Barème 2026Mis à jour le
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Calcul de l'impôt sur une plus-value mobilière
L'impôt 2026 sur la cession de valeurs mobilières (actions, parts, OPCVM) se calcule au prélèvement forfaitaire unique ou au barème progressif, avec le cas particulier du PEA.
Prix d'achat initial des titres
Courtage, droits d'enregistrement (frais réels uniquement)
Utilisée uniquement si vous optez pour le barème progressif
ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres
Impôts et prélèvements sociaux
1 539 €
Sur une plus-value brute de 4 900 €
Net vendeur : 13 461,40 €
Voir le détail du calcul
- Prix de vente
- 15 000,00 €
- Prix d'acquisition
- − 10 000,00 €
- Frais d'acquisition
- − 100,00 €
- Plus-value brute
- 4 900,00 €
- Impôt sur le revenu (12,8 %)
- + 627,20 €
- Prélèvements sociaux (18,6 %)
- + 911,40 €
- Total impôts
- − 1 538,60 €
- Net vendeur
- 13 461,40 €
Calcul indicatif au taux 2026 (PFU 31,4 % = 12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux). Ne prend pas en compte l'abattement renforcé pour cession de titres de PME (art. 150-0 D, 1 quater), l'abattement fixe des dirigeants partant à la retraite, le report des moins-values antérieures, les taux historiques des gains de PEA acquis avant 2018, ni les régimes spécifiques (stock-options, actions gratuites).
- Barème officiel 2026
- Sources citées
- Calcul dans votre navigateur
- Sans inscription
Mis à jour le Méthode et sources
Comment est imposée une plus-value sur actions en 2026 ?
Au PFU de 31,4 % par défaut (12,8 % d'impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis le 1er janvier 2026), ou sur option au barème progressif + 18,6 %. Sur 10 000 € de gain : 3 140 €. Abattement pour durée de détention réservé aux titres acquis avant 2018. PEA de plus de 5 ans : 18,6 % seulement.
10 000 € de plus-value : l'impôt selon l'enveloppe et l'option, calculé
Même cession dans tous les cas : des titres achetés 20 000 € et revendus 30 000 €, sans frais, soit 10 000 € de plus-value. Les prélèvements sociaux sont de 18,6 % partout (1 860 €) ; c'est la part d'impôt sur le revenu qui change.
| Situation | Impôt sur le revenu | Prélèvements sociaux | Total dû | Net vendeur |
|---|---|---|---|---|
| Compte-titres, PFU 31,4 % | 1 280 € | 1 860 € | 3 140 € | 26 860 € |
| Compte-titres, barème, foyer non imposable (TMI 0 %) | 0 € | 1 860 € | 1 860 € | 28 140 € |
| Compte-titres, barème, TMI 11 % | 1 100 € (CSG déductible : 74,80 € en moins l'année suivante) | 1 860 € | 2 885,20 € | 27 114,80 € |
| Compte-titres, barème, TMI 30 % | 3 000 € (CSG déductible : 204 €) | 1 860 € | 4 656 € | 25 344 € |
| Compte-titres, barème, TMI 30 %, titres achetés avant 2018 détenus 10 ans (abattement 65 %) | 1 050 € (CSG déductible : 204 €) | 1 860 € | 2 706 € | 27 294 € |
| PEA de moins de 5 ans (retrait clôturant le plan) | 1 280 € | 1 860 € | 3 140 € | 26 860 € |
| PEA de plus de 5 ans | 0 € | 1 860 € | 1 860 € | 28 140 € |
| PEE, PERCO (conditions de blocage respectées) | 0 € | 1 860 € | 1 860 € | 28 140 € |
Calculs effectués avec la formule de ce simulateur. L'économie liée à la CSG déductible (6,8 % de la plus-value multipliés par la tranche marginale) est retranchée du total dû, alors qu'elle se matérialise en réalité sur l'impôt de l'année suivante.
Le point de bascule entre les deux options se calcule : sur un compte-titres sans abattement, le barème coûte 93,2 % de la tranche marginale (11 % moins la CSG déductible de 6,8 points prise à ce même taux), contre 12,8 % pour le PFU. Le barème l'emporte donc tant que la tranche marginale est inférieure à 13,7 %, soit pour les foyers non imposables et ceux de la tranche à 11 % ; dès la tranche à 30 %, le PFU fait économiser 1 516 € sur cet exemple. L'abattement pour durée de détention ne change la donne que pour des titres acquis avant 2018 et détenus longtemps : avec 65 % d'abattement, le barème à 30 % redevient moins cher que le PFU (2 706 € contre 3 140 €), mais il faut avoir conservé les titres plus de huit ans.
Sur un PEA, le seul paramètre est l'âge du plan : la même plus-value coûte 3 140 € avant cinq ans (et le retrait ferme le plan) contre 1 860 € après. C'est l'écart que mesure le comparatif PER, PEA et assurance-vie.
Où déclarer la plus-value
L'établissement teneur de compte adresse chaque début d'année un imprimé fiscal unique (IFU) qui récapitule les cessions. Les plus et moins-values de l'année se déclarent sur le formulaire 2074 (ou directement dans la déclaration en ligne lorsque l'IFU suffit), et le résultat net est reporté en case 3VG (plus-value) ou 3VH (moins-value) de la déclaration 2042. L'option pour le barème progressif se prend en cochant la case 2OP : elle vaut pour l'ensemble des revenus de capitaux mobiliers de l'année (dividendes et intérêts compris, voir le simulateur dividendes) et ne peut pas être limitée à la seule plus-value. Les prélèvements sociaux et l'impôt sont réglés l'année suivante avec le solde de l'impôt sur le revenu, sans retenue à la source par le courtier.
Ce que ce simulateur ne calcule pas
- Les régimes particuliers : stock-options, actions gratuites, BSPCE, abattement fixe de 500 000 € du dirigeant qui part à la retraite, abattement renforcé pour titres de PME acquis avant 2018.
- Le report des moins-values des dix années précédentes, imputables avant tout calcul d'impôt (CGI art. 150-0 D, 11) : saisissez une plus-value déjà nette des moins-values reportables.
- La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (3 % puis 4 % au-delà de 250 000 € de revenu fiscal de référence pour une personne seule, CGI art. 223 sexies), qui s'ajoute au PFU comme au barème.
- Les taux historiques de prélèvements sociaux sur les gains de PEA acquis avant 2018, et le régime des plus-values sur actifs numériques, qui relèvent d'un autre article du CGI (150 VH bis).
- Le calendrier réel de la CSG déductible, traduite ici en économie immédiate alors qu'elle réduit le revenu imposable de l'année suivante.
Pour l'impôt global de votre foyer une fois la plus-value intégrée, utilisez le simulateur d'impôt sur le revenu.
Comment est calculé ce résultat ?
La plus-value mobilière est le gain réalisé à la cession d'une valeur mobilière (action, obligation, OPCVM, ETF). Elle est égale à la différence entre le prix de vente et le prix d'acquisition (frais réels d'achat compris).
La fiscalité dépend de l'enveloppe :
- Compte-titres ordinaire (CTO) : par défaut, PFU 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux, la CSG sur les revenus du capital étant passée de 9,2 % à 10,6 % par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, art. 12 ; le PFU était de 30 % jusqu'aux revenus 2024). Sur option globale (et irrévocable pour l'année), barème progressif de l'IR + PS 18,6 %, avec 6,8 points de CSG déductibles l'année suivante et, pour les titres acquis avant le 1er janvier 2018, un abattement pour durée de détention de 50 % (2 à 8 ans) ou 65 % (plus de 8 ans) sur l'IR seulement.
- PEA : après 5 ans de détention, exonération d'IR, seuls les prélèvements sociaux à 18,6 % sont dus. Avant 5 ans, le retrait clôture le plan et déclenche le PFU 31,4 %.
- PEA-PME : même régime que le PEA, plafonné à 225 000 € et limité aux PME / ETI européennes éligibles.
- PEE / PERCO : exonération totale d'IR sur les gains, sous réserve du respect des conditions de blocage (5 ans pour le PEE). Prélèvements sociaux dus dans tous les cas.
Le calcul se résume à :
Plus-value brute = prix de vente − prix d'acquisition − frais d'acquisition
Exemple : 15 000 € de vente pour 10 000 € d'achat et 100 € de frais, soit 4 900 € de plus-value. Sur un CTO au PFU, l'impôt est de 1 538,60 € (627,20 € d'IR + 911,40 € de prélèvements sociaux) et le net vendeur de 13 461,40 € ; sur un PEA de plus de 5 ans, seuls les 911,40 € de prélèvements sociaux sont dus.
L'imposition est ensuite appliquée sur cette base, modulée selon l'enveloppe. Une moins-value (prix de vente inférieur au prix d'acquisition) ne génère aucune imposition et peut être reportée sur les 10 années suivantes contre des plus-values de même nature (article 150-0 D, 11 du CGI).
Les limites du modèle (régimes particuliers, report des moins-values, contribution sur les hauts revenus) sont détaillées dans la section « Ce que ce simulateur ne calcule pas » ci-dessus. Sur option globale, le barème progressif s'applique à l'ensemble des revenus du capital de l'année.
Sources et références
Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.
- Code général des impôts : Articles 150-0 A à 150-0 D (plus-values mobilières)
- BOFiP : BOI-RPPM-PVBMI-30-20, plus-values sur valeurs mobilières et droits sociaux, règles d'imposition à l'impôt sur le revenu (taux forfaitaire de 12,8 %, option pour le barème)
- AMF : Autorité des marchés financiers, espace épargnants
- Service-Public.fr : Impôt sur le revenu : plus-values sur valeurs mobilières (fiche F21618, PFU 31,4 %)
- Loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026, art. 12 (CSG sur les revenus du capital portée à 10,6 %) ; CSS art. L136-8
- impots.gouv.fr : Particuliers, les cessions mobilières
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une plus-value mobilière imposable ?
C'est le gain réalisé à la cession d'une valeur mobilière (action, obligation, OPCVM, ETF) ou de droits sociaux. Elle est calculée par différence entre le prix de vente et le prix d'acquisition (frais d'acquisition compris). L'imposition dépend de l'enveloppe : compte-titres ordinaire, PEA, PEA-PME, plan d'épargne salariale (PEE / PERCO), articles 150-0 A à 150-0 D du Code général des impôts.
Quelle différence fiscale entre PEA et compte-titres ?
Le PEA bénéficie d'un régime privilégié : après 5 ans de détention, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux à 18,6 % restent dus (CSG 10,6 % depuis le 1er janvier 2026, CRDS 0,5 %, prélèvement de solidarité 7,5 %). Avant 5 ans, les retraits entraînent la clôture du plan et la taxation au PFU 31,4 %. Le compte-titres ordinaire (CTO) ne bénéficie d'aucune exonération : PFU 31,4 % par défaut (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux), ou barème progressif sur option globale. Sur 5 000 € de gain, cela représente 930 € de prélèvements sociaux en PEA contre 1 570 € au total en CTO.
PFU ou barème progressif : que choisir sur un CTO ?
L'option pour le barème progressif est globale (elle s'applique à tous les revenus mobiliers et plus-values mobilières de l'année) et irrévocable pour l'année concernée. Elle est intéressante pour les foyers à TMI 0 % ou 11 %, qui paieront moins que les 12,8 % d'IR du PFU, d'autant que 6,8 points de CSG deviennent déductibles du revenu de l'année suivante. Pour les titres acquis avant le 1er janvier 2018, le barème ouvre aussi droit à un abattement pour durée de détention sur l'IR : 50 % entre 2 et 8 ans, 65 % au-delà (les prélèvements sociaux de 18,6 % restent calculés sur la plus-value entière). Pour une TMI à 30 % ou plus, le PFU reste en général plus avantageux, sauf abattement de 65 %. Notre simulateur affiche les deux pour vous permettre de comparer.
Que faire d'une moins-value mobilière ?
Les moins-values mobilières sont imputables sur les plus-values de même nature réalisées au cours de la même année, puis reportables sur les 10 années suivantes (article 150-0 D, 11). Elles ne sont en revanche pas imputables sur le revenu global. Pensez à les déclarer même quand vous n'avez pas de plus-value à compenser : elles constituent un crédit fiscal utilisable plus tard.
Le PEA-PME a-t-il les mêmes règles que le PEA ?
Oui pour la fiscalité : exonération d'IR après 5 ans, prélèvements sociaux dus dans tous les cas. Les différences se trouvent ailleurs : plafond de versement de 225 000 € (cumulé avec le PEA classique dans la limite globale), et univers d'investissement restreint aux PME et ETI européennes (capitalisation < 1 Md €, < 5 000 salariés). Vous pouvez détenir simultanément un PEA classique (plafond 150 000 €) et un PEA-PME.
Comment sont taxées les actions issues d'un PEE ou de stock-options ?
Les gains issus du plan d'épargne entreprise (PEE), d'un PEG ou d'un PERCO sont exonérés d'impôt sur le revenu à condition de respecter le blocage de 5 ans (PEE) ou la durée minimale jusqu'à la retraite (PERCO). Seuls les prélèvements sociaux à 18,6 % s'appliquent sur les gains de cession. Les stock-options et actions gratuites obéissent à un régime spécifique distinct, non couvert par ce simulateur (taxation à l'exercice ou à la cession selon les cas).