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Calcul de la CFE d'un auto-entrepreneur
Ce simulateur estime la CFE 2026 d'un auto-entrepreneur selon la commune et le chiffre d'affaires, avec les exonérations de début d'activité et de faible chiffre d'affaires, la base minimum communale et la date de paiement.
CA de l'année N-2, détermine la fourchette de base minimum (CGI Art. 1647 D).
Taux voté par la commune ou l'intercommunalité, à lire sur votre dernier avis de CFE (impots.gouv.fr). 26 % par défaut, à titre d'hypothèse.
ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres
CFE nette à payer
229 €
Date limite de paiement : 15 décembre
Voir le détail du calcul
- Chiffre d'affaires
- 30 000,00 €
- Fourchette CGI 1647 D
- 250,00 € à 1 194,00 €
- Base minimum retenue
- 879,33 €
- Taux communal (26 %)
- ×
- CFE brute
- 228,63 €
- CFE nette à payer
- 228,63 €
- Date limite de paiement
- 15 décembre
Estimation indicative. La base minimum est fixée par la commune dans la fourchette légale (CGI Art. 1647 D) : l'hypothèse retenue ici dépend de la taille de la commune. Le taux communal réel peut différer ; consultez votre avis de CFE sur votre espace professionnel impots.gouv.fr (mis en ligne fin novembre).
- Barème officiel 2026
- Sources citées
- Calcul dans votre navigateur
- Sans inscription
Mis à jour le Méthode et sources
Combien de CFE pour un auto-entrepreneur en 2026 ?
Exonération l'année de création ou si le CA de N-2 ne dépasse pas 5 000 €. Sinon, base minimum fixée par la commune dans une fourchette légale selon le CA de N-2 (250 à 1 194 € en 2026 pour 10 001 à 32 600 € de CA) × taux communal (26 % par défaut). Base de 600 € : 156 € par an, au 15 décembre.
CFE 2026 d'un micro-entrepreneur : cinq niveaux de chiffre d'affaires, quatre tailles de commune
Le tableau applique la formule de ce simulateur à une activité de trois ans ou plus, sans local professionnel, avec le taux communal moyen de 26 %. La commune choisit librement la base minimum dans la fourchette légale de l'article 1647 D : le simulateur retient la borne basse (250 €) pour les communes de moins de 10 000 habitants, un tiers de la fourchette entre 10 000 et 50 000 habitants, deux tiers entre 50 000 et 200 000, et la borne haute au-delà. Ce sont des hypothèses, pas des délibérations réelles.
| Chiffre d'affaires N-2 | Moins de 10 000 hab. | 10 000 à 50 000 hab. | 50 000 à 200 000 hab. | Plus de 200 000 hab. |
|---|---|---|---|---|
| 4 000 € | 0 € (exonéré) | 0 € (exonéré) | 0 € (exonéré) | 0 € (exonéré) |
| 8 000 € | 65 € | 95 € | 125 € | 155 € |
| 20 000 € | 65 € | 147 € | 229 € | 310 € |
| 50 000 € | 65 € | 261 € | 457 € | 652 € |
| 120 000 € | 65 € | 406 € | 747 € | 1 088 € |
Calculs effectués avec la formule de ce simulateur, arrondis à l'euro : base minimum retenue × 26 %. En deuxième année civile d'activité, divisez par deux (base réduite de moitié) ; l'année de création, la CFE n'est pas due.
La lecture la plus utile est horizontale : à 20 000 € de chiffre d'affaires, la CFE va de 65 € à 310 € selon la base votée par la commune, soit un rapport de un à cinq pour un même revenu. Le chiffre d'affaires ne joue qu'au franchissement des paliers (5 000, 10 000, 32 600, 100 000, 250 000 et 500 000 €), et encore, uniquement si la commune a fixé des bases différentes par palier. Une commune qui applique 250 € à tout le monde facture 65 € au vendeur à 8 000 € comme au consultant à 120 000 €. Le montant exact se lit sur l'avis mis en ligne dans l'espace professionnel d'impots.gouv.fr, ou dans la délibération de la commune (base minimum et taux).
Année de création, deuxième année, troisième année
Trois règles se succèdent (fiche entreprendre.service-public F23547, vérifiée le 2 avril 2026). L'année civile de création, l'entreprise est exonérée jusqu'au 31 décembre, quel que soit son chiffre d'affaires. L'année suivante, première année d'imposition, la base est réduite de moitié : le micro-entrepreneur de la colonne « 10 000 à 50 000 habitants » avec 20 000 € de chiffre d'affaires paie 73 € au lieu de 147 €. À partir de la troisième année civile, la cotisation est due en totalité. Il n'existe aucune réduction légale au-delà.
L'exonération pour chiffre d'affaires n'excédant pas 5 000 € s'apprécie sur l'année N-2 (ou sur l'année de création si l'entreprise a été créée l'année précédente). Un micro-entrepreneur qui a réalisé 4 000 € en 2024 ne paie donc pas de CFE en 2026, même si son activité a décollé depuis. À l'inverse, une année exceptionnelle se paie deux ans plus tard, y compris si l'activité a cessé d'être rentable entre-temps.
Le paiement intervient au plus tard le 15 décembre, en ligne uniquement : l'avis n'est jamais envoyé par courrier. Deux options évitent d'oublier l'échéance : le prélèvement mensuel (dix prélèvements du 15 janvier au 15 octobre, adhésion possible jusqu'au 30 juin) et le prélèvement à l'échéance (adhésion jusqu'au 30 novembre). Au-delà de 3 000 € de CFE l'année précédente, un acompte de 50 % est dû entre fin mai et mi-juin, ce qui ne concerne pratiquement jamais un micro-entrepreneur sans local.
Exonérations et dégrèvements
Le simulateur applique les trois premières lignes (année de création, base réduite de moitié, chiffre d'affaires de 5 000 € ou moins). Les autres exonérations sont soit de plein droit et liées à l'activité, soit facultatives et subordonnées à une délibération de la commune ou de l'intercommunalité et à une demande sur la déclaration 1447-C ou 1447-M (fiche entreprendre.service-public F23547, vérifiée le 2 avril 2026).
| Situation | Nature et effet | Condition | Texte |
|---|---|---|---|
| Année civile de création | Exonération de plein droit, totale, jusqu'au 31 décembre | Quel que soit le chiffre d'affaires | CGI, art. 1478, II ; F23547 |
| Première année d'imposition (année qui suit la création) | Base d'imposition réduite de moitié | Automatique | CGI, art. 1478, II ; F23547 |
| Chiffre d'affaires hors taxes de N-2 (ou de l'année de création, ramené sur 12 mois, pour une entreprise créée en N-1) de 5 000 € ou moins | Exonération de plein droit de la cotisation minimum | Apprécié sur N-2, pas sur l'année en cours | CGI, art. 1647 D ; F23547 |
| Artisan ou façonnier travaillant seul, avec son conjoint ou partenaire de Pacs, ses enfants ou des apprentis sous contrat, pour des particuliers ou pour son compte | Exonération de plein droit, permanente | Aucun salarié autre qu'apprenti ; travail manuel prépondérant | CGI, art. 1452 ; F23547 |
| Vendeur à domicile indépendant (VDI) | Exonération de plein droit, permanente | Rémunération brute annuelle inférieure à 7 930 € | CGI, art. 1457 ; F23547 |
| Location meublée d'une partie de sa résidence principale (chambre chez l'habitant, meublé de tourisme classé ou chambre d'hôtes dans l'habitation personnelle) | Hors CFE de plein droit ; pour les meublés classés et chambres d'hôtes, sauf délibération contraire de la commune | Le logement loué fait partie de la résidence principale du propriétaire | CGI, art. 1459 ; F23547 |
| Implantation en zone France ruralités revitalisation, quartier prioritaire, bassin d'emploi à redynamiser, zone d'aide à finalité régionale ; création ou extension d'établissement | Exonération facultative, temporaire (3 ans pour une création ou extension), sur délibération | Demande sur la déclaration 1447-C ou 1447-M | CGI, art. 1465 A, 1466 A et 1478 bis ; F23547 |
| Cessation d'activité en cours d'année | Dégrèvement des mois restant à courir, sur réclamation | Cessation définitive, hors installations classées en cours de remise en état | CGI, art. 1478, I ; F23547 |
La cotisation minimum, la taxe additionnelle pour frais de chambres consulaires et les frais de gestion suivent le sort de la CFE exonérée. Une exonération facultative n'existe que si la collectivité l'a votée : vérifiez la délibération en mairie ou auprès du service des impôts des entreprises avant de la demander.
Ce que ce simulateur ne calcule pas
- La base réelle d'un local professionnel : si vous louez un bureau, un atelier ou une boutique, la CFE est assise sur la valeur locative cadastrale du local en N-2, et la base minimum ne joue que si cette valeur lui est inférieure.
- La base minimum et le taux réellement votés par votre commune ou votre intercommunalité, ainsi que la taxe additionnelle pour frais de chambres consulaires et les frais de gestion, qui s'ajoutent à la cotisation sur l'avis.
- Les exonérations facultatives ou zonées et les exonérations permanentes de certaines professions, listées dans la section « Exonérations et dégrèvements » ci-dessus.
- Le dégrèvement pour cessation d'activité en cours d'année et le plafonnement en fonction de la valeur ajoutée, réservés aux entreprises qui en font la demande.
Le calcul de la base minimum, les exonérations permanentes et temporaires et le fonctionnement de la CFE pour une entreprise en société sont détaillés dans l'article sur la CFE des entreprises en 2026. La CFE s'ajoute aux cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu du micro-entrepreneur : pour le reste du budget, voyez le simulateur auto-entrepreneur et le simulateur d'impôt sur le revenu en micro-entreprise.
Comment est calculé ce résultat ?
La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) est un impôt local dû par toute personne exerçant une activité professionnelle non salariée à titre habituel, y compris les auto-entrepreneurs et micro-entrepreneurs (CGI Art. 1447 et suivants). Elle remplace l'ancienne taxe professionnelle depuis 2010 et constitue, avec la CVAE, l'une des deux composantes de la contribution économique territoriale (CET).
Le calcul repose sur trois éléments :
- La base minimum (CGI Art. 1647 D), pour la quasi- totalité des micro-entrepreneurs, qui n'ont pas de local professionnel, la CFE est calculée sur une base forfaitaire fixée par la commune dans une fourchette légale dépendant du chiffre d'affaires N-2.
- Le taux communal voté chaque année par la commune ou l'EPCI, à lire sur votre avis de CFE ; le simulateur retient 26 % par défaut, à titre d'hypothèse.
- Les exonérations et réductions, année civile de création (exonération totale, CGI Art. 1478 II), première année d'imposition, c'est-à-dire la 2ème année civile d'activité (base réduite de moitié, CGI Art. 1478 II), CA inférieur ou égal à 5 000 € (exonération de la cotisation minimum, CGI Art. 1647 D). Aucune réduction n'est prévue par la loi à partir de la 3ème année.
Fourchettes de base minimum 2026 (CGI Art. 1647 D) :
- CA ≤ 5 000 € : exonération totale
- CA de 5 001 à 10 000 € : 250 à 597 €
- CA de 10 001 à 32 600 € : 250 à 1 194 €
- CA de 32 601 à 100 000 € : 250 à 2 509 €
- CA de 100 001 à 250 000 € : 250 à 4 183 €
- CA de 250 001 à 500 000 € : 250 à 5 974 €
- CA > 500 000 € : 250 à 7 769 €
Montants de la cotisation minimum due en 2026 selon le chiffre d'affaires de l'année N-2 (CGI art. 1647 D, revalorisé chaque année), tels que publiés par service-public.fr (fiche F23547, vérifiée le 2 avril 2026). La fourchette 2024 allait de 243 € à 7 533 €.
Formule simplifiée :
- base_minimum = fourchette CGI 1647 D selon CA N-2
- CFE_brute = base_minimum × taux_communal
- exonération = totale (année de création ou CA ≤ 5 000 €) ou 50 % (1ère année d'imposition)
- CFE_nette = CFE_brute − exonération
Date limite de paiement : 15 décembre. L'avis de CFE n'est pas envoyé par voie postale : il faut le consulter sur votre espace professionnel sur impots.gouv.fr (créé automatiquement avec votre SIRET). Le paiement est obligatoirement dématérialisé.
Estimation indicative : la base minimum exacte dépend de la délibération de votre commune ; nous retenons une hypothèse par taille de commune (petites communes → borne basse, grandes agglomérations → borne haute). Le taux communal réel peut différer sensiblement de l'hypothèse de 26 % retenue par défaut. La réduction de moitié de la base ne s'applique qu'à la première année d'imposition (2e année civile d'activité) ; à partir de la 3e année, la CFE est due en totalité. Pour le montant exact, consultez votre avis sur impots.gouv.fr.
Sources et références
Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.
- impots.gouv.fr : Je suis micro-entrepreneur, dois-je payer une CFE ?
- Entreprendre.service-public.gouv.fr : Cotisation foncière des entreprises (CFE), rubriques « Quelles sont les exonérations de CFE ? » et « Cotisation minimum » (fiche F23547, vérifiée le 2 avril 2026)
- Légifrance : CGI Art. 1647 D (base minimum de CFE)
- BOFiP-Impôts : Cotisation foncière des entreprises (BOI-IF-CFE)
- autoentrepreneur.urssaf.fr : L'essentiel du statut (cotisations et CFE)
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la CFE pour un auto-entrepreneur en 2026 ?
La CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) est un impôt local dû par toute personne exerçant une activité professionnelle non salariée à titre habituel, y compris les auto-entrepreneurs et micro-entrepreneurs (Code général des impôts, art. 1447 et suivants). Elle remplace l'ancienne taxe professionnelle depuis 2010. Pour la quasi-totalité des micro-entrepreneurs, la CFE est calculée sur une base minimum forfaitaire fixée par la commune dans la fourchette légale de l'article 1647 D du CGI, puis multipliée par le taux communal voté chaque année.
Quand un auto-entrepreneur paie-t-il sa première CFE ?
L'auto-entrepreneur est exonéré de CFE l'année civile de création de son activité (CGI Art. 1478 II) : il commence donc à la payer la deuxième année civile. Pour cette première année d'imposition uniquement, sa base d'imposition est réduite de moitié (CGI Art. 1478 II). À partir de la troisième année civile, la CFE est due en totalité : la loi ne prévoit aucune réduction pour les années 2 et 3 d'imposition. L'exonération de l'année de création est acquise de plein droit, mais la déclaration initiale 1447-C-SD doit être déposée avant le 31 décembre de l'année de création.
Y a-t-il une exonération si mon chiffre d'affaires est faible ?
Oui : les auto-entrepreneurs dont le chiffre d'affaires annuel n'excède pas 5 000 € sont totalement exonérés de la cotisation minimum de CFE (CGI Art. 1647 D, alinéa 2). Cette exonération s'apprécie sur le CA de l'avant-dernière année (N-2) ; pour une entreprise créée l'année précédente (N-1), c'est le CA de cette première année qui est retenu (entreprendre.service-public.gouv.fr, fiche F23547). Au-delà de 5 000 €, la base minimum s'applique selon une fourchette progressive en fonction du CA.
Comment est fixée la base minimum de CFE ?
L'article 1647 D du CGI fixe une fourchette de base minimum selon le chiffre d'affaires : de 250 € à 597 € pour un CA entre 5 001 € et 10 000 €, jusqu'à 250 € à 7 769 € pour un CA supérieur à 500 000 € (montants de la cotisation minimum due en 2026 publiés par service-public.fr, fiche F23547 vérifiée le 2 avril 2026 ; la fourchette 2024 allait de 243 € à 7 533 €). Dans cette fourchette, c'est la commune (ou l'EPCI) qui fixe librement la base par délibération. En pratique, les grandes villes appliquent souvent la borne haute, les petites communes la borne basse. La base définitive figure sur l'avis de CFE disponible sur impots.gouv.fr fin novembre.
Quand et comment payer la CFE ?
La CFE est payable une fois par an, avant le 15 décembre (CGI Art. 1679 quinquies). L'avis n'est pas envoyé par voie postale : il faut le consulter sur votre espace professionnel sur impots.gouv.fr (créé automatiquement avec votre SIRET). Le paiement est obligatoirement dématérialisé : prélèvement à l'échéance, prélèvement mensuel, ou paiement direct en ligne. En cas d'oubli, une majoration de 10 % est appliquée. Pour les CFE supérieures à 3 000 €, un acompte de 50 % est dû le 15 juin.
Auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur : différence pour la CFE ?
Aucune : depuis la fusion des régimes en 2016, « auto-entrepreneur » et « micro-entrepreneur » désignent la même chose. Le régime micro-fiscal (abattement forfaitaire) et le régime micro-social simplifié (cotisations URSSAF en pourcentage du CA) s'appliquent de la même façon. Pour la CFE, les règles sont identiques : exonération l'année de création, base réduite de moitié la première année d'imposition, exonération si le CA n'excède pas 5 000 €, base minimum selon CA et délibération communale.