Loyer encadré (zones tendues)

Calculez le loyer maximum légal en zone tendue (Paris, Lille, Lyon, Bordeaux, Montpellier) selon le décret d'encadrement.

Commune
Nombre de pièces

Surface mentionnée dans le bail (loi Boutin / Carrez).

Type de bail
Époque de construction

Loyer principal hors provisions sur charges et complément éventuel.

Conformité à l'arrêté préfectoral

Loyer conforme

1 200 €

Loyer majoré autorisé (médian 25 € / m² × 40 m² × 1,20)

Le loyer de 950 € est dans les clous (entre 700 € et 1 200 €).

Voir le détail du calcul
Loyer médian brut
25,00 € /m²
Loyer médian retenu
25,00 € /m²
Loyer médian mensuel (40 m²)
1 000,00 €
Loyer majoré (+20 %)
1 200,00 €
Loyer minoré (−30 %)
700,00 €
Loyer pratiqué
950,00 €

Estimation indicative. Les valeurs €/m² retenues sont des médianes simplifiées par commune et type. Les arrêtés préfectoraux officiels distinguent une dizaine de secteurs géographiques par commune et des tranches plus fines d'époque de construction. Pour un loyer officiel, consultez l'arrêté préfectoral de l'année en cours et, en cas de litige, saisissez la commission départementale de conciliation ou l'ADIL.

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Comment est calculé ce résultat ?

Depuis la loi ELAN du 23 novembre 2018 (article 140), sept territoires français expérimentent l'encadrement des loyers : Paris, Lille (avec Hellemmes et Lomme), Plaine Commune, Lyon-Villeurbanne, Est Ensemble, Bordeaux et Montpellier. Dans ces communes, le bailleur ne peut pas dépasser un loyer maximum légal fixé par arrêté préfectoral annuel.

L'arrêté définit, par secteur géographique et type de logement, trois valeurs en €/m² de surface habitable :

  • Loyer de référence médian — médiane des loyers du marché, mesurée par l'observatoire local des loyers.
  • Loyer de référence majoré — médian + 20 %. C'est le plafond légal que le bailleur ne peut pas dépasser hors complément de loyer.
  • Loyer de référence minoré — médian − 30 %. Permet au locataire en place de réclamer une augmentation à la relocation si le loyer initial est sous ce seuil.

Les valeurs €/m² varient selon le nombre de pièces, l'époque de construction, le caractère meublé ou non du bail, et le secteur géographique au sein de la commune (de quelques secteurs à Montpellier à 80 quartiers à Paris).

Modulations retenues ici (forte simplification) :

  • meublé : + 10 % sur le loyer médian
  • avant 1946 ou après 1990 : + 5 %
  • loyer majoré = médian × 1,20
  • loyer minoré = médian × 0,70

Le verdict du simulateur compare le loyer pratiqué au loyer majoré :

  • Conforme : loyer entre minoré et majoré.
  • Dépasse : loyer > majoré → le locataire peut exiger une diminution (commission de conciliation puis tribunal), plus une amende administrative jusqu'à 5 000 € (15 000 € pour les bailleurs personnes morales).
  • Très bas : loyer < minoré → marge pour une réévaluation à la relocation.

Important — consulter l'arrêté préfectoral. Les valeurs employées ici sont des médianes simplifiées par commune et par catégorie. Les arrêtés préfectoraux officiels distinguent une dizaine de secteurs géographiques par commune (jusqu'à 80 à Paris) et des tranches plus précises d'époque de construction. Pour un loyer conforme officiel, consultez l'arrêté de l'année en cours sur le site de la préfecture, ou rapprochez-vous de l'ADIL (Agence Départementale d'Information sur le Logement) pour un conseil gratuit personnalisé. Les outils officiels encadrement.fr (Paris) et leurs équivalents locaux donnent le loyer plafond légal exact.

Questions fréquentes

Quelles communes appliquent l'encadrement des loyers en 2026 ?

Depuis la loi ELAN du 23 novembre 2018 (article 140), sept territoires expérimentent l'encadrement des loyers à la relocation et au renouvellement de bail : Paris (depuis juillet 2019), Lille / Hellemmes / Lomme (depuis mars 2020), Plaine Commune (9 communes de Seine-Saint-Denis, depuis juin 2021), Lyon-Villeurbanne (depuis novembre 2021), Est Ensemble (9 communes de Seine-Saint-Denis, depuis décembre 2021), Bordeaux (depuis juillet 2022) et Montpellier (depuis juillet 2022). D'autres EPCI ont déposé une candidature (Grenoble, Marseille, Lyon-banlieue) — la liste évolue chaque année.

Comment est fixé le loyer de référence par l'arrêté préfectoral ?

Le préfet publie chaque année (généralement en juin) un arrêté qui fixe, pour chaque secteur géographique de la commune et chaque type de logement (nombre de pièces, époque de construction, meublé ou non), trois valeurs en €/m² de surface habitable : un loyer de référence MÉDIAN (la médiane des loyers du marché), un loyer de référence MAJORÉ (médian + 20 %) et un loyer de référence MINORÉ (médian − 30 %). Les valeurs proviennent des observatoires locaux des loyers (OLAP à Paris, OLL ailleurs).

Que risque le bailleur qui dépasse le loyer majoré ?

Le locataire peut engager une action en diminution de loyer auprès de la commission départementale de conciliation, puis du tribunal judiciaire (art. 17-2 de la loi du 6 juillet 1989). La sanction prévoit : remboursement du trop-perçu, parfois sur plusieurs années, plus une amende administrative pouvant atteindre 5 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale (art. L631-7 du Code de la construction et de l'habitation). Le bail reste valable mais le loyer est ramené au plafond légal.

Existe-t-il un « complément de loyer » au-delà du loyer majoré ?

Oui, le bailleur peut demander un complément de loyer si le logement présente des caractéristiques de localisation ou de confort exceptionnelles, qui ne sont pas déjà prises en compte dans le loyer de référence majoré (terrasse de plus de 4 m², vue exceptionnelle, prestations de standing très supérieures à la moyenne…). Le complément doit être mentionné explicitement dans le bail et justifié. Le locataire dispose d'un délai de 3 mois après la signature pour le contester. À Paris, environ 15 % des baux signés en zone encadrée incluent un complément de loyer.

L'encadrement s'applique-t-il à tous les baux ?

Non. L'encadrement concerne les baux d'habitation principale (loi du 6 juillet 1989) signés à compter de l'entrée en vigueur du dispositif dans la commune : nouvelle location (relocation après départ du précédent locataire) et renouvellement de bail à terme. En sont exclus : les baux mobilité, les logements HLM/conventionnés, les locations saisonnières et touristiques, les sous-locations, les logements de fonction, les baux civils anciens (loi de 1948) et les colocations à bail unique avec clause de solidarité antérieures.

Comment vérifier officiellement le loyer applicable à mon logement ?

Pour un calcul officiel, deux outils : (1) consulter l'arrêté préfectoral de l'année en cours sur le site de la préfecture compétente, qui détaille les loyers de référence par secteur géographique (10 à 80 secteurs selon la commune) et par catégorie ; (2) utiliser le simulateur officiel encadrement.fr (Paris) ou les outils locaux (Lyon, Lille, Bordeaux, Montpellier). Pour un conseil personnalisé, l'ADIL (Agence Départementale d'Information sur le Logement) offre des consultations gratuites. En cas de litige, saisir la commission départementale de conciliation avant toute action judiciaire.

Sources et références

Simulateurs liés