Barème 2026Mis à jour le
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Calcul des frais réels déductibles
À la place de la déduction forfaitaire, un salarié peut déduire ses frais réels : trajets domicile-travail au barème kilométrique, repas, matériel, télétravail. L'option n'est intéressante que si le total dépasse le forfait ; le simulateur compare les deux avec le barème kilométrique applicable aux revenus 2025.
Total des salaires nets imposables figurant sur votre déclaration (case 1AJ)
Jours travaillés sans possibilité de rentrer déjeuner
Plafond retenu : 21,10 €/jour. Repas pris à domicile valorisé à 5,45 € (revenus 2025).
Forfait de 2,70 € par jour télétravaillé, retenu dans la limite de 626,40 €/an (59,40 €/mois) ; au-delà, frais réels sur justificatifs (non modélisés)
Hors prise en charge employeur ou Pôle emploi
Documentation, vêtements de travail, outils, péage, parking, double résidence…
ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres
Option la plus avantageuse : Frais réels
4 361 €
Soit 1 161 € de plus que l'autre option
10 % du salaire net imposable
Somme des frais professionnels justifiés
Voir le détail des frais réels
- Transport (8 000 km/an)
- 4 251,00 €
- Repas hors domicile
- 110,00 €
- Télétravail
- 0,00 €
- Formation professionnelle
- 0,00 €
- Autres frais justifiés
- 0,00 €
- Total frais réels
- 4 361,00 €
Estimation indicative, fondée sur les barèmes officiels applicables aux revenus 2025 (déclaration 2026) : forfait 10 % (plancher 509 €, plafond 14 555 €), barème kilométrique BOFiP (voitures, motos, cyclomoteurs, majoration de 20 % pour l'électrique), repas hors domicile (5,45 € à 21,10 €) et télétravail (2,70 €/jour, plafond 626,40 €). L'option pour les frais réels suppose de conserver tous les justificatifs pendant 3 ans.
- Barème officiel 2026
- Sources citées
- Calcul dans votre navigateur
- Sans inscription
Mis à jour le Méthode et sources
Frais réels ou abattement de 10 % en 2026 ?
Optez pour les frais réels si vos frais professionnels dépassent 10 % de votre salaire imposable, soit 3 000 € pour 30 000 € de salaire. Frais admis : trajets au barème kilométrique, repas, formation, télétravail, double résidence imposée. Case 1AK ; justificatifs à conserver 3 ans.
À partir de combien de kilomètres les frais réels l'emportent-ils ?
Pour un salaire de 30 000 € (forfait 3 000 €), une voiture de 5 CV et 220 jours sur site, calculé avec ce simulateur :
| Distance aller | Km annuels | Frais kilométriques | Forfait 10 % | Option gagnante |
|---|---|---|---|---|
| 5 km | 2 200 | 1 399 € | 3 000 € | Forfait |
| 10 km | 4 400 | 2 798 € | 3 000 € | Forfait |
| 15 km | 6 600 | 3 751 € | 3 000 € | Frais réels (+ 751 €) |
| 20 km | 8 800 | 4 537 € | 3 000 € | Frais réels (+ 1 537 €) |
| 30 km | 13 200 | 6 107 € | 3 000 € | Frais réels (+ 3 107 €) |
| 40 km | 17 600 | 7 678 € | 3 000 € | Frais réels (+ 4 678 €) |
Le point de bascule dépend du salaire : plus il est élevé, plus le forfait est généreux. À 45 000 € de salaire (forfait 4 500 €), 15 km en 4 CV sur 210 jours ne donnent que 3 472 € de frais kilométriques : le forfait reste préférable. À 60 000 € (forfait 6 000 €), 40 km en 6 CV sur 215 jours donnent 7 890 €, soit 1 890 € de plus que le forfait et 567 € d'impôt en moins à 30 % de taux marginal.
Quatre situations recalculées
| Situation | Frais réels | Forfait 10 % | Écart |
|---|---|---|---|
| 30 000 €, 35 km en 5 CV, 220 jours, repas à 12 € sans cantine | 8 334 € | 3 000 € | + 5 334 € pour les frais réels |
| 36 000 €, 25 km en 5 CV, 218 jours | 5 286 € | 3 600 € | + 1 686 € pour les frais réels |
| 45 000 €, 15 km en 4 CV, 210 jours | 3 472 € | 4 500 € | + 1 028 € pour le forfait |
| 28 000 €, abonnement transports 900 € restant à charge, télétravail 300 € | 1 200 € | 2 800 € | + 1 600 € pour le forfait |
Dans le premier cas, les repas comptent pour 1 441 € (220 × 6,55 € de différence entre le repas payé et la valeur de 5,45 € du repas pris au foyer pour les revenus 2025) : c'est le poste que les contribuables oublient le plus souvent, mais aussi celui que l'administration contrôle le plus (agenda, tickets, attestation d'absence de cantine).
Justificatifs à conserver trois ans
L'administration peut demander les pièces jusqu'à la fin de la troisième année suivant celle de l'imposition (LPF, art. L. 169). Pour les trajets : carte grise (puissance fiscale), attestation d'employeur ou contrat mentionnant le lieu de travail, décompte des jours de présence, justificatif de domicile. Pour les repas : preuve de l'absence de cantine et de l'impossibilité de rentrer. Pour le télétravail : accord ou attestation précisant le nombre de jours. Le barème kilométrique dispense de conserver les factures de carburant et d'entretien, pas de prouver la réalité des trajets.
Cinq erreurs qui font perdre l'avantage
- Oublier de réintégrer les allocations de l'employeur. Prime de transport, part employeur de l'abonnement, indemnités kilométriques ou forfait mobilités durables (jusqu'à 600 € par an pour le vélo ou le covoiturage) redeviennent imposables dès que vous optez pour les frais réels.
- Compter un aller-retour le midi sans justifier que le retour au domicile est raisonnable (distance et durée) : l'administration admet en général un seul aller-retour par jour.
- Déclarer 40 km alors que le trajet fait 55 km sans justificatif d'éloignement : la déduction est limitée aux 40 premiers kilomètres, le reste est rejeté.
- Utiliser la puissance fiscale du véhicule de location ou du conjoint : le barème s'applique au véhicule dont vous êtes propriétaire ou copropriétaire, ou loué en LOA/LLD à votre nom.
- Choisir les frais réels un an, oublier de les redemander l'année suivante : l'option n'est pas reconduite automatiquement. Le mauvais arbitrage entre forfait et frais réels figure d'ailleurs parmi les dix erreurs de déclaration les plus courantes.
Pour les indépendants et les salariés qui utilisent leur véhicule pour des déplacements professionnels, notre calculateur de frais kilométriques applique le même barème à n'importe quelle distance. Le barème complet est commenté dans barème kilométrique 2026 : tableau et calcul. Pour connaître votre taux marginal et convertir l'écart en euros d'impôt, utilisez le simulateur d'impôt sur le revenu 2026 et vérifiez l'effet sur votre taux de prélèvement à la source.
Comment est calculé ce résultat ?
L'administration déduit automatiquement 10 % de vos salaires pour frais professionnels, avec un minimum de 509 € et un maximum de 14 555 € par personne pour les revenus 2025 (CGI, art. 83, 3°). Vous pouvez remplacer ce forfait par vos frais réels s'ils sont plus élevés. Avec 30 000 € de salaire et 20 km de trajet en voiture de 5 CV sur 220 jours, les frais réels atteignent 4 537 € contre 3 000 € de forfait : 1 537 € de revenu imposable en moins, soit 169 € d'impôt économisés à 11 % de taux marginal, 461 € à 30 %.
Étape 1 : Calculer le forfait de 10 % auquel vous renoncez
Forfait = 10 % du salaire net imposable (avant déduction), borné entre 509 € et 14 555 €. Un salaire de 45 000 € donne 4 500 € de forfait ; au-delà de 145 550 € de salaire, le forfait plafonne à 14 555 €. L'option est annuelle et individuelle : dans un couple, chacun choisit son régime.
Étape 2 : Chiffrer les trajets domicile-travail avec le barème kilométrique
Distance annuelle = distance aller × 2 × nombre de jours travaillés sur site. Au-delà de 40 km aller, la fraction excédentaire n'est admise que si l'éloignement est justifié (emploi du conjoint, mutation, précarité, état de santé) (BOI-RSA-BASE-30-50-30-20). Le barème voiture applicable aux revenus 2025 est inchangé depuis l'arrêté du 27 mars 2023 :
| Puissance fiscale | Jusqu'à 5 000 km | De 5 001 à 20 000 km | Au-delà de 20 000 km |
|---|---|---|---|
| 3 CV et moins | d × 0,529 | (d × 0,316) + 1 065 | d × 0,370 |
| 4 CV | d × 0,606 | (d × 0,340) + 1 330 | d × 0,407 |
| 5 CV | d × 0,636 | (d × 0,357) + 1 395 | d × 0,427 |
| 6 CV | d × 0,665 | (d × 0,374) + 1 457 | d × 0,447 |
| 7 CV et plus | d × 0,697 | (d × 0,394) + 1 515 | d × 0,470 |
Le résultat est majoré de 20 % pour un véhicule électrique (5 443,92 € dans l'exemple ci-dessous). Exemple : 20 km × 2 × 220 jours = 8 800 km en 5 CV → 8 800 × 0,357 + 1 395 = 4 536,60 €. Les deux-roues ont leurs propres barèmes, par tranches de 3 000 et 6 000 km : motos et scooters de plus de 50 cm³ selon leur puissance (1-2 CV : d × 0,395 / (d × 0,099) + 891 / d × 0,248 ; 3-5 CV : d × 0,468 / (d × 0,082) + 1 158 / d × 0,275 ; plus de 5 CV : d × 0,606 / (d × 0,079) + 1 583 / d × 0,343) et cyclomoteurs de 50 cm³ au plus (d × 0,315 / (d × 0,079) + 711 / d × 0,198). Un scooter 125 (3-5 CV) sur 13 200 km par an donne 13 200 × 0,275 = 3 630 €. Le barème couvre la dépréciation, l'entretien, le carburant et l'assurance ; seuls les péages, le stationnement au travail et les intérêts d'un crédit auto peuvent s'y ajouter, sur justificatifs. En transports en commun, on déduit le coût réel de l'abonnement resté à votre charge.
Étape 3 : Ajouter repas, télétravail, formation et autres frais
- Repas : déductible uniquement si vous ne pouvez pas rentrer déjeuner et n'avez pas de restauration collective. On retient la différence entre le prix payé (plafonné) et la valeur forfaitaire du repas pris à domicile fixée chaque année par l'administration, multipliée par le nombre de jours. Avec titres-restaurant, la part financée par l'employeur se déduit du montant.
- Télétravail : forfait de 2,70 € par jour télétravaillé, dans la limite de 59,40 € par mois et 626,40 € par an pour les revenus 2025, ou frais réels justifiés (quote-part d'électricité, d'abonnement internet, de mobilier, matériel).
- Formation, documentation, matériel : cours en lien avec l'emploi ou une reconversion, livres techniques, ordinateur (amortissable sur 3 ans au-delà de 500 € HT), vêtements exigés par la profession, cotisations syndicales si vous n'utilisez pas le crédit d'impôt correspondant.
- Double résidence : loyer, charges et un trajet hebdomadaire aller-retour lorsque le couple ne peut pas se regrouper pour des raisons professionnelles.
Étape 4 : Comparer et déclarer
Si le total dépasse le forfait, inscrivez-le en case 1AK (déclarant 1) ou 1BK (déclarant 2) de la déclaration 2042, avec le détail en annexe libre. Point essentiel : en optant pour les frais réels, vous devez réintégrer dans votre salaire les remboursements de frais et allocations versés par l'employeur (prime de transport, indemnités kilométriques, part employeur de l'abonnement, forfait mobilités durables) qui étaient exonérés (art. 81, 19° ter).
Ce que le simulateur ne fait pas. Il compare les deux déductions mais ne calcule pas l'impôt économisé (écart × taux marginal, à estimer avec notre simulateur d'impôt sur le revenu). Il retient 5,45 € pour le repas à domicile et plafonne le repas hors domicile à 21,10 € (déduction maximale 15,65 € par repas), plafonne les frais de télétravail au forfait annuel de 626,40 € (les frais réels justifiés au-delà ne sont pas modélisés), applique la majoration de 20 % des véhicules électriques et les barèmes deux-roues par puissance, mais ne réintègre pas les allocations employeur ni les frais annexes (péages, stationnement, intérêts d'emprunt).
Sources et références
Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.
- Service-Public.fr : Frais professionnels : déduction forfaitaire de 10 % ou frais réels (revenus 2025)
- BOFiP : BOI-RSA-BASE-30-50-30-20 : frais de transport entre le domicile et le lieu de travail (limite de 40 km, barème kilométrique)
- impots.gouv.fr : Simulateur officiel de frais kilométriques
- Arrêté du 27 mars 2023 fixant le barème forfaitaire permettant l'évaluation des frais de déplacement, consultable sur legifrance.gouv.fr
- Code général des impôts, article 83, 3° (frais professionnels) et article 81, 19° ter, consultable sur legifrance.gouv.fr
Questions fréquentes
Frais réels ou forfait 10 % : à partir de quand les frais réels sont-ils plus avantageux ?
Dès que vos frais professionnels justifiés dépassent 10 % de votre salaire net imposable (au minimum 509 €, au maximum 14 555 € par personne pour les revenus 2025). Calculé avec ce simulateur pour un salaire de 30 000 € et une voiture de 5 CV sur 220 jours : à 10 km de trajet aller, les frais kilométriques valent 2 798 €, moins que le forfait de 3 000 € ; à 15 km, 3 751 € ; à 20 km, 4 537 €. Plus le salaire est élevé, plus le forfait est généreux et plus le point de bascule s'éloigne.
Quel est le barème kilométrique applicable à la déclaration 2026 ?
Le barème voiture des revenus 2025 est celui de l'arrêté du 27 mars 2023, reconduit sans changement. Pour une 5 CV : d × 0,636 jusqu'à 5 000 km, (d × 0,357) + 1 395 de 5 001 à 20 000 km, d × 0,427 au-delà. Pour une 4 CV : d × 0,606 ; (d × 0,340) + 1 330 ; d × 0,407. Pour 7 CV et plus : d × 0,697 ; (d × 0,394) + 1 515 ; d × 0,470. Le montant est majoré de 20 % pour un véhicule électrique. Exemple : 8 800 km en 5 CV = 4 536,60 €.
Quelles dépenses peut-on déduire en frais réels ?
Les frais de trajet domicile-travail (barème kilométrique ou abonnement de transport resté à votre charge), les frais supplémentaires de repas lorsque vous ne pouvez ni rentrer déjeuner ni utiliser une cantine, les frais de télétravail (forfait de 2,70 € par jour ou frais réels), les frais de formation et de documentation, le matériel et les vêtements exigés par la profession, les frais de double résidence imposée par l'emploi, les cotisations syndicales (à défaut de crédit d'impôt). Toutes les dépenses doivent être liées à l'emploi salarié et justifiables (CGI, art. 83, 3°).
Comment déclarer le télétravail en frais réels pour 2025 ?
Deux méthodes. Le forfait : 2,70 € par jour télétravaillé, dans la limite de 59,40 € par mois et 626,40 € par an pour les revenus 2025, sans justificatif de dépense (il faut seulement pouvoir prouver le nombre de jours). Les frais réels : quote-part du loyer, de l'électricité, de l'abonnement internet, du mobilier et du matériel, au prorata de l'usage professionnel, sur factures. Si votre employeur vous verse une allocation de télétravail exonérée, vous devez la réintégrer à votre salaire pour déduire les frais correspondants.
La distance domicile-travail est-elle limitée à 40 km ?
Oui. Sans circonstance particulière, la déduction est admise pour les 40 premiers kilomètres du trajet aller (BOI-RSA-BASE-30-50-30-20). Au-delà, il faut justifier l'éloignement : activité du conjoint, précarité de l'emploi, mutation, état de santé, difficulté à trouver un logement proche. Sans justification, seuls 40 km sont retenus et la fraction excédentaire est rejetée. Ce simulateur ramène automatiquement à 40 km toute distance supérieure.
Faut-il réintégrer les remboursements de l'employeur si l'on choisit les frais réels ?
Oui, c'est le piège principal de l'option. Les allocations et remboursements de frais exonérés (prime de transport, indemnités kilométriques, prise en charge de 50 % de l'abonnement de transport, forfait mobilités durables, allocation de télétravail) doivent être ajoutés au salaire imposable dès lors que vous déduisez les frais correspondants (CGI, art. 81, 19° ter et art. 83). Pour l'abonnement de transport, vous pouvez aussi ne déduire que la moitié restée à votre charge sans réintégrer la part de l'employeur.
Où déclarer les frais réels et quels justificatifs conserver ?
Les frais réels se déclarent en case 1AK (déclarant 1) ou 1BK (déclarant 2) de la déclaration 2042, avec la liste détaillée des frais dans une note jointe ou la rubrique « informations » de la déclaration en ligne. Conservez trois ans (LPF, art. L. 169) : carte grise, attestation de l'employeur sur le lieu et les jours de travail, justificatif de domicile, tickets de repas, factures de matériel et de formation. Le barème kilométrique dispense de justifier les dépenses du véhicule, pas la réalité des trajets.