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Calcul de l'impôt sur les sociétés
L'impôt sur les sociétés s'applique au bénéfice fiscal de l'exercice au taux normal, avec un taux réduit sur une première fraction du bénéfice pour les PME qui remplissent les conditions de chiffre d'affaires et de détention du capital (article 219 du CGI). Le simulateur calcule l'IS, y compris pour un exercice court, et la contribution sociale des grandes entreprises.
Résultat fiscal après réintégrations et déductions, tel qu'il figure sur le formulaire 2058-A.
Sert à vérifier le seuil de 10 M€ ouvrant droit au taux réduit (CGI Art. 219, I, b).
PME éligible au taux réduit : CA HT < 10 M€ ET capital entièrement libéré ET capital détenu à au moins 75 % par des personnes physiques (ou sociétés elles-mêmes éligibles).
La contribution sociale (CGI Art. 235 ter ZC) s'applique aux sociétés dont le CA HT dépasse 7,63 M€, sur la fraction d'IS excédant 763 000 €.
ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres
Total IS à payer
20 750 €
Bénéfice net après IS : 79 250 € · Taux effectif 20,75 %
Voir le détail du calcul
- Bénéfice imposable
- 100 000,00 €
- Plafond taux réduit
- 42 500,00 €
- Tranche à 15 % (42 500,00 €)
- 6 375,00 €
- Tranche à 25 % (57 500,00 €)
- 14 375,00 €
- IS total
- 20 750,00 €
- Total impôt à payer
- 20 750,00 €
- Bénéfice net après IS
- 79 250,00 €
- Taux effectif
- 20,75 %
Estimation indicative. Le calcul ne prend pas en compte les déficits antérieurs reportables, les crédits d'impôt (CIR, mécénat…), la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises (loi de finances pour 2025), ni le régime mère-fille. Pour le calcul exact, consultez votre liasse fiscale et votre expert-comptable.
- Barème officiel 2026
- Sources citées
- Calcul dans votre navigateur
- Sans inscription
Mis à jour le Méthode et sources
Quel taux d'impôt sur les sociétés en 2026 ?
25 % (taux normal). Taux réduit de 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice pour les PME dont le CA est inférieur à 10 M€, au capital libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques. Pour 100 000 € de bénéfice : 6 375 € + 14 375 € = 20 750 €. Déclaration 2065.
IS 2026 selon le bénéfice : tableau pour une PME éligible
| Bénéfice fiscal | IS à 15 % | IS à 25 % | IS total | Taux effectif | Bénéfice après IS |
|---|---|---|---|---|---|
| 20 000 € | 3 000 € | 0 € | 3 000 € | 15 % | 17 000 € |
| 42 500 € | 6 375 € | 0 € | 6 375 € | 15 % | 36 125 € |
| 60 000 € | 6 375 € | 4 375 € | 10 750 € | 17,9 % | 49 250 € |
| 100 000 € | 6 375 € | 14 375 € | 20 750 € | 20,8 % | 79 250 € |
| 250 000 € | 6 375 € | 51 875 € | 58 250 € | 23,3 % | 191 750 € |
| 100 000 € (société non éligible) | 0 € | 25 000 € | 25 000 € | 25 % | 75 000 € |
Le taux réduit vaut au maximum 4 250 € d'économie par exercice (42 500 € × 10 points). Il s'applique par société : un groupe de trois PME éligibles en bénéficie trois fois, sauf intégration fiscale.
Acomptes, solde et déclaration : le calendrier
| Date | Obligation | Base |
|---|---|---|
| 15 mars, 15 juin, 15 septembre, 15 décembre | Quatre acomptes (relevé n° 2571) | 25 % de l'IS de l'exercice précédent chacun |
| 2e jour ouvré suivant le 1er mai (+ 15 jours en télédéclaration) | Déclaration de résultat n° 2065 et liasse | Résultat de l'exercice clos |
| 15 mai | Solde de l'IS (relevé n° 2572) | IS dû − acomptes versés |
Les sociétés dont l'IS de l'exercice précédent est inférieur à 3 000 € sont dispensées d'acomptes et paient tout au solde, comme les sociétés nouvelles lors de leur premier exercice. Pour une clôture décalée, le solde est dû le 15 du quatrième mois suivant la clôture. Paiement et déclaration se font obligatoirement en ligne dans l'espace professionnel impots.gouv.fr.
IS ou impôt sur le revenu : quelle imposition du bénéfice ?
À l'IS, la société paie l'impôt et le dirigeant n'est imposé personnellement que sur ce qu'il se verse (salaire au barème progressif, dividendes au prélèvement forfaitaire de 30 %). Le bénéfice non distribué reste taxé à 15 ou 25 %, ce qui permet de capitaliser dans la société. À l'impôt sur le revenu (entreprise individuelle, EURL à l'IR, SAS ou SARL de moins de 5 ans sur option de l'art. 239 bis AB), la totalité du bénéfice est ajoutée aux revenus du foyer et soumise au barème jusqu'à 45 % plus cotisations sociales, qu'il soit prélevé ou non. Le point de bascule dépend du taux marginal du foyer : comparez avec notre simulateur dividendes ou salaire et notre simulateur d'impôt sur le revenu. Pour une activité qui démarre, le régime micro reste souvent plus simple : voir auto-entrepreneur ou SASU en 2026.
Ce qui réduit légalement le bénéfice imposable
- La rémunération du dirigeant et les cotisations sociales afférentes, déductibles si elles correspondent à un travail effectif et ne sont pas excessives.
- Les déficits antérieurs : reportables sans limite de durée, dans la limite de 1 million d'euros par exercice plus 50 % du bénéfice excédant ce montant (art. 209) ; ou reportés en arrière sur le bénéfice de l'exercice précédent dans la limite de 1 million d'euros, avec créance d'IS (art. 220 quinquies).
- Les amortissements, linéaires ou dégressifs pour certains matériels, et les provisions pour risques et charges précisément justifiées.
- Les crédits d'impôt, qui s'imputent sur l'IS calculé : crédit d'impôt recherche (30 % des dépenses jusqu'à 100 millions d'euros), innovation, mécénat (60 % des dons), apprentissage.
- Le régime mère-fille, qui exonère 95 % des dividendes reçus d'une filiale détenue à 5 % au moins.
La TVA collectée n'entre pas dans le résultat : elle se calcule à part avec notre calculateur de TVA. La cotisation foncière des entreprises, elle, est une charge déductible : voir le simulateur de CFE.
Comment est calculé ce résultat ?
L'impôt sur les sociétés (IS) se calcule sur le bénéfice fiscal de l'exercice à deux taux (CGI, art. 219) : 15 % sur les 42 500 premiers euros pour les PME qui remplissent trois conditions, puis 25 % sur le reste. Une SAS qui dégage 100 000 € de bénéfice paie 20 750 € (6 375 € + 14 375 €), soit un taux effectif de 20,75 % ; sans le taux réduit, 25 000 €. Ces taux sont inchangés en 2026.
Étape 1 : Vérifier l'éligibilité au taux réduit de 15 %
Trois conditions cumulatives (art. 219, I, b) : un chiffre d'affaires hors taxes inférieur à 10 millions d'euros sur l'exercice (ramené à 12 mois), un capital entièrement libéré à la clôture, et un capital détenu de manière continue à 75 % au moins par des personnes physiques (ou par des sociétés elles-mêmes éligibles). Une SASU dont l'associé unique a versé la totalité de son capital remplit ces conditions ; une filiale détenue à 100 % par une holding qui n'y satisfait pas en est exclue.
Étape 2 : Découper le bénéfice fiscal
Le bénéfice fiscal est le résultat comptable corrigé des réintégrations (amendes, part non déductible des véhicules, taxe sur les véhicules, provisions non déductibles) et des déductions (déficits antérieurs, produits exonérés). Les 42 500 premiers euros sont imposés à 15 %, le surplus à 25 %. Pour un exercice de moins de 12 mois, la limite est proratisée : 21 250 € pour 6 mois, 3 541,67 € par mois.
Étape 3 : Ajouter la contribution sociale de 3,3 % si elle est due
Les sociétés dont le chiffre d'affaires dépasse 7,63 millions d'euros paient en plus 3,3 % de la fraction d'IS qui excède 763 000 € (art. 235 ter ZC). Elle ne concerne donc que les sociétés dont le bénéfice dépasse environ 3 millions d'euros. Exemple calculé : 5 000 000 € de bénéfice, CA 20 M€ → IS 1 250 000 € + contribution (1 250 000 − 763 000) × 3,3 % = 16 071 €, total 1 266 071 €.
Exemple détaillé : SARL au premier exercice de 6 mois, 40 000 € de bénéfice
Plafond du taux réduit proratisé : 42 500 × 6 / 12 = 21 250 €. IS = 21 250 × 15 % (3 187,50 €) + 18 750 × 25 % (4 687,50 €) = 7 875 €, soit 19,7 % du bénéfice. Sur un exercice de 12 mois avec le même bénéfice, l'IS aurait été de 6 000 € (40 000 × 15 %) : choisir un premier exercice long (jusqu'à 24 mois avec clôture au plus tard le 31 décembre de l'année suivante) évite ce surcoût.
Ce que le simulateur ne fait pas. Il part du bénéfice fiscal que vous saisissez : il ne calcule ni les retraitements extra-comptables, ni l'imputation des déficits reportables (plafonnée à 1 million d'euros plus 50 % du bénéfice au-delà, art. 209), ni les crédits d'impôt (recherche, innovation, mécénat, apprentissage), ni le régime des plus-values à long terme sur titres de participation, ni la contribution exceptionnelle temporaire des entreprises réalisant au moins 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires instaurée par la loi de finances pour 2025.
Sources et références
Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.
- Service-Public.fr (Entreprendre) : Impôt sur les sociétés : taux, déclaration, paiement
- BOFiP : BOI-IS-LIQ-20-10 : taux réduit des PME, redevables concernés (CA < 10 M€, capital libéré, détention à 75 %)
- BOFiP : BOI-IS-LIQ-20-20 : taux réduit des PME, modalités d'application (limite de 42 500 € et proratisation)
- BOFiP : BOI-IS-LIQ-10 : taux normal de l'impôt sur les sociétés
- Code général des impôts, articles 209, 219, 220 quinquies et 235 ter ZC, consultable sur legifrance.gouv.fr
Questions fréquentes
Combien d'impôt sur les sociétés pour 100 000 € de bénéfice ?
20 750 € pour une PME éligible au taux réduit : 42 500 € × 15 % = 6 375 € puis 57 500 € × 25 % = 14 375 € (CGI, art. 219), soit un taux effectif de 20,75 % et 79 250 € de bénéfice après impôt. Une société qui ne remplit pas les conditions du taux réduit paie 25 000 €. Autres calculs du simulateur : 20 000 € de bénéfice = 3 000 € ; 60 000 € = 10 750 € ; 250 000 € = 58 250 €.
Une société en déficit paie-t-elle l'IS ?
Non : l'IS se calcule sur un bénéfice fiscal positif ; un exercice déficitaire ne génère aucun impôt, seulement les acomptes éventuels calculés sur l'exercice précédent, remboursés au solde. Le déficit est reportable sur les bénéfices futurs sans limite de durée, dans la limite annuelle de 1 million d'euros plus 50 % de la fraction du bénéfice qui dépasse ce montant (CGI, art. 209), ou reporté en arrière sur le bénéfice de l'exercice précédent dans la limite de 1 million d'euros, ce qui fait naître une créance sur le Trésor (art. 220 quinquies).
Quelles sociétés sont soumises à l'IS en 2026 ?
Sont soumises de plein droit à l'impôt sur les sociétés : les SA, SAS, SASU, SARL (à l'exception des SARL de famille ayant opté pour l'IR), les SCA et SEL. Les EURL, EI, SNC et SCI peuvent également opter pour l'IS sur demande. L'IS s'applique à l'ensemble des bénéfices réalisés en France par ces sociétés (bénéfices commerciaux, industriels, non commerciaux, agricoles). Les associations et fondations à but non lucratif en sont en principe exonérées sur leurs activités non lucratives.
Quelles conditions pour bénéficier du taux réduit d'IS à 15 % ?
Pour bénéficier du taux réduit de 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice (CGI Art. 219, I, b), trois conditions cumulatives doivent être réunies : (1) chiffre d'affaires HT inférieur à 10 M€ sur l'exercice ; (2) capital social entièrement libéré à la clôture de l'exercice ; (3) capital détenu à au moins 75 % par des personnes physiques (ou par des sociétés elles-mêmes éligibles au taux réduit). Si une seule condition manque, la société est imposée au taux normal de 25 % dès le premier euro de bénéfice.
Comment fonctionne la contribution sociale de 3,3 % ?
La contribution sociale sur l'IS, instituée par l'article 235 ter ZC du CGI, s'applique aux sociétés réalisant un chiffre d'affaires HT supérieur à 7,63 M€. Son taux est de 3,3 % et son assiette est l'IS dû qui excède 763 000 €. Concrètement : une société dont l'IS est inférieur ou égal à 763 000 € ne paie aucune contribution, même si son CA dépasse 7,63 M€. Pour un IS de 1 M€, la contribution s'élève à (1 000 000 − 763 000) × 3,3 % = 7 821 €. Elle est payable en même temps que le solde d'IS.
Comment est imposé un exercice fiscal de moins de 12 mois ?
Lorsque l'exercice fiscal couvre une période inférieure à 12 mois (typiquement le premier exercice d'une société créée en cours d'année), le plafond de 42 500 € applicable au taux réduit est proratisé en fonction de la durée réelle de l'exercice (BOI-IS-LIQ-20-10). Exemple : pour un exercice de 6 mois, le plafond passe à 42 500 × 6/12 = 21 250 €. Au-delà, le bénéfice est imposé au taux normal de 25 %. Cette règle vise à éviter qu'une société puisse multiplier les exercices courts pour bénéficier plusieurs fois du taux réduit dans l'année.
Quel est le calendrier de paiement de l'IS ?
L'IS est payé en quatre acomptes trimestriels (15 mars, 15 juin, 15 septembre, 15 décembre) calculés sur le bénéfice de référence de l'exercice précédent, puis un solde final dans les trois mois et 15 jours suivant la clôture (15 mai pour un exercice calendaire). Les sociétés dont l'IS de référence est inférieur à 3 000 € sont dispensées d'acomptes et règlent l'IS en une fois lors du dépôt du solde. La déclaration de résultats (formulaire 2065) doit être déposée dans les 3 mois suivant la clôture, ou avant le 2ème jour ouvré suivant le 1er mai pour les exercices calendaires.
Peut-on réduire le bénéfice imposable de sa société ?
Plusieurs leviers légaux existent : (1) l'imputation des déficits antérieurs reportables sans limitation de durée (mais plafonnés à 1 M€ + 50 % du bénéfice au-delà, CGI Art. 209) ; (2) les amortissements accélérés sur certains investissements ; (3) les provisions pour risques et charges, déductibles dès lors qu'elles sont nettement précisées et probables ; (4) les crédits d'impôt non imputés (CIR, CICE résiduel, mécénat) ; (5) la rémunération du dirigeant, déductible du résultat fiscal. Attention à ne pas franchir les limites de l'acte anormal de gestion. Pour optimiser, consultez un expert-comptable.