à août 2026
PériodeTaux moyen (toutes durées)Mensualité 200 000 € sur 20 ansIntérêts totaux
Décembre 20211,06 %925 €22 036 €
Décembre 20222,34 %1 044 €50 629 €
Décembre 2023 (pic)4,20 %1 233 €95 954 €
Décembre 20243,32 %1 142 €73 961 €
Juin 2025 (point bas)3,06 %1 115 €67 651 €
Décembre 20253,16 %1 125 €70 068 €
Février à juin 2026 (plateau)3,23 %1 132 €71 767 €
Août 20263,31 %1 140 €73 717 €

Taux moyens Observatoire Crédit Logement/CSA (bilans 2022 et 2024, analyses du 4e trimestre 2025 et d'août 2026). La mensualité est calculée avec le simulateur de prêt du site au taux moyen toutes durées, appliqué à 20 ans pour rendre les périodes comparables, hors assurance.

Entre décembre 2021 et août 2026, la mensualité d'un prêt de 200 000 € sur 20 ans est ainsi passée de 925 € à 1 140 €, soit 215 € de plus par mois et environ 51 700 € d'intérêts supplémentaires sur la durée. À l'inverse, le pic de décembre 2023 coûtait encore 93 € de plus par mois qu'en août 2026 : les emprunteurs de fin 2023 ont intérêt à chiffrer une renégociation ou un rachat de crédit, indemnités de remboursement anticipé comprises. Chaque dixième de point représente, sur 200 000 € empruntés sur 20 ans, environ 10 € de mensualité et 2 400 € d'intérêts sur la durée ; un passage de 3,27 % à 4 % coûterait 76 € de plus par mois et environ 18 100 € d'intérêts.

Pourquoi les taux remontent : les facteurs au 15 septembre 2026

Les banques françaises prêtent à taux fixe sur 20 à 25 ans et se refinancent sur des ressources longues : leur référence est le rendement de l'OAT à 10 ans (taux auquel l'État emprunte à dix ans), davantage que les taux directeurs de la BCE, qui pilotent le coût de l'argent à court terme. Trois faits datés expliquent la hausse en cours :

  • OAT 10 ans : l'indice TEC 10 publié chaque jour par l'Agence France Trésor est passé de 4,19 % le 1er septembre à 4,52 % le 15 septembre 2026. Un crédit accordé à 3,27 % sur 20 ans avec une ressource au-dessus de 4 % n'est pas rentable pour la banque, ce qui pousse les barèmes vers le haut. L'Observatoire Crédit Logement/CSA relève dans son analyse d'août une « forte détérioration des marchés obligataire et boursier français ».
  • BCE : le Conseil des gouverneurs a relevé ses taux directeurs de 25 points de base le 10 septembre 2026, deuxième hausse de l'année après celle de juin. À compter du 16 septembre, la facilité de dépôt est à 2,50 %, le taux de refinancement à 2,65 % et la facilité de prêt marginal à 2,90 %. La BCE projette une inflation de 3,0 % en 2026, 2,5 % en 2027 et 2,1 % en 2028.
  • Marges bancaires : au premier semestre 2026, les banques ont « préservé leurs volumes de production en différant les ajustements tarifaires », au prix d'une compression de leurs marges (Observatoire Crédit Logement/CSA), avant de relever leurs barèmes de 3 points de base par mois en juillet et en août. La série officielle de la Banque de France (taux des crédits nouveaux à l'habitat, hors renégociations) confirme le mouvement : 3,27 % en juin, 3,30 % en juillet 2026.

Perspectives : ce que les données permettent de dire

Les prévisions de taux diffusées par les courtiers ne reposent pas sur une publication officielle et ne sont pas reprises ici. Au 15 septembre 2026, les données disponibles vont dans le sens d'une poursuite de la hausse des barèmes : tant que l'OAT 10 ans resterait au-dessus de 4 % et que la BCE poursuivrait son resserrement face à une inflation projetée à 3,0 % en 2026, les banques auraient peu de marge pour baisser leurs taux. En sens inverse, leur production de crédits recule de 16,8 % en trimestre glissant (juin-août 2026, Observatoire Crédit Logement/CSA), ce qui les incite à rester compétitives sur les bons dossiers. Autre repère du même rapport : le coût relatif des opérations atteint 4,2 années de revenus en août 2026, les revenus des emprunteurs (+1,5 % sur les huit premiers mois de l'année) progressant deux fois moins vite que le coût des opérations (+3,1 %) ; la détente des taux de 2024-2025 a donc été plus que compensée par la hausse du coût des opérations.

4. Taux d'usure 2026 : par trimestre

Le taux d'usure est le TAEG maximum légal qu'une banque peut proposer. Il est publié chaque trimestre par la Banque de France selon la formule : taux effectif moyen du trimestre précédent × 1,333. Tout dépassement est sanctionné.

Taux d'usure 2026 par trimestre et durée
Catégorie de prêtT3 2026 (1er juillet)T4 2026 (1er octobre)
Prêt immobilier à taux fixe < 10 ans4,07 %4,09 %
Prêt immobilier à taux fixe de 10 à moins de 20 ans4,57 %4,68 %
Prêt immobilier à taux fixe ≥ 20 ans5,29 %5,40 %
Prêt immobilier à taux variable5,28 %5,52 %
Prêt relais6,39 %6,49 %
Crédit à la consommation ≤ 3 000 €23,53 %23,60 %
Crédit à la consommation de 3 001 à 6 000 €15,67 %15,76 %
Crédit à la consommation > 6 000 €8,56 %8,56 %

Le taux effectif moyen constaté par la Banque de France au 3e trimestre 2026 sur les prêts à taux fixe de 20 ans et plus (4,05 %, base du seuil de 5,40 %) dépasse le taux nominal moyen (3,27 à 3,35 %) d'environ 0,7 à 0,8 point : l'écart correspond à l'assurance, aux frais de dossier et de garantie que le TAEG intègre. Celui des prêts à taux variable (4,14 %) le dépasse désormais de près de 0,1 point : aucune décote ne compense le risque de hausse. Avec des taux nominaux autour de 3,3 %, le seuil de 5,40 % ne bloque que les dossiers dont l'assurance est très chère (âge, santé, profession) ; il reste le plafond à surveiller si les taux remontent vite.

Source : Banque de France, taux d'usure des 3e et 4e trimestres 2026 (taux du 4e trimestre publiés par la Banque de France le 28 septembre 2026, Code de la consommation art. L314-6 et D314-15). Le taux du 1er trimestre 2027 sera publié fin décembre 2026.

5. Plafond HCSF 2026 : endettement et durée

Le Haut Conseil de Stabilité Financière impose depuis 2022 des règles strictes aux banques pour limiter l'exposition au risque immobilier. Tolérance de 20 % de production hors normes (résidence principale et primo-accédants prioritaires).

Règles HCSF 2026
CritèreNorme HCSFApplication
Taux d'endettement maximal35 %Mensualité / revenus nets (assurance incluse)
Durée maximale25 ansHors différé d'amortissement de 2 ans au plus (VEFA, construction, ancien avec travaux d'au moins 10 % du coût de l'opération depuis le 1er janvier 2024, décision D-HCSF-2023-6), soit 27 ans au total
Tolérance hors normes20 %De la production trimestrielle
Dont résidence principale70 %De la tolérance
Dont primo-accédants30 %De la tolérance
Reste de la marge (30 %)LibreY compris investissement locatif
Revenus retenusRevenus nets avant impôtLoyers généralement comptés à 70-80 % par les banques
Saut de chargeÀ analyserMensualité / loyer actuel

6. Assurance emprunteur 2026 : taux et options

L'assurance emprunteur représente 0,10 à 0,60 % du capital emprunté par an selon l'âge, la santé et la profession. La loi Lemoine de 2022 permet de résilier à tout moment et de souscrire en délégation externe, souvent nettement moins chère que le contrat groupe de la banque pour les emprunteurs jeunes et sans risque de santé particulier.

  • Loi Lemoine (28 février 2022) : résiliation possible à tout moment sans frais, et suppression du questionnaire de santé pour les prêts dont la part assurée n'excède pas 200 000 € par assuré et qui s'achèvent avant les 60 ans de l'emprunteur.
  • Convention AERAS : droit à l'oubli de 5 ans après la fin d'un protocole de soins pour les cancers et l'hépatite C, et grille de référence pour d'autres pathologies, dans la limite de 420 000 € de capital assuré.
  • La banque ne peut refuser une délégation d'assurance dont les garanties sont équivalentes à celles de son contrat groupe ; elle a 10 jours ouvrés pour répondre à une demande de substitution.

7. Sources officielles

Questions fréquentes sur les taux immobiliers 2026

Quel est le taux moyen d'un prêt immobilier en 2026 ?

En août 2026, les taux moyens hors assurance effectivement accordés sont de 3,14 % sur 15 ans, 3,27 % sur 20 ans et 3,35 % sur 25 ans, soit 3,31 % toutes durées confondues (Observatoire Crédit Logement/CSA). Les meilleurs dossiers (apport, revenus stables, endettement contenu) obtiennent moins, les dossiers plus fragiles davantage : faire jouer la concurrence reste le levier le plus efficace.

Qu'est-ce que le taux d'usure et comment est-il fixé ?

Le taux d'usure est le TAEG maximal légal qu'une banque peut pratiquer, assurance et frais inclus. La Banque de France le calcule chaque trimestre : taux effectif moyen du trimestre précédent majoré d'un tiers. Un dossier dont le TAEG dépasse l'usure est automatiquement refusé : c'est souvent le cas des emprunteurs seniors dont l'assurance est chère.

Vaut-il mieux attendre une baisse des taux pour acheter ?

Attendre une hypothétique baisse est un pari risqué : une baisse de 0,3 point réduit la mensualité d'environ 23 € pour 150 000 € sur 20 ans, mais pendant ce temps les prix peuvent remonter et vous payez un loyer. Si votre projet est solide et votre taux d'endettement sous 35 %, la renégociation ou le rachat de crédit permettront de profiter d'une future baisse de toute façon.

Quel apport faut-il pour emprunter en 2026 ?

Les banques attendent généralement un apport couvrant au minimum les frais d'acquisition, soit 8 à 10 % du prix dans l'ancien (frais de notaire 7-8 % + garantie). Un apport de 15 à 20 % du prix total améliore nettement le taux proposé. Quelques établissements financent encore à 110 % (prix + frais) pour les jeunes actifs à fort potentiel, mais c'est devenu rare.

Taux fixe ou taux variable : que choisir en 2026 ?

Plus de 95 % des prêts français sont à taux fixe, et c'est généralement le bon choix : vous sécurisez votre mensualité sur toute la durée. Le taux variable (capé +1/+2 points) n'a d'intérêt que si les taux sont durablement orientés à la baisse ou pour un projet court (revente prévue sous 5 ans). Vérifiez toujours le cap et la possibilité de passage à taux fixe.

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