Rendement locatif
Calculez le rendement brut et net d'un investissement locatif en intégrant les charges, la vacance et les frais d'acquisition. Comparez le résultat à un Livret A, à un fonds euros ou à des SCPI.
Hors frais de notaire et d'agence
~7-10 % du prix dans l'ancien, ~2-3 % dans le neuf
Loyer nu, hors charges récupérables
Honoraires de syndic, gros travaux, etc.
Hors TEOM récupérable sur le locataire
Propriétaire non occupant (~100-200 €/an)
0 € si gestion directe ; ~6-8 % du loyer en agence
0,5 à 1 mois en moyenne en zone tendue
Rendement annuel net
Rentabilité nette estimée
3,31 %
Rendement brut : 4,80 %
Soit 595,83 € de revenu mensuel net moyen
Voir le détail du calcul
- Loyer annuel théorique (12 mois)
- 9 600,00 €
- Revenu locatif brut effectif
- 8 800,00 €
- (après 1 mois de vacance)
- Charges copropriété
- − 600,00 €
- Taxe foncière
- − 900,00 €
- Assurance PNO
- − 150,00 €
- Revenu locatif net annuel
- 7 150,00 €
- Coût total d'acquisition (prix + frais)
- 216 000,00 €
Comparaison avec d'autres placements
- Livret A (3,00 %)+0,31 pts
- Fonds euros (assurance-vie) (2,00 %)+1,31 pts
- SCPI (moyenne marché) (5,00 %)−1,69 pts
Rendement avant impôt et avant financement (cash). Pour intégrer la fiscalité (LMNP, micro-foncier, régime réel) ou l'effet du crédit, consultez votre conseiller. Le calcul exclut les éventuelles plus-values à la revente.
Comment est calculé ce résultat ?
Le rendement locatifmesure ce que rapporte un bien immobilier mis en location, exprimé en pourcentage annuel de son prix. Deux indicateurs sont utilisés :
Rendement brut = (loyer mensuel × 12) / prix d'achat × 100
Rendement net = (revenu locatif net annuel) / (prix + frais) × 100
Le rendement brut est celui affiché dans les annonces : il ne tient compte ni des frais d'acquisition, ni des charges, ni de la vacance locative. C'est un indicateur de comparaison rapide, mais trompeur pour mesurer la rentabilité réelle.
Le rendement netintègre :
- la vacance locative (loyer × (12 − mois de vacance)) ;
- les charges non récupérables sur le locataire (honoraires de syndic, gros travaux, taxe foncière hors TEOM, assurance PNO) ;
- les frais de gestion locative si vous passez par une agence (6 à 8 % des loyers en général) ;
- les frais d'acquisition (notaire, agence) ajoutés au dénominateur pour obtenir la rentabilité réelle de votre capital immobilisé.
Le rendement net est généralement inférieur de 1 à 2 pointsau rendement brut. Un bien affiché à 6 % brut tombe souvent à 4 % net, soit un revenu mensuel d'environ 600 € pour 200 000 € investis (en intégrant les frais).
À noter : ce simulateur calcule un rendement avant impôt et hors effet du crédit (cash). Pour mesurer la rentabilité réelle d'un investissement à crédit, il faudrait intégrer la fiscalité (LMNP, micro-foncier, régime réel) et l'effet de levier du prêt — qui peuvent fortement amplifier la rentabilité des fonds propres réellement engagés. La plus-value à la revente n'est pas non plus prise en compte ici.
Questions fréquentes
Quelle différence entre rendement brut et rendement net ?
Le rendement brut rapporte le loyer annuel théorique (12 mois pleins) au prix d'achat du bien hors frais. C'est l'indicateur affiché dans la plupart des annonces. Le rendement net, lui, retire les charges non récupérables (taxe foncière, copropriété, assurance PNO, frais de gestion) et la vacance locative, et rapporte ce revenu net au coût total d'acquisition (prix + frais de notaire et d'agence). L'écart est généralement de 1 à 2 points entre les deux — un bien affiché à 6 % brut tombe souvent à 4 % net.
Quel rendement viser pour un investissement locatif en 2026 ?
En 2026, un rendement net supérieur à 4 % est considéré comme satisfaisant dans les grandes villes (où la rentabilité est tirée vers le bas par les prix élevés). Au-dessus de 5 % net, l'investissement devient intéressant face à des placements financiers (SCPI ~5 %, fonds euros ~2 %, Livret A 3 %). En zone tendue (Paris, Lyon, Bordeaux), un rendement net de 3 % peut rester acceptable si une plus-value à la revente est attendue. À l'inverse, en zone détendue (villes moyennes), il faut viser 6-8 % net pour compenser un risque locatif et de revente plus élevé.
Faut-il intégrer la fiscalité (LMNP, micro-foncier) dans le calcul ?
Notre simulateur calcule un rendement avant impôt — c'est la convention standard pour comparer des biens immobiliers entre eux. La fiscalité dépend de votre régime : en micro-foncier (location vide), vous bénéficiez d'un abattement forfaitaire de 30 % sur les loyers (article 32 du CGI). En LMNP (location meublée non professionnelle) au régime micro-BIC, l'abattement passe à 50 % (71 % en meublé tourisme classé). Le régime réel permet de déduire les charges réelles et l'amortissement du bien, et peut souvent ramener l'impôt à zéro pendant 10-15 ans en LMNP. Pour estimer l'impôt, ajoutez votre tranche marginale (TMI) + 17,2 % de prélèvements sociaux à la base imposable.
Comment estimer la vacance locative ?
La vacance locative est la période où le logement n'est pas loué (entre deux locataires, ou en attente d'un premier locataire). En zone tendue, comptez 0,5 à 1 mois par an ; en zone détendue ou pour un bien atypique, prévoyez 1 à 2 mois. La vacance dépend aussi de la qualité du bien, du loyer demandé (un loyer 10 % au-dessus du marché peut tripler la vacance), et de la durée moyenne des baux (locations meublées ou étudiantes = plus de rotation). Pour un calcul prudent, retenez 1 mois de vacance dans le simulateur.
Tient-on compte de la plus-value à la revente ?
Non, notre calcul porte uniquement sur le rendement locatif annuel courant. La plus-value (ou moins-value) à la revente est un gain en capital qui peut s'ajouter au rendement courant pour calculer un TRI (taux de rendement interne) global. Sur le long terme (15-20 ans), la plus-value représente souvent une part importante du gain total — surtout dans les zones où les prix immobiliers progressent. Pour estimer la fiscalité de la revente, utilisez notre simulateur dédié à la plus-value immobilière. La résidence principale en est exonérée ; un bien locatif est imposé à 19 % d'IR + 17,2 % de PS, avec abattements progressifs au-delà de 5 ans de détention.
Charges récupérables ou non, comment les trier ?
Les charges récupérables (article 23 de la loi du 6 juillet 1989 et décret n°87-713) sont refacturées au locataire : eau, électricité des parties communes, entretien courant de l'ascenseur, sortie des ordures. Le propriétaire les avance mais les récupère via les provisions sur charges. Les charges non récupérables restent à la charge du bailleur : honoraires de syndic, gros travaux (ravalement, toiture, remplacement de chaudière collective), assurance immeuble (sauf petite partie récupérable), taxe foncière (sauf TEOM récupérable). Pour le rendement net, seules les charges non récupérables comptent — elles représentent typiquement 20 à 30 % des charges totales de copropriété.
Sources et références
- BOFIP-RFPI — Revenus fonciers (régime réel, micro-foncier, LMNP)
- ANIL — Investissement locatif (Agence nationale pour l'information sur le logement)
- Service-Public.fr — Location vide d'un logement
- Décret n°87-713 du 26 août 1987 — Charges récupérables sur le locataire
- IEIF — Institut de l'Épargne Immobilière et Foncière (études taux moyens)
Simulateurs liés
Mensualités de prêt immobilier
Calculez vos mensualités, le total des intérêts et le coût global d'un prêt immobilier à taux fixe.
Frais de notaire
Estimez vos frais de notaire pour un achat immobilier neuf ou ancien : droits de mutation, émoluments, débours.
Plus-value immobilière
Calculez la plus-value imposable d'une vente immobilière avec abattements pour durée de détention (IR exonéré à 22 ans, PS à 30 ans).