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Barème 2026Mis à jour le

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Calcul des frais kilométriques

Les frais kilométriques déductibles s'estiment avec le barème fiscal 2026, ainsi que le gain d'impôt correspondant à la tranche marginale.

Trajets domicile-travail (40 km aller max.) + déplacements professionnels

Puissance fiscale du véhicule
Estimer le gain fiscal (optionnel)

0, 11, 30, 41 ou 45 selon votre tranche d'imposition. Indiqué sur votre avis d'impôt.

ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres

Frais déductibles (option frais réels)

5 679 €

Coût kilométrique moyen : 0,47 €/km

Voir le détail du calcul
Distance retenue
12 000 km
Puissance fiscale
5 CV
Tranche appliquée
5 001 à 20 000 km
Formule
(d × 0,357) + 1 395
Coût moyen par km
0,47 €/km
Frais déductibles
5 679,00 €

Barème voiture applicable aux revenus 2025 (déclaration 2026). Le barème intègre déjà carburant, entretien, dépréciation et assurance. Pour les véhicules 100 % électriques, majorez le résultat de 20 %. Les frais de péage et de parking professionnel restent déductibles en plus, sur justificatifs.

  • Barème officiel 2026
  • Sources citées
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Mis à jour le Méthode et sources

Quel est le barème kilométrique 2026 ?

Le barème applicable aux revenus 2025 déclarés en 2026 est inchangé depuis 2023. Pour une voiture de 5 CV : d × 0,636 jusqu'à 5 000 km, (d × 0,357) + 1 395 de 5 001 à 20 000 km, d × 0,427 au-delà, soit 6 107,40 € pour 13 200 km. Il va de 0,529 €/km (3 CV) à 0,697 €/km (7 CV et plus) sur la première tranche, avec une majoration de 20 % pour les véhicules électriques. Le trajet domicile-travail est retenu dans la limite de 40 km aller.

Barème kilométrique 2026 des voitures (revenus 2025)

Véhicules thermiques, hybrides et à hydrogène, d = distance annuelle en km (BOFiP BOI-BAREME-000001, barème non revalorisé en 2026)
PuissanceJusqu'à 5 000 km5 001 à 20 000 kmAu-delà de 20 000 km
3 CV et moinsd × 0,529(d × 0,316) + 1 065d × 0,370
4 CVd × 0,606(d × 0,340) + 1 330d × 0,407
5 CVd × 0,636(d × 0,357) + 1 395d × 0,427
6 CVd × 0,665(d × 0,374) + 1 457d × 0,447
7 CV et plusd × 0,697(d × 0,394) + 1 515d × 0,470
100 % électriqueRésultat de la ligne correspondante × 1,20

Le barème est plafonné à 7 CV : une voiture de 9 CV relève de la dernière ligne. La constante de la tranche intermédiaire assure la continuité à 5 000 km (5 000 × 0,636 = 3 180 € et 5 000 × 0,357 + 1 395 = 3 180 €), mais le coût par kilomètre décroît ensuite, de 0,64 € à 0,43 €. Publié au BOFiP sous la référence BOI-BAREME-000001 (version du 20 juillet 2023), le barème n'a plus été revalorisé depuis l'arrêté du 27 mars 2023 (+ 5,4 %), la dernière hausse en date.

Montants déductibles selon la distance et la puissance

Frais déductibles en euros, calculés avec le simulateur
Distance annuelle3 CV4 CV5 CV6 CV7 CV +
4 000 km (9 km aller)2 116 €2 424 €2 544 €2 660 €2 788 €
8 000 km (18 km aller)3 593 €4 050 €4 251 €4 449 €4 667 €
12 000 km (27 km aller)4 857 €5 410 €5 679 €5 945 €6 243 €
15 000 km (34 km aller)5 805 €6 430 €6 750 €7 067 €7 425 €
17 600 km (40 km aller, maximum)6 627 €7 314 €7 678 €8 039 €8 449 €
25 000 km (déplacements pro)9 250 €10 175 €10 675 €11 175 €11 750 €

Les distances entre parenthèses correspondent à 220 jours travaillés avec un aller-retour quotidien. Le gain d'impôt dépend de votre tranche marginale : 6 107,40 € de frais pour 13 200 km en 5 CV réduisent l'impôt de 671,81 € à 11 %, 1 832,22 € à 30 % et 2 504,03 € à 41 %, à comparer avec l'économie déjà procurée par le forfait de 10 %. Estimez l'effet global avec le simulateur d'impôt sur le revenu.

Barème des motos, scooters et cyclomoteurs

Deux-roues thermiques (majoration de 20 % pour les électriques)
VéhiculeJusqu'à 3 000 km3 001 à 6 000 kmAu-delà de 6 000 km
Moto ou scooter 1 ou 2 CVd × 0,395(d × 0,099) + 891d × 0,248
Moto ou scooter 3, 4 ou 5 CVd × 0,468(d × 0,082) + 1 158d × 0,275
Moto plus de 5 CVd × 0,606(d × 0,079) + 1 583d × 0,343
Cyclomoteur 50 cm³ et moinsd × 0,315(d × 0,079) + 711d × 0,198

Indemnités kilométriques versées par l'employeur

Le même barème sert de plafond aux indemnités kilométriques qu'un employeur rembourse à un salarié qui utilise sa voiture personnelle pour des déplacements professionnels. Dans cette limite, et sur justificatifs (kilométrage, motif, carte grise), elles sont exonérées de cotisations sociales et d'impôt ; au-delà, l'excédent est un salaire. Le trajet entre le domicile et le lieu de travail n'en fait pas partie : fait à vélo, en covoiturage ou en trottinette, l'employeur peut le prendre en charge par le forfait mobilités durables, exonéré dans sa propre limite (600 € par an, 900 € avec l'abonnement de transports en commun). Trois règles à connaître :

  • Les trajets domicile-travail ne sont pas des déplacements professionnels : l'employeur les indemnise, s'il le souhaite, par la prime de transport carburant ou le forfait mobilités durables, avec leurs propres plafonds d'exonération.
  • Un salarié qui perçoit des indemnités kilométriques doit, s'il opte pour les frais réels, réintégrer ces indemnités dans son revenu imposable avant de déduire le barème, ou renoncer à déduire les kilomètres déjà remboursés.
  • Un véhicule de fonction n'ouvre aucun droit au barème pour son utilisateur, qui est au contraire imposé sur l'avantage en nature correspondant (voir le simulateur d'avantage en nature véhicule).

Où déclarer les frais kilométriques

Sur la déclaration 2042, les salaires restent portés en cases 1AJ à 1DJ, sans être diminués. Le total des frais réels (kilomètres, péages, stationnement, repas et autres frais professionnels) est reporté en case 1AK pour le déclarant 1, 1BK pour le déclarant 2, 1CK ou 1DK pour les personnes à charge ; remplir cette case vaut option pour les frais réels. La nature et le montant de chaque poste (véhicule, puissance fiscale, kilométrage annuel, formule appliquée) sont précisés dans la rubrique « Informations » de la déclaration en ligne, ou dans une note annexe sur papier. Aucun justificatif n'est joint : ils restent à disposition de l'administration pendant 3 ans (liste dans la FAQ).

Pièges de la déclaration

  • Oublier le forfait de 10 % : en choisissant les frais réels, vous y renoncez pour l'ensemble de vos salaires. Chaque membre du foyer choisit séparément : un conjoint peut rester au forfait.
  • Dépasser 40 km sans note explicative : la part au-delà est refusée, sauf motif justifié (emploi du conjoint, mutation, précarité de l'emploi, santé, difficulté de logement).
  • Compter deux allers-retours par jour : admis seulement si les horaires ou l'état de santé l'imposent.
  • Compter des jours sans trajet : le BOFiP calcule la déduction en multipliant la distance quotidienne par le nombre de jours concernés. Jours de télétravail, congés, RTT, arrêts maladie et trajets privés sont donc à retrancher ; seuls les jours où le télétravailleur se rend dans l'entreprise comptent.
  • Confondre puissance fiscale et puissance moteur : le barème utilise la puissance administrative en CV de la case P.6 de la carte grise, pas la puissance nette en kW de la case P.2.
  • Véhicule prêté ou en leasing : le barème s'applique au véhicule dont vous êtes propriétaire ou locataire (LOA, LLD), ou à celui de votre conjoint ; pour un véhicule prêté par un tiers, seuls les frais réellement supportés (carburant) sont déductibles.
  • Covoiturage : le conducteur ne déduit que la part restée à sa charge après partage ; les passagers déduisent leur participation sur justificatifs.
  • Auto-entrepreneurs : le barème ne concerne pas le régime micro, dont l'abattement forfaitaire couvre déjà les frais. Voir le simulateur auto-entrepreneur.

Comment est calculé ce résultat ?

Le barème kilométrique forfaitaire (arrêté du 27 mars 2023, CGI art. 83, 3°) évalue le coût d'usage d'un véhicule personnel pour les salariés qui renoncent à la déduction forfaitaire de 10 % et optent pour les frais réels. Le simulateur applique la formule de la puissance fiscale (case P.6 de la carte grise) et de la tranche de distance :

  • d ≤ 5 000 km : d × coefficient
  • 5 001 ≤ d ≤ 20 000 km : (d × coefficient réduit) + constante
  • d > 20 000 km : d × coefficient intermédiaire
  • gain d'impôt ≈ frais déductibles × taux marginal d'imposition
  • Distance : kilomètres professionnels de l'année, trajets domicile-travail compris dans la limite de 40 km aller (sauf circonstances particulières justifiées), à raison d'un aller-retour par jour travaillé.
  • Ce que le barème inclut : dépréciation, entretien, réparations, pneus, carburant ou recharge, assurance. Péages, stationnement professionnel et intérêts d'emprunt s'ajoutent sur justificatifs.
  • Gain fiscal : le simulateur multiplie les frais par votre taux marginal (11, 30, 41 ou 45 %). Le gain réel est la différence d'impôt entre frais réels et forfait de 10 %, voir le simulateur de frais réels.

Limites : barème automobile uniquement (les deux-roues ont leur propre barème, détaillé ci-dessous), sans la majoration de 20 % des véhicules électriques (multipliez le résultat par 1,2). Le simulateur ne plafonne pas la distance domicile-travail à 40 km et ne compare pas avec la déduction forfaitaire de 10 %.

Sources et références

Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.

Questions fréquentes

Comment calculer ses frais kilométriques pour les impôts en 2026 ?

Appliquez à votre distance professionnelle annuelle la formule du barème correspondant à la puissance fiscale de votre voiture. Pour une 5 CV : d × 0,636 jusqu'à 5 000 km, (d × 0,357) + 1 395 de 5 001 à 20 000 km, d × 0,427 au-delà. Un salarié qui parcourt 30 km aller (60 km par jour) pendant 220 jours, soit 13 200 km, déduit (13 200 × 0,357) + 1 395 = 6 107,40 €, montant à reporter dans la case 1AK (déclarant 1) ou 1BK (déclarant 2) de la déclaration 2042, avec le détail du calcul dans la rubrique « Informations ». Le barème 2026 est identique à celui de 2025 et de 2024.

Frais réels ou abattement de 10 % : à partir de combien de kilomètres ?

Les frais réels ne sont intéressants que s'ils dépassent la déduction forfaitaire de 10 %, comprise entre 509 € et 14 555 € pour les revenus 2025. Pour un salaire de 30 000 € brut imposable, le forfait vaut 3 000 € : il faut donc plus d'environ 4 700 km par an en 5 CV (4 700 × 0,636 = 2 989 €) pour que l'option devienne rentable, soit un trajet domicile-travail de 11 km aller sur 220 jours. À 40 000 € de salaire, le seuil monte à 4 000 € de frais, soit 7 300 km en 5 CV avec la formule (d × 0,357) + 1 395. Les frais de repas, de télétravail et de formation s'ajoutent aux kilomètres dans la comparaison.

Quelle distance domicile-travail peut-on déduire ?

L'intégralité si votre domicile est à 40 km ou moins de votre lieu de travail (80 km aller-retour par jour). Au-delà, seuls les 40 premiers kilomètres sont retenus, sauf circonstances particulières justifiées dans une note jointe à la déclaration : emploi précaire ou mutation, activité professionnelle du conjoint, scolarité ou santé d'un enfant, difficulté à se loger près du lieu de travail. Un seul aller-retour par jour est admis, sauf contraintes d'horaires ou de santé justifiées. Les déplacements professionnels (clients, chantiers, formations) ne sont pas soumis à cette limite.

Le barème kilométrique couvre-t-il l'assurance, l'entretien et le carburant ?

Oui : le barème est forfaitaire et intègre la dépréciation du véhicule, les frais de réparation et d'entretien, les pneumatiques, le carburant (ou la location de batterie et la recharge pour un véhicule électrique) et l'assurance. Vous ne pouvez pas les déduire une seconde fois. Restent déductibles en plus, sur justificatifs, les frais de péage, de stationnement lié à l'activité et les intérêts d'un crédit auto au prorata de l'usage professionnel. Si vos frais réels dépassent le barème (véhicule coûteux, gros kilométrage), vous pouvez déduire les dépenses réelles justifiées, plafonnées au montant du barème 7 CV.

Quelle majoration pour une voiture électrique ?

Le résultat du barème est majoré de 20 % pour les véhicules 100 % électriques (arrêté du 27 mars 2023, applicable depuis les revenus 2020). Un salarié en électrique 6 CV qui parcourt 8 000 km déduit (8 000 × 0,374 + 1 457) × 1,20 = 4 449 × 1,20 = 5 338,80 € au lieu de 4 449 €. Les hybrides, rechargeables ou non, et les véhicules à hydrogène n'y ont pas droit. Le simulateur affiche le montant thermique : multipliez-le par 1,2 si vous roulez en électrique. La majoration vaut aussi pour les deux-roues électriques.

Quel barème pour une moto, un scooter ou un vélomoteur ?

Les deux-roues ont leur propre barème, non intégré au simulateur. Motos et scooters de plus de 50 cm³ : 1 ou 2 CV, d × 0,395 jusqu'à 3 000 km, (d × 0,099) + 891 de 3 001 à 6 000 km, d × 0,248 au-delà ; 3 à 5 CV, d × 0,468, (d × 0,082) + 1 158, d × 0,275 ; plus de 5 CV, d × 0,606, (d × 0,079) + 1 583, d × 0,343. Cyclomoteurs de 50 cm³ ou moins : d × 0,315 jusqu'à 3 000 km, (d × 0,079) + 711 de 3 001 à 6 000 km, d × 0,198 au-delà. Une moto de 4 CV utilisée 5 000 km par an donne (5 000 × 0,082) + 1 158 = 1 568 €.

Mon employeur peut-il me rembourser des indemnités kilométriques sans cotisations ?

Oui, lorsque vous utilisez votre véhicule personnel pour les besoins de l'entreprise : les indemnités kilométriques sont exonérées de cotisations sociales et d'impôt dans la limite du même barème fiscal, à condition que l'employeur justifie du kilométrage professionnel, de la puissance du véhicule et de son usage (carte grise à votre nom). Au-delà du barème, ou sans justificatif, le surplus est réintégré dans le salaire. Ces indemnités ne concernent pas les trajets domicile-travail, indemnisés au mieux par la prime de transport ou le forfait mobilités durables ; si vous les percevez, vous ne pouvez pas déduire les mêmes kilomètres en frais réels.

Quels justificatifs conserver et pendant combien de temps ?

L'administration peut demander la preuve des kilomètres pendant 3 ans après l'année de déclaration : carte grise (puissance fiscale et propriétaire), justificatif de domicile et attestation de l'employeur ou contrat mentionnant le lieu de travail, planning ou relevé des jours travaillés, factures d'entretien indiquant le kilométrage, et pour les déplacements professionnels un carnet de bord (date, destination, motif, distance). Rien n'est à joindre à la déclaration en ligne, mais une note explicative décrivant le calcul est demandée dans le formulaire.

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