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Barème 2026Mis à jour le

Rendement locatif

Calculez le rendement brut et net d'un investissement locatif, charges et frais d'acquisition inclus, avec comparaison aux placements classiques.

Quel rendement locatif viser en 2026 ?

Le rendement locatif brut moyen en France 2026 tourne autour de 4 à 7 % selon les villes. Une bonne affaire dépasse 6 % net. Calcul brut : (loyer annuel × 12) ÷ prix d'achat × 100. Exemple : 700 €/mois × 12 ÷ 150 000 € = 5,6 % brut. Le rendement net (après charges, taxe foncière, assurance, gestion, fiscalité) tombe typiquement à 2-4 %.

Hors frais de notaire et d'agence

~7-10 % du prix dans l'ancien, ~2-3 % dans le neuf

Loyer nu, hors charges récupérables

Honoraires de syndic, gros travaux, etc.

Hors TEOM récupérable sur le locataire

Propriétaire non occupant (~100-200 €/an)

0 € si gestion directe ; ~6-8 % du loyer en agence

0,5 à 1 mois en moyenne en zone tendue

Rendement annuel net

Rentabilité nette estimée

3,31 %

Rendement brut : 4,80 %

Soit 595,83 € de revenu mensuel net moyen

Voir le détail du calcul
Loyer annuel théorique (12 mois)
9 600,00 €
Revenu locatif brut effectif
8 800,00 €
(après 1 mois de vacance)
Charges copropriété
600,00 €
Taxe foncière
900,00 €
Assurance PNO
150,00 €
Revenu locatif net annuel
7 150,00 €
Coût total d'acquisition (prix + frais)
216 000,00 €

Comparaison avec d'autres placements

  • Livret A (3,00 %)+0,31 pts
  • Fonds euros (assurance-vie) (2,00 %)+1,31 pts
  • SCPI (moyenne marché) (5,00 %)−1,69 pts

Rendement avant impôt et avant financement (cash). Pour intégrer la fiscalité (LMNP, micro-foncier, régime réel) ou l'effet du crédit, consultez votre conseiller. Le calcul exclut les éventuelles plus-values à la revente.

Comment est calculé ce résultat ?

Le rendement locatif mesure ce que rapporte un bien immobilier mis en location, exprimé en pourcentage annuel de son prix d'acquisition. On distingue trois niveaux de rendement de plus en plus précis : brut, net et net-net.

Rendement brut = (loyer mensuel × 12) / prix d'achat × 100

Rendement net = (loyer net annuel − charges − vacance) / (prix + frais) × 100

Rendement net-net = (rendement net − impôts − prélèvements sociaux)

Le rendement brut est celui affiché dans les annonces : il ne tient compte ni des frais d'acquisition, ni des charges, ni de la vacance locative. C'est un indicateur de comparaison rapide, mais trompeur pour mesurer la rentabilité réelle.

Le rendement netintègre :

  • la vacance locative (loyer × (12 − mois de vacance)) ;
  • les charges non récupérables sur le locataire (honoraires de syndic, gros travaux, taxe foncière hors TEOM, assurance PNO) ;
  • les frais de gestion locative si vous passez par une agence (6 à 8 % HT des loyers en général) ;
  • les frais d'acquisition (notaire, agence) ajoutés au dénominateur pour obtenir la rentabilité réelle de votre capital immobilisé.

Le rendement net-net intègre en plus la fiscalité (impôt sur le revenu selon votre TMI et 17,2 % de prélèvements sociaux). C'est l'indicateur le plus pertinent pour comparer l'immobilier à d'autres placements (SCPI, fonds euros, actions).

Le rendement net est généralement inférieur de 1 à 2 pointsau rendement brut, et le net-net retire encore 1 à 2 points selon votre TMI. Un bien affiché à 6 % brut tombe souvent à 4 % net puis à 2,5–3 % net-net.

À noter : ce simulateur calcule un rendement avant impôt et hors effet du crédit (cash). Pour mesurer la rentabilité réelle d'un investissement à crédit, il faudrait intégrer la fiscalité (LMNP, micro-foncier, régime réel) et l'effet de levier du prêt — qui peuvent fortement amplifier la rentabilité des fonds propres réellement engagés. La plus-value à la revente n'est pas non plus prise en compte ici.

Questions fréquentes

Quelle différence entre rendement brut, net et net-net en 2026 ?

Le rendement brut rapporte le loyer annuel théorique (12 mois pleins) au prix d'achat du bien hors frais. Le rendement net (ou net de charges) retire les charges non récupérables (taxe foncière, copropriété, assurance PNO, frais de gestion, vacance) et rapporte ce revenu net au coût total d'acquisition (prix + frais de notaire et d'agence). Le rendement net-net (ou net après fiscalité) déduit en plus l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. L'écart est de 1 à 2 points entre brut et net, puis 1 à 2 points supplémentaires entre net et net-net selon votre TMI et votre régime fiscal (LMNP, micro-foncier, réel).

Quel rendement viser pour un investissement locatif en 2026 ?

En 2026, un rendement net supérieur à 4 % est considéré comme satisfaisant dans les grandes villes (où la rentabilité est tirée vers le bas par les prix élevés). Au-dessus de 5 % net, l'investissement devient intéressant face aux placements financiers (SCPI ~5 %, fonds euros ~2 %, Livret A 3 %). En zone tendue (Paris, Lyon, Bordeaux), un rendement net de 3 % peut rester acceptable si une plus-value à la revente est attendue. À l'inverse, en zone détendue (villes moyennes), il faut viser 6-8 % net pour compenser un risque locatif et de revente plus élevé.

Comment calculer le rendement locatif brut ?

Le calcul du rendement brut est simple : (loyer mensuel × 12) / prix d'achat × 100. Exemple : un appartement à 200 000 € loué 800 €/mois donne 800 × 12 / 200 000 = 4,8 % brut. Cet indicateur est utile pour comparer rapidement plusieurs biens mais il ignore les frais d'acquisition, les charges et la fiscalité. Pour un calcul plus précis, intégrez les frais de notaire (7 à 8 % dans l'ancien) au dénominateur : (9 600 / 215 000) × 100 = 4,46 %. C'est déjà 0,3 point de moins que le brut affiché.

Quelles charges sont déductibles pour calculer le rendement net ?

Les charges non récupérables sur le locataire sont à intégrer au rendement net : honoraires de syndic (~150-250 €/an), gros travaux (ravalement, toiture, chaudière collective), assurance propriétaire non occupant PNO (~80-200 €/an), taxe foncière (sauf TEOM récupérable), frais de gestion locative si vous passez par une agence (6 à 8 % HT des loyers en général + frais de relocation). Les charges récupérables (eau, ascenseur, ordures) sont refacturées au locataire et ne comptent pas. Vous pouvez aussi déduire la vacance locative estimée (0,5 à 1 mois en zone tendue, 1 à 2 mois en zone détendue).

Faut-il intégrer la fiscalité (LMNP, micro-foncier) dans le calcul ?

Pour le rendement net-net, oui. La fiscalité dépend de votre régime : en micro-foncier (location vide), vous bénéficiez d'un abattement forfaitaire de 30 % sur les loyers (article 32 du CGI), avec un plafond de 15 000 € de recettes annuelles. En LMNP (location meublée non professionnelle) au régime micro-BIC, l'abattement passe à 50 % (71 % en meublé tourisme classé en zone non tendue). Le régime réel permet de déduire les charges réelles et l'amortissement du bien, et peut souvent ramener l'impôt à zéro pendant 10-15 ans en LMNP. Ajoutez votre TMI + 17,2 % de prélèvements sociaux à la base imposable.

Le LMNP est-il plus rentable que la location nue ?

Oui, dans la majorité des cas en 2026. Le LMNP au régime réel permet d'amortir le bien (sur 25-30 ans pour le bâti, 10 ans pour les meubles), ce qui crée un déficit comptable amortissable sans plafond. Conséquence : sur les 10 à 15 premières années, l'impôt est souvent nul. À TMI 30 %, l'écart de rendement net-net entre nu (micro-foncier) et LMNP (réel) peut atteindre 1 à 2 points. Côté loyers, le meublé se loue 10 à 30 % plus cher que le nu, mais la rotation est plus fréquente (baux étudiants, mobilité) et la vacance plus élevée. Voir notre simulateur LMNP dédié.

Comment estimer la vacance locative ?

La vacance locative est la période où le logement n'est pas loué (entre deux locataires ou en attente d'un premier locataire). En zone tendue, comptez 0,5 à 1 mois par an ; en zone détendue ou pour un bien atypique, prévoyez 1 à 2 mois. La vacance dépend aussi de la qualité du bien, du loyer demandé (un loyer 10 % au-dessus du marché peut tripler la vacance), de la durée moyenne des baux (locations meublées ou étudiantes = plus de rotation) et de la classe énergétique (un DPE F ou G se loue mal depuis l'interdiction progressive de location). Pour un calcul prudent, retenez 1 mois de vacance dans le simulateur.

Tient-on compte de la plus-value à la revente ?

Non, notre calcul porte uniquement sur le rendement locatif annuel courant. La plus-value (ou moins-value) à la revente est un gain en capital qui peut s'ajouter au rendement courant pour calculer un TRI (taux de rendement interne) global. Sur le long terme (15-20 ans), la plus-value représente souvent une part importante du gain total — surtout dans les zones où les prix immobiliers progressent. La résidence principale est exonérée ; un bien locatif est imposé à 19 % d'IR + 17,2 % de PS, avec abattements progressifs au-delà de 5 ans de détention et exonération totale après 22 ans (IR) et 30 ans (PS).

Charges récupérables ou non, comment les trier ?

Les charges récupérables (article 23 de la loi du 6 juillet 1989 et décret n°87-713) sont refacturées au locataire : eau, électricité des parties communes, entretien courant de l'ascenseur, sortie des ordures ménagères (TEOM). Le propriétaire les avance mais les récupère via les provisions sur charges. Les charges non récupérables restent à la charge du bailleur : honoraires de syndic, gros travaux (ravalement, toiture, remplacement de chaudière collective), assurance immeuble (sauf petite partie récupérable), taxe foncière (sauf TEOM récupérable). Pour le rendement net, seules les charges non récupérables comptent — elles représentent typiquement 20 à 30 % des charges totales de copropriété.

Comment calculer le rendement d'un bien à crédit ?

Le calcul à crédit fait intervenir l'effet de levier. Pour mesurer la rentabilité de vos fonds propres réellement engagés, divisez le cash-flow net annuel (loyers - charges - mensualités - impôt) par votre apport personnel + frais. Si votre apport est de 30 000 € et que le cash-flow est positif (par exemple 1 200 €/an), votre rendement sur fonds propres est de 4 %. Si le cash-flow est négatif (effort d'épargne), vous prenez ce risque en pariant sur la plus-value et le remboursement progressif du capital. Le rendement brut/net traditionnel ignore l'effet du crédit — il mesure la rentabilité intrinsèque du bien.

Le déficit foncier peut-il améliorer le rendement net-net ?

Oui. En location nue au régime réel, vous pouvez déduire les travaux d'entretien et d'amélioration de vos revenus fonciers. Si les charges dépassent les loyers, le déficit foncier est imputable sur le revenu global à hauteur de 10 700 €/an (21 400 € en cas de rénovation énergétique d'un logement DPE E, F ou G en 2024-2025, dispositif prolongé pour 2026). L'excédent reste reportable sur les revenus fonciers des 10 années suivantes. Sur un projet de rénovation lourde, le déficit foncier peut effacer l'impôt pendant plusieurs années et améliorer significativement le rendement net-net.

SCI à l'IS, intéressant pour le rendement ?

La SCI soumise à l'impôt sur les sociétés (IS) permet d'amortir le bien comme en LMNP réel (sans réintégration à la revente côté SCI), et de bénéficier du taux d'IS à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfices puis 25 %. Pour un investisseur à TMI 41 % ou 45 %, l'écart fiscal sur les loyers nets est significatif. Inconvénient majeur : la plus-value de revente est imposée à l'IS (sans abattement durée de détention) et la double imposition au moment de la sortie des liquidités (dividendes). La SCI IS est pertinente pour conserver un patrimoine long terme avec faibles distributions, pas pour revendre rapidement.

Qu'est-ce qu'un cash-flow positif ?

Un cash-flow positif signifie que les loyers nets couvrent la totalité des charges, des mensualités de crédit et de l'impôt, et qu'il vous reste de la trésorerie chaque mois. C'est l'objectif idéal pour un investissement locatif autofinancé. En zone tendue avec des taux de crédit élevés (4 % en 2026), atteindre le cash-flow positif est difficile sauf à mettre un apport important ou à investir dans le neuf défiscalisé (Pinel disparu, Denormandie pour l'ancien). En zone détendue avec rendement brut 7-8 %, c'est plus accessible mais le risque locatif et de revente est plus élevé.

Investir en SCPI plutôt qu'en direct, quel rendement ?

Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) affichent en 2025 un taux de distribution moyen de 4,52 % brut selon l'IEIF, certaines SCPI européennes ou diversifiées dépassent 6 %. C'est un placement plus simple (pas de gestion locative, ticket d'entrée à 1 000 €) mais avec des frais d'entrée importants (8 à 12 %) et une fiscalité standard (revenus fonciers ou BIC selon le type de SCPI). Le rendement net-net SCPI est généralement comparable à un investissement immobilier direct, sans les contraintes de gestion mais sans la possibilité d'amortir ou de bénéficier de l'effet de levier optimal du crédit.

Quels sont les pièges à éviter sur le calcul de rendement ?

Cinq erreurs fréquentes : (1) oublier les frais d'acquisition (notaire 7-8 %, agence 5 %) dans le dénominateur, qui surévalue le rendement de 0,5 point ; (2) compter 12 mois pleins sans vacance, alors qu'1 mois minimum est réaliste ; (3) ignorer la taxe foncière (souvent 1 à 2 mois de loyer/an) ; (4) oublier le renouvellement périodique (peintures, chaudière, fenêtres : ~500 €/m²/30 ans soit 1 % du prix/an) ; (5) raisonner brut au lieu de net-net (l'impôt et les PS pèsent 25 à 40 % du loyer net selon votre TMI). Notre simulateur intègre les trois premiers ; ajoutez manuellement les deux derniers pour un calcul complet.

Sources et références

Simulateurs liés

Pour aller plus loin

Rendement locatif 2026 : les 3 niveaux (brut, net, net-net)

Pour évaluer un investissement locatif, on calcule trois rendements successifs, chacun de plus en plus proche de la réalité économique. Ne vous arrêtez jamais au rendement brut affiché par les agences immobilières : il surévalue systématiquement la rentabilité de 1 à 4 points.

  • Rendement brut : loyer annuel théorique divisé par le prix d'achat (hors frais). C'est l'indicateur marketing.
  • Rendement net (ou net de charges) : revenu locatif net après charges non récupérables, vacance et frais de gestion, divisé par le coût total d'acquisition (prix + frais de notaire et d'agence). C'est l'indicateur de gestion.
  • Rendement net-net (ou net de fiscalité) : rendement net après impôt sur le revenu (selon votre TMI et votre régime fiscal) et 17,2 % de prélèvements sociaux. C'est le seul comparable aux autres placements (SCPI, fonds euros, actions).

Sur un même bien, l'écart entre rendement brut et net-net peut atteindre 3 à 4 points. Un appartement parisien affiché à 4,5 % brut tombe souvent à 2,8 % net puis à 1,9 % net-net à TMI 41 %. Toujours comparer des biens entre eux au même niveau de rendement.

Calcul du rendement brut : la formule de base

Le rendement brut se calcule en deux étapes :

Rendement brut (%) = (loyer mensuel hors charges × 12) / prix d'achat × 100

Exemple : un T2 acheté 200 000 € loué 800 €/mois donne 800 × 12 / 200 000 = 4,8 % brut. Cet indicateur est utile pour comparer rapidement plusieurs biens, mais il ignore tous les frais. Pour un calcul un peu plus juste, intégrez les frais d'acquisition au dénominateur :

Rendement brut ajusté = (loyer × 12) / (prix + frais notaire) × 100

Avec 8 % de frais de notaire (16 000 € sur un bien ancien à 200 000 €), le rendement brut tombe déjà à 9 600 / 216 000 = 4,44 %. Pour estimer précisément les frais d'acquisition, utilisez notre simulateur frais de notaire.

Repères de rendement brut moyen 2026 : Paris 3 à 4 %, Lyon 4 à 5 %, Marseille 5 à 7 %, villes moyennes (Saint-Étienne, Mulhouse, Limoges) 8 à 12 %, villes touristiques côtières 3 à 5 % en location longue (15-25 % en saisonnier).

Charges déductibles : copropriété, taxe foncière, gestion

Le calcul du rendement net nécessite d'identifier précisément les charges non récupérablessur le locataire. Voici les principales à intégrer :

Charges non récupérables — ordres de grandeur 2026
ChargeMontant typiqueDétail
Taxe foncière1 à 2 mois de loyer/anHors TEOM (récupérable)
Copropriété (part bailleur)15 à 30 €/m²/anSyndic, gros travaux, assurance immeuble
Assurance PNO80 à 200 €/anPropriétaire non occupant, obligatoire
Gestion locative agence6 à 8 % HT loyers+ frais de relocation 1 mois
Vacance locative0,5 à 2 mois/anSelon zone (tendue vs détendue)
Provision travaux0,5 à 1 % du prix/anRenouvellement chaudière, peintures, etc.
Impayés (risque)0,5 à 1,5 % loyersCouvert par GLI (~3 % loyers HT)

Sur un bien standard (T2 en province à 150 000 €, loyer 600 €/mois), le total des charges non récupérables atteint typiquement 2 000 à 3 000 € par an, soit 28 à 42 % du loyer brut. Cela ramène le rendement net 1,5 à 2,5 points en dessous du rendement brut.

Fiscalité de la location nue (régime réel vs micro-foncier 30 %)

La location nue (non meublée) relève des revenus fonciers. Deux régimes d'imposition au choix :

  • Micro-foncier : abattement forfaitaire de 30 % sur les loyers (article 32 du CGI), accessible si vos recettes annuelles ne dépassent pas 15 000 €. Les 70 % restants sont imposés à votre TMI + 17,2 % de PS.
  • Régime réel : déduction de toutes les charges effectivement payées (intérêts d'emprunt, taxe foncière, travaux, gestion, assurance, copropriété non récupérable). Possibilité de créer un déficit foncier imputable sur le revenu global à hauteur de 10 700 €/an (21 400 € pour les rénovations énergétiques DPE E/F/G en 2024-2025, dispositif prolongé pour 2026).

Le régime réel est intéressant dès lors que vos charges déductibles dépassent 30 % des loyers (c'est presque toujours le cas si vous achetez à crédit). Sur un projet de rénovation lourde, le déficit foncier peut effacer l'impôt pendant plusieurs années — voir notre guide déficit foncier 2026.

Fiscalité LMNP : micro-BIC 50 % ou réel avec amortissement

La location meublée non professionnelle (LMNP) offre une fiscalité significativement plus favorable que la location nue, car les loyers sont imposés dans la catégorie BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux). Deux régimes :

  • Micro-BIC : abattement forfaitaire de 50 % sur les loyers (au lieu de 30 % en micro-foncier), plafond 77 700 € de recettes annuelles. Pour le meublé tourisme classé en zone non tendue, l'abattement passe à 71 % (plafond 188 700 €). Cet abattement a été réduit en 2024 pour les meublés tourisme non classés.
  • Régime réel BIC : déduction des charges réelles ET amortissement du bien (25-30 ans pour le bâti, 5-10 ans pour les meubles). L'amortissement crée un déficit comptable qui efface souvent l'impôt sur les 10-15 premières années. Pas de plafond.

Avantage clé du LMNP réel : l'amortissement n'est pas réintégré au moment de la revente (la plus-value est calculée sur le prix d'acquisition d'origine), ce qui combine impôt courant quasi nul + plus-value latente. C'est l'un des régimes les plus avantageux du paysage fiscal français en 2026.

Pour comparer ces régimes en détail, consultez notre guide LMNP, LMP ou SCI : quel statut choisir et notre simulateur de rendement LMNP dédié.

5 exemples chiffrés détaillés

Voici cinq cas concrets calculés avec notre simulateur, couvrant les principaux profils d'investissement en 2026.

Exemple 1 — T2 Paris 18e (location nue, micro-foncier)

Prix d'achat 300 000 €, frais de notaire 22 500 €, loyer 1 500 €/mois hors charges. Brut : 18 000 / 300 000 = 6,0 % (annonce) mais 5,57 % avec frais. Charges : taxe foncière 1 800 €, copro bailleur 1 400 €, PNO 150 €, vacance 1 mois (1 500 €), gestion 8 % = 1 440 €/an. Loyers nets 11 710 €. Net : 11 710 / 322 500 = 3,63 %. Net-netà TMI 30 % en réel : ~2,3 %. Voir notre simulateur dédié Paris.

Exemple 2 — Maison province (locataire famille, nu, réel)

Maison à 180 000 € (frais 14 400 €) louée 950 €/mois. Brut ajusté : 11 400 / 194 400 = 5,86 %. Charges totales : 2 800 €/an (taxe foncière 1 200 €, PNO 140 €, provision travaux 1 460 €). Vacance 1,5 mois (1 425 €). Net : 7 175 / 194 400 = 3,69 %. Net-netau réel avec intérêts d'emprunt : environ 3,1 %.

Exemple 3 — LMNP étudiant Lyon (micro-BIC)

Studio meublé Lyon Part-Dieu à 130 000 € (frais 10 400 €), loué 580 €/mois en bail étudiant 9 mois. Brut ajusté : 6 960 / 140 400 = 4,96 % (sur 12 mois loyers théoriques). Vacance 2 mois inter-baux. Charges 1 200 €/an. Loyers nets 4 560 €. Net : 3,25 %. Net-netau micro-BIC 50 % à TMI 30 % : 2,8 % (impôt sur 50 % des loyers seulement).

Exemple 4 — SCPI européenne diversifiée

Investissement de 50 000 € en SCPI européennes. Taux de distribution 6,2 % brut soit 3 100 €/an. Pas de frais de gestion (déjà internalisés). Net-net : revenus imposés à TMI 30 % + 17,2 % PS = 4,2 % net-net. Frais d'entrée 10 % perdus à 0 mais amortis sur 10 ans = 1 point de plus de rendement effectif sur la durée détention. Comparaison intéressante avec l'immobilier direct (souvent 2-3 % net-net en zone tendue).

Exemple 5 — Immeuble à découper (Roubaix)

Immeuble 4 appartements à 220 000 € (frais 18 000 €), loyers cumulés 2 200 €/mois. Brut : 26 400 / 220 000 = 12,0 % brut, soit 11,1 % avec frais. Vacance 3 mois cumulés (550 € × 3), gestion personnelle (pas d'agence), charges 4 500 €/an, provision travaux 4 400 €/an (2 % du prix sur immeuble ancien DPE F). Loyers nets 15 850 €. Net : 6,66 %. Net-netau réel avec déficit foncier : 5,5 % à TMI 30 %.

Comment optimiser son rendement locatif en 2026

Plusieurs leviers permettent d'améliorer significativement le rendement net-net d'un investissement locatif. Voici les principaux, classés par efficacité moyenne.

  1. Passer en régime réel(location nue) ou micro-BIC/réel (location meublée). Dès que vos charges dépassent 30 % des loyers (cas systématique avec crédit), le réel est plus avantageux. Économie typique : 0,5 à 2 points de rendement net-net.
  2. Opter pour le LMNP avec amortissement. Sur les 10-15 premières années, l'impôt sur les loyers est souvent nul. Combiné avec l'absence de réintégration à la revente, c'est le statut le plus avantageux pour la majorité des bailleurs. Voir notre simulateur rendement LMNP.
  3. Mobiliser le déficit foncier en travaux. Imputable sur le revenu global jusqu'à 10 700 €/an (21 400 € pour rénovation énergétique DPE E/F/G), reportable 10 ans sur les revenus fonciers. Particulièrement efficace en TMI 30 % ou 41 %.
  4. SCI à l'IS pour les profils à TMI 41-45 %. Amortissement, taux d'IS 15 % sur les premiers 42 500 €, mais sortie liquide complexe et plus-value imposée sans abattement. Réservé au long terme.
  5. Négocier le prix : chaque 5 % de réduction sur le prix d'achat augmente le rendement brut d'environ 0,3 point. Sur un bien à 200 000 € négocié à 190 000 €, vous gagnez instantanément 0,25 % de rendement.
  6. Réduire les frais d'acquisition en déduisant le mobilier (jusqu'à 5 % du prix), en négociant les émoluments au-delà de 100 000 €, ou en achetant en VEFA neuf (frais 2-3 % au lieu de 7-8 %).

Sources officielles utilisées par notre simulateur : BOFIP-RFPI (revenus fonciers et LMNP), décret n°87-713 (charges récupérables), Service-Public.fr (location vide) et études IEIF / ANIL pour les rendements de référence observés sur le marché 2026.