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Calcul de la prime Macron (prime de partage de la valeur, PPV)
Le net de la prime de partage de la valeur (ex-prime Macron) 2026 dépend de la taille de l'entreprise, du salaire et de l'existence d'un accord d'intéressement, qui déterminent l'exonération de cotisations, de CSG-CRDS et d'impôt.
Montant total que votre employeur prévoit de vous verser au titre de la PPV.
Rémunération totale brute sur les 12 mois précédant le versement. Le seuil des 3 SMIC est à 67 212,72 €/an (SMIC au 1er juin 2026).
ExempleRemplacez les valeurs par les vôtres
Montant net après cotisations, CSG/CRDS et IR
1 500 €
Soit 1 500 € sur 1 500 € brut (plafond 3 000 €)
Moins de 50 salariés et salaire < 3 SMIC : régime favorable. PPV exonérée de cotisations, de CSG/CRDS et d'impôt sur le revenu sous plafond (jusqu'au 31 décembre 2026).
Voir le détail du calcul
- Montant brut de la PPV
- 1 500,00 €
- Plafond d'exonération applicable
- 3 000 €
- Part sous plafond
- 1 500,00 €
- Part au-delà du plafond
- 0,00 €
- Cotisations sociales (11,31 %, au-delà du plafond)
- − 0,00 €
- CSG/CRDS (9,7 %)
- − 0,00 €
- Impôt sur le revenu (TMI 11 %)
- − 0,00 €
- PPV nette perçue
- 1 500,00 €
Estimation indicative selon le régime PPV applicable du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2026 (loi du 16 août 2022 modifiée). L'exonération de CSG/CRDS et d'impôt est réservée aux entreprises de moins de 50 salariés pour les salariés payés moins de 3 SMIC (67 212,72 € brut par an). Sur la part dépassant le plafond, le simulateur applique les cotisations d'un salarié non cadre sous le plafond de la Sécurité sociale (11,31 %) et la CSG/CRDS à 9,7 %. Il ne tient pas compte du forfait social de 20 % à la charge de l'employeur dans les entreprises de 250 salariés et plus, ni de l'exonération d'impôt de la prime placée sur un plan d'épargne.
- Barème officiel 2026
- Sources citées
- Calcul dans votre navigateur
- Sans inscription
Mis à jour le Méthode et sources
La prime Macron (PPV) est-elle nette d'impôt en 2026 ?
La prime de partage de la valeur est exonérée de cotisations jusqu'à 3 000 € par an (6 000 € avec un accord d'intéressement ou de participation). Jusqu'au 31 décembre 2026, elle est aussi exonérée de CSG-CRDS et d'impôt dans les entreprises de moins de 50 salariés pour les salariés payés moins de 3 SMIC (67 212,72 € brut par an) : 3 000 € brut = 3 000 € net. Dans les entreprises de 50 salariés et plus, ou au-delà de 3 SMIC, elle supporte 9,7 % de CSG-CRDS (sur 98,25 % de la prime) et l'impôt sur le revenu, assis sur la prime nette de CSG déductible : 3 000 € donnent 1 874 € nets à une TMI de 30 %.
Régime social et fiscal de la PPV en 2026 : le tableau à connaître
La prime Macron existe toujours en 2026 sous une autre forme : la prime de partage de la valeur, créée par l'article 1er de la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022 pour succéder à la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat (« prime Macron »). C'est un dispositif permanent ; la loi n° 2023-1107 du 29 novembre 2023 (article 9) l'a modifié, notamment pour permettre deux primes par an et maintenir jusqu'au 31 décembre 2026 l'exonération d'impôt et de CSG-CRDS dans les entreprises de moins de 50 salariés, pour les salaires inférieurs à 3 SMIC. Pour les primes versées en 2026, son régime dépend de trois paramètres : l'effectif de l'entreprise, la rémunération du salarié et l'existence d'un accord d'intéressement ou de participation. À partir du 1er janvier 2027, la prime restera exonérée de cotisations dans la limite de 3 000 € ou 6 000 €, mais sera soumise à la CSG-CRDS dès le premier euro et à l'impôt sur le revenu (sauf placement sur un plan d'épargne), quel que soit l'effectif (BOSS, rubrique Épargne salariale, tableaux récapitulatifs).
| Situation | Cotisations sociales | CSG-CRDS (9,7 % sur 98,25 %) | Impôt sur le revenu | Forfait social employeur |
|---|---|---|---|---|
| Moins de 50 salariés, salaire < 3 SMIC | Exonérée | Exonérée | Exonérée | Aucun |
| Moins de 50 salariés, salaire ≥ 3 SMIC | Exonérée | Due | Imposable | Aucun |
| 50 à 249 salariés | Exonérée | Due | Imposable | Aucun |
| 250 salariés et plus | Exonérée | Due | Imposable | 20 % |
| Prime placée sur un PEE, PEI ou PER (tout effectif) | Exonérée | Selon l'effectif | Exonérée | Selon l'effectif |
| Part au-delà de 3 000 € ou 6 000 € | Dues (salariales et patronales) | Due | Imposable | - |
Source : urssaf.fr, « La prime de partage de la valeur », mise à jour du 7 septembre 2026. Le seuil de 3 SMIC s'apprécie sur les 12 mois précédant le versement, au SMIC en vigueur (67 212,72 € par an avec le SMIC de juin 2026, proratisé pour un temps partiel).
Exemples : ce qui reste au salarié
| Cas | Prime brute | Cotisations | CSG-CRDS | Impôt | Net |
|---|---|---|---|---|---|
| TPE de 12 salariés, salaire 25 000 €, TMI 11 % | 1 000 € | 0 € | 0 € | 0 € | 1 000 € |
| TPE de 12 salariés, salaire 25 000 €, TMI 11 % | 3 000 € | 0 € | 0 € | 0 € | 3 000 € |
| Même TPE sans accord d'intéressement, prime de 4 000 € | 4 000 € | 113 € | 95 € | 90 € | 3 701 € |
| Même TPE avec accord d'intéressement, prime de 4 000 € | 4 000 € | 0 € | 0 € | 0 € | 4 000 € |
| Cadre à 80 000 € (plus de 3 SMIC), TMI 30 % | 3 000 € | 0 € | 286 € | 840 € | 1 874 € |
| Salarié d'une entreprise de 300 salariés, 30 000 €, TMI 11 % | 3 000 € | 0 € | 286 € | 308 € | 2 406 € |
Le dernier cas montre l'effet de l'effectif : dans une entreprise de 50 salariés et plus, la même prime de 3 000 € reste soumise à la CSG-CRDS et à l'impôt (2 406 € nets au lieu de 3 000 €), sauf placement sur un plan d'épargne. Pour connaître votre TMI, utilisez le simulateur d'impôt sur le revenu.
Mise en place, versement, modulation
- Décision : accord d'entreprise ou de groupe, accord avec le CSE, ratification aux deux tiers du personnel, ou décision unilatérale de l'employeur après information du CSE. Aucune obligation de verser une PPV, sauf dans les entreprises de 11 à 49 salariés dont le bénéfice net fiscal atteint 1 % du chiffre d'affaires pendant 3 exercices consécutifs (obligation d'un dispositif de partage depuis 2025, PPV, intéressement ou participation au choix).
- Calendrier : jusqu'à deux primes par an, chacune payable en une ou plusieurs fois, dans la limite d'un versement par trimestre. Ligne dédiée sur le bulletin de paie (CTP 510 en DSN).
- Modulation : montant identique pour tous ou modulé selon la rémunération, la classification, l'ancienneté, la présence effective de l'année écoulée ou la durée du travail. Les congés maternité, paternité, adoption et parental comptent comme du temps de présence.
- Non-substitution : la PPV ne peut remplacer un élément de salaire, une augmentation ou une prime prévue par accord ou usage.
- Épargne salariale : le salarié peut affecter tout ou partie de la prime à un PEE, PEI ou PER, avec abondement possible de l'employeur ; la prime placée est exonérée d'impôt dans la limite du plafond, mais bloquée 5 ans (PEE) ou jusqu'à la retraite (PER), sauf cas de déblocage anticipé.
- Qui peut la recevoir : tout salarié lié à l'entreprise par un contrat de travail à la date du versement, du dépôt de l'accord ou de la signature de la décision unilatérale, y compris en arrêt maladie ou en congé (la modulation par présence effective peut réduire le montant individuel). Les intérimaires mis à disposition d'une entreprise qui verse la prime à ses propres salariés la reçoivent de leur entreprise de travail temporaire, aux mêmes conditions (urssaf.fr). Un stagiaire, qui n'a pas de contrat de travail, n'y a pas droit.
PPV, prime classique, intéressement : comparaison pour 3 000 €
| Dispositif (TPE, salarié à 25 000 €, TMI 11 %) | Coût employeur | Net salarié | Disponibilité |
|---|---|---|---|
| PPV (moins de 50 salariés) | 3 000 € | 3 000 € | Immédiate |
| Prime classique (soumise à cotisations) | ≈ 5 130 € (cotisations patronales et réduction générale perdue) | ≈ 2 110 € après impôt | Immédiate |
| Intéressement placé sur un PEE | 3 000 € (forfait social 0 % sous 50 salariés) | 2 709 € (CSG-CRDS 9,7 %) | Bloqué 5 ans |
Prime classique : pour le salarié de l'exemple (2 500 € brut par mois, entreprise de moins de 50 salariés), 3 000 € de prime brute coûtent 5 130 € à l'employeur selon le simulateur de coût employeur du site : 1 233 € de cotisations patronales, 37 € de taxes annexes et 860 € de réduction générale en moins, la prime relevant la rémunération annuelle sur laquelle cette réduction dégressive est calculée. Côté salarié, 20,84 % de cotisations (net 2 375 €) puis 11 % d'impôt sur le net imposable (2 460 €), soit environ 2 110 € en poche. Détail des charges sur le simulateur de coût employeur.
La PPV reste donc, pour une TPE, le moyen le moins coûteux de verser jusqu'à 3 000 € nets à un salarié modeste. Pour vérifier l'effet sur votre paie mensuelle et sur d'autres primes, voyez le simulateur salaire brut en net et le simulateur d'heures supplémentaires, autre revenu partiellement défiscalisé.
Comment est calculé ce résultat ?
Le simulateur découpe la prime en deux parts : la part sous le plafond d'exonération (3 000 €, ou 6 000 € si vous indiquez un dispositif d'intéressement ou de participation) et la part au-delà, traitée comme du salaire.
- Part sous le plafond : aucune cotisation salariale. Si l'entreprise compte moins de 50 salariés et que votre salaire brut annuel est inférieur à 3 SMIC (3 × 1 867,02 € × 12 = 67 212,72 €), le simulateur n'applique ni CSG-CRDS ni impôt (exonération applicable du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2026) ; dans une entreprise de 50 salariés et plus, ou au-delà de 3 SMIC, il retient 9,7 % de CSG-CRDS sur 98,25 % de la prime (abattement de 1,75 % pour frais professionnels, BOSS, rubrique Épargne salariale, § 60) et votre taux marginal d'imposition.
- Part au-delà du plafond : 11,31 % de cotisations salariales (vieillesse et retraite complémentaire d'un non-cadre sous le plafond de la Sécurité sociale), 9,7 % de CSG-CRDS sur 98,25 % de l'excédent et impôt au taux marginal saisi.
- Assiette de l'impôt : comme pour un salaire, la part imposable est retenue nette des cotisations salariales et de la CSG déductible (6,8 % sur 98,25 % de la part assujettie, article 154 quinquies du CGI), puis multipliée par le taux marginal saisi. Sur 3 000 € imposables, la CSG déductible est de 200,43 € et l'impôt à 30 % de 839,87 € (et non 900 €).
Net = brut − cotisations (part > plafond) − CSG-CRDS − impôt
Impôt = (part assujettie − cotisations − CSG déductible) × TMI
Ce que le simulateur ne prend pas en compte : l'exonération d'impôt de la prime placée sur un plan d'épargne salariale ou retraite (PEE, PEI, PER), le forfait social de 20 % à la charge de l'employeur à partir de 250 salariés, la proratisation du seuil de 3 SMIC pour un temps partiel ou une année incomplète, et le barème progressif de l'impôt (l'impôt est estimé au taux marginal saisi).
Sources et références
Barèmes officiels en vigueur, vérifiés le auprès des sources publiques ci-dessous ; les montants sont recalculés à chaque évolution réglementaire.
- URSSAF : La prime de partage de la valeur : plafonds, exonérations selon l'effectif et la rémunération (mise à jour du 7 septembre 2026)
- Service-Public.fr : SMIC au 1er juin 2026, base du seuil de 3 SMIC (fiche F2300)
- BOSS : rubrique Épargne salariale, chapitre 1 « La prime de partage de la valeur » (§ 60 : CSG et CRDS avec abattement de 1,75 % hors exonération)
- Légifrance : CGI, article 154 quinquies (CSG déductible du revenu imposable à hauteur de 6,8 points sur les revenus d'activité, assiette de l'impôt sur la prime imposable)
- Loi n° 2022-1158 du 16 août 2022 (art. 1er) ; loi n° 2023-1107 du 29 novembre 2023 relative au partage de la valeur (art. 9) ; CGI art. 81 ter, textes cités sans lien
Questions fréquentes
Quel est le montant maximum de la prime de partage de la valeur en 2026 ?
3 000 € par salarié et par an exonérés de cotisations sociales, portés à 6 000 € si l'entreprise applique un accord d'intéressement (ou de participation volontaire pour les moins de 50 salariés), ou s'il s'agit d'une association, d'une fondation ou d'un Esat. L'employeur peut verser un montant supérieur, mais la part au-delà du plafond est traitée comme du salaire. Deux PPV distinctes peuvent être attribuées par an, versées en une ou plusieurs fois dans la limite d'un versement par trimestre.
La prime Macron est-elle imposable en 2026 ?
Cela dépend de l'entreprise et du salaire. Jusqu'au 31 décembre 2026, dans une entreprise de moins de 50 salariés, un salarié payé moins de 3 SMIC (67 212,72 € brut par an) reçoit la prime nette d'impôt, de CSG et de CRDS jusqu'au plafond : 3 000 € brut = 3 000 € net. Dans une entreprise d'au moins 50 salariés, ou pour un salaire supérieur à 3 SMIC, la prime est exonérée de cotisations mais soumise à la CSG-CRDS (9,7 % sur 98,25 % de la prime) et à l'impôt sur le revenu, calculé sur la prime nette de CSG déductible : 3 000 € donnent 1 874 € nets à une TMI de 30 % (2 406 € à 11 %). Placée sur un PEE ou un PER, elle redevient exonérée d'impôt dans la limite du plafond.
Que se passe-t-il au-delà de 3 000 € de prime ?
La fraction excédentaire suit le régime du salaire : cotisations salariales (11,31 % dans le simulateur, taux d'un non-cadre sous le plafond de la Sécurité sociale), CSG-CRDS 9,7 % sur 98,25 % et impôt. Pour 4 000 € versés à un salarié à 25 000 € brut dans une TPE sans accord d'intéressement, les 1 000 € au-delà du plafond supportent 113 € de cotisations, 95 € de CSG-CRDS et 90 € d'impôt à une TMI de 11 % (sur 820 € imposables, nets des cotisations et de la CSG déductible) : net total 3 701 €. Avec un accord d'intéressement, le plafond passe à 6 000 € et les 4 000 € sont nets.
Qui a droit à la prime de partage de la valeur ?
Tous les salariés liés par un contrat de travail à la date fixée par l'accord ou la décision unilatérale (date de versement, de dépôt de l'accord ou de signature), y compris les apprentis, les intérimaires (via l'entreprise de travail temporaire) et les mandataires sociaux titulaires d'un contrat de travail. Les stagiaires et les dirigeants sans contrat de travail en sont exclus. L'employeur peut réserver la prime aux salaires inférieurs à un plafond et moduler le montant selon cinq critères limitatifs : rémunération, classification, ancienneté, présence effective, durée du travail.
La PPV peut-elle remplacer une augmentation ou une prime habituelle ?
Non. La prime ne peut se substituer à aucun élément de rémunération versé par l'employeur, à une augmentation ou à une prime prévue par accord, contrat ou usage (loi n° 2022-1158, art. 1er). Si l'URSSAF constate une substitution, l'exonération est remise en cause. La PPV ne peut pas non plus être conditionnée à des objectifs individuels, contrairement à une prime sur objectifs.
La prime compte-t-elle pour le RSA, la prime d'activité ou l'impôt du foyer ?
Lorsqu'elle est exonérée d'impôt, la PPV n'entre ni dans le revenu imposable ni dans le revenu fiscal de référence, mais elle est bien prise en compte dans le montant net social du bulletin et dans les ressources déclarées à la CAF pour le RSA et la prime d'activité. Lorsqu'elle est imposable (entreprise de 50 salariés et plus, ou salaire supérieur à 3 SMIC), elle apparaît dans le net imposable et subit le prélèvement à la source.
Quel coût pour l'employeur ?
Aucune cotisation patronale ni salariale dans la limite du plafond, quel que soit l'effectif : 3 000 € de prime coûtent 3 000 € à l'entreprise, contre environ 5 130 € pour 3 000 € de prime classique versée à un salarié payé 2 500 € par mois dans une entreprise de moins de 50 salariés (cotisations patronales, taxes annexes et réduction générale perdue, calcul du simulateur de coût employeur). Seules les entreprises de 250 salariés et plus paient un forfait social de 20 % (600 € pour 3 000 €). La prime est déductible du résultat imposable comme un salaire.